Facebook
Instagram

Guillaume Adjutor Provost : Introduction

mars 1st, 2018 § 0 comments § permalink

Vernissage le mercredi 14 mars de 17h à 19h en présence de l’artiste

Guillaume Adjutor Provost
La main d’Émilie Gamelin, 2017
Impression jet d’encre sur coton
Ink jet print on cotton
208 x 200 cm (81,89” x 74,74”) | 208 x 138 cm (81,89” x 54,33”) | 208 x 128 cm (81,89” x 50,39”)

La Galerie Hugues Charbonneau est ravie de présenter Introduction, une exposition de Guillaume Adjutor Provost. L’artiste vous convie à l’articulation d’une sélection d’œuvres issues de ses expositions Matériellement rien, potentiellement tout (Diagonale, 2017), Providence (Association des travailleurs grecs du Québec / Clark / La SERRE, 2017) et Bonne Fortune (Clark, 2016). À travers une remise-en-exposition de son corpus, l’artiste propose de découvrir, avec lui, les jalons de sa démarche de création. En effet, représenté par une galerie pour une première fois en carrière, Provost saisit l’occasion d’explorer les balises de son langage artistique. C’est en ce sens qu’il choisit d’utiliser l’espace d’exposition comme lieu de post-production.

De nature rétrospective, l’exposition présente les grands axes de l’approche de Guillaume Adjutor Provost : la référentialité, les approches commissariales, la textualité, les langages de l’archive et de la photographie, les manifestations psychédéliques. Suivant une attitude du matérialisme conceptuel, la pratique de l’artiste révèle en soi des zones de réflexions immatérielles soutenues par l’objet physique. En effet, par ses pensées et ses interactions, le visiteur contribue activement à la définition du langage de l’artiste. Avec Introduction, la rencontre des œuvres iconographiques de Guillaume Adjutor devient donc un lieu d’analyse des plus féconds.

Au sujet de Guillaume Adjutor Provost   

Guillaume Adjutor Provost (n. 1987) vit et travaille à Montréal où il a complété un doctorat en études et pratiques des arts à l’UQAM en 2017. Récipiendaire de bourses du Conseil des Arts et des Lettres du Québec, du Conseil des Arts du Canada, de l’OJIQ, de la Sodec, le travail de Guillaume Adjutor Provost a été diffusé lors d’expositions solos et collectives au Canada, en France, en Allemagne, en Autriche, en Belgique, en Catalogne et en Suisse. Parallèlement, sa pratique a été soulignée par l’attribution de la bourse Jean-Claude Rochefort et du prix Claudine et Stephen Bronfman en art contemporain. Depuis l’automne 2016, il bénéficie d’un atelier à la Fonderie Darling. En 2018, il présentera une exposition solo au centre d’art Bikini de Lyon sous le commissariat de Chloé Grondeau et de Marthe Carrier, participera à l’exposition … Move or be Moved by Something Rather than Oneself à Critical Distance (Toronto) sous le commissariat de Florence-Agathe Dubé-Moreau et de Maude Johnson, puis séjournera à la Fondation Rupert à Vilnius en Lituanie pour une résidence de recherche.

Situation #8 : Lum-Desranleau : Laocoon

août 29th, 2017 § 0 comments § permalink

Dévoilement de l’installation publique Laocoon au Théâtre du Nouveau Monde

Présentée du 30 août au 15 octobre 2017

Dans le cadre de KM3, un parcours d’œuvres publiques exposées à travers le Quartier des Spectacle #km3qds

LAOCOON

Intitulée Laocoon, l’installation photographique de Chloë Lum et Yannick Desranleau évoque le mythe de ce prête troyen exécuté sous l’emprise de serpents après avoir mis en garde son peuple contre le Cheval de Troie, un appât envoyé en guise d’offrande par l’armée grecque. Ordonnée par les dieux Athéna et Poséidon, l’agonie de Laocoon rend propice l’entrée du cheval de bois dans les murs de la ville de Troie et son invasion, par la même occasion.

