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Julie Trudel : Noir d’ivoire et blanc de titane – couleur et lumière

janvier 15th, 2019 § 0 comments § permalink

Julie Trudel, Noir d’ivoire et blanc de titane – couleur et lumière, 2019
Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada (photo : Jean-Michael Seminaro)

L’exposition

Pour sa troisième exposition individuelle à la galerie, Julie Trudel présente un nouveau corpus de tableaux tridimensionnels, qui poursuit son exploration antérieure de la couleur en transparence. C’est lors d’une résidence de création à Berlin en 2015 qu’elle a découvert un plexiglas dit fluorescent, dont les arrêtes projettent de la lumière. Tout en maintenant la contrainte qu’elle s’était imposée en 2012 de peindre exclusivement en noir et blanc, c’est par l’entremise du support qu’elle a réintroduit les couleurs primaires dans son travail.

Les compositions géométriques des tableaux accordent la matière à la lumière pour faire transparaître la couleur. Des voiles de peinture acrylique translucides modifient subtilement la teinte des panneaux et leur degré de transparence. Trudel parvient à ce résultat au moyen d’une méthode de fabrication artisanale rigoureuse, découverte au fil d’expérimentations sur la matière plastique. Le support est successivement découpé, poli, assemblé, peint, puis thermoformé de manière à créer des plis selon des angles précis. Par ces interventions, Trudel parvient à libérer le plexiglas des limites sémiotiques liées à sa plasticité industrielle, pour l’amener définitivement dans le registre du pictural. Le résultat génère une complexité visuelle qui reflète notre époque où l’écran est omniprésent.

Julie Trudel, Noir d’ivoire et blanc de titane – couleur et lumière, 2019
Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada (photo : Jean-Michael Seminaro)

Démarche

Julie Trudel privilégie l’abstraction et s’attaque aux propriétés mêmes de la matière picturale par le truchement de protocoles de travail simples qui émergent des contraintes qu’elle s’impose à l’amorce de chaque nouveau projet. Son travail se situe dans un courant de peinture réflexive et conceptuelle qui porte son attention sur le mode d’élaboration du tableau et interroge l’image de la peinture elle-même. Ses recherches dépassent donc un questionnement sur la peinture comme matière colorée et concernent tout autant la peinture comme pratique et comme discipline. Ses œuvres tendent à actualiser des problématiques traditionnelles de la peinture abstraite dans des travaux qui cherchent à en renouveler les moyens techniques– autant du côté du médium, du support que de la mise en espace.

À propos de l’artiste

Détentrice d’une maîtrise en arts visuels et médiatiques, Julie Trudel a exposé à travers le Canada, en Europe et aux États-Unis, notamment à NARS Foundation, Brooklyn (2018). Son travail et été inclus dans deux importants panoramas de la peinture actuelle : Entangled, two views on contemporary Canadian paintingà la Vancouver Art Gallery (2017) et Le projet peintureà la Galerie de l’UQAM (2013). En plus de cumuler de nombreuses bourses de recherche et plusieurs résidences canadiennes et internationales, Trudel a été finaliste du concours de peinture pancanadien RBC à deux reprises (2011, 2012) et lauréate du Prix Joseph Plaskett en peinture (2013). Elle est professeure de peinture à l’UQAM et vit et travaille à Montréal.

L’artiste remercie chaleureusement l’École des arts visuels et médiatiques et la Faculté des arts de l’UQAM, le Conseil des arts du Canada, ainsi que la Fondation Joseph Plaskett pour le financement de ce projet. Elle souhaite souligner la contribution active et précieuse de son habile, intelligente et fiable assistante d’atelier Éloïse Carrier. Le soutien technique de David Allard Martin, Mario Baillargeon, Danny Glaude, Olivier Heaps-Drolet, Ianick Raymond et Jean Talbot s’est également avéré essentiel.

Karen Tam (juillet) et Cindy Phenix (août)

juin 20th, 2018 § 0 comments § permalink

Karen Tam
Proposal for Special Project at Art Toronto 2018
Ink on paper

 

Cindy Phenix
Balcony View on Negociations, 2018
Huile sur toile
Oil on canvas
122 x 91,5 cm (48″ x 36″)

Guillaume Adjutor Provost : Introduction

mars 1st, 2018 § 0 comments § permalink

Vernissage le mercredi 14 mars de 17h à 19h en présence de l’artiste

Guillaume Adjutor Provost
La main d’Émilie Gamelin, 2017
Impression jet d’encre sur coton
Ink jet print on cotton
208 x 200 cm (81,89” x 74,74”) | 208 x 138 cm (81,89” x 54,33”) | 208 x 128 cm (81,89” x 50,39”)

La Galerie Hugues Charbonneau est ravie de présenter Introduction, une exposition de Guillaume Adjutor Provost. L’artiste vous convie à l’articulation d’une sélection d’œuvres issues de ses expositions Matériellement rien, potentiellement tout (Diagonale, 2017), Providence (Association des travailleurs grecs du Québec / Clark / La SERRE, 2017) et Bonne Fortune (Clark, 2016). À travers une remise-en-exposition de son corpus, l’artiste propose de découvrir, avec lui, les jalons de sa démarche de création. En effet, représenté par une galerie pour une première fois en carrière, Provost saisit l’occasion d’explorer les balises de son langage artistique. C’est en ce sens qu’il choisit d’utiliser l’espace d’exposition comme lieu de post-production.

