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Situation #5 : Nadège Grebmeier Forget : Instagram Takeover

juillet 22nd, 2017 § 0 comments § permalink

Dans le cadre de notre programmation estivale « 8 artistes : 8 situations », la Galerie Hugues Charbonneau à le plaisir d’accorder carte blanche à l’artiste de performance Nadège Grebmeier Forget qui, pour une durée de 24 heures uniquement, occupera l’espace de la galerie pour produire une série d’interventions, d’images et de vidéos exclusives à notre compte Instagram. De minuit le 28 juillet à minuit le 29 juillet 2017, suivez cette enfilade intensive à l’aide du hashtag

#nadegegforgettakeover

 

Démarche artistique
La pratique artistique de Nadège Grebmeier Forget provoque une réflexion sur la consommation sous-jacente à l’acte de regarder et aux relations de pouvoir qu’il implique. Son travail s’inscrit dans une préoccupation particulière pour la réappropriation et le rôle de la médiation dans la performance, construction et fiction de l’identité mise en scène. Circulant tant dans le milieu des arts visuels que celui des arts vivants, elle a pris part à de nombreux événements, festivals, conférences, résidences et expositions aussi bien au Canada, aux États-Unis qu’en Europe. Vulnérable, intimiste, baroque et décadente, elle « cuisine l’inconfort ».

www.nadege-grebmeier-forget.com

Situation #4 : Maria Hupfield : KA-POW!

juillet 18th, 2017 § 0 comments § permalink

Exposition de l’œuvre publique KA-POW! au Square Victoria

Dans le cadre de la Promenade Fleuve-Montagne, un projet de legs du 375e anniversaire de Montréal #PromenadeFM.

Maria Hupfield
KA-POW!, 2017
Sculpture publique
Public sculpture
(Photo: Sébastien Roy, DHC\ART)

KA-POW!

Le mot KA-POW! évoque l’action, la force, le mouvement, le souffle et le son. L’installation KA-POW! est composée de deux bancs fixés au terrain du parc du Square Victoria. Les banquettes, l’une à la forme d’éclair, et l’autre d’étoile rappelant celle des motifs des couvertures traditionnelles et d’une bulle de texte, ont été réfléchies par l’artiste tel un acte d’union entre l’espace public et l’environnement naturel de l’homme. Disposés sur différents niveaux depuis le sol, les sièges de bois supportent le public sous l’auvent que forme le feuillage des arbres avoisinants. Au regard de ce mandat et des spécificités liées à ce site, l’artiste de performance Maria Hupfield, actuellement basée à Brooklyn, utilise la puissance d’attraction naturelle de l’arbre en tant qu’intersection favorisant les rencontres sociales. KA-POW! s’inscrit dans le Sentier de résilience défini par la commissaire Cheryl Sim, en partenariat avec le Centre Phi et DHC/ART, au cœur de la Promenade Fleuve-Montagne.

Maria Hupfield
KA-POW!, 2017
Sculpture publique
Public sculpture
(Photo: Sébastien Roy, DHC\ART)

 

Maria Hupfield
La production artistique de Hupfield se déploie notamment à travers la performance en direct. Dans le cadre de sa pratique, elle conçoit des actions et des objets qui fonctionnent comme des agents de médiation entre le corps et l’environnement naturel ou urbain. L’artiste est particulièrement engagée dans les approches concernant l’intersectionnalité, le féminisme indigène, la race, le genre et les classes sociales. Hupfield est membre de la Première Nation Anishinaabe à Wasauksing en Ontario. Sa plus récente exposition solo itinérante intitulée The One Who Keeps On Giving marque l’ouverture du trentième anniversaire de la galerie Power Plant à Toronto. Diplômée du programme AIM au Bronx Museum, l’artiste est également récipiendaire de la bourse de la Fondation Joan Mitchell. Mentionnons aussi sa participation aux Biennales BRIC et SITE à Santa Fe, si bien que ses expositions à la James Gallery, au musée du Bronx, chez Vox Populi ainsi qu’au Panoply Performance Laboratory. Hupfield faisait aussi partie de l’exposition de groupe Beat Nation. Art, Hip Hop and Aboriginal Culture (2012-2014) présentée à la Vancouver Art Gallery, la Power Plant Contemporary Art Gallery ainsi qu’au Musée d’art contemporain de Montréal.

Situation #3 : Cynthia Girard-Renard

juillet 7th, 2017 § 0 comments § permalink

Lancement du livre Le Renard-Vulve / Satan Narval
Mercredi 12 juillet de 17h00 à 19h00 au bar Le Cheval blanc

809 rue Ontario E., Montréal

C’est avec plaisir que l’artiste visuelle et poète Cynthia Girard-Renard vous invite au lancement de son nouveau livre intitulé Le Renard Vulve. Écrit sous le pseudonyme Satan Narval, Cynthia Girard-Renard vous convie à un festin où les animaux sont les acteurs-clés d’un roman érotico-poétique dont l’action se situe sur le Mont-Royal.

Récit élaboré autour de deuils multiples, la narratrice, accompagnée de son chien, part à la recherche de l’être aimé sur la Montagne, matrice originelle de l’intrigue. Sur son chemin, elle rencontre un couple de mouffettes lesbiennes BDSM, une chauve-souris danseuse nue, un grand pic, une barmaid raton-laveur et de nombreux autres protagonistes.

À travers une série d’aventures sexuelles et d’amitiés inter-espèces, la narratrice, telle Alice au pays des Morts-Veillent, vous convie à un récit effréné, tel Le voyage au bout de la Montagne dont vous ne sortirez pas indemnes et qui vous fera voir le Mont-Royal différemment pour toujours 

Au sujet de Cynthia Girard-Renard 

Satan Narval alias Cynthia Girard-Renard est artiste visuelle et poète. Ses publications incluent J’ai percé un trou dans ma tête, Héliotrope, 2010, Le Soleil et l’électron, Tryptique, 2005, La Fureur des wapitis, Lanctôt éditeur, 2000, et Nous lirons du bout des yeux, Écrits des forges 1996. Sa plus récente exposition collective intitulée Les Fleurs animales prenait place au centre d’artistes l’Écart à Rouyn-Noranda en mai 2017. Ses projets à venir incluent La Main invisible à la galerie McClure, Westmount septembre 2017 et Les Aventures du Renard Vulve à la galerie Hugues Charbonneau qui la représente en novembre 2017. Mentionnons aussi son exposition Fictions sylvestres en solo au Musée d’art contemporain de Montréal en 2005, Tous les oiseaux sont ici, Kunstlerhaus Bethanien, Berlin (2009), Uncicorns and Dictators, Esker Fondation, Calgary (2014) et sa participation à venir à la Biennale du Canada présentée au Musée National des Beaux-Arts du Canada à l’automne 2017.

Descriptif
Satan Narval, Le Renard Vulve, écrit et illustré par Cynthia Girard-Renard,
Montréal, 196 p.
Conception graphique : Francine Savard
Impression : Anteism et BookArt
Prix : 25$

Le livre sera disponible pour commande en ligne : http://anteism.com/shop/renardvulve
Ainsi qu’à Montréal  à la galerie Hugues Charbonneau, à la librairie l’Écume des jours et à la librairie de la galerie Clark.

Situation #2 : Guillaume Adjutor Provost

juillet 7th, 2017 § 0 comments § permalink

Les 5 et 6 juillet 2017, l’artiste Guillaume Adjutor Provost prendra le contrôle du compte Instagram de la Galerie Hugues Charbonneau où il présentera une série d’images en lien avec sa pratique artistique. Cette intervention d’une durée de 48 heures à lieu dans le cadre de notre programmation estivale « 8 artistes : 8 situations ». Toutes les publications d’Adjutor Provost seront visibles à l’aide du hashtag :

#guillaumeadjutorprovosttakeover

Au sujet de Guillaume Adjutor Provost  

À travers un certain indéterminisme des formes, la production de Guillaume Adjutor Provost sonde les manifestations de l’inconscient, la notion d’usage et la construction d’idéaux. Plus spécifiquement, il est question de la périphérie de ce qui fait histoire: la contre-culture, les archives personnelles, le vernaculaire, la science-fiction et les approches psychanalytiques.

Guillaume Adjutor Provost (n. 1987) vit et travaille à Montréal où il a complété un doctorat en étude et pratique des arts à l’UQAM en 2016. Ses recherches portent sur la notion d’art commissarial, à savoir l’utilisation d’approches commissariales comme mode de création. Le travail de Guillaume Adjutor Provost a été diffusé lors d’expositions solos et collectives au Canada, en France, en Allemagne, en Autriche, en Belgique et en Suisse. Parallèlement, sa pratique a été soulignée par l’attribution de la bourse Jean-Claude Rochefort et du prix Claudine et Stephen Bronfman en art contemporain.

Situation #1 : Françoise Sullivan

juin 13th, 2017 § 0 comments § permalink

Françoise Sullivan
Pourquoi les raffineries?1973-2017
Impression numérique
Digital print
Edition 15
102 x 76cm (40 1/4″ x 30″)
Photo: Guy L’Heureux

 

Dévoilement de l’œuvre Pourquoi les raffineries?

À la Galerie Hugues Charbonneau

Avec l’aimable collaboration de la Galerie Simon Blais

(Premier événement de la série 8 artistes : 8 situations)

Françoise Sullivan, signataire du manifeste Refus global en 1948, reste à ce jour une des forces créatrices des plus inspirantes de notre communauté artistique. Artiste pluri-disciplinaire accomplie, très tôt dans sa carrière elle sortira des lieux habituels de diffusion de l’art pour composer directement avec la nature et la ville.

En amont avec cette idée de repousser les normes et limites de la galerie d’art actuel, nous inaugurerons le 21 juin prochain une programmation estivale inédite. 8 situations artistiques réfléchies par 8 artistes seront déployées en plein air et dans des espaces virtuels dans le cadre de ce projet.

Il semblait tout à fait pertinent à nos yeux d’inviter Françoise Sullivan lors de la soirée d’ouverture de cette série d’évènements. En plus de la présence de l’artiste, nous aurons le privilège de dévoiler une de ses œuvres récentes; un assemblage numérique basé sur une de ses «marches» performée à Montréal durant les années soixante-dix.

La composition en grille est rythmée à la manière d’une partition musicale, marquée par les gestes de l’artiste et les cheminées d’une verticalité stridente apparaissant puis disparaissant derrière des effluves de fumée pétrolifère. Avec une économie de moyens d’une grande efficacité, le contraste entre les mouvements libre de l’artiste et son environnement austère nous renvoie au titre de l’œuvre : Pourquoi les raffineries?

La galerie tient à remercier l’artiste d’avoir généreusement accepté cette invitation. Merci à Simon Blais et Paul Bradley pour leur enthousiaste contribution à ce projet.

Après le 21 juin il sera possible de voir l’œuvre par rendez-vous uniquement.