S’imbriquant aux détails architecturaux du Théâtre du Nouveau Monde, l’œuvre du duo revisite ce passage de l’Énéide de Virgile. Ici, le récit de Laocoon se lit à travers une suite logique d’images révélant des mains à la fois blanches et roses et une corde jaune. Tels les protagonistes de ce mythe, ces symboles du corps et du serpent s’animent au fil des photographies de grands formats présentées sur la façade de la rue St-Urbain. Le Laocoon de Lum et Desranleau fait aussi appel à la résistance des lanceurs d’alerte contemporains qui subissent encore à ce jour l’oppression des autorités dont ils dénoncent les abus.

Au sujet de Chloë Lum et Yannick Desranleau

Chloë Lum et Yannick Desranleau ont pris part à de nombreuses expositions collectives au Canada, aux États-Unis et en Europe, entre autres à l’University of Texas, Austin (2015); au Center for Books and Paper Arts, Columbia College, Chicago (2015); au Musée d’art contemporain de Montréal (2011); à la Kunsthalle Wien, Vienne (2010); au BALTIC Centre for Contemporary Art, Gateshead, Angleterre (2009); et au Whitechapel Project Space, Londres (2007). Parmi leurs expositions individuelles récentes, nommons celles à Circa Art Actuel, Montréal (2017); à la Khiele Gallery, St-Cloud State University, Minnesota (2016); au Confederation Centre Art Gallery, Charlottetown (2014); à la YYZ artists’ outlet, Toronto (2013); et à la Blackwood Gallery, University of Toronto (2012). Ils on présenté leurs performances à la Fonderie Darling (2015) et dans le cadre du festival OFFTA (2016). Lum et Desranleau ont également évolué sur la scène musicale internationale avec leur groupe d’avant-garde rock AIDS Wolf pour lequel ils ont produits des affiches de concert primées sous le pseudonyme Séripop.

Desranleau est le lauréat 2016 de la bourse Claudine et Stephen Bronfman en art contemporain, et le duo figurait sur la liste longue du Sobey Art Award 2015. Leurs œuvres sont présentes au sein de plusieurs collections, notamment celle du Victoria and Albert Museum, Londres; de l’University of Maryland Art Gallery; du Musée des beaux-arts de Montréal; et de la BMO.

Yannick Desranleau est titulaire d’une maîtrise en sculpture de l’Université Concordia, Montréal, tandis que Chloë Lum est candidate à la maîtrise interdisciplinaire en arts de l’Université York, Toronto. Lum & Desranleau sont représentés par la Galerie Hugues Charbonneau à Montréal. Les artistes vivent et travaillent entre Montréal et Toronto.

lum-desranleau.com

Save

Confortable insouciance : Benoit Aquin, Cynthia Girard-Renard, Isabelle Hayeur et David Lafrance

juin 1st, 2016 § 0 comments § permalink

Benoit Aquin Genghis Khan, Mongolie (série Le Dust Bowl chinois) Genghis Khan, Mongolia (The Chinese Dust Bowl), 2006 Impression numérique à pigments de qualité archive Archival pigment print Éd. 5 : 61 x 91 cm (24

Benoit Aquin
Genghis Khan, Mongolie (série Le Dust Bowl chinois)
Genghis Khan, Mongolia (The Chinese Dust Bowl), 2006
Impression numérique à pigments de qualité archive
Archival pigment print
Éd. 5 : 61 x 91 cm (24″ x 36”)
Éd. 7 : 81 x 122 cm (32″ x 48″)

Confortable insouciance 

Pour son exposition estivale, la Galerie Hugues Charbonneau propose une sélection d’œuvres qui pointent de manière lucide la conciliation difficile entre le système capitaliste et les luttes écologiques.

