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Trevor Gould, Moridja Kitenge Banza et Cindy Phenix en résidence

juin 18th, 2019 § 0 comments § permalink

Trevor Gould, Live in a Box: A Refuge, 2017
Techniques mixtes
Mixed media
75,5 x 68,5 x 50,5 cm (29 3/4” x 27” x 20”)

Moridja Kitenge Banza, Chiromancie #9 No11, 2019
Encre sur mylar
Ink on mylar
107 x 244 cm (42” x 96”)

Cindy Phenix, The End That Is Not, 2019
Pastel, huile, acrylique et tissus sur lin
Oil, acrylic pastel and found fabric on linen
121,9 x 91,4 cm (48” x 36”)

Moridja Kitenge Banza : 1

février 27th, 2019 § 0 comments § permalink

 

 

Moridja Kitenge Banza, Christ Pantocrator No1, 2017
Acrylique sur bois, feuille d’or
Acrylic on panel, gold leaf
40 x 30 cm (15,75” x 11,75”) 

 

Dans le cadre de sa première exposition à la Galerie Hugues Charbonneau, Moridja Kitenge Banza présente un tableau issu de sa série « Christ pantocrator » qui explore la complexité de son identité culturelle congolaise à travers des symboles coloniaux enracinés auxquels l’artiste fait subir un glissement de sens. L’artiste décrit ce corpus dans le texte qui suit.

 

Christ pantocrator part de l’icône chrétienne byzantine de Jésus Christ représenté comme étant glorieux et tout puissant. Il s’agit d’une série de peintures qui questionne ma relation avec les masques africains que l’on retrouve dans plusieurs musées occidentaux.

Dans la plupart des cultures africaines, les masques sont réalisés pour être utilisés lors de rites sacrés et de cérémonies célébrant la naissance, la mort ou les récoltes. Déplacés dans un environnement muséal, ils se trouvent amputés de leur contexte de souche et révèlent également ces apories : l’historiquede leur provenance reste méconnu des pays d’où ils viennent et l’identité des artistes, elle, demeure inconnue dans le lieu où ils sont implantés. Objets silencieux et décontextualisés, par leur existence, ils sont pourtant des preuves matérielles de la diversité et de la complexité des sociétés contemporaines africaines. Ce sont des véhicules de transmission essentiels des mœurs et coutumes pour les futures générations africaines.

Mes réflexions sont guidées par une analyse critique des composantes historico-culturelles de mon pays d’origine, la République démocratique du Congo, mais aussi par mon expérience de vie combinant ainsi des multiplicités de sens et d’histoires. Le catholicisme y est présent, transmis à mes ancêtres par les pères jésuites lors de l’évangélisation du Congo, de même que mes traditions familiales. Mon regard actuel sur ces symboles persistants est dynamisé par un élan créatif double, entre mémoire et réappropriation.

Pour ce faire, je puise dans les différents musées qui ont ces objets africains dans leurs collections. Sur la peinture iconographique du Pantocrator que je reproduis, je couvre la tête du Christ des masques choisis. Par cette intervention, je leur redonne leur gloire et leur fonction qui est celle d’être porté.

— Moridja Kitenge Banza

 

Moridja Kitenge Banza : 1 (exposition_exhibition), 2019, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada (photo : Jean-Michael Seminaro)

 

 

Biographie

Moridja Kitenge Banza est un artiste canadien d’origine congolaise né à Kinshasa en 1980 en République démocratique du Congo. Il est diplômé de l’Académie des beaux-arts de Kinshasa, de l’École supérieure des beaux-arts de Nantes Métropole ainsi que de la faculté des Sciences humaines et sociales de l’Université de La Rochelle.En 2010, il a reçu  le 1er prix de La Biennale de l’Art africain contemporain, DAK’ART, pour la vidéo Hymne à nouset l’installation De 1848 à nos jours. Son travail a été présenté au Musée Dauphinois (Grenoble, France), au Museum of Contemporary Art (Rosklide, Danemark), à la Arndt Gallery et à la Ngbk (Berlin, Allemagne), à la Biennale Internationale de Casablanca (Casablanca, Maroc), à la Fondation Attijariwafa bank (Casablanca, Maroc), à la Fondation Blachère (Apt, France) ainsi qu’àla BAnQ, à la galerie Joyce Yahouda, à Oboro et au Musée des beaux-arts de Montréal (Montréal, Canada).