Benoit Aquin : 10e anniversaire du ‘‘Dust Bowl’’ chinois

mai 2nd, 2017 § 0 comments § permalink

Benoit Aquin, 10e anniversaire du Dust Bowl chinois [exposition_exhibition]
2017, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada

La galerie Hugues Charbonneau est fière d’exposer les six photographies tirées de la série du “Dust Bowl” chinois (2006-2008) de Benoit Aquin qui reviennent en sol montréalais suite à la rétrospective du Prix Pictet au Musée Mouravieff-Apostol de Moscou. L’exposition célèbrera le 10e anniversaire d’une série photographique, portant sur la désertification d’origine humaine du nord de la Chine et de la Mongolie-Intérieure, qui a été récompensée par de nombreux honneurs internationaux.

Benoit Aquin La motocyclette, Mongolie Intérieure (Le Dust Bowl chinois), 2006 Impression numérique à pigments de qualité archive Archival pigment print Éd. 7 : 81 x 122 cm (32

Benoit Aquin
La motocyclette, Mongolie Intérieure (Le Dust Bowl chinois), 2006
Impression numérique à pigments de qualité archive
Archival pigment print
Éd. 7 : 81 x 122 cm (32″ x 48″)
Éd. 5 : 101 x 152 cm (40″ x 60″)

Le ‘’Dust Bowl’’ chinois

Benoit Aquin parcourt le monde depuis plus de vingt-cinq ans pour faire de l’image un témoin poignant du rapport, souvent conflictuel, de l’humain au territoire. Son travail allie, dans un équilibre maîtrisé, certains traits de la photographie documentaire à ceux de la photographie en art actuel. Il joue sur cette tension, sur ce floue aux frontières des disciplines et des vocabulaires formels pour mettre en lumière des phénomènes liés à des crises écologiques et humanitaires, inscrivant ainsi les séries qu’il créée dans la tradition de la photographie engagée.

Le succès de l’approche photographique d’Aquin dans cette série repose autant sur la pertinence de son propos environnemental que sur son originalité formelle. Sa forte signature visuelle est caractérisée par une luminosité dorée énigmatique, à la fois inquiétante et envoutante. L’artiste détourne sa caméra des images chocs unidimensionnelles, privilégiant des compositions en courtepointes, complexes et décentrées, qui mettent en scène simultanément les multiples forces et énergies en jeu : les effets sur les sols agricoles des grands besoins alimentaires de la Chine, une nature déséquilibrée qui déchaine ses tempêtes de sable, la migration des populations rurales vers les villes, les austères stratégies d’urbanisme communistes.

La série Le “Dust Bowl” chinois a été récompensée par la National Magazine Award Silver Medal for Photojournalism and Photo Essays puis par le prestigieux Prix Pictet. Benoit Aquin s’est aussi mérité le prix Antoine-Desilets (2006), le Canadian National Newspaper Award (2007) et le Grand Prix Lux (2007)

Benoit Aquin Tempête à Hongsibao, Chine (série Le Dust Bowl chinois), 2007 Impression numérique à pigments de qualité archive Archival pigment print Éd. 5 : 81 x 122 cm (32

Benoit Aquin
Tempête à Hongsibao, Chine (série Le Dust Bowl chinois), 2007
Impression numérique à pigments de qualité archive
Archival pigment print
Éd. 5 : 81 x 122 cm (32″ x 48″)
Éd. 7 : 101 x 152 cm (40″ x 60″)

Biographie de Benoit Aquin

Depuis 1988, après ses études à la New England School of Photography de Boston, Benoit Aquin a pris part à plusieurs expositions individuelles et collectives au Canada, aux États-Unis, en France, en Suisse, en Hollande, en Espagne, en Grèce, en Allemagne, en Chine, en Angleterre, en Russie ainsi qu’aux Émirats arabes unis. Soulignons ses expositions au Musée canadien de la photographie (1994); au Musée national des beaux-arts du Québec (1996); au Palais de Tokyo, Paris (2008); au Musée de l’Élisée, Lausanne (2010); au Museum of Photographic arts, Sans Diego (2011); au Musée McCord, Montréal (2013); au Somerset House, Londres (2013); au Musée des beaux-arts de Montréal (2013 et 2015); au FotoDock, Hollande (2014); au Musée Mouravieff-Apostol (2016); ainsi que sa participation au Mois de la Photo à Montréal (1993, 1997, 2003); à la Biennale canadienne du Musée des beaux-arts du Canada (2012, 2017); et aux Rencontres d’Arles en France (1991, 2014). Ses œuvres ont été reproduites dans de nombreux périodiques à travers le monde, nommons le Time Magazine, Canadian Geographic, The Guardian, Foto8, Canadian Art, Walrus Magazine, L’actualité et Art Forum. Il a également participé activement à la publication d’une dizaine de reportages, de monographies ou d’essais photographiques afin de partager ses préoccupations environnementales et humanitaires avec différents publics.

Benoit Aquin Camion en feu (Le Dust Bowl chinois), 2006 Impression numérique à pigments de qualité archive Archival pigment print Éd. 7 : 81 x 122 cm (32

Benoit Aquin
Camion en feu (Le Dust Bowl chinois), 2006
Impression numérique à pigments de qualité archive
Archival pigment print
Éd. 7 : 81 x 122 cm (32″ x 48″)
Éd. 5 : 101 x 152 cm (40″ x 60″)

Les œuvres de Benoit Aquin sont présentes, entre-autres, dans les collections du Musée des beaux-arts de Montréal; du Musée national des beaux-arts du Québec; du Musée canadien de la photographie contemporaine; de la Banque d’œuvre d’œuvres d’art du Canada; du Musée des beaux-arts du Canada; de la Banque Pictet, Genève; du Mouvement Desjardins; de la Banque Nationale; de la Caisse de Dépôt; d’Hydro-Québec; de la Fondation One Drop; de la Library of Congress, Washington D.C.; et de la collection de François Pinault. Benoit Aquin est représenté par la Galeries Hugues Charbonneau, à Montréal.

Benoit Aquin, 10e anniversaire du Dust Bowl chinois [exposition_exhibition] 2017, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada

Benoit Aquin, 10e anniversaire du Dust Bowl chinois [exposition_exhibition]
2017, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada

Benoit Aquin, 10e anniversaire du Dust Bowl chinois [exposition_exhibition] 2017, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada

Benoit Aquin, 10e anniversaire du Dust Bowl chinois [exposition_exhibition]
2017, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada

Jean-Benoit Pouliot — L’image souple : Inclinaisons et déclinaisons

mars 10th, 2017 § 0 comments § permalink

Jean-Benoit Pouliot Lunettes superposantes, 2016 Lunettes modifiées et miroirs Modified glasses and mirror

Jean-Benoit Pouliot
Lunettes superposantes, 2016
Lunettes modifiées et miroirs
Modified glasses and mirror

La Galerie Hugues Charbonneau est heureuse de présenter une nouvelle exposition de Jean-Benoit Pouliot pour laquelle celui-ci a privilégié une approche conceptuelle et réflexive de l’objet tableau. Les différents états de cette recherche se matérialisent tantôt en photographie, tantôt en peinture sinon en installation ou en sculpture.

L’image soupleest un projet qui explore la relation image/objet par une réflexion active sur les conditions contemporaines d’apparition, de transformation et de diffusion de l’image. Jean-Benoit Pouliot prend comme point de départ sa propre production de tableaux abstraits desquels il cherche à libérer les images qu’ils portent ; ces dernières deviendraient dès lors libres, souples, et continueraient à cheminer indépendamment de leur support premier. Là où le tableau s’arrête, l’image continue-t-elle ? Si oui, sous quelles formes ? Dans quels espaces ?

Jean-Benoit Pouliot Glissement découpé 1, 2015 Impression jet d’encre sur papier glacé opaque, monté sous plexi sans reflet, sur sintra Ink jet print on glossy opaque paper, mounted under plexi without reflexion, on sintra 36 x 32 cm (14’’ x 12 1/2’’)

Jean-Benoit Pouliot
Glissement découpé 1, 2015
Impression jet d’encre sur papier glacé opaque, monté sous plexi sans reflet, sur sintra
Ink jet print on glossy opaque paper, mounted under plexi without reflexion, on sintra
36 x 32 cm (14’’ x 12 1/2’’)

L’image est aujourd’hui aisément détachable de sa réalité physique première : elle peut voyager, apparaître et disparaître sur demande selon le véhicule numérique qui la transporte. Jean-Benoit Pouliot a voulu contenir cette nouvelle ubiquité des images en prenant lui-même en charge quelques deuxièmes vies de ses tableaux dans d’hypothétiques trajectoires. Les manipulations qu’il opère sondent en profondeur le rapport physique que le tableau pose intrinsèquement entre l’image et l’objet. Il provoque dans la galerie un jeu d’échos entre les toiles et leurs déclinaisons photographiques, textuelles ou sculpturales. Les tableaux ont été numérisés, étirés, découpés, photocopiés, passés sous microscope ou décrits en mots.Cette approche sur divers fronts lui permet de mettre en évidence les limites et les impacts des médias numériques sur notre rapport à l’image. Jean-Benoit Pouliot met en scène ses tableaux et par le fait même recadre notre regard sur ceux-ci. En réfléchissant l’image par le tableau, il propose de prendre le temps de « re-voir » le tableau par l’image.

Jean-Benoit Pouliot Sans-titre, 2017 Acrylique sur toile Acrylic on canvas 35,5 x 27,9 cm (14” x 11”)

Jean-Benoit Pouliot
Sans-titre, 2017
Acrylique sur toile
Acrylic on canvas
35,5 x 27,9 cm (14” x 11”)

Jean-Benoit Pouliot

Autodidacte, Jean-Benoit Pouliot (n. 1975) amorce sa carrière artistique au début des années 2000 par l’entremise de la gravure. La peinture acquiert une place centrale dans sa pratique à compter de 2008, et depuis, Pouliot a pris part à plusieurs expositions individuelles et collectives au Québec et à New York. Il a également participé à la Nuit Blanche Toronto (2016), à la manifestation d’art public Aires libres à Montréal (2014), à l’événement Peinture Extrême à Montréal (2013 et 2010) ainsi qu’au festival Mois Multi 10 à Québec (2009). Ses œuvres sont présentes au sein de plusieurs collections privées et institutionnelles : Musée national des beaux-arts du Québec, Bibliothèque et Archives nationales du Québec, Banque Nationale, Banque de Montréal, Banque TD, Mouvement Desjardins et Collection du Cirque du Soleil, entre autres.

Jean-Benoit Pouliot, L'image souple : Inclinaisons et déclinaisons [exposition_exhibition], 2017, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada.

Jean-Benoit Pouliot, L’image souple : Inclinaisons et déclinaisons [exposition_exhibition], 2017, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada.

Jean-Benoit Pouliot, L'image souple : Inclinaisons et déclinaisons [exposition_exhibition], 2017, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada.

Jean-Benoit Pouliot, L’image souple : Inclinaisons et déclinaisons [exposition_exhibition], 2017, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada.

Jean-Benoit Pouliot, L'image souple : Inclinaisons et déclinaisons [exposition_exhibition], 2017, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada.

Jean-Benoit Pouliot, L’image souple : Inclinaisons et déclinaisons [exposition_exhibition], 2017, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada.