De nature rétrospective, l’exposition présente les grands axes de l’approche de Guillaume Adjutor Provost : la référentialité, les approches commissariales, la textualité, les langages de l’archive et de la photographie, les manifestations psychédéliques. Suivant une attitude du matérialisme conceptuel, la pratique de l’artiste révèle en soi des zones de réflexions immatérielles soutenues par l’objet physique. En effet, par ses pensées et ses interactions, le visiteur contribue activement à la définition du langage de l’artiste. Avec Introduction, la rencontre des œuvres iconographiques de Guillaume Adjutor devient donc un lieu d’analyse des plus féconds.

Au sujet de Guillaume Adjutor Provost   

Guillaume Adjutor Provost (n. 1987) vit et travaille à Montréal où il a complété un doctorat en études et pratiques des arts à l’UQAM en 2017. Récipiendaire de bourses du Conseil des Arts et des Lettres du Québec, du Conseil des Arts du Canada, de l’OJIQ, de la Sodec, le travail de Guillaume Adjutor Provost a été diffusé lors d’expositions solos et collectives au Canada, en France, en Allemagne, en Autriche, en Belgique, en Catalogne et en Suisse. Parallèlement, sa pratique a été soulignée par l’attribution de la bourse Jean-Claude Rochefort et du prix Claudine et Stephen Bronfman en art contemporain. Depuis l’automne 2016, il bénéficie d’un atelier à la Fonderie Darling. En 2018, il présentera une exposition solo au centre d’art Bikini de Lyon sous le commissariat de Chloé Grondeau et de Marthe Carrier, participera à l’exposition … Move or be Moved by Something Rather than Oneself à Critical Distance (Toronto) sous le commissariat de Florence-Agathe Dubé-Moreau et de Maude Johnson, puis séjournera à la Fondation Rupert à Vilnius en Lituanie pour une résidence de recherche.

Performance via la caméra – Maria Hupfield et Lum-Desranleau

août 31st, 2017 § 0 comments § permalink

Dans le cadre de MOMENTA | Biennale de l’image

Exposition de groupe des artistes Maria Hupfield, Chloë Lum et Yannick Desranleau

Vernissage : 9 septembre, de 15h à 17h, en présence des artistes

À la Galerie Hugues Charbonneau

Maria Hupfield
Waasechign, 2017
Impression numérique sur tissu
Digital print on fabric
3,05 x 5,49 mètres (10’ x 18’)

À l’occasion de MOMENTA | Biennale de l’image, le nouvel intitulé du Mois de la Photo à Montréal, la galerie Hugues Charbonneau est ravie de présenter l’exposition de groupe Performance via la caméra. Ami Barak, le commissaire invité de l’édition 2017 de la biennale, a choisi d’explorer le statut de la représentation fixe ou en mouvement à travers la question : De quoi l’image est-elle le nom? Selon lui, l’omniprésence des nouveaux médias dans la vie quotidienne contribue à rendre flou la notion de la photographie comme témoin du réel puisqu’elle est plus que jamais fantasmée par son auteur.

En tant que lieu d’exposition satellite de MOMENTA, il paraissait tout à fait à propos de présenter les œuvres/bannières de Maria Hupfield et du duo Chloë Lum et Yannick Desranleau en ce qu’elles explorent de façon singulière des questions relatives au traitement de l’image contemporaine. Plus précisément, les bannières issues des performances de ces artistes traduisent non pas une photographie de type documentaire, mais davantage une esthétique élaborée de façon préméditée via la caméra. Ici, le langage visuel est mis en évidence à la fois par la retouche photo et la mise en scène d’éléments portant à la réflexion.

Chloë Lum & Yannick Desranleau
I really I want Time for A lie – Time for
Jet d’encre sur toile, oeillets
Inkjet on canvas, grommets
Éd. 1/3 (+1 AP)
132 x 196 cm (52” x 77”)

C’est en ce sens que Hupfield reconstruit numériquement un effet miroir à l’intérieur de l’image dans laquelle elle se met en jeu dans Waaschign et Portal. Cette fonction optique a pour but d’accentuer l’idée d’hommage intergénérationnel présente dans les œuvres de l’artiste. I really / I want / Time for / A lie, produit par Lum et Desranleau durant un séjour au Qatar, met en scène stratégiquement portraits et manuscrits de sorte à engendrer un effet de présence et d’absence relatant les concepts essentiels aux traditions picturales locales.