À l’évidence, le temps presse alors que l’accélération du réchauffement climatique met en péril des populations humaines, menace la biodiversité ou provoque des phénomènes météorologiques extrêmes… Le déni n’est plus possible. Pourtant, la recherche effrénée de croissance économique et la dépendance actuelle aux énergies fossiles plombent les efforts pour limiter la hausse des températures et la décarbonisation de l’économie. Un virage vers des principes solidaires et durables doit être appliqué à échelle globale, gouvernementale et individuelle.

Cynthia Girard-Renard Décroissance/ Degrowth, 2014 Acrylique sur mousseline de coton Acrylic on muslin  397 x 300 cm (156 1/4

Cynthia Girard-Renard
Décroissance/ Degrowth, 2014
Acrylique sur mousseline de coton
Acrylic on muslin
397 x 300 cm (156 1/4″ x 118″)
(Photo : Guy L’Heureux)

Dans la galerie, Benoit Aquin nous confronte à deux catastrophes environnementales d’origine humaine. D’une part, son célèbre projet Le “Dust Bowl” chinois (2006-2009) nous donne à voir à la désertification de l’ancienne « route de la soie » en Mongolie Intérieure. D’autre part, sa série Mégantic (2013) témoigne du pire déversement pétrolier terrestre survenu à ce jour en Amérique du Nord – désormais emblématique de la gestion désinvolte encadrant le lobby des hydrocarbures. Cynthia Girard-Renard, pour sa part, présente une grande peinture scénique issue du projet Unicorns and Dictators (2014) présenté à la Fondation Esker, Calgary. Y pose frontalement un personnage hybride rappelant la figure du trickster avec pour oreilles des usines en pleine action. Il est entouré de lapins déclamant leur inquiétude au sujet de l’avenir, et de nuages sur lesquels sont inscrits des mots comme : nature, profit capital…

Isabelle Hayeur Écume d'étang (série Underworld), 2015 Édition 5 127 x 91 cm (50

Isabelle Hayeur
Écume d’étang (série Underworld), 2015
Édition 5
127 x 91 cm (50″ x 36″)

Isabelle Hayeur nous transporte sous l’eau avec sa série de longue haleine Underworlds (2008-2015) qui révèle des paysages aquatiques dont les écosystèmes ont été complètement déréglés. Cet angle de vue inhabituel rend compte efficacement de la dégradation des plans d’eau attribuable à l’urbanisation et à l’industrialisation massives. Enfin, David Lafrance à travers sa sérieEarthships (2015) se penche sur les maisons autosuffisantes du même nom en juxtaposant de miniatures scènes bucoliques; et des interprétations schématiques ou abstraites des systèmes écoénergétiques de ces domiciles. Lafrance nous invite à réfléchir sur ce paradis vert, certes fantasmé, mais qui s’oppose diamétralement à notre hyperconsommation et à notre dépendance technologique.

David Lafrance Earthship 07, 2015 Huile sur panneau Oil on panel 15 x 20 cm (6

David Lafrance
Earthship 07, 2015
Huile sur panneau
Oil on panel
15 x 20 cm (6″ x 8″)

Le titre de cette exposition a été inspiré par l’article « La confortable inconscience » de Josée Blanchette paru au Devoir le 26 février dernier.

Écrans : Maryse Goudreau, Trevor Gould, Jean-Benoit Pouliot, Lucie Robert et Julie Trudel

juin 26th, 2015 § 0 comments § permalink

Maryse Goudreau Manifestation pour la mémoire des quais (détail) 2011 Négatif de verre au collodion humide numérisé, Impression jet d’encre, papier baryté Digitaslised collodion glass negative, inkjet print  Ed. 5 2 comp. : 100 cm x 80 cm ch. | ea.

Maryse Goudreau
Manifestation pour la mémoire des quais (détail)
2011
Négatif de verre au collodion humide numérisé, Impression jet d’encre, papier baryté
Digitaslised collodion glass negative, inkjet print
Ed. 5
2 comp. : 100 cm x 80 cm ch. | ea.

