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Recomposer la ville — Spaces for Agency

janvier 12th, 2017 § 0 comments § permalink

Isabelle Hayeur

Maria Hupfield

David Lafrance

Alain Paiement

Recomposer la ville / Spaces for Agency, 2017 Isabelle Hayeur, Maria Hupfield, David Lafrance, Alain Paiement Vue d'exposition Installation view

Recomposer la ville / Spaces for Agency, 2017
Isabelle Hayeur, Maria Hupfield, David Lafrance, Alain Paiement
Vue d’exposition
Installation view

Recomposer la ville / Spaces for Agency, 2017 Isabelle Hayeur, Maria Hupfield, David Lafrance, Alain Paiement Vue d'exposition Installation view

Recomposer la ville / Spaces for Agency, 2017
Isabelle Hayeur, Maria Hupfield, David Lafrance, Alain Paiement
Vue d’exposition
Installation view

La Galerie Hugues Charbonneau est heureuse de lancer l’année 2017 avec une exposition collective qui réunit Isabelle Hayeur, Maria Hupfield, David Lafrance et Alain Paiement. Recomposer la ville / Spaces for Agency souhaite interroger les notions de « public » et de « collectif » dans l’espace urbain. Elle se veut une occasion de réfléchir de manière critique et différente sur les célébrations qui entourent le 375e anniversaire de Montréal.

Isabelle Hayeur Day Trading (série Nuits américaines), 2006 Jet d’encre sur papier polyester, monté sur aluminium avec traitement UV Ink jet prin on polyester mounted on aluminium with UV traitement Édition 5/5 109 x 165 cm (43

Isabelle Hayeur
Day Trading (série Nuits américaines), 2006
Jet d’encre sur papier polyester, monté sur aluminium avec traitement UV
Ink jet prin on polyester mounted on aluminium with UV traitement
Édition 5/5
109 x 165 cm (43″ x 65″)

Isabelle Hayeur, Pulse, 2015 Vidéo HD, couleur, stéréo Video, HD, color, stereo Édition 3 3 minutes

Isabelle Hayeur,
Pulse, 2015
Vidéo HD, couleur, stéréo
Video, HD, color, stereo
Édition 3
3 minutes

Sans être exclusifs à notre métropole, nos questionnements englobent : l’occupation de la ville et du territoire urbain; les pouvoirs en place; les stratégies citoyennes de résistance et d’engagement; les implications du vivre ensemble – voire de sa possibilité dans certains contextes politiques actuels. Les œuvres se présentent selon deux axes où, d’un côté, les artistes réimaginent la topographie de la ville et où, de l’autre, ils et elles invitent à penser de quelles façons l’on peut se réapproprier culturellement et socialement son environnement. Ces axes qui s’entrecroisent dans la galerie permettent peut-être d’apercevoir le potentiel politique que les œuvres et les lieux de l’art peuvent signifier dans leurs communautés immédiates.

Maria Hupfield Survival and Other Acts of Defiance, 2011 Installation video et ruban adhésif en aluminium au sol en forme de

Maria Hupfield
Survival and Other Acts of Defiance, 2011
Installation video et ruban adhésif en aluminium au sol en forme de “X”
Video installation with silver “X” on floor made of aluminium tape
Édition 3
2,4 x 1,2 x 1,2 x m (8’ x 4’ x 4’)

Isabelle Hayeur propose deux œuvres composites. La photographie Day Trading (2006) montre le chantier d’un édifice à la fonction ambiguë et, en fait, factice puisqu’il est entièrement obtenu par manipulation digitale. La vidéo Pulse (2015), inspirée par la grève étudiante du printemps 2015 à Montréal et les luttes sociales qui s’y rattachent,rassemble une myriade d’images trouvées ou captées par l’artiste qui y dénonce les mesures d’austérité néolibérales et l’effritement des libertés politiques. Maria Hupfield, quant à elle, expose la video Survival and Other Acts of Defiance (2011) dans laquelle elle apparaît sautant sur place, en boucle, infiniment. Renforcée par le son des grelots en étain qui ornent ses bottes, elle y affirme fortement sa présence de femme autochtone en constante (re)négociation avec son environnement. Au sol, un large X métallique invite les visiteuses et visiteurs à se joindre à elle.

David Lafrance Place publique 1, 2015-2016 Bois et peinture acrylique Wood and acrylic paint 13 x 20 x 23 cm (5’’x 8’’ x 9’’)

David Lafrance
Place publique 1, 2015-2016
Bois et peinture acrylique
Wood and acrylic paint
13 x 20 x 23 cm (5’’x 8’’ x 9’’)

David Lafrance Place publique 4, 2015-2016 Bois et peinture acrylique Wood and acrylic paint  15 x 20 x 33 cm (6’’x 8’’ x 13’’)

David Lafrance
Place publique 4, 2015-2016
Bois et peinture acrylique
Wood and acrylic paint
15 x 20 x 33 cm (6’’x 8’’ x 13’’)

David Lafrance présente des sculptures de bois polychromes issues de sa série Places publiques (2016). Ces projets d’urbanisme imaginaires suggèrent une envergure et un éclat qui se voient paradoxalement troublés par de ternes éclaboussures ou par l’apposition de croquis botaniques disproportionnés sur leur surface. Enfin, Alain Paiement nous offre une nouvelle œuvre photographique de grand format, Voisinage contextuel (2016), dans laquelle il fait abstraction de la carte fonctionnelle de Montréal et réduit le macro au micro. Il suspend le rapport pratique à l’espace de la ville pour plutôt la recomposer selon les humains qui l’habitent et l’animent collectivement au quotidien.