Jean-Benoit Pouliot, L'image souple : Inclinaisons et déclinaisons [exposition_exhibition], 2017, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada.

Jean-Benoit Pouliot, L’image souple : Inclinaisons et déclinaisons [exposition_exhibition], 2017, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada.

Recomposer la ville — Spaces for Agency

janvier 12th, 2017 § 0 comments § permalink

Isabelle Hayeur

Maria Hupfield

David Lafrance

Alain Paiement

Recomposer la ville / Spaces for Agency, 2017 Isabelle Hayeur, Maria Hupfield, David Lafrance, Alain Paiement Vue d'exposition Installation view

Recomposer la ville / Spaces for Agency, 2017
Isabelle Hayeur, Maria Hupfield, David Lafrance, Alain Paiement
Vue d’exposition
Installation view

Recomposer la ville / Spaces for Agency, 2017 Isabelle Hayeur, Maria Hupfield, David Lafrance, Alain Paiement Vue d'exposition Installation view

Recomposer la ville / Spaces for Agency, 2017
Isabelle Hayeur, Maria Hupfield, David Lafrance, Alain Paiement
Vue d’exposition
Installation view

La Galerie Hugues Charbonneau est heureuse de lancer l’année 2017 avec une exposition collective qui réunit Isabelle Hayeur, Maria Hupfield, David Lafrance et Alain Paiement. Recomposer la ville / Spaces for Agency souhaite interroger les notions de « public » et de « collectif » dans l’espace urbain. Elle se veut une occasion de réfléchir de manière critique et différente sur les célébrations qui entourent le 375e anniversaire de Montréal.

Isabelle Hayeur Day Trading (série Nuits américaines), 2006 Jet d’encre sur papier polyester, monté sur aluminium avec traitement UV Ink jet prin on polyester mounted on aluminium with UV traitement Édition 5/5 109 x 165 cm (43

Isabelle Hayeur
Day Trading (série Nuits américaines), 2006
Jet d’encre sur papier polyester, monté sur aluminium avec traitement UV
Ink jet prin on polyester mounted on aluminium with UV traitement
Édition 5/5
109 x 165 cm (43″ x 65″)

Isabelle Hayeur, Pulse, 2015 Vidéo HD, couleur, stéréo Video, HD, color, stereo Édition 3 3 minutes

Isabelle Hayeur,
Pulse, 2015
Vidéo HD, couleur, stéréo
Video, HD, color, stereo
Édition 3
3 minutes

Sans être exclusifs à notre métropole, nos questionnements englobent : l’occupation de la ville et du territoire urbain; les pouvoirs en place; les stratégies citoyennes de résistance et d’engagement; les implications du vivre ensemble – voire de sa possibilité dans certains contextes politiques actuels. Les œuvres se présentent selon deux axes où, d’un côté, les artistes réimaginent la topographie de la ville et où, de l’autre, ils et elles invitent à penser de quelles façons l’on peut se réapproprier culturellement et socialement son environnement. Ces axes qui s’entrecroisent dans la galerie permettent peut-être d’apercevoir le potentiel politique que les œuvres et les lieux de l’art peuvent signifier dans leurs communautés immédiates.

Maria Hupfield Survival and Other Acts of Defiance, 2011 Installation video et ruban adhésif en aluminium au sol en forme de

Maria Hupfield
Survival and Other Acts of Defiance, 2011
Installation video et ruban adhésif en aluminium au sol en forme de « X »
Video installation with silver « X » on floor made of aluminium tape
Édition 3
2,4 x 1,2 x 1,2 x m (8’ x 4’ x 4’)

Isabelle Hayeur propose deux œuvres composites. La photographie Day Trading (2006) montre le chantier d’un édifice à la fonction ambiguë et, en fait, factice puisqu’il est entièrement obtenu par manipulation digitale. La vidéo Pulse (2015), inspirée par la grève étudiante du printemps 2015 à Montréal et les luttes sociales qui s’y rattachent,rassemble une myriade d’images trouvées ou captées par l’artiste qui y dénonce les mesures d’austérité néolibérales et l’effritement des libertés politiques. Maria Hupfield, quant à elle, expose la video Survival and Other Acts of Defiance (2011) dans laquelle elle apparaît sautant sur place, en boucle, infiniment. Renforcée par le son des grelots en étain qui ornent ses bottes, elle y affirme fortement sa présence de femme autochtone en constante (re)négociation avec son environnement. Au sol, un large X métallique invite les visiteuses et visiteurs à se joindre à elle.

David Lafrance Place publique 1, 2015-2016 Bois et peinture acrylique Wood and acrylic paint 13 x 20 x 23 cm (5’’x 8’’ x 9’’)

David Lafrance
Place publique 1, 2015-2016
Bois et peinture acrylique
Wood and acrylic paint
13 x 20 x 23 cm (5’’x 8’’ x 9’’)

David Lafrance Place publique 4, 2015-2016 Bois et peinture acrylique Wood and acrylic paint  15 x 20 x 33 cm (6’’x 8’’ x 13’’)

David Lafrance
Place publique 4, 2015-2016
Bois et peinture acrylique
Wood and acrylic paint
15 x 20 x 33 cm (6’’x 8’’ x 13’’)

David Lafrance présente des sculptures de bois polychromes issues de sa série Places publiques (2016). Ces projets d’urbanisme imaginaires suggèrent une envergure et un éclat qui se voient paradoxalement troublés par de ternes éclaboussures ou par l’apposition de croquis botaniques disproportionnés sur leur surface. Enfin, Alain Paiement nous offre une nouvelle œuvre photographique de grand format, Voisinage contextuel (2016), dans laquelle il fait abstraction de la carte fonctionnelle de Montréal et réduit le macro au micro. Il suspend le rapport pratique à l’espace de la ville pour plutôt la recomposer selon les humains qui l’habitent et l’animent collectivement au quotidien.

Alain Paiement Voisinage contextuel, 2016 Impression numérique sur papier coton archive Digital print on archival cotton paper Image : 142 x 213 cm (55,9” x 83,9”)  Papier_paper : 152 x 223 cm (60” x 88”)

Alain Paiement
Voisinage contextuel, 2016
Impression numérique sur papier coton archive
Digital print on archival cotton paper
Image : 142 x 213 cm (55,9” x 83,9”)
Papier_paper : 152 x 223 cm (60” x 88”)

Karen Tam — Silk Road: Storm-Detectors, Blood-Sweating Horses, and Constellations

novembre 4th, 2016 § 0 comments § permalink

Karen Tam Silk Road: Storm-Detectors, Blood-Sweating Horses, and Constellations 2016 Vue d'exposition  Installation view Galerie Hugues Charbonneau, Montreal, Canada

Karen Tam
Silk Road: Storm-Detectors, Blood-Sweating Horses, and Constellations
2016
Vue d’exposition
Installation view
Galerie Hugues Charbonneau, Montreal, Canada

Deuxième exposition individuelle à la galerie, mais première composée exclusivement d’œuvres inédites – la Galerie Hugues Charbonneau est heureuse de présenter cette nouvelle installation de Karen Tam. L’artiste poursuit ses recherches sur la reproduction d’antiquités et la marchandisation de la culture chinoise en s’intéressant à la mise en image des cultures à travers leurs contacts et leurs stéréotypes.

Karen Tam Galloping Silk Road Blood-Sweating Horse No. 1, 2016 Techniques mixtes Mixed media 47.5 x 122 x 39.5 cm (18 3/4”x 48”x 15 1/2”)

Karen Tam
Galloping Silk Road Blood-Sweating Horse No. 1, 2016
Techniques mixtes
Mixed media
47.5 x 122 x 39.5 cm (18 3/4”x 48”x 15 1/2”)

L’exposition Silk Road: Storm-Detectors, Blood-Sweating Horses, and Constellations est composée d’un ensemble sculptural qui emprunte sa technique de confection aux piñatas mexicaines ainsi que d’un cycle d’œuvres sur papier cyanotype qui court sur les murs en évoquant les céramiques chinoises bleues et blanches. Cette enfilade reproduit les constellations des cartes célestes de Dunhuang (c. 650-680), quiseraient la première représentation graphique connue des étoiles dans l’astronomie chinoise. Les divers dessins auraient entre autres servi à l’orientation des convois marchands sur la Route de la soie vers l’Occident. Les piñatas en forme de chevaux et de chameaux posées au sol ou suspendues viennent, quant à elles, compliquer la tradition festive de la piñata mexicaine. Karen Tam oppose cette dernière à la tradition chinoise des offrandes funèbres en papier mâché de même qu’à celle des sculptures funèbres en céramique représentant des chevaux et des chameaux dans la Dynastie Tang (c. 600-900). Karen Tam s’inspire en outre de certaines sources qui placeraient l’origine des piñatas en Chine d’où elles auraient été exportées par Marco Polo vers l’Italie puis vers l’Espagne et, de là, vers leur colonie : le Mexique. Ensemble, ces fausses tuiles de céramiques et ces animaux de transport en papier mâché invitent à réfléchir aux impacts interculturels occasionnés par la Route de la soie et sa modernisation, annoncée en 2015 par le ministère chinois du Commerce.

Karen Tam Dunhuang Constellations, Map 8, 2016 Cyanotype sur papier de qualité archives 100% naturel Cyanotype on archival 100% natural fibre paper 8 feuilles_sheets Total : 27,5 x 284 cm (11” x 112”)

Karen Tam
Dunhuang Constellations, Map 8, 2016
Cyanotype sur papier de qualité archives 100% naturel
Cyanotype on archival 100% natural fibre paper
8 feuilles_sheets
Total : 27,5 x 284 cm (11” x 112”)

La présente exposition coïncide avec l’ouverture, le 23 novembre 2016, d’un solo dédié à Karen Tam au Musée d’art contemporain des Laurentides. Y sera amorcé un projet évolutif étudiant l’influence jésuite sur la perception et la dissémination de la culture chinoise au Québec dans les années 1920-1930. Ce projet se déploiera ensuite à Expression – Centre d’exposition de Saint-Hyacinthe (2017) et au Musée régional de Rimouski (2018) ainsi qu’à travers une publication.

Karen Tam Silk Road: Storm-Detectors, Blood-Sweating Horses, and Constellations 2016 Vue d'exposition  Installation view Galerie Hugues Charbonneau, Montreal, Canada (photo Guy L'Heureux)

Karen Tam
Silk Road: Storm-Detectors, Blood-Sweating Horses, and Constellations
2016
Vue d’exposition
Installation view
Galerie Hugues Charbonneau, Montreal, Canada
(photo Guy L’Heureux)

Karen Tam

Karen Tam (n. 1977) détient une maîtrise à la School of the Art Institute of Chicago ainsi qu’un doctorat au Centre for Cultural Studies de la Goldsmiths, University of London. Depuis les années 2000, son travail est exposé de manière soutenue : Musée d’art contemporain des Laurentides, Saint-Jérôme (2016); The Drawing Center, New York (2014); The Mendel/Remai Art Gallery of Saskatchewan, Saskatoon (2014); The Victoria & Albert Museum, Londres (2012, 2011); Musée d’art contemporain de Montréal (2010, 2008); Irish Museum of Modern Art, Dublin (2010, 2005, 2004); Art Gallery of Greater Victoria (2007). En 2016, elle était en nomination pour le Prix en art actuel du MNBAQ et figurait sur la liste longue du prestigieux Prix Sobey pour les arts 2016 et 2010. Ses œuvres sont entre autres présentes dans les collections du Irish Museum of Modern Art, du Musée national des beaux-arts du Québec, de la Caisse de dépôt et placement du Québec, de la Banque royale du Canada, du Groupe TD, d’Hydro-Québec et de la Banque d’œuvres d’art du Conseil des arts du Canada. Elle vit et travaille à Montréal.