La Galerie Hugues Charbonneau marque sa saison estivale par une exposition collective réunissant les artistes Trevor Gould, Jean-Benoit Pouliot et Julie Trudel ainsi que Maryse Goudreau et Lucie Robert, invitées pour l’occasion. Écransrassemblent des œuvres qui revoient les limites du concept de l’écran selon différentes modalités tantôt picturales, tantôt historiques, physiques ou politiques.

Trevor Gould To be titled 2015 Aquarelle Watercolour 61 x 46 cm (24’’ x 18’’)

Trevor Gould
To be titled
2015
Aquarelle
Watercolour
61 x 46 cm (24’’ x 18’’)

L’écran détient le pouvoir paradoxal de révéler et de dissimuler simultanément. Cette dualité qui construit, voire conditionne, notre regard exprime l’incomplétude inévitable des images qui nous entourent en sous-tendant leur hors-champ et leurs sous-textes. L’écran devient ainsi un dispositif esthétique, politique et philosophique qui permet d’analyser notre lecture du monde. Il mobilise des idées d’interprétation ou de morcellement des récits en nourrissant une compréhension plus large de notre relation à l’immatériel, à l’infigurable.

Jean-Benoit Pouliot Glissement No3 2015 Impression jet d’encre sur film rétro éclairage hp montée sur aluminium Inkjet print on backlit hp film mounted on aluminium Ed. 2

Jean-Benoit Pouliot
Glissement No3
2015
Impression jet d’encre sur film rétro éclairage hp montée sur aluminium
Inkjet print on backlit hp film mounted on aluminium
Ed. 2

Véhicule pour l’art à cheval entre un médium et un média, l’écran peut en effet être compris comme support de projection physique ou abstrait, mais peut aussi être approché comme construction historique et culturelle, comme arme normative à l’endroit des corps, comme feuilletage iconographique et conceptuel… La notion d’écran renvoie enfin à toute une archéologie des images et à une histoire des idées.

Louise Robert Gestes noir sur blanc no.3 2014 Encre et fil cousu sur papier coton Ink and sewn wire on cotton paper  55 x 37 cm (21.5” x 14.5”)

Louise Robert
Gestes noir sur blanc no.3
2014
Encre et fil cousu sur papier coton
Ink and sewn wire on cotton paper
55 x 37 cm (21.5” x 14.5”)

Julie Trudel Chevauchements T123F123 2013 acrylique sur panneau acrylic on panel 19” x 24” (photo : Martin Désilets)

Julie Trudel
Chevauchements T123F123
2013
acrylique sur panneau
acrylic on panel
19” x 24”
(photo : Martin Désilets)

Julie Trudel Bifurcation NBN 2014 Gesso et acrylique sur MDF, marouflé sur contreplaqué  Gesso and acrylic on MDF mounted on plywood 60 x 74 cm (24” x 29”)

Julie Trudel
Bifurcation NBN
2014
Gesso et acrylique sur MDF, marouflé sur contreplaqué
Gesso and acrylic on MDF mounted on plywood
60 x 74 cm (24” x 29”)

Alain Paiement : Instantanés, peut-être

février 24th, 2015 § 0 comments § permalink

Alain Paiement Fatras, 2015 Transfert sur aluminium Transfer on aluminium Éd. 2 296 x 383 cm (116 1/2” x 150 3/4”)

Alain Paiement
Fatras, 2015
Transfert sur aluminium
Transfer on aluminium
Éd. 2
296 x 383 cm (116 1/2” x 150 3/4”)

Vernissage le 14 mars de 15 h à 17 h en présence de l’artiste

Instantanés, peut-être

Dans le cadre du deuxième volet de son projet solo 2014-2015 à la Galerie Hugues Charbonneau, Alain Paiement puise directement dans l’imposante banque de photographies que représente l’ensemble des clichés qu’il a captés au fil de ses trente années de carrière, mais qui, à ce jour, n’avaient presque jamais été exploitées.