Les œuvres de Hupfield, Lum et Desranleau suggèrent des images orchestrées qui rappellent, à certains égards, le caractère construit d’une bannière d’affichage usuelle. Conçue pour résister aux intempéries et être perceptible de loin, la bannière cède toutefois une partie de ses fonctions originales à l’intérieur d’un contexte d’exposition. Celles présentées à la galerie surchargent littéralement l’espace et provoque en ce lieu un effet immersif.

Chloë Lum & Yannick Desranleau
I really I want Time for A lie – I want
Jet d’encre sur toile, oeillets
Inkjet on canvas, grommets
Éd. 1/3 (+1 AP)
132 x 175 cm (52” x 69”)

mariahupfield.wordpress.com

lum-desranleau.com

Situation #6 : Matthew Biederman : Le réseau antagoniste génératif

août 9th, 2017 § 0 comments § permalink

Vernissage le 16 août de 17h à 19h en présence de l’artiste
À la Galerie Hugues Charbonneau
Avec l’aimable collaboration de la Galerie Art45

Si l’on modifie les algorithmes et les scénarios d’entraînement, quelle sera alors la synthèse du réseau ?


J’ai entraîné un réseau neuronal à l’aide d’une technique de pointe — un réseau antagoniste génératif (la formulation est par ailleurs intéressante) — afin de générer des portraits en pied qu’il a appris à partir d’un ensemble de scans corporels effectués par la Transportation Security Administration (TSA). Les images déformées ainsi créées ne représentent pas des personnes en particulier, mais sont plutôt des « hallucinations » du réseau révélant le « processus d’apprentissage ». Le jeu de données d’entraînement provient des mêmes scans effectués chaque fois que quelqu’un entre dans un terminal d’aéroport aux États-Unis ou dans un autre pays. La TSA a mis ces images à la disposition de la population dans l’espoir que l’on puisse concevoir et développer un algorithme qui permettrait de détecter automatiquement les « menaces ». Voici exposé le système alors qu’il apprend à créer des images dans l’étrange boucle d’un système d’apprentissage automatique entraîné à imiter des images recueillies à partir de données biométriques.

Matthew Biederman

Au sujet de Matthew Biederman

Matthew Biederman (n. 1972, Chicago Heights, IL, USA) vit et travaille à Montréal. Il est le récipiendaire du prix Bay Area Artist Award in Video by New Langton Arts en 1999 et il remporte la première place dans la catégorie Arts Visuels au festival Break21 (Slovénie). Depuis, il a co-fondé avec Marko Peljhan le Arctic Perspective Initiative (API), en 2007. API est un groupe international sans but lucratif rassemblant des individus et organisations afin de promouvoir la création de plateformes d’édition, de communications et de diffusion pour les régions nordiques.

Le travail de Biederman a notamment été exposé aux États-Unis, en Amérique du Sud, en Europe et au Japon, ainsi que dans une variété (un bon nombre) de festivals et de lieux (venues) tels que 7 ATA Festival Internacional (Lima), la 11e Biennale de Lyon, la Triennale du Québec (2011), la Biennale de Montréal (2014) (Musée d’art contemporain), la Biennale de l’Art Digital (BIAN, Montréal), Artissima (Turin, IT) et la Biennale de Moscou. En tant que vidéaste, son travail a été présenté dans les festivals FILE (Sao Paulo), New Forms (Vancouver), Edinburgh FringeParis/Berlin International Meetings, au Chicago Underground Film Festival et présenté publiquement au festival ZeroOne2006(San Jose, États-Unis), ainsi qu’à la Biennale SCAPE (Nouvelle-Zélande), entre autres.

Biederman est représenté par la galerie Art45.

Save

Save

Maria Hupfield : Stay Golden

octobre 6th, 2015 § 0 comments § permalink

Vernissage le 10 octobre de 15 h à 17 h en présence de l’artiste

Stay Golden

La Galerie Hugues Charbonneau est heureuse d’accueillir l’artiste Maria Hupfield pour une deuxième exposition individuelle. Articulée autour de sa performance Jiimaan ayant pris place à Venise en mai 2015, Stay Golden présente un nouvel ensemble de sculptures dorées, un canot grandeur nature en feutre gris ainsi qu’un diptyque vidéo.

Maria Hupfield Jiimaan (Canoe), 2015 Canoe en feutre, ruban, sac et accrochage, avec motif d’eau sur bande orange et sur bâche bleu.  Felt canoe,  ribbon, bag. hanging and water pattern in orange tape on blue trap.