Karen Tam Silk Road: Storm-Detectors, Blood-Sweating Horses, and Constellations 2016 Vue d'exposition  Installation view Galerie Hugues Charbonneau, Montreal, Canada

Karen Tam
Silk Road: Storm-Detectors, Blood-Sweating Horses, and Constellations
2016
Vue d’exposition
Installation view
Galerie Hugues Charbonneau, Montreal, Canada

Isabelle Hayeur : Desert Shores (L’Amérique perdue)

juillet 30th, 2016 § 0 comments § permalink

Isabelle Hayeur Looking-back (série Desert Shores), 2015-2016 Jet d’encre sur papier polyester, monté sur Dibond Inkjet print on polyester mounted on Dibond Edition 3 Image : 61 x 91 cm (24” x 36”) Papier_Paper : 76 x 106,5 cm (30” x 42”)

Isabelle Hayeur
Looking-back (série Desert Shores), 2015-2016
Jet d’encre sur papier polyester, monté sur Dibond
Inkjet print on polyester mounted on Dibond
Edition 3
Image : 61 x 91 cm (24” x 36”)
Papier_Paper : 76 x 106,5 cm (30” x 42”)

Pour lancer sa programmation 2016-2017, la Galerie Hugues Charbonneau est heureuse d’offrir une première exposition individuelle d’Isabelle Hayeur en ses murs. L’artiste y présente sa nouvelle série Desert Shores (L’Amérique perdue) (2015-2016) qui documente la région polluée et désertée de Salton Sea aux États-Unis. De ce vaste corpus, Hayeur a retenu cinq œuvres qu’elle adjoint d’une vidéo, d’une durée de 35 minutes, ainsi que d’un coffret photographique offrant 60 clichés de la série pour consultation sur place.

Salton Sea est un vaste lac salé situé sur la faille de San Andreas, dans une dépression aride du sud-ouest de la Californie à 227 pieds sous le niveau de la mer. Il a été accidentellement créé lors d’un déversement de la rivière Colorado qui fut endigué au début du siècle dernier. Dans les années 1950 et 1960, le site devint une destination touristique très prisée et un paradis pour les amateurs de pêche : ses berges comptaient de nombreux hôtels, marinas et clubs nautiques. Baptisé Desert Shores, ce lieu de villégiature connaît alors une forte croissance économique et démographique.

Isabelle Hayeur Marea Roja (série Desert Shores), 2015-2016 Jet d’encre sur papier polyester, monté sur Dibond Inkjet print on polyester mounted on Dibond Edition 3 Image : 61 x 91 cm (24” x 36”) Papier_Paper : 76 x 106,5 cm (30” x 42”)

Isabelle Hayeur
Marea Roja (série Desert Shores), 2015-2016
Jet d’encre sur papier polyester, monté sur Dibond
Inkjet print on polyester mounted on Dibond
Edition 3
Image : 61 x 91 cm (24” x 36”)
Papier_Paper : 76 x 106,5 cm (30” x 42”)

Puis, au cours des années 1970, le niveau du lac s’abaisse et sa salinité augmente drastiquement en corrélation directe avec l’intensification de l’activité agricole industrielle. De nos jours, les alentours de Salton Sea sont désertés et désolés; des alluvions gorgées d’engrais et de pesticides polluent l’eau; des efflorescences algales déciment les poissons. Les stations balnéaires ont cédé la place aux parcs de maisons mobiles où pauvres, marginaux et immigrants mexicains logent. Cette région nous renvoie aujourd’hui une image bien différente et peu reluisante des Étas-Unis. Pour Hayeur, ces paysages désenchantés sont à l’image d’une Amérique perdue, d’une ère où tout semblait possible et accessible pour l’ensemble des citoyens. Ils sont semblables à ces autres zones de grande pauvreté que l’on retrouve à travers les États-Unis, une sorte de tiers monde de l’Amérique, où les plus démunis habitent, faute de mieux. Les œuvres de la série Desert Shores (L’Amérique perdue) sont autant de fragments d’un paysage dystopique où ruines modernes, intérieurs délabrés couverts de graffitis, poissons desséchés et plans d’eau aux teintes inquiétantes assemblent le désert d’un échec humain aux frais de la nature.

Isabelle Hayeur Exposure (série Desert Shores), 2015-2016 Jet d’encre sur papier polyester, monté sur Dibond Inkjet print on polyester mounted on Dibond Edition 3 Image : 61 x 91 cm (24” x 36”) Papier_Paper : 76 x 106,5 cm (30” x 42”)

Isabelle Hayeur
Exposure (série Desert Shores), 2015-2016
Jet d’encre sur papier polyester, monté sur Dibond
Inkjet print on polyester mounted on Dibond
Edition 3
Image : 61 x 91 cm (24” x 36”)
Papier_Paper : 76 x 106,5 cm (30” x 42”)

Isabelle Hayeur

Les œuvres d’Isabelle Hayeur ont été largement diffusées au sein d’importantes expositions, entre autres auMuseo Cultural (Santa Fe) (2016);auToday Art Museum (Beijing) (2015); au New Orleans Museum of Art(2015); au Centre culturel canadien (Paris) (2012); au Akbank Sanat (Istanbul) (2008); au Musée national des beaux-arts du Québec (2007); au Musée d’art contemporain de Montréal (2006); au Neuer Berliner Kunstverein (Berlin) (2005); au Casino Luxembourg Forum d’art contemporain (2005); et au Massachusetts Museum of Contemporary Arts (2004). Ses œuvres figurent dans plus d’une vingtaine de collections, dont celles du Musée des beaux-arts du Canada, du Fonds national d’art contemporain à Paris, de l’Art Gallery of Ontario, de la Vancouver Art Gallery, duMusée de la photographie canadienne,du Musée d’art contemporain de Montréal, du Musée national des beaux-arts du Québec, du New Orleans Museum of Art et du Museum of Contemporary Photography in Chicago.

Isabelle Hayeur Desert Shores [exposition_exhibition], 2016 Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada

Isabelle Hayeur
Desert Shores [exposition_exhibition], 2016
Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada

Isabelle Hayeur Desert Shores [exposition_exhibition], 2016 Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada

Isabelle Hayeur
Desert Shores [exposition_exhibition], 2016
Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada

Isabelle Hayeur Desert Shores [exposition_exhibition], 2016 Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada

Isabelle Hayeur
Desert Shores [exposition_exhibition], 2016
Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada

Isabelle Hayeur Desert Shores [exposition_exhibition], 2016 Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada

Isabelle Hayeur
Desert Shores [exposition_exhibition], 2016
Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada

Confortable insouciance : Benoit Aquin, Cynthia Girard-Renard, Isabelle Hayeur et David Lafrance

juin 1st, 2016 § 0 comments § permalink

Benoit Aquin Genghis Khan, Mongolie (série Le Dust Bowl chinois) Genghis Khan, Mongolia (The Chinese Dust Bowl), 2006 Impression numérique à pigments de qualité archive Archival pigment print Éd. 5 : 61 x 91 cm (24

Benoit Aquin
Genghis Khan, Mongolie (série Le Dust Bowl chinois)
Genghis Khan, Mongolia (The Chinese Dust Bowl), 2006
Impression numérique à pigments de qualité archive
Archival pigment print
Éd. 5 : 61 x 91 cm (24″ x 36”)
Éd. 7 : 81 x 122 cm (32″ x 48″)

Confortable insouciance 

Pour son exposition estivale, la Galerie Hugues Charbonneau propose une sélection d’œuvres qui pointent de manière lucide la conciliation difficile entre le système capitaliste et les luttes écologiques.

À l’évidence, le temps presse alors que l’accélération du réchauffement climatique met en péril des populations humaines, menace la biodiversité ou provoque des phénomènes météorologiques extrêmes… Le déni n’est plus possible. Pourtant, la recherche effrénée de croissance économique et la dépendance actuelle aux énergies fossiles plombent les efforts pour limiter la hausse des températures et la décarbonisation de l’économie. Un virage vers des principes solidaires et durables doit être appliqué à échelle globale, gouvernementale et individuelle.

Cynthia Girard-Renard Décroissance/ Degrowth, 2014 Acrylique sur mousseline de coton Acrylic on muslin  397 x 300 cm (156 1/4

Cynthia Girard-Renard
Décroissance/ Degrowth, 2014
Acrylique sur mousseline de coton
Acrylic on muslin
397 x 300 cm (156 1/4″ x 118″)
(Photo : Guy L’Heureux)

Dans la galerie, Benoit Aquin nous confronte à deux catastrophes environnementales d’origine humaine. D’une part, son célèbre projet Le “Dust Bowl” chinois (2006-2009) nous donne à voir à la désertification de l’ancienne « route de la soie » en Mongolie Intérieure. D’autre part, sa série Mégantic (2013) témoigne du pire déversement pétrolier terrestre survenu à ce jour en Amérique du Nord – désormais emblématique de la gestion désinvolte encadrant le lobby des hydrocarbures. Cynthia Girard-Renard, pour sa part, présente une grande peinture scénique issue du projet Unicorns and Dictators (2014) présenté à la Fondation Esker, Calgary. Y pose frontalement un personnage hybride rappelant la figure du trickster avec pour oreilles des usines en pleine action. Il est entouré de lapins déclamant leur inquiétude au sujet de l’avenir, et de nuages sur lesquels sont inscrits des mots comme : nature, profit capital…

Isabelle Hayeur Écume d'étang (série Underworld), 2015 Édition 5 127 x 91 cm (50

Isabelle Hayeur
Écume d’étang (série Underworld), 2015
Édition 5
127 x 91 cm (50″ x 36″)

Isabelle Hayeur nous transporte sous l’eau avec sa série de longue haleine Underworlds (2008-2015) qui révèle des paysages aquatiques dont les écosystèmes ont été complètement déréglés. Cet angle de vue inhabituel rend compte efficacement de la dégradation des plans d’eau attribuable à l’urbanisation et à l’industrialisation massives. Enfin, David Lafrance à travers sa sérieEarthships (2015) se penche sur les maisons autosuffisantes du même nom en juxtaposant de miniatures scènes bucoliques; et des interprétations schématiques ou abstraites des systèmes écoénergétiques de ces domiciles. Lafrance nous invite à réfléchir sur ce paradis vert, certes fantasmé, mais qui s’oppose diamétralement à notre hyperconsommation et à notre dépendance technologique.