 

Démarche artistique

Artiste multidisciplinaire, je m’exprime à travers la peinture, la photographie, la vidéo, le dessin et l’installation.

Ma démarche artistique se situe entre la réalité et la fiction, moyen par lequel j’interroge l’histoire, la mémoire et l’identité des lieux où j’habite ou que j’ai habité en lien avec la place que j’occupe dans ceux-ci. Je confonds intentionnellement réalité et fiction afin de perturber les récits hégémoniques et de créer des espaces où le discours marginal peut exister. Puisant dans les réalités actuelles ou anciennes, j’organise, j’assemble, je trace des figures, tel un géomètre, en me réappropriant les codes des représentations culturelles, politiques, sociales et économiques. Ainsi, je fabrique mes propres outils pour mieux investir le territoire de l’autre dans le but de nourrir tous ces domaines de recherche qui inspirent ma pratique.

 

La galerie tient à remercier Anne-Isabelle Pronkina pour sa contribution au développement de l’idée de cette exposition.

Moridja Kitenge Banza, Authentique #1, 2017
Impression archive au jet d’encre sur papier
Archival digital inkjet print on paper
Édition 3/5
86,3 x 61 cm (34” x 24”)

Julie Trudel en résidence artistique à la galerie

décembre 28th, 2018 § 0 comments § permalink

Julie Trudel approfondira le projet exposé l’automne dernier à la NARS Foundation de Brooklyn. Vernissage le 16 janvier.

David Lafrance : Jours fastes et néfastes

novembre 6th, 2018 § 0 comments § permalink

Vernissage en présence de l’artiste le 7 novembre de 17h à 19h

David Lafrance, Marée haute, 2018
Huile sur toile
Oil on canvas
182,9 x 228,6 cm (72” x 90”)

L’exposition

 

Les peintures récentes de David Lafrance sont le prolongement de ses réflexions sur un paysage et une société en métamorphose.

 

L’artiste étudie à travers ses toiles les phénomènes météorologiques qui menacent l’ère actuelle, tant de manière physique que psychique. Les prévisions sont bouleversantes et incontournables selon les observations de Lafrance.

 

Au sein de représentations d’une nature en turbulence, Lafrance réserve un espace sur chacune de ses toiles à une scène pastorale idyllique : cartes postales d’un passé intouché par les changements climatiques. Rappelant les peintures surréalistes des années 1930, les paysages cognitifs de Lafrance sont peuplés de mains et de bras désincarnés, de formes tant géométriques que déstructurées et de personnages caricaturaux qui ensemble donnent le ton à la série. Le soleil est éreinté et ridé dans « Un soleil de trop » (2018) et des êtres dormants font allusion à une société en somnolence dans « Sun Dog » (2018) et « Marée haute » (2018). Les nouvelles toiles de Lafrance sont imprégnées d’un sens de l’urgence qui se manifeste à travers son expertise dans une hybridité de styles de compositions et par son accumulation dynamique de gestes picturaux.

