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Guillaume Adjutor Provost : Chambre réverbérante

avril 14th, 2019 § 0 comments § permalink

Vernissage le 17 avril de 17h à 19h

Guillaume Adjutor Provost, Sans titre (flux 03.05), 2019
Encre sur papier
Ink on paper
29,7 x 21 cm (11,7” x 8,3”)

Pour sa deuxième exposition à la Galerie Hugues Charbonneau, Chambre réverbérante, Guillaume Adjutor Provost présente une sélection de dessins issus de sa série intitulée Flux(2018-2019). Ces images résultent d’un nombre de séances de dessin automatique où chaque pièce a été exécutée au cours de plusieurs heures consécutives. Durant leur création nocturne, Provost se trouvait dans un état de consciencealtérée provoqué par autohypnose, un état hypnagogiquequi lui permet une libre exploration intérieure. Il compare le vocabulaire visuel qui ressort de ce processus à un flux d’information qui découle directement de sa psyché.

À partir des formes et des symboles cachés qui ont émergé lors de cet exercice, Provost a créé deux sculptures qui font écho aux dessins de Flux. Ornés de motifs en émail, Fée du Kapital (Shift de jour)et Fée du Kapita (Shift de nuit), représentent deux paires de pieds habillés de bottes et de tissus. L’énergie de ces pieds démembrés dans l’espace crée une tension ambiante qui semble évoquer la présenced’esprits. Pour l’artiste, ces « ancres » symbolisent à la fois un systèmeen déconstruction et la base d’un nouvel ordre.

Chambre réverbérantedécoule du désir actuel de Guillaume Adjutor Provost de produire un travail qui s’éloigne de la référentialité pour accéder aux processus internes bruts de la conscience et, du même élan, d’exposer nos relations à l’occupation continuelle et invisible intrinsèque au travail d’artiste.

Guillaume Adjutor Provost est né à Gatineau en 1987. Il vit et travaille à Montréal où il a complété un doctorat en étude et pratique des arts à l’UQAM en 2016. Ses recherches portent sur la notion d’art commissarial, à savoir l’utilisation d’approches commissariales comme mode de création.

Récipiendaire de bourses du Conseil des Arts et des Lettres du Québec, du Conseil des Arts du Canada, de l’OJIQ, de la SODEC, le travail de Guillaume Adjutor Provost a été diffusé lors d’expositions solos et collectives au Canada, en France, en Allemagne, en Autriche, en Belgique et en Suisse. Parallèlement, sa pratique a été soulignée par l’attribution de la bourse Jean-Claude Rochefort et du prix Claudine et Stephen Bronfman en art contemporain. Depuis l’automne 2016, il bénéficie d’un atelier à la Fonderie Darling où il présente actuellement une exposition individuelle intitulée Vapeurs en conversation avec Julie Tremble et Guillaume B.B. (commissare: Ji-Yoon Han). En 2018, Provost a présenté une exposition individuelle à Bikini à Lyon, a participé à des expositions de groupe à Critical Distance (Toronto) et Tap Art Space (Montréal) et à complété une résidence de recherche à la fondation Rupert à Vilnius en Lituanie.

Guillaume Adjutor Provost, Chambre réverbérante, 2019
Exposition / Exhibition
Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada
(photo : Jean-Michael Seminaro)

Moridja Kitenge Banza : 1

février 27th, 2019 § 0 comments § permalink

 

 

Moridja Kitenge Banza, Christ Pantocrator No1, 2017
Acrylique sur bois, feuille d’or
Acrylic on panel, gold leaf
40 x 30 cm (15,75” x 11,75”) 

 

Dans le cadre de sa première exposition à la Galerie Hugues Charbonneau, Moridja Kitenge Banza présente un tableau issu de sa série « Christ pantocrator » qui explore la complexité de son identité culturelle congolaise à travers des symboles coloniaux enracinés auxquels l’artiste fait subir un glissement de sens. L’artiste décrit ce corpus dans le texte qui suit.

 

Christ pantocrator part de l’icône chrétienne byzantine de Jésus Christ représenté comme étant glorieux et tout puissant. Il s’agit d’une série de peintures qui questionne ma relation avec les masques africains que l’on retrouve dans plusieurs musées occidentaux.

Dans la plupart des cultures africaines, les masques sont réalisés pour être utilisés lors de rites sacrés et de cérémonies célébrant la naissance, la mort ou les récoltes. Déplacés dans un environnement muséal, ils se trouvent amputés de leur contexte de souche et révèlent également ces apories : l’historiquede leur provenance reste méconnu des pays d’où ils viennent et l’identité des artistes, elle, demeure inconnue dans le lieu où ils sont implantés. Objets silencieux et décontextualisés, par leur existence, ils sont pourtant des preuves matérielles de la diversité et de la complexité des sociétés contemporaines africaines. Ce sont des véhicules de transmission essentiels des mœurs et coutumes pour les futures générations africaines.

Mes réflexions sont guidées par une analyse critique des composantes historico-culturelles de mon pays d’origine, la République démocratique du Congo, mais aussi par mon expérience de vie combinant ainsi des multiplicités de sens et d’histoires. Le catholicisme y est présent, transmis à mes ancêtres par les pères jésuites lors de l’évangélisation du Congo, de même que mes traditions familiales. Mon regard actuel sur ces symboles persistants est dynamisé par un élan créatif double, entre mémoire et réappropriation.

Pour ce faire, je puise dans les différents musées qui ont ces objets africains dans leurs collections. Sur la peinture iconographique du Pantocrator que je reproduis, je couvre la tête du Christ des masques choisis. Par cette intervention, je leur redonne leur gloire et leur fonction qui est celle d’être porté.

— Moridja Kitenge Banza

 

Moridja Kitenge Banza : 1 (exposition_exhibition), 2019, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada (photo : Jean-Michael Seminaro)

 

 

Biographie

Moridja Kitenge Banza est un artiste canadien d’origine congolaise né à Kinshasa en 1980 en République démocratique du Congo. Il est diplômé de l’Académie des beaux-arts de Kinshasa, de l’École supérieure des beaux-arts de Nantes Métropole ainsi que de la faculté des Sciences humaines et sociales de l’Université de La Rochelle.En 2010, il a reçu  le 1er prix de La Biennale de l’Art africain contemporain, DAK’ART, pour la vidéo Hymne à nouset l’installation De 1848 à nos jours. Son travail a été présenté au Musée Dauphinois (Grenoble, France), au Museum of Contemporary Art (Rosklide, Danemark), à la Arndt Gallery et à la Ngbk (Berlin, Allemagne), à la Biennale Internationale de Casablanca (Casablanca, Maroc), à la Fondation Attijariwafa bank (Casablanca, Maroc), à la Fondation Blachère (Apt, France) ainsi qu’àla BAnQ, à la galerie Joyce Yahouda, à Oboro et au Musée des beaux-arts de Montréal (Montréal, Canada).

 

Démarche artistique

Artiste multidisciplinaire, je m’exprime à travers la peinture, la photographie, la vidéo, le dessin et l’installation.

