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Situation #6 : Matthew Biederman : Le réseau antagoniste génératif

août 9th, 2017 § 0 comments § permalink

Vernissage le 16 août de 17h à 19h en présence de l’artiste
À la Galerie Hugues Charbonneau
Avec l’aimable collaboration de la Galerie Art45

Si l’on modifie les algorithmes et les scénarios d’entraînement, quelle sera alors la synthèse du réseau ?


J’ai entraîné un réseau neuronal à l’aide d’une technique de pointe — un réseau antagoniste génératif (la formulation est par ailleurs intéressante) — afin de générer des portraits en pied qu’il a appris à partir d’un ensemble de scans corporels effectués par la Transportation Security Administration (TSA). Les images déformées ainsi créées ne représentent pas des personnes en particulier, mais sont plutôt des « hallucinations » du réseau révélant le « processus d’apprentissage ». Le jeu de données d’entraînement provient des mêmes scans effectués chaque fois que quelqu’un entre dans un terminal d’aéroport aux États-Unis ou dans un autre pays. La TSA a mis ces images à la disposition de la population dans l’espoir que l’on puisse concevoir et développer un algorithme qui permettrait de détecter automatiquement les « menaces ». Voici exposé le système alors qu’il apprend à créer des images dans l’étrange boucle d’un système d’apprentissage automatique entraîné à imiter des images recueillies à partir de données biométriques.

Matthew Biederman

Au sujet de Matthew Biederman

Matthew Biederman (n. 1972, Chicago Heights, IL, USA) vit et travaille à Montréal. Il est le récipiendaire du prix Bay Area Artist Award in Video by New Langton Arts en 1999 et il remporte la première place dans la catégorie Arts Visuels au festival Break21 (Slovénie). Depuis, il a co-fondé avec Marko Peljhan le Arctic Perspective Initiative (API), en 2007. API est un groupe international sans but lucratif rassemblant des individus et organisations afin de promouvoir la création de plateformes d’édition, de communications et de diffusion pour les régions nordiques.

Le travail de Biederman a notamment été exposé aux États-Unis, en Amérique du Sud, en Europe et au Japon, ainsi que dans une variété (un bon nombre) de festivals et de lieux (venues) tels que 7 ATA Festival Internacional (Lima), la 11e Biennale de Lyon, la Triennale du Québec (2011), la Biennale de Montréal (2014) (Musée d’art contemporain), la Biennale de l’Art Digital (BIAN, Montréal), Artissima (Turin, IT) et la Biennale de Moscou. En tant que vidéaste, son travail a été présenté dans les festivals FILE (Sao Paulo), New Forms (Vancouver), Edinburgh FringeParis/Berlin International Meetings, au Chicago Underground Film Festival et présenté publiquement au festival ZeroOne2006(San Jose, États-Unis), ainsi qu’à la Biennale SCAPE (Nouvelle-Zélande), entre autres.

Biederman est représenté par la galerie Art45.

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Maria Hupfield : Stay Golden

octobre 6th, 2015 § 0 comments § permalink

Vernissage le 10 octobre de 15 h à 17 h en présence de l’artiste

Stay Golden

La Galerie Hugues Charbonneau est heureuse d’accueillir l’artiste Maria Hupfield pour une deuxième exposition individuelle. Articulée autour de sa performance Jiimaan ayant pris place à Venise en mai 2015, Stay Golden présente un nouvel ensemble de sculptures dorées, un canot grandeur nature en feutre gris ainsi qu’un diptyque vidéo.

Maria Hupfield Jiimaan (Canoe), 2015 Canoe en feutre, ruban, sac et accrochage, avec motif d’eau sur bande orange et sur bâche bleu.  Felt canoe,  ribbon, bag. hanging and water pattern in orange tape on blue trap.

Maria Hupfield
Jiimaan (Canoe), 2015
Canoe en feutre, ruban, sac et accrochage, avec motif d’eau sur bande orange et sur bâche bleu.
Felt canoe, ribbon, bag. hanging and water pattern in orange tape on blue trap.

Les installations de Maria Hupfield, tout comme ses performances, activent diverses stratégies d’occupation de l’espace. L’artiste s’intéresse à la charge identitaire des lieux qui à la fois peuvent réguler nos comportements, mais aussi définir notre identité ou changer nos perceptions. Comment nous approprions-nous un nouveau lieu? Comment activons-nous les lieux qui nous entourent? Peuvent-ils être source d’empowerment ou encore de communion avec le passé?