Maria Hupfield
Jiimaan (Canoe), 2015
Canoe en feutre, ruban, sac et accrochage, avec motif d’eau sur bande orange et sur bâche bleu.
Felt canoe, ribbon, bag. hanging and water pattern in orange tape on blue trap.

Les installations de Maria Hupfield, tout comme ses performances, activent diverses stratégies d’occupation de l’espace. L’artiste s’intéresse à la charge identitaire des lieux qui à la fois peuvent réguler nos comportements, mais aussi définir notre identité ou changer nos perceptions. Comment nous approprions-nous un nouveau lieu? Comment activons-nous les lieux qui nous entourent? Peuvent-ils être source d’empowerment ou encore de communion avec le passé?

Maria Hupfield Victory in Defeat (working title), 2015 Grelots en étain avec fini doré  et élasthanne doré avec polyfil   Spandex fabric, tin jingles with gold color finish and polyfil 43 x 30,5 x 43 cm (17’’ x 12 ‘’ x 17”)

Maria Hupfield
Victory in Defeat (working title), 2015
Grelots en étain avec fini doré et élasthanne doré avec polyfil
Spandex fabric, tin jingles with gold color finish and polyfil
43 x 30,5 x 43 cm (17’’ x 12 ‘’ x 17”)

De manière similaire, la culture matérielle ainsi que la valeur symbolique ou affective que nous accordons à certains objets se trouvent au cœur de ses préoccupations. Dans la galerie, la mémoire des publics se superpose à celle de l’artiste à travers les objets de son Trophy Wall qui rassemble un éventail de sculptures de feutre gris ou de tissu doré, reliques et artéfacts d’une, voire de plusieurs performances passées. L’effet que suggère ce mur commémoratif oscille entre célébration ou mise au repos de ces objets qui s’y voient muséifiés.

Maria Hupfield Jiimaan (Canoe, Video), 2015 Installation video à deux canaux Two channel video installation  Édition : 3 1:15:00 boucle _ loop Camera Dylan McLaughlin Montage_Editing Dylan McLaughlin

Maria Hupfield
Jiimaan (Canoe, Video), 2015
Installation video à deux canaux
Two channel video installation
Édition : 3
1:15:00 boucle _ loop
Camera Dylan McLaughlin
Montage_Editing Dylan McLaughlin

Le canot de neuf pieds confectionné à la main par Hupfield constitue l’élément central de la performance Jiimaan que l’artiste a réalisée dans le cadre de l’exposition Ga ni tha au Campo dei Gesuiti à Venise. La vidéo éponyme à deux canaux retrace les différents temps de cette intervention : durant trois jours consécutifs, Hupfield a performé en soirée devant public puis, le lendemain matin, seule et de mémoire, elle reproduisait la performance de la veille. Cette œuvre révèle des concepts clés dans le travail de l’artiste, soit le savoir-faire, la mémoire culturelle et la présence du corps.

Maria Hupfield Jiimaan (Canoe), 2015 Canoe en feutre, ruban, sac et accrochage, avec motif d’eau sur bande orange et sur bâche bleu.  Felt canoe,  ribbon, bag. hanging and water pattern in orange tape on blue trap. 274 cm long (9’ long)

Maria Hupfield
Jiimaan (Canoe), 2015
Canoe en feutre, ruban, sac et accrochage, avec motif d’eau sur bande orange et sur bâche bleu.
Felt canoe, ribbon, bag. hanging and water pattern in orange tape on blue trap.
274 cm long (9’ long)

Elle propose une rencontre entre des nations et leur histoire à travers la tradition canadienne et Anishinaabe de construction de canots d’écorce mise en parallèle avec la fabrication des gondoles par les artisans vénitiens. De plus, la dimension participative des représentations devant public de Jiimaan fait directement référence à la tradition orale Anishinaabe et à la volonté de Hupfield de construire des souvenirs en partageant des expériences humaines.

Maria Hupfield Venice Fringe Gloves, 2015 Gants de soirée en soie blanche et dorée avec frange de 2 pieds et frange vénitienne dorée de 4 pieds White satin and gold colored evening gloves with 2’ fringe and 4’ venetian gold colored fringe. 30,5 x 13 x 2,5 cm (12’’ x 4’’ x 1’’)

Maria Hupfield
Venice Fringe Gloves, 2015
Gants de soirée en soie blanche et dorée avec frange de 2 pieds et frange vénitienne dorée de 4 pieds
White satin and gold colored evening gloves with 2’ fringe and 4’ venetian gold colored fringe.
30,5 x 13 x 2,5 cm (12’’ x 4’’ x 1’’)

Maria Hupfield

Le travail de Maria Hupfield se déploie à travers la performance, l’installation, la sculpture, la vidéo, la photographie et le collage. Au cours des dix dernières années, de nombreuses institutions au Canada, aux États-Unis et en Europe ont présenté ses œuvres ou ses performances dans le cadre d’expositions individuelles ou collectives, nommons le North American Native Museum, Zurich (2014); le Musée d’art contemporain de Montréal (2014); le Smithsonian’s National Museum of the American Indian, Washington D.C. (2013); le Musée des beaux-arts du Canada (2013); le Museum of Art and Design, New York (2012); le Museum of Contemporary Native Arts, Santa Fe (2011); et le Musée McCord, Montréal (2011). Maria Hupfield est une artiste canadienne d’héritage Anishinaabe (Ojibwé) et membre de la Première Nation Wasauksing en Ontario. Elle vit et travaille à Brooklyn, New York.