Ma démarche artistique se situe entre la réalité et la fiction, moyen par lequel j’interroge l’histoire, la mémoire et l’identité des lieux où j’habite ou que j’ai habité en lien avec la place que j’occupe dans ceux-ci. Je confonds intentionnellement réalité et fiction afin de perturber les récits hégémoniques et de créer des espaces où le discours marginal peut exister. Puisant dans les réalités actuelles ou anciennes, j’organise, j’assemble, je trace des figures, tel un géomètre, en me réappropriant les codes des représentations culturelles, politiques, sociales et économiques. Ainsi, je fabrique mes propres outils pour mieux investir le territoire de l’autre dans le but de nourrir tous ces domaines de recherche qui inspirent ma pratique.

 

La galerie tient à remercier Anne-Isabelle Pronkina pour sa contribution au développement de l’idée de cette exposition.

Moridja Kitenge Banza, Authentique #1, 2017
Impression archive au jet d’encre sur papier
Archival digital inkjet print on paper
Édition 3/5
86,3 x 61 cm (34” x 24”)

Julie Trudel : Noir d’ivoire et blanc de titane – couleur et lumière

janvier 15th, 2019 § 0 comments § permalink

Julie Trudel, Noir d’ivoire et blanc de titane – couleur et lumière, 2019
Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada (photo : Jean-Michael Seminaro)

L’exposition

Pour sa troisième exposition individuelle à la galerie, Julie Trudel présente un nouveau corpus de tableaux tridimensionnels, qui poursuit son exploration antérieure de la couleur en transparence. C’est lors d’une résidence de création à Berlin en 2015 qu’elle a découvert un plexiglas dit fluorescent, dont les arrêtes projettent de la lumière. Tout en maintenant la contrainte qu’elle s’était imposée en 2012 de peindre exclusivement en noir et blanc, c’est par l’entremise du support qu’elle a réintroduit les couleurs primaires dans son travail.

Les compositions géométriques des tableaux accordent la matière à la lumière pour faire transparaître la couleur. Des voiles de peinture acrylique translucides modifient subtilement la teinte des panneaux et leur degré de transparence. Trudel parvient à ce résultat au moyen d’une méthode de fabrication artisanale rigoureuse, découverte au fil d’expérimentations sur la matière plastique. Le support est successivement découpé, poli, assemblé, peint, puis thermoformé de manière à créer des plis selon des angles précis. Par ces interventions, Trudel parvient à libérer le plexiglas des limites sémiotiques liées à sa plasticité industrielle, pour l’amener définitivement dans le registre du pictural. Le résultat génère une complexité visuelle qui reflète notre époque où l’écran est omniprésent.

Julie Trudel, Noir d’ivoire et blanc de titane – couleur et lumière, 2019
Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada (photo : Jean-Michael Seminaro)

Démarche

Julie Trudel privilégie l’abstraction et s’attaque aux propriétés mêmes de la matière picturale par le truchement de protocoles de travail simples qui émergent des contraintes qu’elle s’impose à l’amorce de chaque nouveau projet. Son travail se situe dans un courant de peinture réflexive et conceptuelle qui porte son attention sur le mode d’élaboration du tableau et interroge l’image de la peinture elle-même. Ses recherches dépassent donc un questionnement sur la peinture comme matière colorée et concernent tout autant la peinture comme pratique et comme discipline. Ses œuvres tendent à actualiser des problématiques traditionnelles de la peinture abstraite dans des travaux qui cherchent à en renouveler les moyens techniques– autant du côté du médium, du support que de la mise en espace.

À propos de l’artiste

Détentrice d’une maîtrise en arts visuels et médiatiques, Julie Trudel a exposé à travers le Canada, en Europe et aux États-Unis, notamment à NARS Foundation, Brooklyn (2018). Son travail et été inclus dans deux importants panoramas de la peinture actuelle : Entangled, two views on contemporary Canadian paintingà la Vancouver Art Gallery (2017) et Le projet peintureà la Galerie de l’UQAM (2013). En plus de cumuler de nombreuses bourses de recherche et plusieurs résidences canadiennes et internationales, Trudel a été finaliste du concours de peinture pancanadien RBC à deux reprises (2011, 2012) et lauréate du Prix Joseph Plaskett en peinture (2013). Elle est professeure de peinture à l’UQAM et vit et travaille à Montréal.

L’artiste remercie chaleureusement l’École des arts visuels et médiatiques et la Faculté des arts de l’UQAM, le Conseil des arts du Canada, ainsi que la Fondation Joseph Plaskett pour le financement de ce projet. Elle souhaite souligner la contribution active et précieuse de son habile, intelligente et fiable assistante d’atelier Éloïse Carrier. Le soutien technique de David Allard Martin, Mario Baillargeon, Danny Glaude, Olivier Heaps-Drolet, Ianick Raymond et Jean Talbot s’est également avéré essentiel.

David Lafrance : Jours fastes et néfastes

novembre 6th, 2018 § 0 comments § permalink

Vernissage en présence de l’artiste le 7 novembre de 17h à 19h

David Lafrance, Marée haute, 2018
Huile sur toile
Oil on canvas
182,9 x 228,6 cm (72” x 90”)

L’exposition

 

Les peintures récentes de David Lafrance sont le prolongement de ses réflexions sur un paysage et une société en métamorphose.

 

L’artiste étudie à travers ses toiles les phénomènes météorologiques qui menacent l’ère actuelle, tant de manière physique que psychique. Les prévisions sont bouleversantes et incontournables selon les observations de Lafrance.

 

Au sein de représentations d’une nature en turbulence, Lafrance réserve un espace sur chacune de ses toiles à une scène pastorale idyllique : cartes postales d’un passé intouché par les changements climatiques. Rappelant les peintures surréalistes des années 1930, les paysages cognitifs de Lafrance sont peuplés de mains et de bras désincarnés, de formes tant géométriques que déstructurées et de personnages caricaturaux qui ensemble donnent le ton à la série. Le soleil est éreinté et ridé dans « Un soleil de trop » (2018) et des êtres dormants font allusion à une société en somnolence dans « Sun Dog » (2018) et « Marée haute » (2018). Les nouvelles toiles de Lafrance sont imprégnées d’un sens de l’urgence qui se manifeste à travers son expertise dans une hybridité de styles de compositions et par son accumulation dynamique de gestes picturaux.

 

 

À propos de l’artiste

 

David Lafrance (n. 1976) détient un baccalauréat en arts visuels de l’Université Concordia à Montréal (2001) où il poursuit présentement une maîtrise en art visuel. Son travail a fait l’objet de nombreuses expositions et biennales au Canada, aux États-Unis et en France. Parmi ses expositions individuelles récentes, soulignons celles  de la Maison de la culture Marie-Uguay (2018), au Ceaac (2015), Strasbourg; à la Galerie Hugues Charbonneau (2014); à l’Œil de Poisson (2014), Québec; et au Musée régional de Rimouski (2012), qui lui a valu le prix de la « meilleure exposition hors Montréal » au Gala des arts visuels de l’AGAC. Récemment, il a pris part à différentes expositions collectives, notamment au Musée d’art contemporain des Laurentides, au Musée des beaux-arts de Montréal (2015), à l’Œil de Poisson (2015), à Art action Actuel, Saint-Jean-sur-Richelieu (2013), et au Centre d’art L’écart, Rouyn-Noranda (2013).