David Lafrance Earthship 07, 2015 Huile sur panneau Oil on panel 15 x 20 cm (6

David Lafrance
Earthship 07, 2015
Huile sur panneau
Oil on panel
15 x 20 cm (6″ x 8″)

Le titre de cette exposition a été inspiré par l’article « La confortable inconscience » de Josée Blanchette paru au Devoir le 26 février dernier.

Julie Trudel : Noir d’ivoire et blanc de titane — transparence et distorsion

avril 6th, 2016 § 0 comments § permalink

Julie Trudel Transparence et distorsion NNBN, 2015 Acrylique et gesso sur feuille acrylique Acrylic and gesso on acrylic sheet 117 x 59,5 x 35,5 cm (46

Julie Trudel
Transparence et distorsion NNBN, 2015
Acrylique et gesso sur feuille acrylique
Acrylic and gesso on acrylic sheet
117 x 59,5 x 35,5 cm (46″ x 23 1/2″ x 14″)
(Photo : Jordan Blackburn)

La Galerie Hugues Charbonneau est heureuse de présenter une deuxième exposition individuelle de Julie Trudel qui nous offre la plus récente avancée de ses travaux sur la matérialité de la couleur. Cette série d’une dizaine de peintures tridimensionnelles a été conçue en 2015 lors de diverses résidences artistiques et présentée en partie à l’Anna Leonowens Gallery de NSCAD University l’automne dernier.

Julie Trudel Transparence et distorsion NNBN, 2015 Acrylique et gesso sur feuille acrylique Acrylic and gesso on acrylic sheet 117 x 59,5 x 35,5 cm (46

Julie Trudel
Transparence et distorsion NNBN, 2015
Acrylique et gesso sur feuille acrylique
Acrylic and gesso on acrylic sheet
117 x 59,5 x 35,5 cm (46″ x 23 1/2″ x 14″)
(Photo : Jordan Blackburn)

Pour Noir d’ivoire et blanc de titane — transparence et distorsion, Julie Trudel maintient une contrainte chromatique qu’elle s’est imposée en 2012, soit l’utilisation de pigments noir et blanc pur, simplement dilués avec une grande quantité de médium acrylique. Mais elle innove, cette fois, en introduisant dans sa pratique des supports d’acrylique clair (communément appelé plexiglas). Ce sont des considérations techniques qui, fin 2014, l’ont amenée à choisir ce matériau pour en exploiter les propriétés – telles que la transparence, les reflets, la réversibilité, la plasticité – en conjonction avec ses préoccupations entourant la translucidité et l’opacité de la peinture. Au fil de ses expérimentations avec différents types de plastiques, la lumière est devenue une composante centrale, et le tableau s’est conséquemment dégagé du mur pour mieux la capter.

Julie Trudel Transparence et distorsion BNNN, 2015 Acrylique et gesso sur feuille acrylique Acrylic and gesso on acrylic sheet 117 x 59,5 x 35,5 cm (46

Julie Trudel
Transparence et distorsion BNNN, 2015
Acrylique et gesso sur feuille acrylique
Acrylic and gesso on acrylic sheet
117 x 59,5 x 35,5 cm (46″ x 23 1/2″ x 14″)
(Photo : Jordan Blackburn)

Chaque œuvre est réalisée dans une feuille de plexiglas très mince peinte sur une seule face avant d’être pliée de manière tripartite par thermoformage. Deux segments sont peints en aplats noirs, qui réfléchissent comme des miroirs, ou blancs, qui reflètent la lumière. Le troisième segment est translucide et couvert d’un motif de points, également translucides, qui fuient hors de la surface, produisant une illusion de mouvement et de profondeur. Le rabattement des panneaux latéraux de part et d’autre de la partie centrale entraîne un jeu complexe de reflets entre les trois faces, tandis que la forme concave ainsi générée tend à capturer la lumière et à démultiplier les effets de transparence ou de distorsion des nuées pointillées. Il devient évident que le choix du support permet ici d’amplifier les recherches de Trudel sur la matière colorée et la lumière, ouvrant par le fait même à de nouveaux possibles au sein du champ pictural. De plus, la mise en exposition même de ses œuvres contribue à une expérience où les visiteurs-euses sont appelés à prendre conscience de la nature quasi sculpturale des tableaux qui s’avancent dans l’espace de la galerie et dont l’aspect change dramatiquement selon l’angle de vue.

Julie Trudel Noir d'ivoire et blanc de titane -- transparence et distorsion, 2016 Vue d'exposition Exhibition view Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada

Julie Trudel
Noir d’ivoire et blanc de titane — transparence et distorsion, 2016
Vue d’exposition
Exhibition view
Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada

Julie Trudel

Au cours des cinq dernières années, le travail de Julie Trudel a été présenté en France, en Allemagne, au Japon, aux États-Unis ainsi qu’à travers le Canada. Elle a été finaliste du Concours de peintures canadiennes de RBC à deux reprises (2011, 2012) et lauréate du Prix Joseph Plaskett en peinture (2013). Ses œuvres sont entre autres présentes dans la Collection Prêt d’œuvres d’art du Musée national des beaux-arts du Québec, dans la collection de la Ville de Montréal ainsi que dans celles de la Banque RBC et TD. Julie Trudel vit et travaille à Montréal.

L’artiste remercie chaleureusement la fondation Joseph Plaskett, Triangle Arts Association, NSCAD University et la Robert Pope Foundation qui l’ont soutenue dans le développement de ce nouveau projet. Elle salue également la contribution de Katie Lesser et de Arkadi Lavoie Lachapelle, d’habiles et fiables assistantes d’atelier, ainsi que de Donald Thompson, Martin Schop et de l’Atelier Clark qui ont aidé à résoudre de nombreux défis techniques.

Julie Trudel Noir d'ivoire et blanc de titane -- transparence et distorsion, 2016 Vue d'exposition Exhibition view Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada

Julie Trudel
Noir d’ivoire et blanc de titane — transparence et distorsion, 2016
Vue d’exposition
Exhibition view
Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada

Cynthia Girard-Renard : La revanche des Sans-culottes

février 18th, 2016 § 0 comments § permalink

Cynthia Girard-Renard, La revanche des Sans-culottes, 2016, exposition _ exhibition, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal

Cynthia Girard-Renard, La revanche des Sans-culottes, 2016, exposition _ exhibition, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal

La revanche des Sans-culottes

Pour sa première exposition en solo à la Galerie Hugues Charbonneau, Cynthia Girard-Renard propose un corpus d’œuvres réalisé lors d’une résidence du CALQ à Paris en 2015 et présenté à l’automne dernier à Porto, Portugal, sous le titre Les Sans-culottes. Cette série est pour l’occasion augmentée par de nouvelles œuvres alors que ses marionnettes, bannières et peintures ont été reprises et complexifiées par Girard-Renard. Elle prend comme point de départ la Révolution française pour opérer un retour critique sur la pensée révolutionnaire dans un contexte néolibéral d’austérité.

Cynthia Girard-Renard Sous les pavés, la plage, 2015 Acrylique sur toile libre de coton Acrylic on unstretched cotton canvas 224 x 287 cm (88’’ 1/4 x 113’’)

Cynthia Girard-Renard
Sous les pavés, la plage, 2015
Acrylique sur toile libre de coton
Acrylic on unstretched cotton canvas
224 x 287 cm (88’’ 1/4 x 113’’)

La revanche des Sans-culottes emprunte ses ressorts irrévérencieux et comiques au genre caricatural de la satire sociale du 18e siècle en France qui a particulièrement influencé l’artiste dans le cadre de ce projet. Le titre de l’exposition fait référence au nom donné par mépris, lors de la Révolution française, au costume des manifestants populaires qui arborait le pantalon ou la jupe rayés plutôt que la « culotte », symbole vestimentaire de l’aristocratie d’Ancien Régime. Girard-Renard met véritablement en scène l’affrontement entre monarchie et peuple à travers un éventail d’œuvres qui rejouent l’excès et la décadence de la cour de Marie-Antoinette et de Louis XVI qu’elle met en parallèle avec l’insatiabilité des oligarques et millionnaires actuels. L’industrie du luxe, la mode, la finance entrent ainsi en collision avec la menace de la dette en Grèce et les mesures d’austérité servies comme un coup de bâton de guignol entre autres au Québec et à travers la zone euro.

Cynthia Girard-Renard Petit théâtre du grand capital, 2016 Techniques mixtes Mixed media 240 x 90 x 90 cm (94 1/2’’ x 35 1/2’’ x 35 1/2’’)

Cynthia Girard-Renard
Petit théâtre du grand capital, 2016
Techniques mixtes
Mixed media
240 x 90 x 90 cm (94 1/2’’ x 35 1/2’’ x 35 1/2’’)

Dans la Galerie, Le petit théâtre du grand capital (2016) illustre cet affrontement entre le 1 %, qui ne semble que changer de visage au fil du temps, et le 99 % restant. Marionnettes et accessoires en papier mâché y reprennent les codes burlesques et scabreux du Théâtre du Grand-Guignol, actif à Paris de 1896 à 1963. Le rideau scénique Sous les pavés, la plage (2015) renvoie pour sa part à un slogan de Mai 68 et laisse flotter ces quelques mots dans l’exposition comme un pont avec 1789, mais aussi comme une recherche de cette fougue révolutionnaire, de ce refus d’un règne de la médiocrité.

Cynthia Girard-Renard Les Sans-culottes, 2015 Papier, bois et corde Paper, wood and rope 167,5 x 90 x 244 cm (66’’ x 35 1/2’’ x 96’’)

Cynthia Girard-Renard
Les Sans-culottes, 2015
Papier, bois et corde
Paper, wood and rope
167,5 x 90 x 244 cm (66’’ x 35 1/2’’ x 96’’)

Cynthia Girard-Renard

Depuis plus de vingt ans, Cynthia Girard-Renard expose activement son travail au Canada et sur la scène internationale : Esker Fondation, Calgary (2014); Thousand Plateaus Art Space, Chengdu, Chine (2011); Dunlop Art Gallery, Régina (2010); Musée national des beaux-arts du Québec, Québec (2010); September Gallery, Berlin (2009); Künstlerhaus Bethanien, Berlin (2009); SPACE, Londres (2006); etc. Mentionnons aussi son exposition Fictions sylvestres en solo au Musée d’art contemporain de Montréal en 2005 et sa participation à la Triennale québécoise de 2008. Son travail est entre autres présent dans les collections du Musée d’art contemporain de Montréal, du Musée des beaux-arts de Montréal, du Musée national des beaux-arts du Québec, de la Carleton University Art Gallery, de la Galerie de l’UQAM ainsi que dans de maintes collections privées. Elle vit et travaille à Montréal.