L’artiste note : « En fait, j’ai toujours “pris” des photos. Les sujets photogéniques sont trouvés partout où je suis passé. Il y en a des centaines. Ils sont captés instantanément, la plupart du temps avec l’appareil à la main, sans trépied. »

Alain Paiement Images en limbes, 2015 Impression numérique sur papier archive Digital print on archival paper Éd. 5 111 x 179 cm (43 3/4” x 70 1/2”)

Alain Paiement
Images en limbes, 2015
Impression numérique sur papier archive
Digital print on archival paper
Éd. 5
111 x 179 cm (43 3/4” x 70 1/2”)

Alain Paiement redéfinit la temporalité de ces snapshots, ce terme suggérant habituellement une spontanéité ou du moins une saisie non préméditée, immédiate, que l’on opposerait à l’idée de mise en scène et de construction préparée. Pourtant, par des procédés rigoureux de manipulation technique de l’image, chacune des œuvres issues de ce nouveau corpus combine plusieurs prises de vue. On y découvre ainsi des images à réalités multiples, des « images d’images », obtenues par surimpressions, juxtapositions, collages et autres formes d’imbrication de moments.

Cette série concrétise un nouveau chantier dans l’œuvre d’Alain Paiement : elle assoit véritablement ses préoccupations grandissantes pour la notion de « temps » en faisant se croiser différentes temporalités à même le processus de création (photographies anciennes vs manipulations récentes). Ces œuvres ouvrent un riche espace de réflexion sur l’instantanéité qui caractérise le régime culturel actuel ou encore sur le présentisme qui marque peut-être la relation au passé et au futur de la société contemporaine.

Alain Paiement Watch, Second, 2015 Impression numérique sur papier archive Digital print on archival paper Éd. 5 75 x 75 cm (29 1/2” x 29 1/2”)

Alain Paiement
Watch, Second, 2015
Impression numérique sur papier archive
Digital print on archival paper
Éd. 5
75 x 75 cm (29 1/2” x 29 1/2”)

Alain Paiement

Figure phare de la photographie contemporaine au Canada, Alain Paiement traduit en images ses recherches sur les possibilités de déploiement de ce médium à travers l’espace et le temps. Ses installations et séries photographiques ainsi que son travail vidéo explorent le potentiel que recèlent des jeux de perspectives, de télescopage et de balayage pour sonder la relation entre le sujet percevant et son environnement en constante redéfinition.

Le travail d’Alain Paiement a fait l’objet de nombreuses expositions à travers le Canada et les États-Unis en plus d’être présenté en Europe, en Amérique latine et en Asie depuis les années 1980. Alain Paiement a reçu plusieurs prix en photo contemporaine et a réalisé de nombreuses œuvres d’art public au Québec, dont la monumentale Tessellations sans fin (2012) dans les halls du Centre de recherche du CHUM à Montréal. Il figure au sein de collections institutionnelles et privées majeures au Canada, aux États-Unis, en Espagne et en Belgique.

Alain Paiement, Lampes-particules, 2015 Impression numérique sur papier archive Digital print on archival paper Éd. 5 100 x 100 cm (39” x 39”)

Alain Paiement,
Lampes-particules, 2015
Impression numérique sur papier archive
Digital print on archival paper
Éd. 5
100 x 100 cm (39” x 39”)

Alain Paiement Instantanés, peut-être (exposition solo) Instants, Maybe (solo exhibition) 2015, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada

Alain Paiement
Instantanés, peut-être (exposition solo)
Instants, Maybe (solo exhibition)
2015, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada

Alain Paiement Instantanés, peut être (exposition solo) Instants, Maybe (solo exhibition) 2015, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada

Alain Paiement
Instantanés, peut être (exposition solo)
Instants, Maybe (solo exhibition)
2015, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada

Alain Paiement Instantanés, peut être (exposition solo) Instants, Maybe (solo exhibition) 2015, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada

Alain Paiement
Instantanés, peut être (exposition solo)
Instants, Maybe (solo exhibition)
2015, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada

Karen Tam : Made in Britain

décembre 21st, 2014 § 0 comments § permalink

Karen Tam, Made in Britain (solo), 2015, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada

Karen Tam, Made in Britain (solo), 2015, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada

Vernissage le 17 janvier de 15 h à 17 h en présence de l’artiste

Karen Tam articule son œuvre autour des enjeux définissant la représentation de l’Asie en Amérique et en Europe à travers l’art, la littérature, les médias et les biens de consommation. Elle s’interroge sur cet Orient légèrement déphasé, subtilement dénaturé : cet Orient fabriqué sur mesure pour le goût du marché occidental.

Karen Tam Moonflask Hauled Around in a Cardboard Box  |  Capt. Edward Watkins Whittington-Ince Moonflask 2012 Papier mâché, gesso, marqueurs Papier-mâché, gesso, markers 2 comp. / 29 x 15 x 6.5 cm (11.5” x 6” x 2.5”)

Karen Tam
Moonflask Hauled Around in a Cardboard Box | Capt. Edward Watkins Whittington-Ince Moonflask 2012
Papier mâché, gesso, marqueurs
Papier-mâché, gesso, markers
2 comp. / 29 x 15 x 6.5 cm (11.5” x 6” x 2.5”)

Au moyen de stratégies d’appropriation et de subversion, Tam reproduit méticuleusement des antiquités, des ornements, des découpages traditionnels chinois et des intérieurs typiques de restaurants chinois ou encore de salons d’opium. Pourtant, entre sa source d’inspiration originale et l’interprétation qu’elle en fait, l’artiste ménage une dissemblance subtile de laquelle émerge une critique lucide qui mobilise des problématiques culturelles et identitaires relatives au racisme ainsi qu’à la globalisation des échanges.

Karen Tam Sinography (Gold) Papier doré découpé Gold paper-cutout 176 comp. / 15 x 15 cm  Total : 243 x 168 cm

Karen Tam
Sinography (Gold)
Papier doré découpé
Gold paper-cutout
176 comp. / 15 x 15 cm
Total : 243 x 168 cm

Non sans ironie, les sculptures et les installations de Tam s’approprient et magnifient l’esthétique de cette Chine fantasmée par et pour l’Occident par l’entremise de découpages dont l’iconographie traditionnelle est détournée, de porcelaines antiques faites de papier mâché et de lanternes décoratives en carton.

Karen Tam From Frog's Robe to Crow's Feet and Dried Old Bones to Vinegar Drinkers 2009 Tissu découpé (brillant) Fabric cut-out (glitter) 143 x 394 cm (56” x 155”)

Karen Tam
From Frog’s Robe to Crow’s Feet and Dried Old Bones to Vinegar Drinkers
2009
Tissu découpé (brillant)
Fabric cut-out (glitter)
143 x 394 cm (56” x 155”)

La superposition culturelle dont ces chinoiseries contemporaines témoignent refait surgir l’histoire des routes commerciales entre l’Occident et l’Orient; elle rappelle les politiques d’exclusion chinoise du gouvernement canadien; elle traite de la mise en image des cultures à travers leurs contacts et leurs stéréotypes; tout comme elle réactualise la question de l’authenticité en art actuel à la lumière des Cultural Studies.

Karen Tam, Made in Britain (solo), 2015, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada

Karen Tam, Made in Britain (solo), 2015, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada

L’exposition Karen Tam. Made in Britain marque le retour de l’artiste à Montréal, où son dernier solo remonte à 2005. Les œuvres présentées pour l’occasion furent réalisées lors de son séjour à Londres durant ses études au doctorat à l’université Goldsmiths.