 

Ses œuvres sont présentes dans plusieurs collections privées et publiques, dont celles du Musée national des beaux-arts du Québec, de la Bibliothèque nationale du Québec, de la Galerie Leonard et Bina Ellen, Montréal, de Lotto Québec, Hydro-Québec et du Mouvement Desjardins. David Lafrance est représenté par la Galerie Hugues Charbonneau à Montréal. Il vit et travaille à Montréal.

Cindy Phenix : Ces femmes tiennent une fleur à la main

août 24th, 2018 § 0 comments § permalink

 

Cindy Phenix, The Light Does Not Increase, 2018
Huile et pastel sur toile
Oil and pastel on canvas
183 x 244 cm (72″ x 96″)

 

L’exposition

Pour sa première exposition individuelle à la Galerie Hugues Charbonneau, Cindy Phenix propose Ces femmes tiennent une fleur à la main, un nouveau corpus de tableaux. Ceux-ci sont le fruit d’un mois en résidence à la galerie, où Phenix a installé son atelier et mis en branle des groupes de participation / discussion dont elle s’est inspirée.

Avec Ces femmes tiennent une fleur à la main, Phenix élabore un lexique du bonheur, attentive à la complexité de ses lieux et des attitudes qu’il engendre. Plages, boulevards, balcons ou cabaret, les espaces où il se déploie sont à la fois publics et privés : là où la multitude forme une foule, mille îlots d’intimité émergent. S’y épanouissent volupté, contemplation et amitiés, mais aussi voyeurisme, vanité et envie. Fidèle à son esthétique d’une forte intensité, Phenix alterne tableaux solitaires et scènes chorales pour mettre en mouvements une ode à la joie sans compromis.

Cindy Phenix, Ces femmes qui tiennent une fleur à la main, 2018

Démarche de l’artiste

L’œuvre de Cindy Phenix aborde la relation entre les sphères publiques et privées. Elle explore les différentes normes qui les régissent, la dynamique de leur coexistence, les relations de pouvoir dont elles sont l’arène et les sentiments qui en dérivent. À cet effet, l’artiste crée des scènes complexes dont se dégagent de puissants mouvements narratifs et affectifs.

Phenix puise son inspiration de groupes de participation/discussion qu’elle organise et qu’elle dirige. Ceux-ci visent à une prise de conscience de l’expérience féminine par la réalisation de projets collaboratifs ainsi que la découverte d’expériences communes. Pour commencer, les femmes sont amenées à interagir avec des œuvres d’art, à prendre part à des jeux, à situer leurs corps à l’intérieur d’installations créées par l’artiste. Elles sont ensuite invitées à partager anecdotes et réflexions dans le cadre de discussions dirigées par Phenix. Les performances corporelles et les récits ainsi recueillis deviennent un lieu d’analyse fécond pour l’artiste qui les réinterprète au sein de ses compositions.

Il se dégage des toiles de Cindy Phenix une tension formelle palpable. Certaines surfaces sont le lieu d’empâtements gestuels et abstraits, tandis que d’autres, laissées intactes, révèlent le potentiel brut de la toile. Des aplats se juxtaposent aux lignes du dessin et nous entrainent dans des espaces paradoxaux. De nombreux personnages, aux teints et corps transformés, y interagissent. De ces mises en scène ambitieuses et ambigües, le large éventail de techniques que Phenix met en œuvre fait surgir une éclatante charge émotionnelle.

Interdépendance/Indispensabilité : Benoit Aquin, Maria Hupfield et Karen Tam

avril 30th, 2018 § 0 comments § permalink

 

Vernissage le 2 mai de 17 h à 19h

Benoit Aquin
Téléphones intelligents No.22. Los Angeles (série Anton Bequii ou La dimension éthérique du réseau), 2016
Impression numérique à pigments de qualité archive
Archival digital pigment print
Edition 5
102 x 152 cm (40’’ x 60’’)

L’exposition de groupe réunit les artistes Benoit Aquin, Maria Hupfield et Karen Tam, lesquels proposent différentes approches pour aborder le thème de l’équilibre des forces entre la personne, l’artefact, l’espace et l’histoire. Que ce soit par le soi et l’autre ou à la suite d’une manipulation physique ou numérique de l’objet artistique, la reconstitution s’avère un geste politique qui nous permet de vivre simultanément l’expérience du passé et du présent et possède la capacité de transformer et de déformer notre compréhension des événements historiques et des peuples. En s’emparant des méthodes de reconstitution, les artistes remettent en cause la production et la consommation typique du soi et du corps (Maria Hupfield), de l’information et du savoir (Benoit Aquin) et de la culture (Karen Tam) afin d’y résister.

Maria Hupfield reprend sa série de photographies performative Counterpoint — où deux figures (le soi et l’autre) réagissent à la présence de l’une et de l’autre ainsi qu’aux lieux dans lesquels elles se trouvent. Elle modifie toutefois les photographies originales à l’aide de découpes de feutre qu’elle appose sur les photographies originales, obscurcissant de la sorte l’un des personnages. L’artiste réaffirme ainsi une identité en particulier et s’oppose aux pratiques de domination et de contrôle social.

Maria Hupfield
Resistance on All Fronts, 2007-2018
Épreuve chromogène et feutre industriel
C-print and industrial felt
Edition : unique
Photo: 102 x 76 cm (40” x 30”)

La figure du double est également présente dans l’œuvre de Benoit Aquin qui porte sur la vie et le travail du photographe Anton Bequii — un alter ego dont le nom est l’anagramme de Benoit Aquin. Documentant une existence et une réalité en parallèle, les photographies d’autofiction de Bequii sont des contre-espaces aux illusions et à la transmission de la (dés-) information dystopiques qui nous parvient des médias de masse.

On retrouve ce mimétisme dans les sculptures en papier mâché de Karen Tam qui activent des artefacts historiques par le truchement de leurs répliques ainsi que dans ses découpages à la fumée décrivant des guerrières de l’histoire et du folklore chinois comme des dieux des portes qui éloignent les esprits malins et les influences diaboliques. Par ces personnages calqués et ces objets répliqués, Tam remet en question les modes de production et d’interprétation culturelles.