Maria Hupfield Victory in Defeat (working title), 2015 Grelots en étain avec fini doré  et élasthanne doré avec polyfil   Spandex fabric, tin jingles with gold color finish and polyfil 43 x 30,5 x 43 cm (17’’ x 12 ‘’ x 17”)

Maria Hupfield
Victory in Defeat (working title), 2015
Grelots en étain avec fini doré et élasthanne doré avec polyfil
Spandex fabric, tin jingles with gold color finish and polyfil
43 x 30,5 x 43 cm (17’’ x 12 ‘’ x 17”)

De manière similaire, la culture matérielle ainsi que la valeur symbolique ou affective que nous accordons à certains objets se trouvent au cœur de ses préoccupations. Dans la galerie, la mémoire des publics se superpose à celle de l’artiste à travers les objets de son Trophy Wall qui rassemble un éventail de sculptures de feutre gris ou de tissu doré, reliques et artéfacts d’une, voire de plusieurs performances passées. L’effet que suggère ce mur commémoratif oscille entre célébration ou mise au repos de ces objets qui s’y voient muséifiés.

Maria Hupfield Jiimaan (Canoe, Video), 2015 Installation video à deux canaux Two channel video installation  Édition : 3 1:15:00 boucle _ loop Camera Dylan McLaughlin Montage_Editing Dylan McLaughlin

Maria Hupfield
Jiimaan (Canoe, Video), 2015
Installation video à deux canaux
Two channel video installation
Édition : 3
1:15:00 boucle _ loop
Camera Dylan McLaughlin
Montage_Editing Dylan McLaughlin

Le canot de neuf pieds confectionné à la main par Hupfield constitue l’élément central de la performance Jiimaan que l’artiste a réalisée dans le cadre de l’exposition Ga ni tha au Campo dei Gesuiti à Venise. La vidéo éponyme à deux canaux retrace les différents temps de cette intervention : durant trois jours consécutifs, Hupfield a performé en soirée devant public puis, le lendemain matin, seule et de mémoire, elle reproduisait la performance de la veille. Cette œuvre révèle des concepts clés dans le travail de l’artiste, soit le savoir-faire, la mémoire culturelle et la présence du corps.

Maria Hupfield Jiimaan (Canoe), 2015 Canoe en feutre, ruban, sac et accrochage, avec motif d’eau sur bande orange et sur bâche bleu.  Felt canoe,  ribbon, bag. hanging and water pattern in orange tape on blue trap. 274 cm long (9’ long)

Maria Hupfield
Jiimaan (Canoe), 2015
Canoe en feutre, ruban, sac et accrochage, avec motif d’eau sur bande orange et sur bâche bleu.
Felt canoe, ribbon, bag. hanging and water pattern in orange tape on blue trap.
274 cm long (9’ long)

Elle propose une rencontre entre des nations et leur histoire à travers la tradition canadienne et Anishinaabe de construction de canots d’écorce mise en parallèle avec la fabrication des gondoles par les artisans vénitiens. De plus, la dimension participative des représentations devant public de Jiimaan fait directement référence à la tradition orale Anishinaabe et à la volonté de Hupfield de construire des souvenirs en partageant des expériences humaines.

Maria Hupfield Venice Fringe Gloves, 2015 Gants de soirée en soie blanche et dorée avec frange de 2 pieds et frange vénitienne dorée de 4 pieds White satin and gold colored evening gloves with 2’ fringe and 4’ venetian gold colored fringe. 30,5 x 13 x 2,5 cm (12’’ x 4’’ x 1’’)

Maria Hupfield
Venice Fringe Gloves, 2015
Gants de soirée en soie blanche et dorée avec frange de 2 pieds et frange vénitienne dorée de 4 pieds
White satin and gold colored evening gloves with 2’ fringe and 4’ venetian gold colored fringe.
30,5 x 13 x 2,5 cm (12’’ x 4’’ x 1’’)

Maria Hupfield

Le travail de Maria Hupfield se déploie à travers la performance, l’installation, la sculpture, la vidéo, la photographie et le collage. Au cours des dix dernières années, de nombreuses institutions au Canada, aux États-Unis et en Europe ont présenté ses œuvres ou ses performances dans le cadre d’expositions individuelles ou collectives, nommons le North American Native Museum, Zurich (2014); le Musée d’art contemporain de Montréal (2014); le Smithsonian’s National Museum of the American Indian, Washington D.C. (2013); le Musée des beaux-arts du Canada (2013); le Museum of Art and Design, New York (2012); le Museum of Contemporary Native Arts, Santa Fe (2011); et le Musée McCord, Montréal (2011). Maria Hupfield est une artiste canadienne d’héritage Anishinaabe (Ojibwé) et membre de la Première Nation Wasauksing en Ontario. Elle vit et travaille à Brooklyn, New York.