Karen Tam : Made in Britain

décembre 21st, 2014 § 0 comments § permalink

Karen Tam, Made in Britain (solo), 2015, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada

Karen Tam, Made in Britain (solo), 2015, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada

Vernissage le 17 janvier de 15 h à 17 h en présence de l’artiste

Karen Tam articule son œuvre autour des enjeux définissant la représentation de l’Asie en Amérique et en Europe à travers l’art, la littérature, les médias et les biens de consommation. Elle s’interroge sur cet Orient légèrement déphasé, subtilement dénaturé : cet Orient fabriqué sur mesure pour le goût du marché occidental.

Karen Tam Moonflask Hauled Around in a Cardboard Box  |  Capt. Edward Watkins Whittington-Ince Moonflask 2012 Papier mâché, gesso, marqueurs Papier-mâché, gesso, markers 2 comp. / 29 x 15 x 6.5 cm (11.5” x 6” x 2.5”)

Karen Tam
Moonflask Hauled Around in a Cardboard Box | Capt. Edward Watkins Whittington-Ince Moonflask 2012
Papier mâché, gesso, marqueurs
Papier-mâché, gesso, markers
2 comp. / 29 x 15 x 6.5 cm (11.5” x 6” x 2.5”)

Au moyen de stratégies d’appropriation et de subversion, Tam reproduit méticuleusement des antiquités, des ornements, des découpages traditionnels chinois et des intérieurs typiques de restaurants chinois ou encore de salons d’opium. Pourtant, entre sa source d’inspiration originale et l’interprétation qu’elle en fait, l’artiste ménage une dissemblance subtile de laquelle émerge une critique lucide qui mobilise des problématiques culturelles et identitaires relatives au racisme ainsi qu’à la globalisation des échanges.

Karen Tam Sinography (Gold) Papier doré découpé Gold paper-cutout 176 comp. / 15 x 15 cm  Total : 243 x 168 cm

Karen Tam
Sinography (Gold)
Papier doré découpé
Gold paper-cutout
176 comp. / 15 x 15 cm
Total : 243 x 168 cm

Non sans ironie, les sculptures et les installations de Tam s’approprient et magnifient l’esthétique de cette Chine fantasmée par et pour l’Occident par l’entremise de découpages dont l’iconographie traditionnelle est détournée, de porcelaines antiques faites de papier mâché et de lanternes décoratives en carton.

Karen Tam From Frog's Robe to Crow's Feet and Dried Old Bones to Vinegar Drinkers 2009 Tissu découpé (brillant) Fabric cut-out (glitter) 143 x 394 cm (56” x 155”)

Karen Tam
From Frog’s Robe to Crow’s Feet and Dried Old Bones to Vinegar Drinkers
2009
Tissu découpé (brillant)
Fabric cut-out (glitter)
143 x 394 cm (56” x 155”)

La superposition culturelle dont ces chinoiseries contemporaines témoignent refait surgir l’histoire des routes commerciales entre l’Occident et l’Orient; elle rappelle les politiques d’exclusion chinoise du gouvernement canadien; elle traite de la mise en image des cultures à travers leurs contacts et leurs stéréotypes; tout comme elle réactualise la question de l’authenticité en art actuel à la lumière des Cultural Studies.

Karen Tam, Made in Britain (solo), 2015, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada

Karen Tam, Made in Britain (solo), 2015, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada

L’exposition Karen Tam. Made in Britain marque le retour de l’artiste à Montréal, où son dernier solo remonte à 2005. Les œuvres présentées pour l’occasion furent réalisées lors de son séjour à Londres durant ses études au doctorat à l’université Goldsmiths.

Karen Tam Turandot’s Trophies 2011 Fausses perles, fil à pêche Imitation pearl beads, fishing wire 161 x 161 cm (63 1/2

Karen Tam Turandot’s Trophies 2011
Fausses perles, fil à pêche
Imitation pearl beads, fishing wire
161 x 161 cm (63 1/2″ x 63 1/2″)

Karen Tam vit et travaille entre Montréal, l’Angleterre et les États-Unis. Elle a obtenu un diplôme de maîtrise à la School of the Art Institute of Chicago ainsi qu’un doctorat au Centre for Cultural Studies de la Goldsmiths, University of London. Depuis les années 2000, son travail a été présenté dans plusieurs expositions au Canada, en Irlande, au Royaume-Uni, en Autriche, aux États-Unis et en Chine. Elle a été récipiendaire de multiples bourses en recherche/création et figurait sur la liste longue du prestigieux Prix Sobey pour les arts 2010.