Karen Tam
A Double Stream of Tears, 2018
Techniques mixtes
Mixed media
64 x 23 x 23 cm (25 1/4” x 9” x 9”) ch/ea

Guillaume Adjutor Provost : Introduction

mars 1st, 2018 § 0 comments § permalink

Vernissage le mercredi 14 mars de 17h à 19h en présence de l’artiste

Guillaume Adjutor Provost
La main d’Émilie Gamelin, 2017
Impression jet d’encre sur coton
Ink jet print on cotton
208 x 200 cm (81,89” x 74,74”) | 208 x 138 cm (81,89” x 54,33”) | 208 x 128 cm (81,89” x 50,39”)

La Galerie Hugues Charbonneau est ravie de présenter Introduction, une exposition de Guillaume Adjutor Provost. L’artiste vous convie à l’articulation d’une sélection d’œuvres issues de ses expositions Matériellement rien, potentiellement tout (Diagonale, 2017), Providence (Association des travailleurs grecs du Québec / Clark / La SERRE, 2017) et Bonne Fortune (Clark, 2016). À travers une remise-en-exposition de son corpus, l’artiste propose de découvrir, avec lui, les jalons de sa démarche de création. En effet, représenté par une galerie pour une première fois en carrière, Provost saisit l’occasion d’explorer les balises de son langage artistique. C’est en ce sens qu’il choisit d’utiliser l’espace d’exposition comme lieu de post-production.

De nature rétrospective, l’exposition présente les grands axes de l’approche de Guillaume Adjutor Provost : la référentialité, les approches commissariales, la textualité, les langages de l’archive et de la photographie, les manifestations psychédéliques. Suivant une attitude du matérialisme conceptuel, la pratique de l’artiste révèle en soi des zones de réflexions immatérielles soutenues par l’objet physique. En effet, par ses pensées et ses interactions, le visiteur contribue activement à la définition du langage de l’artiste. Avec Introduction, la rencontre des œuvres iconographiques de Guillaume Adjutor devient donc un lieu d’analyse des plus féconds.

Au sujet de Guillaume Adjutor Provost   

Guillaume Adjutor Provost (n. 1987) vit et travaille à Montréal où il a complété un doctorat en études et pratiques des arts à l’UQAM en 2017. Récipiendaire de bourses du Conseil des Arts et des Lettres du Québec, du Conseil des Arts du Canada, de l’OJIQ, de la Sodec, le travail de Guillaume Adjutor Provost a été diffusé lors d’expositions solos et collectives au Canada, en France, en Allemagne, en Autriche, en Belgique, en Catalogne et en Suisse. Parallèlement, sa pratique a été soulignée par l’attribution de la bourse Jean-Claude Rochefort et du prix Claudine et Stephen Bronfman en art contemporain. Depuis l’automne 2016, il bénéficie d’un atelier à la Fonderie Darling. En 2018, il présentera une exposition solo au centre d’art Bikini de Lyon sous le commissariat de Chloé Grondeau et de Marthe Carrier, participera à l’exposition … Move or be Moved by Something Rather than Oneself à Critical Distance (Toronto) sous le commissariat de Florence-Agathe Dubé-Moreau et de Maude Johnson, puis séjournera à la Fondation Rupert à Vilnius en Lituanie pour une résidence de recherche.

Jonathan Plante : Trois sculptures

janvier 9th, 2018 § 0 comments § permalink

 

Jonathan Plante
Trois Sculptures, 2018
Exposition_Exhibition
Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada

Trois sculptures

La Galerie Hugues Charbonneau est heureuse de présenter Trois sculptures, une exposition de Jonathan Plante. L’exposition révèle une série de trois œuvres issues de la plus récente production de l’artiste. Les sculptures exposées présentent la même structure, soit un assemblage tridimensionnel de huit supports lenticulaires. Un support lenticulaire est un plastique extrudé qui agit comme une série de lentilles guidant l’œil vers une image qui changera en fonction de l’angle de vision du regardeur. Surtout connu à des fins commerciales, le support lenticulaire est mis à profit dans la fabrication d’objets usuels. Par exemple, dans le cas d’une carte postale qui s’anime et dévoile deux images avec un mouvement de la main.

En utilisant un procédé d’impression artisanal, la sérigraphie, pour introduire une part d’aléatoire, Plante sort l’imagerie lenticulaire de l’esthétique publicitaire. En misant sur la matérialité du médium lenticulaire, l’artiste explore d’autres modalités de mise en mouvement de l’image. Ainsi, trois sculptures proposent une expérience qui déplace l’opposition entre activité et passivité caractérisant le cinéma. Selon une approche qu’il qualifie de cinéplastique, l’image est arrêtée et mise en mouvement grâce au déplacement du regardeur. Ces œuvres invitent le spectateur à prendre conscience que son mouvement est se qui porte le monde à apparaitre. Une réflexion qui trouve aussi ses origines dans la tradition de la sculpture minimaliste de Robert Morris; une pratique qui mise à la fois sur la matérialité de l’œuvre et sur l’expérience du spectateur.

 

À propos de Jonathan Plante

Jonathan Plante est titulaire d’une maîtrise en arts visuels de l’Université du Québec à Montréal. Ses œuvres ont été présentées à l’occasion d’expositions individuelles à la Galerie de l’UQAM, à la Galerie Division, au Musée d’art contemporain des Laurentides de même qu’à De Ateliers à Amsterdam. Il a également participé à différentes expositions collectives au Québec, aux États-Unis ainsi qu’aux Pays-Bas. En 2017, L’œil de poisson à Québec présente son exposition solo intitulé L’immobile. En 2013, l’artiste réalise Lapincyclope, la première d’une série d’expositions destinées à un jeune public présenté par VOX — Centre de l’image contemporaine à Montréal, en plus de prendre part à la Triennale québécoise de 2008. Ses œuvres font aujourd’hui partie de plusieurs collections publiques et privées dont celles du Musée d’art contemporain de Montréal et du Musée national des beaux-arts du Québec. Jonathan Plante vit et travaille à Montréal.

Jean-Benoit Pouliot — L’image souple : Inclinaisons et déclinaisons

mars 10th, 2017 § 0 comments § permalink

Jean-Benoit Pouliot Lunettes superposantes, 2016 Lunettes modifiées et miroirs Modified glasses and mirror

Jean-Benoit Pouliot
Lunettes superposantes, 2016
Lunettes modifiées et miroirs
Modified glasses and mirror

La Galerie Hugues Charbonneau est heureuse de présenter une nouvelle exposition de Jean-Benoit Pouliot pour laquelle celui-ci a privilégié une approche conceptuelle et réflexive de l’objet tableau. Les différents états de cette recherche se matérialisent tantôt en photographie, tantôt en peinture sinon en installation ou en sculpture.

L’image soupleest un projet qui explore la relation image/objet par une réflexion active sur les conditions contemporaines d’apparition, de transformation et de diffusion de l’image. Jean-Benoit Pouliot prend comme point de départ sa propre production de tableaux abstraits desquels il cherche à libérer les images qu’ils portent ; ces dernières deviendraient dès lors libres, souples, et continueraient à cheminer indépendamment de leur support premier. Là où le tableau s’arrête, l’image continue-t-elle ? Si oui, sous quelles formes ? Dans quels espaces ?