 

 

À propos de l’artiste

 

David Lafrance (n. 1976) détient un baccalauréat en arts visuels de l’Université Concordia à Montréal (2001) où il poursuit présentement une maîtrise en art visuel. Son travail a fait l’objet de nombreuses expositions et biennales au Canada, aux États-Unis et en France. Parmi ses expositions individuelles récentes, soulignons celles  de la Maison de la culture Marie-Uguay (2018), au Ceaac (2015), Strasbourg; à la Galerie Hugues Charbonneau (2014); à l’Œil de Poisson (2014), Québec; et au Musée régional de Rimouski (2012), qui lui a valu le prix de la « meilleure exposition hors Montréal » au Gala des arts visuels de l’AGAC. Récemment, il a pris part à différentes expositions collectives, notamment au Musée d’art contemporain des Laurentides, au Musée des beaux-arts de Montréal (2015), à l’Œil de Poisson (2015), à Art action Actuel, Saint-Jean-sur-Richelieu (2013), et au Centre d’art L’écart, Rouyn-Noranda (2013).

 

Ses œuvres sont présentes dans plusieurs collections privées et publiques, dont celles du Musée national des beaux-arts du Québec, de la Bibliothèque nationale du Québec, de la Galerie Leonard et Bina Ellen, Montréal, de Lotto Québec, Hydro-Québec et du Mouvement Desjardins. David Lafrance est représenté par la Galerie Hugues Charbonneau à Montréal. Il vit et travaille à Montréal.

Cindy Phenix : Ces femmes tiennent une fleur à la main

août 24th, 2018 § 0 comments § permalink

 

Cindy Phenix, The Light Does Not Increase, 2018
Huile et pastel sur toile
Oil and pastel on canvas
183 x 244 cm (72″ x 96″)

 

L’exposition

Pour sa première exposition individuelle à la Galerie Hugues Charbonneau, Cindy Phenix propose Ces femmes tiennent une fleur à la main, un nouveau corpus de tableaux. Ceux-ci sont le fruit d’un mois en résidence à la galerie, où Phenix a installé son atelier et mis en branle des groupes de participation / discussion dont elle s’est inspirée.

Avec Ces femmes tiennent une fleur à la main, Phenix élabore un lexique du bonheur, attentive à la complexité de ses lieux et des attitudes qu’il engendre. Plages, boulevards, balcons ou cabaret, les espaces où il se déploie sont à la fois publics et privés : là où la multitude forme une foule, mille îlots d’intimité émergent. S’y épanouissent volupté, contemplation et amitiés, mais aussi voyeurisme, vanité et envie. Fidèle à son esthétique d’une forte intensité, Phenix alterne tableaux solitaires et scènes chorales pour mettre en mouvements une ode à la joie sans compromis.

Cindy Phenix, Ces femmes qui tiennent une fleur à la main, 2018

Démarche de l’artiste

L’œuvre de Cindy Phenix aborde la relation entre les sphères publiques et privées. Elle explore les différentes normes qui les régissent, la dynamique de leur coexistence, les relations de pouvoir dont elles sont l’arène et les sentiments qui en dérivent. À cet effet, l’artiste crée des scènes complexes dont se dégagent de puissants mouvements narratifs et affectifs.

Phenix puise son inspiration de groupes de participation/discussion qu’elle organise et qu’elle dirige. Ceux-ci visent à une prise de conscience de l’expérience féminine par la réalisation de projets collaboratifs ainsi que la découverte d’expériences communes. Pour commencer, les femmes sont amenées à interagir avec des œuvres d’art, à prendre part à des jeux, à situer leurs corps à l’intérieur d’installations créées par l’artiste. Elles sont ensuite invitées à partager anecdotes et réflexions dans le cadre de discussions dirigées par Phenix. Les performances corporelles et les récits ainsi recueillis deviennent un lieu d’analyse fécond pour l’artiste qui les réinterprète au sein de ses compositions.

Il se dégage des toiles de Cindy Phenix une tension formelle palpable. Certaines surfaces sont le lieu d’empâtements gestuels et abstraits, tandis que d’autres, laissées intactes, révèlent le potentiel brut de la toile. Des aplats se juxtaposent aux lignes du dessin et nous entrainent dans des espaces paradoxaux. De nombreux personnages, aux teints et corps transformés, y interagissent. De ces mises en scène ambitieuses et ambigües, le large éventail de techniques que Phenix met en œuvre fait surgir une éclatante charge émotionnelle.