Cynthia Girard-Renard, La revanche des Sans-culottes, 2016, exposition _ exhibition, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal

Cynthia Girard-Renard, La revanche des Sans-culottes, 2016, exposition _ exhibition, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal

David Lafrance : Les appelants

janvier 6th, 2016 § 0 comments § permalink

Vernissage le 16 janvier de 15 h à 18 h en présence de l’artiste

David Lafrance Palette de peintre, 2015-2016 Bois et peinture acrylique Wood and acrylic paint  40,5 x 86 x 30,5 cm (16’’x 34’’ x 12’’)

David Lafrance
Palette de peintre, 2015-2016
Bois et peinture acrylique
Wood and acrylic paint
40,5 x 86 x 30,5 cm (16’’x 34’’ x 12’’)

Les appelants

David Lafrance ouvre la saison 2016 de la Galerie Hugues Charbonneau avec une exposition de sculptures sur bois polychrome. Ce corpus marque un renouvellement de l’approche de l’objet tridimensionnel et de ses surfaces peintes chez Lafance en activant des ressorts d’analyse qui lui sont chers : la mémoire, la culture populaire, les désirs.

Les appelants font ici référence aux leurres artificiels, traditionnellement en bois, employés pour attirer les oiseaux à la chasse. Ces faux oiseaux fonctionnent à la manière de catalyseurs dont la seule présence attire leurs congénères. L’intérêt de Lafrance pour cette notion peut être rapproché de ses séries antérieures en peinture – comme celles des Clubs, des Video Poker et des Ventilateurs – dans lesquelles il représentait des lieux et effigies qui matérialisent la quête incessante de plaisirs ou la (sur)consommation actuelle.

L’exposition Les appelants regroupe ainsi des sculptures où les formes sont dégrossies par taille directe, assemblées et peintes par la suite. Elles suggèrent de manière grotesque des objets fréquentés par l’artiste dans l’atelier ou traduisent des événements de l’actualité. Les œuvres allient avec souplesse des textures brutes à des courbes élégantes qui réinventent, voire réenchante, le quotidien. En traversant cette collection bigarrée réunie dans la galerie, nos désirs se profilent et nos souhaits pour le futur, nos angoissent, nos vices s’exhibent. Ce sont autant d’allégories, de traits d’union entre nous et le monde extérieur; des objets nous attirant comme s’ils possédaient certaines vérités ou clés sur notre relation au monde – des sirènes qui à la fois nous séduisent et nous alertent d’un danger imminent.

David Lafrance Meditéranée, 2015-2016 Bois et peinture acrylique Wood and acrylic paint  61 x 48 x 35,5 cm (24’’x 19’’ x 14’’)

David Lafrance
Meditéranée, 2015-2016
Bois et peinture acrylique
Wood and acrylic paint
61 x 48 x 35,5 cm (24’’x 19’’ x 14’’)

David Lafrance

Depuis près de 15 ans, le travail de David Lafrance (n. 1976) a fait l’objet de nombreuses expositions au Canada, aux États-Unis et en France. Parmi ses expositions individuelles récentes, soulignons celles au Ceaac (2015), Strasbourg; à la Galerie Hugues Charbonneau (2014); à l’Œil de Poisson (2014), Québec; et au Musée régional de Rimouski (2012), qui lui a valu le prix de la « meilleure exposition hors Montréal » au Gala des arts visuels de l’AGAC. Ses œuvres sont présentes dans plusieurs collections privées et publiques, dont celles du Musée national des beaux-arts du Québec (CPOA), de la Bibliothèque nationale du Québec, de la Galerie Leonard et Bina Ellen, Montréal, de Lotto Québec, Hydro-Québec et du Mouvement Desjardins. Il vit et travaille à Montréal.

David Lafrance, Les appelants (exposition_exhibition), 2016, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada

David Lafrance, Les appelants (exposition_exhibition), 2016, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada

Maria Hupfield : Stay Golden

octobre 6th, 2015 § 0 comments § permalink

Vernissage le 10 octobre de 15 h à 17 h en présence de l’artiste

Stay Golden

La Galerie Hugues Charbonneau est heureuse d’accueillir l’artiste Maria Hupfield pour une deuxième exposition individuelle. Articulée autour de sa performance Jiimaan ayant pris place à Venise en mai 2015, Stay Golden présente un nouvel ensemble de sculptures dorées, un canot grandeur nature en feutre gris ainsi qu’un diptyque vidéo.

Maria Hupfield Jiimaan (Canoe), 2015 Canoe en feutre, ruban, sac et accrochage, avec motif d’eau sur bande orange et sur bâche bleu.  Felt canoe,  ribbon, bag. hanging and water pattern in orange tape on blue trap.

Maria Hupfield
Jiimaan (Canoe), 2015
Canoe en feutre, ruban, sac et accrochage, avec motif d’eau sur bande orange et sur bâche bleu.
Felt canoe, ribbon, bag. hanging and water pattern in orange tape on blue trap.

Les installations de Maria Hupfield, tout comme ses performances, activent diverses stratégies d’occupation de l’espace. L’artiste s’intéresse à la charge identitaire des lieux qui à la fois peuvent réguler nos comportements, mais aussi définir notre identité ou changer nos perceptions. Comment nous approprions-nous un nouveau lieu? Comment activons-nous les lieux qui nous entourent? Peuvent-ils être source d’empowerment ou encore de communion avec le passé?

Maria Hupfield Victory in Defeat (working title), 2015 Grelots en étain avec fini doré  et élasthanne doré avec polyfil   Spandex fabric, tin jingles with gold color finish and polyfil 43 x 30,5 x 43 cm (17’’ x 12 ‘’ x 17”)

Maria Hupfield
Victory in Defeat (working title), 2015
Grelots en étain avec fini doré et élasthanne doré avec polyfil
Spandex fabric, tin jingles with gold color finish and polyfil
43 x 30,5 x 43 cm (17’’ x 12 ‘’ x 17”)

De manière similaire, la culture matérielle ainsi que la valeur symbolique ou affective que nous accordons à certains objets se trouvent au cœur de ses préoccupations. Dans la galerie, la mémoire des publics se superpose à celle de l’artiste à travers les objets de son Trophy Wall qui rassemble un éventail de sculptures de feutre gris ou de tissu doré, reliques et artéfacts d’une, voire de plusieurs performances passées. L’effet que suggère ce mur commémoratif oscille entre célébration ou mise au repos de ces objets qui s’y voient muséifiés.

Maria Hupfield Jiimaan (Canoe, Video), 2015 Installation video à deux canaux Two channel video installation  Édition : 3 1:15:00 boucle _ loop Camera Dylan McLaughlin Montage_Editing Dylan McLaughlin

Maria Hupfield
Jiimaan (Canoe, Video), 2015
Installation video à deux canaux
Two channel video installation
Édition : 3
1:15:00 boucle _ loop
Camera Dylan McLaughlin
Montage_Editing Dylan McLaughlin

Le canot de neuf pieds confectionné à la main par Hupfield constitue l’élément central de la performance Jiimaan que l’artiste a réalisée dans le cadre de l’exposition Ga ni tha au Campo dei Gesuiti à Venise. La vidéo éponyme à deux canaux retrace les différents temps de cette intervention : durant trois jours consécutifs, Hupfield a performé en soirée devant public puis, le lendemain matin, seule et de mémoire, elle reproduisait la performance de la veille. Cette œuvre révèle des concepts clés dans le travail de l’artiste, soit le savoir-faire, la mémoire culturelle et la présence du corps.

Maria Hupfield Jiimaan (Canoe), 2015 Canoe en feutre, ruban, sac et accrochage, avec motif d’eau sur bande orange et sur bâche bleu.  Felt canoe,  ribbon, bag. hanging and water pattern in orange tape on blue trap. 274 cm long (9’ long)

Maria Hupfield
Jiimaan (Canoe), 2015
Canoe en feutre, ruban, sac et accrochage, avec motif d’eau sur bande orange et sur bâche bleu.
Felt canoe, ribbon, bag. hanging and water pattern in orange tape on blue trap.
274 cm long (9’ long)

Elle propose une rencontre entre des nations et leur histoire à travers la tradition canadienne et Anishinaabe de construction de canots d’écorce mise en parallèle avec la fabrication des gondoles par les artisans vénitiens. De plus, la dimension participative des représentations devant public de Jiimaan fait directement référence à la tradition orale Anishinaabe et à la volonté de Hupfield de construire des souvenirs en partageant des expériences humaines.

Maria Hupfield Venice Fringe Gloves, 2015 Gants de soirée en soie blanche et dorée avec frange de 2 pieds et frange vénitienne dorée de 4 pieds White satin and gold colored evening gloves with 2’ fringe and 4’ venetian gold colored fringe. 30,5 x 13 x 2,5 cm (12’’ x 4’’ x 1’’)

Maria Hupfield
Venice Fringe Gloves, 2015
Gants de soirée en soie blanche et dorée avec frange de 2 pieds et frange vénitienne dorée de 4 pieds
White satin and gold colored evening gloves with 2’ fringe and 4’ venetian gold colored fringe.
30,5 x 13 x 2,5 cm (12’’ x 4’’ x 1’’)

Maria Hupfield

Le travail de Maria Hupfield se déploie à travers la performance, l’installation, la sculpture, la vidéo, la photographie et le collage. Au cours des dix dernières années, de nombreuses institutions au Canada, aux États-Unis et en Europe ont présenté ses œuvres ou ses performances dans le cadre d’expositions individuelles ou collectives, nommons le North American Native Museum, Zurich (2014); le Musée d’art contemporain de Montréal (2014); le Smithsonian’s National Museum of the American Indian, Washington D.C. (2013); le Musée des beaux-arts du Canada (2013); le Museum of Art and Design, New York (2012); le Museum of Contemporary Native Arts, Santa Fe (2011); et le Musée McCord, Montréal (2011). Maria Hupfield est une artiste canadienne d’héritage Anishinaabe (Ojibwé) et membre de la Première Nation Wasauksing en Ontario. Elle vit et travaille à Brooklyn, New York.

L’image signée – Benoit Aquin, Alain Paiement, Jonathan Plante, Chloe Lum & Yannick Desranleau (Séripop)

août 27th, 2015 § 0 comments § permalink

Cocktail d’ouverture le 12 octobre de 15 h à 17 h en présence des artistes

Benoit Aquin Coq  No 5 (série L’agriculture au Québec), Rooster No 5 (Agriculture in Québec) 2014 Impression numérique à pigments de qualité archive Archival digital pigment print Édition 5 : 81 x 122 cm (32

Benoit Aquin
Coq No 5 (série L’agriculture au Québec), Rooster No 5 (Agriculture in Québec)
2014
Impression numérique à pigments de qualité archive
Archival digital pigment print
Édition 5 : 81 x 122 cm (32″ x 48″)
Édition 5 : 101 x 152 cm (40″ x 60″)

La Galerie Hugues Charbonneau amorce sa nouvelle saison avec une exposition en réponse au Mois de la Photo à Montréal 2015 dont le thème est la post-photographie. L’image signée rassemble les artistes Benoit Aquin, Alain Paiement, Jonathan Plante et le collectif Seripop (Chloe Lum & Yannick Desranleau) dans une exposition dont les œuvres affirment, chacune par des moyens distincts, la présence et le rôle de l’auteur dans l’image.