Jean-Benoit Pouliot Glissement découpé 1, 2015 Impression jet d’encre sur papier glacé opaque, monté sous plexi sans reflet, sur sintra Ink jet print on glossy opaque paper, mounted under plexi without reflexion, on sintra 36 x 32 cm (14’’ x 12 1/2’’)

Jean-Benoit Pouliot
Glissement découpé 1, 2015
Impression jet d’encre sur papier glacé opaque, monté sous plexi sans reflet, sur sintra
Ink jet print on glossy opaque paper, mounted under plexi without reflexion, on sintra
36 x 32 cm (14’’ x 12 1/2’’)

L’image est aujourd’hui aisément détachable de sa réalité physique première : elle peut voyager, apparaître et disparaître sur demande selon le véhicule numérique qui la transporte. Jean-Benoit Pouliot a voulu contenir cette nouvelle ubiquité des images en prenant lui-même en charge quelques deuxièmes vies de ses tableaux dans d’hypothétiques trajectoires. Les manipulations qu’il opère sondent en profondeur le rapport physique que le tableau pose intrinsèquement entre l’image et l’objet. Il provoque dans la galerie un jeu d’échos entre les toiles et leurs déclinaisons photographiques, textuelles ou sculpturales. Les tableaux ont été numérisés, étirés, découpés, photocopiés, passés sous microscope ou décrits en mots.Cette approche sur divers fronts lui permet de mettre en évidence les limites et les impacts des médias numériques sur notre rapport à l’image. Jean-Benoit Pouliot met en scène ses tableaux et par le fait même recadre notre regard sur ceux-ci. En réfléchissant l’image par le tableau, il propose de prendre le temps de « re-voir » le tableau par l’image.

Jean-Benoit Pouliot Sans-titre, 2017 Acrylique sur toile Acrylic on canvas 35,5 x 27,9 cm (14” x 11”)

Jean-Benoit Pouliot
Sans-titre, 2017
Acrylique sur toile
Acrylic on canvas
35,5 x 27,9 cm (14” x 11”)

Jean-Benoit Pouliot

Autodidacte, Jean-Benoit Pouliot (n. 1975) amorce sa carrière artistique au début des années 2000 par l’entremise de la gravure. La peinture acquiert une place centrale dans sa pratique à compter de 2008, et depuis, Pouliot a pris part à plusieurs expositions individuelles et collectives au Québec et à New York. Il a également participé à la Nuit Blanche Toronto (2016), à la manifestation d’art public Aires libres à Montréal (2014), à l’événement Peinture Extrême à Montréal (2013 et 2010) ainsi qu’au festival Mois Multi 10 à Québec (2009). Ses œuvres sont présentes au sein de plusieurs collections privées et institutionnelles : Musée national des beaux-arts du Québec, Bibliothèque et Archives nationales du Québec, Banque Nationale, Banque de Montréal, Banque TD, Mouvement Desjardins et Collection du Cirque du Soleil, entre autres.

Jean-Benoit Pouliot, L'image souple : Inclinaisons et déclinaisons [exposition_exhibition], 2017, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada.

Jean-Benoit Pouliot, L’image souple : Inclinaisons et déclinaisons [exposition_exhibition], 2017, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada.

Jean-Benoit Pouliot, L'image souple : Inclinaisons et déclinaisons [exposition_exhibition], 2017, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada.

Jean-Benoit Pouliot, L’image souple : Inclinaisons et déclinaisons [exposition_exhibition], 2017, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada.

Jean-Benoit Pouliot, L'image souple : Inclinaisons et déclinaisons [exposition_exhibition], 2017, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada.

Jean-Benoit Pouliot, L’image souple : Inclinaisons et déclinaisons [exposition_exhibition], 2017, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada.

Jean-Benoit Pouliot, L'image souple : Inclinaisons et déclinaisons [exposition_exhibition], 2017, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada.

Jean-Benoit Pouliot, L’image souple : Inclinaisons et déclinaisons [exposition_exhibition], 2017, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada.

Recomposer la ville — Spaces for Agency

janvier 12th, 2017 § 0 comments § permalink

Isabelle Hayeur

Maria Hupfield

David Lafrance

Alain Paiement

Recomposer la ville / Spaces for Agency, 2017 Isabelle Hayeur, Maria Hupfield, David Lafrance, Alain Paiement Vue d'exposition Installation view

Recomposer la ville / Spaces for Agency, 2017
Isabelle Hayeur, Maria Hupfield, David Lafrance, Alain Paiement
Vue d’exposition
Installation view

Recomposer la ville / Spaces for Agency, 2017 Isabelle Hayeur, Maria Hupfield, David Lafrance, Alain Paiement Vue d'exposition Installation view

Recomposer la ville / Spaces for Agency, 2017
Isabelle Hayeur, Maria Hupfield, David Lafrance, Alain Paiement
Vue d’exposition
Installation view

La Galerie Hugues Charbonneau est heureuse de lancer l’année 2017 avec une exposition collective qui réunit Isabelle Hayeur, Maria Hupfield, David Lafrance et Alain Paiement. Recomposer la ville / Spaces for Agency souhaite interroger les notions de « public » et de « collectif » dans l’espace urbain. Elle se veut une occasion de réfléchir de manière critique et différente sur les célébrations qui entourent le 375e anniversaire de Montréal.

Isabelle Hayeur Day Trading (série Nuits américaines), 2006 Jet d’encre sur papier polyester, monté sur aluminium avec traitement UV Ink jet prin on polyester mounted on aluminium with UV traitement Édition 5/5 109 x 165 cm (43

Isabelle Hayeur
Day Trading (série Nuits américaines), 2006
Jet d’encre sur papier polyester, monté sur aluminium avec traitement UV
Ink jet prin on polyester mounted on aluminium with UV traitement
Édition 5/5
109 x 165 cm (43″ x 65″)

Isabelle Hayeur, Pulse, 2015 Vidéo HD, couleur, stéréo Video, HD, color, stereo Édition 3 3 minutes

Isabelle Hayeur,
Pulse, 2015
Vidéo HD, couleur, stéréo
Video, HD, color, stereo
Édition 3
3 minutes

Sans être exclusifs à notre métropole, nos questionnements englobent : l’occupation de la ville et du territoire urbain; les pouvoirs en place; les stratégies citoyennes de résistance et d’engagement; les implications du vivre ensemble – voire de sa possibilité dans certains contextes politiques actuels. Les œuvres se présentent selon deux axes où, d’un côté, les artistes réimaginent la topographie de la ville et où, de l’autre, ils et elles invitent à penser de quelles façons l’on peut se réapproprier culturellement et socialement son environnement. Ces axes qui s’entrecroisent dans la galerie permettent peut-être d’apercevoir le potentiel politique que les œuvres et les lieux de l’art peuvent signifier dans leurs communautés immédiates.