Karen Tam Rex vs. Quong, 2006 Papier doré découpé Gold paper-cutout 57 x 81 cm (22 1/2

Karen Tam
Rex vs. Quong, 2006
Papier doré découpé
Gold paper-cutout
57 x 81 cm (22 1/2″ x 32″)

www.karentam.ca

Alain Paiement : Irréversibles

novembre 7th, 2014 § 0 comments § permalink

Alain Paiement, Irréversibles (vue d'installation _ installation view), 2014, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada

Alain Paiement, Irréversibles (vue d’installation _ installation view), 2014, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada

Figure phare de la photographie contemporaine au Canada, Alain Paiement traduit en images, depuis près de trente ans, ses recherches sur les possibilités de déploiement de ce médium à travers l’espace et le temps. Au fil de sa carrière, il s’est entre autres intéressé à la représentation du monde en mouvement à une échelle « micro », par l’entremise de vue aérienne (mappings) cartographiant des architectures, et à une échelle « macro » en représentant les révolutions des astres solaires et lunaires.

Alain Paiement, Irréversibles (vue d'installation _ installation view), 2014, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada

Alain Paiement, Irréversibles (vue d’installation _ installation view), 2014, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada

Son attention se tourne cette fois vers les profondeurs océaniques pour capter en vidéo l’hypnotique ballet des méduses lunes ou des morceaux de glace à la dérive sur le fleuve Saint-Laurent. Alain Paiement réitère ici les procédés rigoureux qui caractérisent sa démarche et joue avec la construction de l’image telle que perçue par le visiteur. Il réanime des plans fixes ou multiplie les points de vue sur un même sujet puis juxtapose ces représentations, mais en altère la symétrie, la synchronie, le mouvement et la symbolique.

Les images manipulées émergent ainsi sur fonds noirs, indiciblement entre photographies et images en mouvement, brouillant notre perception du temps qui semble ici distendu, déstructuré.

Cette importante exposition individuelle d’Alain Paiement se déploiera en deux volets, dont le second sera dévoilé en 2015.

L’artiste remercie Guilhem Molinier et le Fond de recherche du Québec – Société et culture.

Alain Paiement, Irréversibles (vue d'installation _ installation view), 2014, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada

Alain Paiement, Irréversibles (vue d’installation _ installation view), 2014, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada

Le travail d’Alain Paiement a fait l’objet de nombreuses expositions à travers le Canada et les États-Unis en plus d’être présenté en Europe, en Amérique latine et en Asie depuis les années 1980. Alain Paiement a reçu plusieurs prix en photo contemporaine et a réalisé de nombreuses œuvres d’art public au Québec, dont celle du nouveau CHUM à Montréal (2013). Il figure au sein de collections institutionnelles et privées majeures au Canada, aux États-Unis, en Espagne et en Belgique.

Alain Paiement Start, End, Here 2012 Épreuve numérique à pigments qualité archive Archival digital pigment print

Alain Paiement
Start, End, Here
2012
Épreuve numérique à pigments qualité archive
Archival digital pigment print

ÉCHO 2 : L’histoire à contre-courant

mai 24th, 2014 § 0 comments § permalink

Écho 2, 2014, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal

Écho 2, 2014, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal

Trevor Gould, installation, Écho 2, 2014, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal

Trevor Gould, installation, Écho 2, 2014, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal

Maria Hupfield, installation, 2014, Écho 2, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal

Maria Hupfield, installation, 2014, Écho 2, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal

Karen Tam, Chinese Fever, 2014, installation, Écho 2, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal

Karen Tam, Chinese Fever, 2014, installation, Écho 2, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal

Benoit Aquin Carnaval VIII, Jacmel (Haïti) 2011 Impression numérique à pigments qualité archive Archival pigment print Éd. 7, 32″ x 48″ Éd. 5, 40″ x 60″

Benoit Aquin
Carnaval VIII, Jacmel (Haïti)
2011
Impression numérique à pigments qualité archive
Archival pigment print
Éd. 7, 32″ x 48″
Éd. 5, 40″ x 60″

Trevor Gould The Man who Walked Over the Moon 2008 Aquarelle Watercolour 41 x 31 cm (16

Trevor Gould
The Man who Walked Over the Moon
2008
Aquarelle
Watercolour
41 x 31 cm (16″ x 12,25″)

Trevor Gould Heritage, 2014 Aquarelle Watercolour 51 x 36 cm (20” x 14 ¼”)