Karen Tam Turandot’s Trophies 2011 Fausses perles, fil à pêche Imitation pearl beads, fishing wire 161 x 161 cm (63 1/2

Karen Tam Turandot’s Trophies 2011
Fausses perles, fil à pêche
Imitation pearl beads, fishing wire
161 x 161 cm (63 1/2″ x 63 1/2″)

Karen Tam vit et travaille entre Montréal, l’Angleterre et les États-Unis. Elle a obtenu un diplôme de maîtrise à la School of the Art Institute of Chicago ainsi qu’un doctorat au Centre for Cultural Studies de la Goldsmiths, University of London. Depuis les années 2000, son travail a été présenté dans plusieurs expositions au Canada, en Irlande, au Royaume-Uni, en Autriche, aux États-Unis et en Chine. Elle a été récipiendaire de multiples bourses en recherche/création et figurait sur la liste longue du prestigieux Prix Sobey pour les arts 2010.

Karen Tam Rex vs. Quong, 2006 Papier doré découpé Gold paper-cutout 57 x 81 cm (22 1/2

Karen Tam
Rex vs. Quong, 2006
Papier doré découpé
Gold paper-cutout
57 x 81 cm (22 1/2″ x 32″)

www.karentam.ca

Alain Paiement : Irréversibles

novembre 7th, 2014 § 0 comments § permalink

Alain Paiement, Irréversibles (vue d'installation _ installation view), 2014, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada

Alain Paiement, Irréversibles (vue d’installation _ installation view), 2014, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada

Figure phare de la photographie contemporaine au Canada, Alain Paiement traduit en images, depuis près de trente ans, ses recherches sur les possibilités de déploiement de ce médium à travers l’espace et le temps. Au fil de sa carrière, il s’est entre autres intéressé à la représentation du monde en mouvement à une échelle « micro », par l’entremise de vue aérienne (mappings) cartographiant des architectures, et à une échelle « macro » en représentant les révolutions des astres solaires et lunaires.

Alain Paiement, Irréversibles (vue d'installation _ installation view), 2014, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada

Alain Paiement, Irréversibles (vue d’installation _ installation view), 2014, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada

Son attention se tourne cette fois vers les profondeurs océaniques pour capter en vidéo l’hypnotique ballet des méduses lunes ou des morceaux de glace à la dérive sur le fleuve Saint-Laurent. Alain Paiement réitère ici les procédés rigoureux qui caractérisent sa démarche et joue avec la construction de l’image telle que perçue par le visiteur. Il réanime des plans fixes ou multiplie les points de vue sur un même sujet puis juxtapose ces représentations, mais en altère la symétrie, la synchronie, le mouvement et la symbolique.

Les images manipulées émergent ainsi sur fonds noirs, indiciblement entre photographies et images en mouvement, brouillant notre perception du temps qui semble ici distendu, déstructuré.

Cette importante exposition individuelle d’Alain Paiement se déploiera en deux volets, dont le second sera dévoilé en 2015.

L’artiste remercie Guilhem Molinier et le Fond de recherche du Québec – Société et culture.

Alain Paiement, Irréversibles (vue d'installation _ installation view), 2014, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada

Alain Paiement, Irréversibles (vue d’installation _ installation view), 2014, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada

Le travail d’Alain Paiement a fait l’objet de nombreuses expositions à travers le Canada et les États-Unis en plus d’être présenté en Europe, en Amérique latine et en Asie depuis les années 1980. Alain Paiement a reçu plusieurs prix en photo contemporaine et a réalisé de nombreuses œuvres d’art public au Québec, dont celle du nouveau CHUM à Montréal (2013). Il figure au sein de collections institutionnelles et privées majeures au Canada, aux États-Unis, en Espagne et en Belgique.

Alain Paiement Start, End, Here 2012 Épreuve numérique à pigments qualité archive Archival digital pigment print

Alain Paiement
Start, End, Here
2012
Épreuve numérique à pigments qualité archive
Archival digital pigment print

Where Am I?

You are currently browsing entries tagged with art actuel at Galerie Hugues Charbonneau.