Maria Hupfield Survival and Other Acts of Defiance, 2011 Installation video et ruban adhésif en aluminium au sol en forme de

Maria Hupfield
Survival and Other Acts of Defiance, 2011
Installation video et ruban adhésif en aluminium au sol en forme de “X”
Video installation with silver “X” on floor made of aluminium tape
Édition 3
2,4 x 1,2 x 1,2 x m (8’ x 4’ x 4’)

Isabelle Hayeur propose deux œuvres composites. La photographie Day Trading (2006) montre le chantier d’un édifice à la fonction ambiguë et, en fait, factice puisqu’il est entièrement obtenu par manipulation digitale. La vidéo Pulse (2015), inspirée par la grève étudiante du printemps 2015 à Montréal et les luttes sociales qui s’y rattachent,rassemble une myriade d’images trouvées ou captées par l’artiste qui y dénonce les mesures d’austérité néolibérales et l’effritement des libertés politiques. Maria Hupfield, quant à elle, expose la video Survival and Other Acts of Defiance (2011) dans laquelle elle apparaît sautant sur place, en boucle, infiniment. Renforcée par le son des grelots en étain qui ornent ses bottes, elle y affirme fortement sa présence de femme autochtone en constante (re)négociation avec son environnement. Au sol, un large X métallique invite les visiteuses et visiteurs à se joindre à elle.

David Lafrance Place publique 1, 2015-2016 Bois et peinture acrylique Wood and acrylic paint 13 x 20 x 23 cm (5’’x 8’’ x 9’’)

David Lafrance
Place publique 1, 2015-2016
Bois et peinture acrylique
Wood and acrylic paint
13 x 20 x 23 cm (5’’x 8’’ x 9’’)

David Lafrance Place publique 4, 2015-2016 Bois et peinture acrylique Wood and acrylic paint  15 x 20 x 33 cm (6’’x 8’’ x 13’’)

David Lafrance
Place publique 4, 2015-2016
Bois et peinture acrylique
Wood and acrylic paint
15 x 20 x 33 cm (6’’x 8’’ x 13’’)

David Lafrance présente des sculptures de bois polychromes issues de sa série Places publiques (2016). Ces projets d’urbanisme imaginaires suggèrent une envergure et un éclat qui se voient paradoxalement troublés par de ternes éclaboussures ou par l’apposition de croquis botaniques disproportionnés sur leur surface. Enfin, Alain Paiement nous offre une nouvelle œuvre photographique de grand format, Voisinage contextuel (2016), dans laquelle il fait abstraction de la carte fonctionnelle de Montréal et réduit le macro au micro. Il suspend le rapport pratique à l’espace de la ville pour plutôt la recomposer selon les humains qui l’habitent et l’animent collectivement au quotidien.

Alain Paiement Voisinage contextuel, 2016 Impression numérique sur papier coton archive Digital print on archival cotton paper Image : 142 x 213 cm (55,9” x 83,9”)  Papier_paper : 152 x 223 cm (60” x 88”)

Alain Paiement
Voisinage contextuel, 2016
Impression numérique sur papier coton archive
Digital print on archival cotton paper
Image : 142 x 213 cm (55,9” x 83,9”)
Papier_paper : 152 x 223 cm (60” x 88”)

Isabelle Hayeur : Desert Shores (L’Amérique perdue)

juillet 30th, 2016 § 0 comments § permalink

Isabelle Hayeur Looking-back (série Desert Shores), 2015-2016 Jet d’encre sur papier polyester, monté sur Dibond Inkjet print on polyester mounted on Dibond Edition 3 Image : 61 x 91 cm (24” x 36”) Papier_Paper : 76 x 106,5 cm (30” x 42”)

Isabelle Hayeur
Looking-back (série Desert Shores), 2015-2016
Jet d’encre sur papier polyester, monté sur Dibond
Inkjet print on polyester mounted on Dibond
Edition 3
Image : 61 x 91 cm (24” x 36”)
Papier_Paper : 76 x 106,5 cm (30” x 42”)

Pour lancer sa programmation 2016-2017, la Galerie Hugues Charbonneau est heureuse d’offrir une première exposition individuelle d’Isabelle Hayeur en ses murs. L’artiste y présente sa nouvelle série Desert Shores (L’Amérique perdue) (2015-2016) qui documente la région polluée et désertée de Salton Sea aux États-Unis. De ce vaste corpus, Hayeur a retenu cinq œuvres qu’elle adjoint d’une vidéo, d’une durée de 35 minutes, ainsi que d’un coffret photographique offrant 60 clichés de la série pour consultation sur place.

Salton Sea est un vaste lac salé situé sur la faille de San Andreas, dans une dépression aride du sud-ouest de la Californie à 227 pieds sous le niveau de la mer. Il a été accidentellement créé lors d’un déversement de la rivière Colorado qui fut endigué au début du siècle dernier. Dans les années 1950 et 1960, le site devint une destination touristique très prisée et un paradis pour les amateurs de pêche : ses berges comptaient de nombreux hôtels, marinas et clubs nautiques. Baptisé Desert Shores, ce lieu de villégiature connaît alors une forte croissance économique et démographique.

Isabelle Hayeur Marea Roja (série Desert Shores), 2015-2016 Jet d’encre sur papier polyester, monté sur Dibond Inkjet print on polyester mounted on Dibond Edition 3 Image : 61 x 91 cm (24” x 36”) Papier_Paper : 76 x 106,5 cm (30” x 42”)

Isabelle Hayeur
Marea Roja (série Desert Shores), 2015-2016
Jet d’encre sur papier polyester, monté sur Dibond
Inkjet print on polyester mounted on Dibond
Edition 3
Image : 61 x 91 cm (24” x 36”)
Papier_Paper : 76 x 106,5 cm (30” x 42”)

Puis, au cours des années 1970, le niveau du lac s’abaisse et sa salinité augmente drastiquement en corrélation directe avec l’intensification de l’activité agricole industrielle. De nos jours, les alentours de Salton Sea sont désertés et désolés; des alluvions gorgées d’engrais et de pesticides polluent l’eau; des efflorescences algales déciment les poissons. Les stations balnéaires ont cédé la place aux parcs de maisons mobiles où pauvres, marginaux et immigrants mexicains logent. Cette région nous renvoie aujourd’hui une image bien différente et peu reluisante des Étas-Unis. Pour Hayeur, ces paysages désenchantés sont à l’image d’une Amérique perdue, d’une ère où tout semblait possible et accessible pour l’ensemble des citoyens. Ils sont semblables à ces autres zones de grande pauvreté que l’on retrouve à travers les États-Unis, une sorte de tiers monde de l’Amérique, où les plus démunis habitent, faute de mieux. Les œuvres de la série Desert Shores (L’Amérique perdue) sont autant de fragments d’un paysage dystopique où ruines modernes, intérieurs délabrés couverts de graffitis, poissons desséchés et plans d’eau aux teintes inquiétantes assemblent le désert d’un échec humain aux frais de la nature.