Alain Paiement, Pluriels, 2015 Impression jet d’encre sur polyester Ink jet prin on polyester 248 x 312 cm (98 ‘’ x 123 3/4 ‘’)

Alain Paiement, Pluriels, 2015
Impression jet d’encre sur polyester
Ink jet prin on polyester 248 x 312 cm (98 ‘’ x 123 3/4 ‘’)

La post-photographie est un état de la photographie contemporaine qui serait caractérisé par l’accessibilité aux nouvelles technologies ainsi que par la multiplication des plateformes Web ou des applications numériques permettant le partage d’images en réseaux. Pensons à Facebook, Instagram, Snapchat, Twitter, etc., autant d’outils de création et de diffusion qui bousculent l’originalité et l’intégrité de l’œuvre photographique en art contemporain. Le Mois de la Photo propose une sélection d’artistes qui façonnent le canon esthétique que semblent imposer ces nouveaux outils.

Jonathan Plante, Microcinéma, 2015 Peinture acrylique sur  feuilles lenticulaires Acrylic paint on lenticular sheets 244 x 366 cm (96

Jonathan Plante, Microcinéma, 2015
Peinture acrylique sur feuilles lenticulaires
Acrylic paint on lenticular sheets
244 x 366 cm (96″ x 144″)

La Galerie Hugues Charbonneau invite à considérer la question sous un autre angle : l’effacement de l’auteur et la mise en danger de l’art qu’entraînerait cette condition post-photographique y sont renversés. L’exposition L’image signée réunie des œuvres qui, au contraire, donnent à voir la « main » des artistes attestant de la fabrication de l’image. Chacune d’entre elles interroge les limites de la photographie et, ce faisant, affirme son ancrage dans l’art actuel à la lumière de notre nouvelle relation aux images. Benoit Aquin trahit sa présence par l’usage d’un puissant flash; Alain Paiement compose un vertigineux ensemble d’images sphériques; Jonathan Plante trompe l’œil en peignant l’image en mouvement; et Seripop déconstruit la bidimensionnalité de la photographie en sculpture.

Toutes et tous, ils signent l’image, une image qui fait encore le pari de son unicité malgré la prolifération photographique actuelle.

Yannick Desranleau et Chloe Lum (SÉRIPOP), Big Sack I, 2015 Jet d’encre sur banière de vinyle, acier et techniques mixtes Inkjet on banner vinyl, steel, mixed media 228 x 294 x 76 cm (89 3/4 ‘’ x 115, 3/4 ‘’x 30 ‘’)

Yannick Desranleau et Chloe Lum (SÉRIPOP), Big Sack I, 2015
Jet d’encre sur banière de vinyle, acier et techniques mixtes
Inkjet on banner vinyl, steel, mixed media
228 x 294 x 76 cm (89 3/4 ‘’ x 115, 3/4 ‘’x 30 ‘’)

Vues de l’exposition :

L'image signée (exposition_exhibition), 2015, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada.

L’image signée (exposition_exhibition), 2015, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada.

L'image signée (exposition_exhibition), 2015, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada.

L’image signée (exposition_exhibition), 2015, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada.

L'image signée (exposition_exhibition), 2015, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada.

L’image signée (exposition_exhibition), 2015, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada.

Écrans : Maryse Goudreau, Trevor Gould, Jean-Benoit Pouliot, Lucie Robert et Julie Trudel

juin 26th, 2015 § 0 comments § permalink

Maryse Goudreau Manifestation pour la mémoire des quais (détail) 2011 Négatif de verre au collodion humide numérisé, Impression jet d’encre, papier baryté Digitaslised collodion glass negative, inkjet print  Ed. 5 2 comp. : 100 cm x 80 cm ch. | ea.

Maryse Goudreau
Manifestation pour la mémoire des quais (détail)
2011
Négatif de verre au collodion humide numérisé, Impression jet d’encre, papier baryté
Digitaslised collodion glass negative, inkjet print
Ed. 5
2 comp. : 100 cm x 80 cm ch. | ea.

La Galerie Hugues Charbonneau marque sa saison estivale par une exposition collective réunissant les artistes Trevor Gould, Jean-Benoit Pouliot et Julie Trudel ainsi que Maryse Goudreau et Lucie Robert, invitées pour l’occasion. Écransrassemblent des œuvres qui revoient les limites du concept de l’écran selon différentes modalités tantôt picturales, tantôt historiques, physiques ou politiques.

Trevor Gould To be titled 2015 Aquarelle Watercolour 61 x 46 cm (24’’ x 18’’)

Trevor Gould
To be titled
2015
Aquarelle
Watercolour
61 x 46 cm (24’’ x 18’’)

L’écran détient le pouvoir paradoxal de révéler et de dissimuler simultanément. Cette dualité qui construit, voire conditionne, notre regard exprime l’incomplétude inévitable des images qui nous entourent en sous-tendant leur hors-champ et leurs sous-textes. L’écran devient ainsi un dispositif esthétique, politique et philosophique qui permet d’analyser notre lecture du monde. Il mobilise des idées d’interprétation ou de morcellement des récits en nourrissant une compréhension plus large de notre relation à l’immatériel, à l’infigurable.

Jean-Benoit Pouliot Glissement No3 2015 Impression jet d’encre sur film rétro éclairage hp montée sur aluminium Inkjet print on backlit hp film mounted on aluminium Ed. 2

Jean-Benoit Pouliot
Glissement No3
2015
Impression jet d’encre sur film rétro éclairage hp montée sur aluminium
Inkjet print on backlit hp film mounted on aluminium
Ed. 2

Véhicule pour l’art à cheval entre un médium et un média, l’écran peut en effet être compris comme support de projection physique ou abstrait, mais peut aussi être approché comme construction historique et culturelle, comme arme normative à l’endroit des corps, comme feuilletage iconographique et conceptuel… La notion d’écran renvoie enfin à toute une archéologie des images et à une histoire des idées.

Louise Robert Gestes noir sur blanc no.3 2014 Encre et fil cousu sur papier coton Ink and sewn wire on cotton paper  55 x 37 cm (21.5” x 14.5”)

Louise Robert
Gestes noir sur blanc no.3
2014
Encre et fil cousu sur papier coton
Ink and sewn wire on cotton paper
55 x 37 cm (21.5” x 14.5”)

Julie Trudel Chevauchements T123F123 2013 acrylique sur panneau acrylic on panel 19” x 24” (photo : Martin Désilets)

Julie Trudel
Chevauchements T123F123
2013
acrylique sur panneau
acrylic on panel
19” x 24”
(photo : Martin Désilets)

Julie Trudel Bifurcation NBN 2014 Gesso et acrylique sur MDF, marouflé sur contreplaqué  Gesso and acrylic on MDF mounted on plywood 60 x 74 cm (24” x 29”)

Julie Trudel
Bifurcation NBN
2014
Gesso et acrylique sur MDF, marouflé sur contreplaqué
Gesso and acrylic on MDF mounted on plywood
60 x 74 cm (24” x 29”)

Chloe Lum et Yannick Desranleau (SÉRIPOP) : The Face Stayed East and the Mouth Went West (elements)

avril 30th, 2015 § 0 comments § permalink

Performance le 29 mai à 17h30 > Choreographie de Sarah Wendt > avec Sarah Wendt, Katie Ewald + invités

Yannick Desranleau & Chloe Lum - SÉRIPOP The Face Stayed East The Mountain West (elements) 2014-2015 Impression UV sur boitier lumineux en acrylique, papier sérigraphié, tissu, vinyle renforcé UV prints on acrylic in lightboxes, screenprinted paper, fabric backed vinyl

Yannick Desranleau & Chloe Lum – SÉRIPOP
The Face Stayed East The Mountain West (elements) 2014-2015
Impression UV sur boitier lumineux en acrylique, papier sérigraphié, tissu, vinyle renforcé
UV prints on acrylic in lightboxes, screenprinted paper, fabric backed vinyl

The Face Stayed East and the Mouth Went West (elements)

Dans le cadre de sa seconde exposition à la Galerie Hugues Charbonneau, Séripop – le collectif d’artistes composé de Chloe Lum et de Yannick Desranleau – présente une nouvelle production d’œuvres interdisciplinaires qui font référence aux sculptures installatives, construites en papier coloré ou sérigraphié, qui caractérisent le travail du collectif. The Face Stayed East and the Mouth Went West (elements) s’inscrit ainsi dans la continuité de ces imposantes œuvres sculpturales, mais s’en distingue simultanément en sondant plutôt leur concept, leur essence à travers des installations photographiques et des performances.

Au cours des dernières années, Séripop s’est intéressé de près au principe d’entropie dans l’espace urbain. Certaines œuvres témoignent de ces recherches en engageant directement un dialogue avec des éléments d’architecture ou des objets de notre environnement – relevons au passage l’intervention Avancez en arrière (2012) où un immeuble entier avait été recouvert de papier qui, avec le temps, pelait et s’affaissait au sol. D’autres installations sculpturales évoquent, quant à elles, des formes et des espaces de notre environnement public – bâtiments, zones de constructions, monuments –, mais qui lentement semblent changer d’aspect, comme succombant à l’effet de la gravité et du temps au fil de la durée d’exposition.
Séripop investit cette fois la Galerie Hugues Charbonneau avec une série de photographies grand format, présentées dans des boîtes lumineuses installées consécutivement, offrant à voir des sculptures réalisées antérieurement par le collectif. À travers ces « re-présentations », les objets sculpturaux sont appelés à rejouer, à revisiter leur performativité par les filtres de leur propre reproduction photographique et du contexte de monstration en galerie. Séripop repousse davantage cette dynamique d’imbrication des statuts de l’œuvre en collaborant pour la première fois avec des danseurs qui ont élaboré une performance chorégraphiée. Les objets difformes du collectif deviennent ainsi accessoires, costumes ou instruments de musique activés par les performeurs qui les manipulent et s’en affublent. Étant les membres fondateurs du défunt groupe musical AIDS Wolf, cet élément performatif est peut-être nouveau par sa forme chez Séripop, mais sa nature est loin d’être étrangère à ses artistes.

Yannick Desranleau & Chloe Lum - SÉRIPOP The Face Stayed East The Mountain West (elements) 2014-2015 Impression UV sur boitier lumineux en acrylique, papier sérigraphié, tissu, vinyle renforcé UV prints on acrylic in lightboxes, screenprinted paper, fabric backed vinyl

Yannick Desranleau & Chloe Lum – SÉRIPOP
The Face Stayed East The Mountain West (elements) 2014-2015
Impression UV sur boitier lumineux en acrylique, papier sérigraphié, tissu, vinyle renforcé
UV prints on acrylic in lightboxes, screenprinted paper, fabric backed vinyl

Séripop

Chloe Lum et Yannick Desranleau vivent et travaillent à Montréal. Séripop a pris part à de nombreuses expositions au Canada et à l’international, entre autres à l’University of Texas at Austin (2015), au Center for Books and Paper Arts (Columbia College Chicago, 2015), au Confederation Centre Art Gallery (Charlottetown, 2014), à la YYZ artists’ outlet (Toronto, 2013), à la Blackwood Gallery (University of Toronto, 2012), au Musée d’art contemporain de Montréal (2011), à la Kunsthalle Wien (Vienne, Autriche, 2010), au BALTIC Centre for Contemporary Art (Gateshead, Angleterre, 2009), et au Whitechapel Project Space (Londres, Angleterre, 2007). Lum et Desranleau ont également évolué sur la scène musicale internationale avec leur groupe rock AIDS Wolf pour lequel ils ont produits des séries primées d’affiches de concert sous le pseudonyme Séripop.