Trevor Gould
Heritage, 2014
Aquarelle
Watercolour
51 x 36 cm (20” x 14 ¼”)

Trevor Gould Echo 1, 2014 Aquarelle Watercolour 23 x 30 cm (9” x 12”)

Trevor Gould
Echo 1, 2014
Aquarelle
Watercolour
23 x 30 cm (9” x 12”)

Maria Hupfield Step (Plural Positions series #14) 2014 Épreuve numérique de niveau archive, feutre et médium acrylique Archival inkjet print, felt and acrylic medium 28 x 22 cm (11

Maria Hupfield
Step (Plural Positions series #14)
2014
Épreuve numérique de niveau archive, feutre et médium acrylique
Archival inkjet print, felt and acrylic medium
28 x 22 cm (11″ x 8,5″)
Éd. unique

Maria Hupfield Seven (Plural Positions series #13) 2014 Feutre et fil de coton Felt and cotton tread 28 x 22 cm (11

Maria Hupfield
Seven (Plural Positions series #13)
2014
Feutre et fil de coton
Felt and cotton tread
28 x 22 cm (11″ x 8,5″)
Éd. unique

Maria Hupfield Universal Parallels 2014 Feutre, fil à coudre Felt, sowing tread 30 x 31 x 39 cm (12” x 12 ¼” x 15 ½”) Éd. unique

Maria Hupfield
Universal Parallels
2014
Feutre, fil à coudre
Felt, sowing tread
30 x 31 x 39 cm (12” x 12 ¼” x 15 ½”)
Éd. unique

David Lafrance Video poker 2014 Huile sur toile Oil on canvas 203 x 183 cm (80

David Lafrance
Video poker
2014
Huile sur toile
Oil on canvas
203 x 183 cm (80″ x 72″)
(Photo : Éliane Excoffier)

David Lafrance Nuit d'élections 2014 Acrylique sur papier Acrylic on paper 76 x 56 cm (30

David Lafrance
Nuit d’élections
2014
Acrylique sur papier
Acrylic on paper
76 x 56 cm (30″ x 22″)

Karen Tam I May Flirt a Little, but I'm no Yellow Peril 2009 Tissu en vinyl doré Gold vinyl fabric 90 x 40,5 cm (35,5

Karen Tam
I May Flirt a Little, but I’m no Yellow Peril
2009
Tissu en vinyl doré
Gold vinyl fabric
90 x 40,5 cm (35,5″ x 16″)
Éd. 5

Karen Tam The New Old Comet—A Phenomenon Now Visible 2006 Papier doré découpé Gold paper-cutout 13 x 68 cm (5.12

Karen Tam
The New Old Comet—A Phenomenon Now Visible
2006
Papier doré découpé
Gold paper-cutout
13 x 68 cm (5.12″ x 26.77″)
Éd. 4

Karen Tam  Do you mind if I smoke? 2008 Tissu en vinyl doré Gold vinyl fabric 30 x 30 cm (11.81

Karen Tam
Do you mind if I smoke?
2008
Tissu en vinyl doré
Gold vinyl fabric
30 x 30 cm (11.81″ x 11.81″)
Éd.: 5

Karen Tam  Peeping Tom 2008 Papier doré découpé Gold paper-cutout 43 x 61 cm (24

Karen Tam
Peeping Tom
2008
Papier doré découpé
Gold paper-cutout
43 x 61 cm (24″ x 16.93″)
Éd. : 5

L’artiste Karen Tam tient à remercier le Conseil des arts du Canada.

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Marie-Claude Bouthillier : Mégalithes

mai 25th, 2013 § Commentaires fermés sur Marie-Claude Bouthillier : Mégalithes § permalink

Marie-Claude Bouthilier, Mégalithe 06, 2013, carbone et acrylique sur toile, carbon and acrylic on canvas, 59

Marie-Claude Bouthilier, Mégalithe 06, 2013, carbone et acrylique sur toile, carbon and acrylic on canvas, 59″ x 47″, 150 x 120 cm

Marie-Claude Bouthillier, Mégalithes, Galerie Hugues Charbonneau, 2013 (photo : Éliane Excoffier)

Marie-Claude Bouthillier, Mégalithes, Galerie Hugues Charbonneau, 2013 (photo : Éliane Excoffier)

Marie-Claude Bouthillier, Mégalithes, Galerie Hugues Charbonneau, 2013 (photo : Éliane Excoffier)

Marie-Claude Bouthillier, Mégalithes, Galerie Hugues Charbonneau, 2013 (photo : Éliane Excoffier)

Marie-Claude Bouthillier, Astrolithe, 2013, carbone et acrylique sur toile, carbon and acrylique on canvas, 20 1/2

Marie-Claude Bouthillier, Astrolithe, 2013, carbone et acrylique sur toile, carbon and acrylique on canvas, 20 1/2″ x 14 1/2″