Isabelle Hayeur Exposure (série Desert Shores), 2015-2016 Jet d’encre sur papier polyester, monté sur Dibond Inkjet print on polyester mounted on Dibond Edition 3 Image : 61 x 91 cm (24” x 36”) Papier_Paper : 76 x 106,5 cm (30” x 42”)

Isabelle Hayeur
Exposure (série Desert Shores), 2015-2016
Jet d’encre sur papier polyester, monté sur Dibond
Inkjet print on polyester mounted on Dibond
Edition 3
Image : 61 x 91 cm (24” x 36”)
Papier_Paper : 76 x 106,5 cm (30” x 42”)

Isabelle Hayeur

Les œuvres d’Isabelle Hayeur ont été largement diffusées au sein d’importantes expositions, entre autres auMuseo Cultural (Santa Fe) (2016);auToday Art Museum (Beijing) (2015); au New Orleans Museum of Art(2015); au Centre culturel canadien (Paris) (2012); au Akbank Sanat (Istanbul) (2008); au Musée national des beaux-arts du Québec (2007); au Musée d’art contemporain de Montréal (2006); au Neuer Berliner Kunstverein (Berlin) (2005); au Casino Luxembourg Forum d’art contemporain (2005); et au Massachusetts Museum of Contemporary Arts (2004). Ses œuvres figurent dans plus d’une vingtaine de collections, dont celles du Musée des beaux-arts du Canada, du Fonds national d’art contemporain à Paris, de l’Art Gallery of Ontario, de la Vancouver Art Gallery, duMusée de la photographie canadienne,du Musée d’art contemporain de Montréal, du Musée national des beaux-arts du Québec, du New Orleans Museum of Art et du Museum of Contemporary Photography in Chicago.

Isabelle Hayeur Desert Shores [exposition_exhibition], 2016 Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada

Isabelle Hayeur
Desert Shores [exposition_exhibition], 2016
Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada

Isabelle Hayeur Desert Shores [exposition_exhibition], 2016 Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada

Isabelle Hayeur
Desert Shores [exposition_exhibition], 2016
Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada

Isabelle Hayeur Desert Shores [exposition_exhibition], 2016 Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada

Isabelle Hayeur
Desert Shores [exposition_exhibition], 2016
Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada

Isabelle Hayeur Desert Shores [exposition_exhibition], 2016 Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada

Isabelle Hayeur
Desert Shores [exposition_exhibition], 2016
Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada

Julie Trudel : Noir d’ivoire et blanc de titane — transparence et distorsion

avril 6th, 2016 § 0 comments § permalink

Julie Trudel Transparence et distorsion NNBN, 2015 Acrylique et gesso sur feuille acrylique Acrylic and gesso on acrylic sheet 117 x 59,5 x 35,5 cm (46

Julie Trudel
Transparence et distorsion NNBN, 2015
Acrylique et gesso sur feuille acrylique
Acrylic and gesso on acrylic sheet
117 x 59,5 x 35,5 cm (46″ x 23 1/2″ x 14″)
(Photo : Jordan Blackburn)

La Galerie Hugues Charbonneau est heureuse de présenter une deuxième exposition individuelle de Julie Trudel qui nous offre la plus récente avancée de ses travaux sur la matérialité de la couleur. Cette série d’une dizaine de peintures tridimensionnelles a été conçue en 2015 lors de diverses résidences artistiques et présentée en partie à l’Anna Leonowens Gallery de NSCAD University l’automne dernier.

Julie Trudel Transparence et distorsion NNBN, 2015 Acrylique et gesso sur feuille acrylique Acrylic and gesso on acrylic sheet 117 x 59,5 x 35,5 cm (46

Julie Trudel
Transparence et distorsion NNBN, 2015
Acrylique et gesso sur feuille acrylique
Acrylic and gesso on acrylic sheet
117 x 59,5 x 35,5 cm (46″ x 23 1/2″ x 14″)
(Photo : Jordan Blackburn)

Pour Noir d’ivoire et blanc de titane — transparence et distorsion, Julie Trudel maintient une contrainte chromatique qu’elle s’est imposée en 2012, soit l’utilisation de pigments noir et blanc pur, simplement dilués avec une grande quantité de médium acrylique. Mais elle innove, cette fois, en introduisant dans sa pratique des supports d’acrylique clair (communément appelé plexiglas). Ce sont des considérations techniques qui, fin 2014, l’ont amenée à choisir ce matériau pour en exploiter les propriétés – telles que la transparence, les reflets, la réversibilité, la plasticité – en conjonction avec ses préoccupations entourant la translucidité et l’opacité de la peinture. Au fil de ses expérimentations avec différents types de plastiques, la lumière est devenue une composante centrale, et le tableau s’est conséquemment dégagé du mur pour mieux la capter.

Julie Trudel Transparence et distorsion BNNN, 2015 Acrylique et gesso sur feuille acrylique Acrylic and gesso on acrylic sheet 117 x 59,5 x 35,5 cm (46

Julie Trudel
Transparence et distorsion BNNN, 2015
Acrylique et gesso sur feuille acrylique
Acrylic and gesso on acrylic sheet
117 x 59,5 x 35,5 cm (46″ x 23 1/2″ x 14″)
(Photo : Jordan Blackburn)

Chaque œuvre est réalisée dans une feuille de plexiglas très mince peinte sur une seule face avant d’être pliée de manière tripartite par thermoformage. Deux segments sont peints en aplats noirs, qui réfléchissent comme des miroirs, ou blancs, qui reflètent la lumière. Le troisième segment est translucide et couvert d’un motif de points, également translucides, qui fuient hors de la surface, produisant une illusion de mouvement et de profondeur. Le rabattement des panneaux latéraux de part et d’autre de la partie centrale entraîne un jeu complexe de reflets entre les trois faces, tandis que la forme concave ainsi générée tend à capturer la lumière et à démultiplier les effets de transparence ou de distorsion des nuées pointillées. Il devient évident que le choix du support permet ici d’amplifier les recherches de Trudel sur la matière colorée et la lumière, ouvrant par le fait même à de nouveaux possibles au sein du champ pictural. De plus, la mise en exposition même de ses œuvres contribue à une expérience où les visiteurs-euses sont appelés à prendre conscience de la nature quasi sculpturale des tableaux qui s’avancent dans l’espace de la galerie et dont l’aspect change dramatiquement selon l’angle de vue.

Julie Trudel Noir d'ivoire et blanc de titane -- transparence et distorsion, 2016 Vue d'exposition Exhibition view Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada

Julie Trudel
Noir d’ivoire et blanc de titane — transparence et distorsion, 2016
Vue d’exposition
Exhibition view
Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada

Julie Trudel

Au cours des cinq dernières années, le travail de Julie Trudel a été présenté en France, en Allemagne, au Japon, aux États-Unis ainsi qu’à travers le Canada. Elle a été finaliste du Concours de peintures canadiennes de RBC à deux reprises (2011, 2012) et lauréate du Prix Joseph Plaskett en peinture (2013). Ses œuvres sont entre autres présentes dans la Collection Prêt d’œuvres d’art du Musée national des beaux-arts du Québec, dans la collection de la Ville de Montréal ainsi que dans celles de la Banque RBC et TD. Julie Trudel vit et travaille à Montréal.

L’artiste remercie chaleureusement la fondation Joseph Plaskett, Triangle Arts Association, NSCAD University et la Robert Pope Foundation qui l’ont soutenue dans le développement de ce nouveau projet. Elle salue également la contribution de Katie Lesser et de Arkadi Lavoie Lachapelle, d’habiles et fiables assistantes d’atelier, ainsi que de Donald Thompson, Martin Schop et de l’Atelier Clark qui ont aidé à résoudre de nombreux défis techniques.