Leurs œuvres sont présentes au sein de plusieurs collections, notamment celle du Victoria and Albert Museum (Londres), de l’University of Maryland Art Gallery et de la BMO. Le collectif figure sur la liste longue du Sobey Art Award 2015. Séripop est représenté par la Galerie Hugues Charbonneau à Montréal.

seripop.com

Yannick Desranleau & Chloe Lum - SÉRIPOP The Face Stayed East The Mountain West (elements) 2014-2015 Impression UV sur boitier lumineux en acrylique, papier sérigraphié, tissu, vinyle renforcé UV prints on acrylic in lightboxes, screenprinted paper, fabric backed vinyl

Yannick Desranleau & Chloe Lum – SÉRIPOP
The Face Stayed East The Mountain West (elements) 2014-2015
Impression UV sur boitier lumineux en acrylique, papier sérigraphié, tissu, vinyle renforcé
UV prints on acrylic in lightboxes, screenprinted paper, fabric backed vinyl

Alain Paiement : Instantanés, peut-être

février 24th, 2015 § 0 comments § permalink

Alain Paiement Fatras, 2015 Transfert sur aluminium Transfer on aluminium Éd. 2 296 x 383 cm (116 1/2” x 150 3/4”)

Alain Paiement
Fatras, 2015
Transfert sur aluminium
Transfer on aluminium
Éd. 2
296 x 383 cm (116 1/2” x 150 3/4”)

Vernissage le 14 mars de 15 h à 17 h en présence de l’artiste

Instantanés, peut-être

Dans le cadre du deuxième volet de son projet solo 2014-2015 à la Galerie Hugues Charbonneau, Alain Paiement puise directement dans l’imposante banque de photographies que représente l’ensemble des clichés qu’il a captés au fil de ses trente années de carrière, mais qui, à ce jour, n’avaient presque jamais été exploitées.

L’artiste note : « En fait, j’ai toujours “pris” des photos. Les sujets photogéniques sont trouvés partout où je suis passé. Il y en a des centaines. Ils sont captés instantanément, la plupart du temps avec l’appareil à la main, sans trépied. »

Alain Paiement Images en limbes, 2015 Impression numérique sur papier archive Digital print on archival paper Éd. 5 111 x 179 cm (43 3/4” x 70 1/2”)

Alain Paiement
Images en limbes, 2015
Impression numérique sur papier archive
Digital print on archival paper
Éd. 5
111 x 179 cm (43 3/4” x 70 1/2”)

Alain Paiement redéfinit la temporalité de ces snapshots, ce terme suggérant habituellement une spontanéité ou du moins une saisie non préméditée, immédiate, que l’on opposerait à l’idée de mise en scène et de construction préparée. Pourtant, par des procédés rigoureux de manipulation technique de l’image, chacune des œuvres issues de ce nouveau corpus combine plusieurs prises de vue. On y découvre ainsi des images à réalités multiples, des « images d’images », obtenues par surimpressions, juxtapositions, collages et autres formes d’imbrication de moments.

Cette série concrétise un nouveau chantier dans l’œuvre d’Alain Paiement : elle assoit véritablement ses préoccupations grandissantes pour la notion de « temps » en faisant se croiser différentes temporalités à même le processus de création (photographies anciennes vs manipulations récentes). Ces œuvres ouvrent un riche espace de réflexion sur l’instantanéité qui caractérise le régime culturel actuel ou encore sur le présentisme qui marque peut-être la relation au passé et au futur de la société contemporaine.

Alain Paiement Watch, Second, 2015 Impression numérique sur papier archive Digital print on archival paper Éd. 5 75 x 75 cm (29 1/2” x 29 1/2”)

Alain Paiement
Watch, Second, 2015
Impression numérique sur papier archive
Digital print on archival paper
Éd. 5
75 x 75 cm (29 1/2” x 29 1/2”)

Alain Paiement

Figure phare de la photographie contemporaine au Canada, Alain Paiement traduit en images ses recherches sur les possibilités de déploiement de ce médium à travers l’espace et le temps. Ses installations et séries photographiques ainsi que son travail vidéo explorent le potentiel que recèlent des jeux de perspectives, de télescopage et de balayage pour sonder la relation entre le sujet percevant et son environnement en constante redéfinition.

Le travail d’Alain Paiement a fait l’objet de nombreuses expositions à travers le Canada et les États-Unis en plus d’être présenté en Europe, en Amérique latine et en Asie depuis les années 1980. Alain Paiement a reçu plusieurs prix en photo contemporaine et a réalisé de nombreuses œuvres d’art public au Québec, dont la monumentale Tessellations sans fin (2012) dans les halls du Centre de recherche du CHUM à Montréal. Il figure au sein de collections institutionnelles et privées majeures au Canada, aux États-Unis, en Espagne et en Belgique.

Alain Paiement, Lampes-particules, 2015 Impression numérique sur papier archive Digital print on archival paper Éd. 5 100 x 100 cm (39” x 39”)

Alain Paiement,
Lampes-particules, 2015
Impression numérique sur papier archive
Digital print on archival paper
Éd. 5
100 x 100 cm (39” x 39”)

Alain Paiement Instantanés, peut-être (exposition solo) Instants, Maybe (solo exhibition) 2015, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada

Alain Paiement
Instantanés, peut-être (exposition solo)
Instants, Maybe (solo exhibition)
2015, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada

Alain Paiement Instantanés, peut être (exposition solo) Instants, Maybe (solo exhibition) 2015, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada

Alain Paiement
Instantanés, peut être (exposition solo)
Instants, Maybe (solo exhibition)
2015, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada

Alain Paiement Instantanés, peut être (exposition solo) Instants, Maybe (solo exhibition) 2015, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada

Alain Paiement
Instantanés, peut être (exposition solo)
Instants, Maybe (solo exhibition)
2015, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada

Karen Tam : Made in Britain

décembre 21st, 2014 § 0 comments § permalink

Karen Tam, Made in Britain (solo), 2015, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada

Karen Tam, Made in Britain (solo), 2015, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada

Vernissage le 17 janvier de 15 h à 17 h en présence de l’artiste

Karen Tam articule son œuvre autour des enjeux définissant la représentation de l’Asie en Amérique et en Europe à travers l’art, la littérature, les médias et les biens de consommation. Elle s’interroge sur cet Orient légèrement déphasé, subtilement dénaturé : cet Orient fabriqué sur mesure pour le goût du marché occidental.

Karen Tam Moonflask Hauled Around in a Cardboard Box  |  Capt. Edward Watkins Whittington-Ince Moonflask 2012 Papier mâché, gesso, marqueurs Papier-mâché, gesso, markers 2 comp. / 29 x 15 x 6.5 cm (11.5” x 6” x 2.5”)

Karen Tam
Moonflask Hauled Around in a Cardboard Box | Capt. Edward Watkins Whittington-Ince Moonflask 2012
Papier mâché, gesso, marqueurs
Papier-mâché, gesso, markers
2 comp. / 29 x 15 x 6.5 cm (11.5” x 6” x 2.5”)

Au moyen de stratégies d’appropriation et de subversion, Tam reproduit méticuleusement des antiquités, des ornements, des découpages traditionnels chinois et des intérieurs typiques de restaurants chinois ou encore de salons d’opium. Pourtant, entre sa source d’inspiration originale et l’interprétation qu’elle en fait, l’artiste ménage une dissemblance subtile de laquelle émerge une critique lucide qui mobilise des problématiques culturelles et identitaires relatives au racisme ainsi qu’à la globalisation des échanges.

Karen Tam Sinography (Gold) Papier doré découpé Gold paper-cutout 176 comp. / 15 x 15 cm  Total : 243 x 168 cm

Karen Tam
Sinography (Gold)
Papier doré découpé
Gold paper-cutout
176 comp. / 15 x 15 cm
Total : 243 x 168 cm

Non sans ironie, les sculptures et les installations de Tam s’approprient et magnifient l’esthétique de cette Chine fantasmée par et pour l’Occident par l’entremise de découpages dont l’iconographie traditionnelle est détournée, de porcelaines antiques faites de papier mâché et de lanternes décoratives en carton.

Karen Tam From Frog's Robe to Crow's Feet and Dried Old Bones to Vinegar Drinkers 2009 Tissu découpé (brillant) Fabric cut-out (glitter) 143 x 394 cm (56” x 155”)

Karen Tam
From Frog’s Robe to Crow’s Feet and Dried Old Bones to Vinegar Drinkers
2009
Tissu découpé (brillant)
Fabric cut-out (glitter)
143 x 394 cm (56” x 155”)

La superposition culturelle dont ces chinoiseries contemporaines témoignent refait surgir l’histoire des routes commerciales entre l’Occident et l’Orient; elle rappelle les politiques d’exclusion chinoise du gouvernement canadien; elle traite de la mise en image des cultures à travers leurs contacts et leurs stéréotypes; tout comme elle réactualise la question de l’authenticité en art actuel à la lumière des Cultural Studies.

Karen Tam, Made in Britain (solo), 2015, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada

Karen Tam, Made in Britain (solo), 2015, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada

L’exposition Karen Tam. Made in Britain marque le retour de l’artiste à Montréal, où son dernier solo remonte à 2005. Les œuvres présentées pour l’occasion furent réalisées lors de son séjour à Londres durant ses études au doctorat à l’université Goldsmiths.

Karen Tam Turandot’s Trophies 2011 Fausses perles, fil à pêche Imitation pearl beads, fishing wire 161 x 161 cm (63 1/2

Karen Tam Turandot’s Trophies 2011
Fausses perles, fil à pêche
Imitation pearl beads, fishing wire
161 x 161 cm (63 1/2″ x 63 1/2″)

Karen Tam vit et travaille entre Montréal, l’Angleterre et les États-Unis. Elle a obtenu un diplôme de maîtrise à la School of the Art Institute of Chicago ainsi qu’un doctorat au Centre for Cultural Studies de la Goldsmiths, University of London. Depuis les années 2000, son travail a été présenté dans plusieurs expositions au Canada, en Irlande, au Royaume-Uni, en Autriche, aux États-Unis et en Chine. Elle a été récipiendaire de multiples bourses en recherche/création et figurait sur la liste longue du prestigieux Prix Sobey pour les arts 2010.

Karen Tam Rex vs. Quong, 2006 Papier doré découpé Gold paper-cutout 57 x 81 cm (22 1/2

Karen Tam
Rex vs. Quong, 2006
Papier doré découpé
Gold paper-cutout
57 x 81 cm (22 1/2″ x 32″)

www.karentam.ca

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