Marie-Claude Bouthilier, Mégalithe 05, 2013, carbone et acrylique sur toile, carbon and acrylic on canvas, 59

Marie-Claude Bouthilier, Mégalithe 05, 2013, carbone et acrylique sur toile, carbon and acrylic on canvas, 59″ x 47″, 150 x 120 cm

Marie-Claude Bouthillier, Mégalithes, Galerie Hugues Charbonneau, 2013 (photo : Éliane Excoffier)

Marie-Claude Bouthillier, Mégalithes (nébuleuse), Galerie Hugues Charbonneau, 2013 (photo : Éliane Excoffier)

Marie-Claude Bouthillier, Mégalithe 33 (étoile), 2012, carbone et acrylique sur toile, carbon and acrylic on canvas, 12

Marie-Claude Bouthillier, Mégalithe 33 (étoile), 2012, carbone et acrylique sur toile, carbon and acrylic on canvas, 12″ x 11″

Marie-Claude Bouthillier, Mégalithe 11, 2012, carbone et acrylique sur toile, carbon and acrylic on canvas, 24

Marie-Claude Bouthillier, Mégalithe 11, 2012, carbone et acrylique sur toile, carbon and acrylic on canvas, 24″ x 24″

Marie-Claude Bouthillier, Mégalithe (pierre blanche), 2013, carbone et acrylique sur toile, carbon and acrylic on canvas, 15 1/2

Marie-Claude Bouthillier, Mégalithe (pierre blanche), 2013, carbone et acrylique sur toile, carbon and acrylic on canvas, 15 1/2″ x 11 1/2″

Marie-Claude Bouthillier, Mégalithes, Galerie Hugues Charbonneau, 2013 (photo : Éliane Excoffier)

Marie-Claude Bouthillier, Mégalithes, Galerie Hugues Charbonneau, 2013 (photo : Éliane Excoffier)

Marie-Claude Bouthillier, Mégalithe 21, 2012, carbone et acrylique sur toile, carbon and acrylic on canvas, 16 1/2

Marie-Claude Bouthillier, Mégalithe 21, 2012, carbone et acrylique sur toile, carbon and acrylic on canvas, 16 1/2″ x 16 1/2″

Marie-Claude Bouthillier, Mégalithe 23, 2013, carbone et acrylique sur toile, carbon and acrylic on canvas, 16 1/2

Marie-Claude Bouthillier, Mégalithe 23, 2013, carbone et acrylique sur toile, carbon and acrylic on canvas, 16 1/2″ x 16 1/2″

Marie-Claude Bouthillier, Mégalithe 25, 2012, carbone et acrylique sur toile, carbon and acrylic on canvas, 16 1/2

Marie-Claude Bouthillier, Mégalithe 25, 2012, carbone et acrylique sur toile, carbon and acrylic on canvas, 16 1/2″ x 16 1/2″

Marie-Claude Bouthilier, Mégalithe 02, 2013, carbone et acrylique sur toile, carbon and acrylic on canvas, 82.5

Marie-Claude Bouthilier, Mégalithe 02, 2013, carbone et acrylique sur toile, carbon and acrylic on canvas, 82.5″ x 59″, 210 x 150 cm

Marie-Claude Bouthillier, Mégalithes, Galerie Hugues Charbonneau, 2013 (photo : Éliane Excoffier)

Marie-Claude Bouthillier, Mégalithes, Galerie Hugues Charbonneau, 2013 (photo : Éliane Excoffier)

Marie-Claude Bouthillier, MM et Mégalithe, 2001-2013, encaustique, carbone, acrylique et huile sur papier, encaustic, carbon, acrilic and oil on paper, 15 1/2

Marie-Claude Bouthillier, MM et Mégalithe, 2001-2013, encaustique, carbone, acrylique et huile sur papier, encaustic, carbon, acrilic and oil on paper, 15 1/2″ x 10 3/4″

Marie-Claude Bouthillier, Mégalithe 36, 2013, carbone et acrylique sur toile, carbon and acrylic on canvas, 36

Marie-Claude Bouthillier, Mégalithe 36, 2013, carbone et acrylique sur toile, carbon and acrylic on canvas, 36″ x 36″

Marie-Claude Bouthillier, Mégalithe 37, 2013, carbone et acrylique sur toile, carbon and acrylic on canvas, 36

Marie-Claude Bouthillier, Mégalithe 37, 2013, carbone et acrylique sur toile, carbon and acrylic on canvas, 36″ x 36″

Marie-Claude Bouthillier, Mégalithe 38, 2013, carbone et acrylique sur toile, carbon and acrylic on canvas, 36

Marie-Claude Bouthillier, Mégalithe 38, 2013, carbone et acrylique sur toile, carbon and acrylic on canvas, 36″ x 36″

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