Julie Trudel Noir d'ivoire et blanc de titane -- transparence et distorsion, 2016 Vue d'exposition Exhibition view Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada

Julie Trudel
Noir d’ivoire et blanc de titane — transparence et distorsion, 2016
Vue d’exposition
Exhibition view
Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada

Alain Paiement : Irréversibles

novembre 7th, 2014 § 0 comments § permalink

Alain Paiement, Irréversibles (vue d'installation _ installation view), 2014, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada

Alain Paiement, Irréversibles (vue d’installation _ installation view), 2014, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada

Figure phare de la photographie contemporaine au Canada, Alain Paiement traduit en images, depuis près de trente ans, ses recherches sur les possibilités de déploiement de ce médium à travers l’espace et le temps. Au fil de sa carrière, il s’est entre autres intéressé à la représentation du monde en mouvement à une échelle « micro », par l’entremise de vue aérienne (mappings) cartographiant des architectures, et à une échelle « macro » en représentant les révolutions des astres solaires et lunaires.

Alain Paiement, Irréversibles (vue d'installation _ installation view), 2014, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada

Alain Paiement, Irréversibles (vue d’installation _ installation view), 2014, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada

Son attention se tourne cette fois vers les profondeurs océaniques pour capter en vidéo l’hypnotique ballet des méduses lunes ou des morceaux de glace à la dérive sur le fleuve Saint-Laurent. Alain Paiement réitère ici les procédés rigoureux qui caractérisent sa démarche et joue avec la construction de l’image telle que perçue par le visiteur. Il réanime des plans fixes ou multiplie les points de vue sur un même sujet puis juxtapose ces représentations, mais en altère la symétrie, la synchronie, le mouvement et la symbolique.

Les images manipulées émergent ainsi sur fonds noirs, indiciblement entre photographies et images en mouvement, brouillant notre perception du temps qui semble ici distendu, déstructuré.

Cette importante exposition individuelle d’Alain Paiement se déploiera en deux volets, dont le second sera dévoilé en 2015.

L’artiste remercie Guilhem Molinier et le Fond de recherche du Québec – Société et culture.

Alain Paiement, Irréversibles (vue d'installation _ installation view), 2014, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada

Alain Paiement, Irréversibles (vue d’installation _ installation view), 2014, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada

Le travail d’Alain Paiement a fait l’objet de nombreuses expositions à travers le Canada et les États-Unis en plus d’être présenté en Europe, en Amérique latine et en Asie depuis les années 1980. Alain Paiement a reçu plusieurs prix en photo contemporaine et a réalisé de nombreuses œuvres d’art public au Québec, dont celle du nouveau CHUM à Montréal (2013). Il figure au sein de collections institutionnelles et privées majeures au Canada, aux États-Unis, en Espagne et en Belgique.

Alain Paiement Start, End, Here 2012 Épreuve numérique à pigments qualité archive Archival digital pigment print

Alain Paiement
Start, End, Here
2012
Épreuve numérique à pigments qualité archive
Archival digital pigment print

Jean-Benoit Pouliot : Contrepoints

septembre 29th, 2014 § 0 comments § permalink

Jean-Benoît Pouliot Sans titre 2013-2014 Acrylique sur toile Acrylic on canvas 170 x 132 cm (67

Jean-Benoît Pouliot
Sans titre
2013-2014
Acrylique sur toile
Acrylic on canvas
170 x 132 cm (67″ x 52″)

La Galerie Hugues Charbonneau est heureuse de présenter la deuxième exposition en solo du peintre Jean-Benoit Pouliot entre ses murs. Les œuvres réunies activent toutes de façon singulière la notion de « contrepoint » empruntée à l’univers musical et renvoyant à une technique de composition fondée sur la superposition de plusieurs mélodies.

Jean-Benoît Pouliot Sans titre 2013-2014 Acrylique sur toile Acrylic on canvas 170 x 132 cm (67

Jean-Benoît Pouliot
Sans titre
2013-2014
Acrylique sur toile
Acrylic on canvas
170 x 132 cm (67″ x 52″)

Contrepoints

L’artiste invite le spectateur à considérer chaque tableau dans son unicité comme siège d’une expérience se déployant indépendamment à l’idée d’un corpus d’œuvres fermé et arrêté dans le temps. Ce faisant, le dénominateur commun de l’exposition ne se trouve pas dans un thème exploité de manière sérielle, mais bien au fondement même de la démarche plus vaste de l’artiste qui, depuis près d’une quinzaine d’années, explore les concepts de rythme, de transparence et d’accident à travers la peinture, la performance, la gravure ou la photographie. Contrepoints aspire également à rendre perceptible l’influence et l’importance du temps dans le travail de Jean-Benoit Pouliot. En atelier, l’artiste opère sur plusieurs tableaux simultanément de manière à établir un dialogue entre des œuvres à peine entamées et d’autres plus abouties. Ainsi, les interruptions qu’il provoque deviennent une composante déterminante dans le processus constructif de ses toiles, puisque l’artiste vient suspendre celles-ci dans un état provisoire qui a pour effet d’ouvrir leur potentiel non seulement à l’action du temps présent, mais aussi à des influences picturales extérieures. Cette idée d’un continuum ou d’un flux temporel qui lierait, dans sa singularité, chacune de ses œuvres achevées et à venir permet de transformer l’espace d’exposition en un terrain neutre, ouvert où des rapprochements formels se font et se défont librement entre les toiles.

Jean-Benoit Pouliot  Sans titre 2014 acrylique sur toile acrylic on canvas 20.5 x 15 cm (8” x 6”)

Jean-Benoit Pouliot
Sans titre
2014
acrylique sur toile
acrylic on canvas
20.5 x 15 cm (8” x 6”)

Jean-Benoit Pouliot

Autodidacte, Jean-Benoit Pouliot (n. 1975) amorce sa carrière artistique au début des années 2000 par l’entremise de la gravure. La peinture acquiert une place centrale dans sa pratique à compter de 2008, et depuis, Pouliot a pris part à plusieurs expositions individuelles et collectives au Québec et à New York. Il a également participé à la manifestation d’art public Aires libres à Montréal (2014), à l’événement Peinture Extrême à Montréal (2013 et 2010) ainsi qu’au festival Mois Multi 10 à Québec (2009). Ses œuvres sont présentes au sein de nombreuses collections privées et institutionnelles : Musée national des beaux-arts du Québec, Bibliothèque et Archives nationales du Québec, Loto-Québec, Banque Nationale, Banque de Montréal, Banque TD, Mouvement Desjardins et Collection du Cirque du Soleil, entre autres. Jean-Benoit Pouliot est représenté par la Galerie Hugues Charbonneau à Montréal. L’artiste vit et travaille à Montréal.

Pouliot2014-2

Pouliot2014-1

Pouliot2014-3

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