Alain Paiement Voisinage contextuel, 2016 Impression numérique sur papier coton archive Digital print on archival cotton paper Image : 142 x 213 cm (55,9” x 83,9”)  Papier_paper : 152 x 223 cm (60” x 88”)

Alain Paiement
Voisinage contextuel, 2016
Impression numérique sur papier coton archive
Digital print on archival cotton paper
Image : 142 x 213 cm (55,9” x 83,9”)
Papier_paper : 152 x 223 cm (60” x 88”)

Confortable insouciance : Benoit Aquin, Cynthia Girard-Renard, Isabelle Hayeur et David Lafrance

juin 1st, 2016 § 0 comments § permalink

Benoit Aquin Genghis Khan, Mongolie (série Le Dust Bowl chinois) Genghis Khan, Mongolia (The Chinese Dust Bowl), 2006 Impression numérique à pigments de qualité archive Archival pigment print Éd. 5 : 61 x 91 cm (24

Benoit Aquin
Genghis Khan, Mongolie (série Le Dust Bowl chinois)
Genghis Khan, Mongolia (The Chinese Dust Bowl), 2006
Impression numérique à pigments de qualité archive
Archival pigment print
Éd. 5 : 61 x 91 cm (24″ x 36”)
Éd. 7 : 81 x 122 cm (32″ x 48″)

Confortable insouciance 

Pour son exposition estivale, la Galerie Hugues Charbonneau propose une sélection d’œuvres qui pointent de manière lucide la conciliation difficile entre le système capitaliste et les luttes écologiques.

À l’évidence, le temps presse alors que l’accélération du réchauffement climatique met en péril des populations humaines, menace la biodiversité ou provoque des phénomènes météorologiques extrêmes… Le déni n’est plus possible. Pourtant, la recherche effrénée de croissance économique et la dépendance actuelle aux énergies fossiles plombent les efforts pour limiter la hausse des températures et la décarbonisation de l’économie. Un virage vers des principes solidaires et durables doit être appliqué à échelle globale, gouvernementale et individuelle.

Cynthia Girard-Renard Décroissance/ Degrowth, 2014 Acrylique sur mousseline de coton Acrylic on muslin  397 x 300 cm (156 1/4

Cynthia Girard-Renard
Décroissance/ Degrowth, 2014
Acrylique sur mousseline de coton
Acrylic on muslin
397 x 300 cm (156 1/4″ x 118″)
(Photo : Guy L’Heureux)

Dans la galerie, Benoit Aquin nous confronte à deux catastrophes environnementales d’origine humaine. D’une part, son célèbre projet Le “Dust Bowl” chinois (2006-2009) nous donne à voir à la désertification de l’ancienne « route de la soie » en Mongolie Intérieure. D’autre part, sa série Mégantic (2013) témoigne du pire déversement pétrolier terrestre survenu à ce jour en Amérique du Nord – désormais emblématique de la gestion désinvolte encadrant le lobby des hydrocarbures. Cynthia Girard-Renard, pour sa part, présente une grande peinture scénique issue du projet Unicorns and Dictators (2014) présenté à la Fondation Esker, Calgary. Y pose frontalement un personnage hybride rappelant la figure du trickster avec pour oreilles des usines en pleine action. Il est entouré de lapins déclamant leur inquiétude au sujet de l’avenir, et de nuages sur lesquels sont inscrits des mots comme : nature, profit capital…

Isabelle Hayeur Écume d'étang (série Underworld), 2015 Édition 5 127 x 91 cm (50

Isabelle Hayeur
Écume d’étang (série Underworld), 2015
Édition 5
127 x 91 cm (50″ x 36″)

Isabelle Hayeur nous transporte sous l’eau avec sa série de longue haleine Underworlds (2008-2015) qui révèle des paysages aquatiques dont les écosystèmes ont été complètement déréglés. Cet angle de vue inhabituel rend compte efficacement de la dégradation des plans d’eau attribuable à l’urbanisation et à l’industrialisation massives. Enfin, David Lafrance à travers sa sérieEarthships (2015) se penche sur les maisons autosuffisantes du même nom en juxtaposant de miniatures scènes bucoliques; et des interprétations schématiques ou abstraites des systèmes écoénergétiques de ces domiciles. Lafrance nous invite à réfléchir sur ce paradis vert, certes fantasmé, mais qui s’oppose diamétralement à notre hyperconsommation et à notre dépendance technologique.

David Lafrance Earthship 07, 2015 Huile sur panneau Oil on panel 15 x 20 cm (6

David Lafrance
Earthship 07, 2015
Huile sur panneau
Oil on panel
15 x 20 cm (6″ x 8″)

Le titre de cette exposition a été inspiré par l’article « La confortable inconscience » de Josée Blanchette paru au Devoir le 26 février dernier.

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