Alain Paiement : Instantanés, peut-être

février 24th, 2015 § 0 comments § permalink

Alain Paiement Fatras, 2015 Transfert sur aluminium Transfer on aluminium Éd. 2 296 x 383 cm (116 1/2” x 150 3/4”)

Alain Paiement
Fatras, 2015
Transfert sur aluminium
Transfer on aluminium
Éd. 2
296 x 383 cm (116 1/2” x 150 3/4”)

Vernissage le 14 mars de 15 h à 17 h en présence de l’artiste

Instantanés, peut-être

Dans le cadre du deuxième volet de son projet solo 2014-2015 à la Galerie Hugues Charbonneau, Alain Paiement puise directement dans l’imposante banque de photographies que représente l’ensemble des clichés qu’il a captés au fil de ses trente années de carrière, mais qui, à ce jour, n’avaient presque jamais été exploitées.

L’artiste note : « En fait, j’ai toujours “pris” des photos. Les sujets photogéniques sont trouvés partout où je suis passé. Il y en a des centaines. Ils sont captés instantanément, la plupart du temps avec l’appareil à la main, sans trépied. »

Alain Paiement Images en limbes, 2015 Impression numérique sur papier archive Digital print on archival paper Éd. 5 111 x 179 cm (43 3/4” x 70 1/2”)

Alain Paiement
Images en limbes, 2015
Impression numérique sur papier archive
Digital print on archival paper
Éd. 5
111 x 179 cm (43 3/4” x 70 1/2”)

Alain Paiement redéfinit la temporalité de ces snapshots, ce terme suggérant habituellement une spontanéité ou du moins une saisie non préméditée, immédiate, que l’on opposerait à l’idée de mise en scène et de construction préparée. Pourtant, par des procédés rigoureux de manipulation technique de l’image, chacune des œuvres issues de ce nouveau corpus combine plusieurs prises de vue. On y découvre ainsi des images à réalités multiples, des « images d’images », obtenues par surimpressions, juxtapositions, collages et autres formes d’imbrication de moments.

Cette série concrétise un nouveau chantier dans l’œuvre d’Alain Paiement : elle assoit véritablement ses préoccupations grandissantes pour la notion de « temps » en faisant se croiser différentes temporalités à même le processus de création (photographies anciennes vs manipulations récentes). Ces œuvres ouvrent un riche espace de réflexion sur l’instantanéité qui caractérise le régime culturel actuel ou encore sur le présentisme qui marque peut-être la relation au passé et au futur de la société contemporaine.

Alain Paiement Watch, Second, 2015 Impression numérique sur papier archive Digital print on archival paper Éd. 5 75 x 75 cm (29 1/2” x 29 1/2”)

Alain Paiement
Watch, Second, 2015
Impression numérique sur papier archive
Digital print on archival paper
Éd. 5
75 x 75 cm (29 1/2” x 29 1/2”)

Alain Paiement

Figure phare de la photographie contemporaine au Canada, Alain Paiement traduit en images ses recherches sur les possibilités de déploiement de ce médium à travers l’espace et le temps. Ses installations et séries photographiques ainsi que son travail vidéo explorent le potentiel que recèlent des jeux de perspectives, de télescopage et de balayage pour sonder la relation entre le sujet percevant et son environnement en constante redéfinition.

Le travail d’Alain Paiement a fait l’objet de nombreuses expositions à travers le Canada et les États-Unis en plus d’être présenté en Europe, en Amérique latine et en Asie depuis les années 1980. Alain Paiement a reçu plusieurs prix en photo contemporaine et a réalisé de nombreuses œuvres d’art public au Québec, dont la monumentale Tessellations sans fin (2012) dans les halls du Centre de recherche du CHUM à Montréal. Il figure au sein de collections institutionnelles et privées majeures au Canada, aux États-Unis, en Espagne et en Belgique.

Alain Paiement, Lampes-particules, 2015 Impression numérique sur papier archive Digital print on archival paper Éd. 5 100 x 100 cm (39” x 39”)

Alain Paiement,
Lampes-particules, 2015
Impression numérique sur papier archive
Digital print on archival paper
Éd. 5
100 x 100 cm (39” x 39”)

Alain Paiement Instantanés, peut-être (exposition solo) Instants, Maybe (solo exhibition) 2015, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada

Alain Paiement
Instantanés, peut-être (exposition solo)
Instants, Maybe (solo exhibition)
2015, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada

Alain Paiement Instantanés, peut être (exposition solo) Instants, Maybe (solo exhibition) 2015, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada

Alain Paiement
Instantanés, peut être (exposition solo)
Instants, Maybe (solo exhibition)
2015, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada

Alain Paiement Instantanés, peut être (exposition solo) Instants, Maybe (solo exhibition) 2015, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada

Alain Paiement
Instantanés, peut être (exposition solo)
Instants, Maybe (solo exhibition)
2015, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada

David Lafrance : Été 2014

juillet 17th, 2014 § 0 comments § permalink

David Lafrance Rebutoir 2014 Huile sur toile Oil on canvas 122 x 152 cm (48” x 60”)

David Lafrance
Rebutoir
2014
Huile sur toile
Oil on canvas
122 x 152 cm (48” x 60”)

L’exposition

La Galerie Hugues Charbonneau présente une exposition solo de l’artiste montréalais David Lafrance. Des dessins d’observation réalisés dans la campagne de la Montérégie sont exposés aux côtés de tableaux créés subséquemment en atelier. Ces représentations cognitives de la campagne issues d’un travail introspectif évoquent le fonctionnement de la mémoire des lieux ainsi que les dynamiques qui y règnent aujourd’hui.

Les grands canevas exposés suggèrent souvent des paysages et bénéficient de l’ample registre visuel de l’artiste; accueillant simultanément des représentations folkloriques de facture naïve, des pastorales réalisées par superposition subtile de glacis, des cartes tracées à main levée et des empâtements expressifs.

Conjointement aux espaces représentés, les symboles issus de la culture populaire deviennent des indices culturels en soi. Les objets folkloriques ou les reliques modernes s’inscrivant dans les paysages tourmentés offrent un regard sur les rapports que nos sociétés industrielles entretiennent avec la nature. En effet, les environnements inquiétants et à la fois séduisants que crée l’artiste par un amalgame d’objets anachroniques deviennent des outils cathartiques exprimant les pulsions paradoxales qui régissent la vie. Ces dichotomies, qui consistent en une cohabitation d’objets chargés de sens symboliques dans un ou plusieurs espaces naturels quasi impossibles à décrypter, engendrent un discours narratif mettant en scène la relation complexe que l’Homme moderne entretient avec son environnement. La nature et le civilisé se rencontrent dans les travaux créatifs de Lafrance afin de revisiter les conceptions tenues au réel.

David Lafrance St-Philippe 2014 Fusain sur papier Charcoal on paper 38 x 53 cm (15” x 21”)  LAFR2014020

David Lafrance
St-Philippe
2014
Fusain sur papier
Charcoal on paper
38 x 53 cm (15” x 21”)

La démarche de l’artiste

Peintre, sculpteur et producteur d’installations sonores, Lafrance crée des œuvres insolites où la nature exaltée se déploie jusqu’à ce qu’elle se heurte ou fusionne avec les traces de la vie humaine. C’est par la réalisation de paysages édéniques que Lafrance explore sa propre psyché et éveille son spectre sensible, afin de tester les limites de l’expressionnisme. Dans la pratique de l’artiste où la subjectivité foncière est mise à nu, le pan expressif est employé afin d’étudier les réflexes cognitifs humains et ainsi exposer une prise de position. De la sorte, l’artiste utilise l’expressivité dans l’art en lui conférant une valeur critique. En effet, les œuvres énigmatiques de Lafrance s’articulent généralement autour de thématiques contestataires tels les exutoires festifs, l’industrialisation, la nature ou bien l’identité individuelle et collective.

David Lafrance Un atelier à la campagne 2014 Huile sur toile Oil on canvas 183 x 274 cm (72” x 108”)

David Lafrance
Un atelier à la campagne
2014
Huile sur toile
Oil on canvas
183 x 274 cm (72” x 108”)

David Lafrance 20 000 ans 2014 Huile sur toile Oil on canvas 122 x 152 cm (48” x 60”)

David Lafrance
20 000 ans
2014
Huile sur toile
Oil on canvas
122 x 152 cm (48” x 60”)

David Lafrance La vie après 2014 Huile sur toile Oil on canvas 102 x 114 cm (40” x 45”)

David Lafrance
La vie après
2014
Huile sur toile
Oil on canvas
102 x 114 cm (40” x 45”)

David Lafrance Usine 05 2014 Huile sur toile Oil on canvas 38 x 58 cm (15” x 23”)

David Lafrance
Usine 05
2014
Huile sur toile
Oil on canvas
38 x 58 cm (15” x 23”)

David Lafrance Usine 08 2014 Huile sur toile Oil on canvas 31 x 41 cm (12” x 16”)

David Lafrance
Usine 08
2014
Huile sur toile
Oil on canvas
31 x 41 cm (12” x 16”)

David-Lafrance-Ete2014-0

Lafrance-Ete2014-1

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