Guillaume Adjutor Provost : Introduction

mars 1st, 2018 § 0 comments § permalink

Vernissage le mercredi 14 mars de 17h à 19h en présence de l’artiste

Guillaume Adjutor Provost
La main d’Émilie Gamelin, 2017
Impression jet d’encre sur coton
Ink jet print on cotton
208 x 200 cm (81,89” x 74,74”) | 208 x 138 cm (81,89” x 54,33”) | 208 x 128 cm (81,89” x 50,39”)

La Galerie Hugues Charbonneau est ravie de présenter Introduction, une exposition de Guillaume Adjutor Provost. L’artiste vous convie à l’articulation d’une sélection d’œuvres issues de ses expositions Matériellement rien, potentiellement tout (Diagonale, 2017), Providence (Association des travailleurs grecs du Québec / Clark / La SERRE, 2017) et Bonne Fortune (Clark, 2016). À travers une remise-en-exposition de son corpus, l’artiste propose de découvrir, avec lui, les jalons de sa démarche de création. En effet, représenté par une galerie pour une première fois en carrière, Provost saisit l’occasion d’explorer les balises de son langage artistique. C’est en ce sens qu’il choisit d’utiliser l’espace d’exposition comme lieu de post-production.

De nature rétrospective, l’exposition présente les grands axes de l’approche de Guillaume Adjutor Provost : la référentialité, les approches commissariales, la textualité, les langages de l’archive et de la photographie, les manifestations psychédéliques. Suivant une attitude du matérialisme conceptuel, la pratique de l’artiste révèle en soi des zones de réflexions immatérielles soutenues par l’objet physique. En effet, par ses pensées et ses interactions, le visiteur contribue activement à la définition du langage de l’artiste. Avec Introduction, la rencontre des œuvres iconographiques de Guillaume Adjutor devient donc un lieu d’analyse des plus féconds.

Au sujet de Guillaume Adjutor Provost   

Guillaume Adjutor Provost (n. 1987) vit et travaille à Montréal où il a complété un doctorat en études et pratiques des arts à l’UQAM en 2017. Récipiendaire de bourses du Conseil des Arts et des Lettres du Québec, du Conseil des Arts du Canada, de l’OJIQ, de la Sodec, le travail de Guillaume Adjutor Provost a été diffusé lors d’expositions solos et collectives au Canada, en France, en Allemagne, en Autriche, en Belgique, en Catalogne et en Suisse. Parallèlement, sa pratique a été soulignée par l’attribution de la bourse Jean-Claude Rochefort et du prix Claudine et Stephen Bronfman en art contemporain. Depuis l’automne 2016, il bénéficie d’un atelier à la Fonderie Darling. En 2018, il présentera une exposition solo au centre d’art Bikini de Lyon sous le commissariat de Chloé Grondeau et de Marthe Carrier, participera à l’exposition … Move or be Moved by Something Rather than Oneself à Critical Distance (Toronto) sous le commissariat de Florence-Agathe Dubé-Moreau et de Maude Johnson, puis séjournera à la Fondation Rupert à Vilnius en Lituanie pour une résidence de recherche.

Cynthia Girard-Renard : Amour et anarchie

novembre 10th, 2017 § 0 comments § permalink

Cynthia Girard-Renard
Plaisir fétichiste d’une militante antifasciste
(série Amour et anarchie)
2017
Acrylique sur toile
Acrylic on canvas
150 x 124 cm (59” x 49”)

Vernissage le samedi 11 novembre de 15 h à 17 h, en présence de l’artiste

Amour et anarchie

Cynthia Girard-Renard vous invite à son nouveau projet intitulé Amour et anarchie inspiré d’un film de la cinéaste italienne Lina Wertmüller dont l’action principale se déroule dans un bordel sous l’Italie fasciste de Mussolini. L’artiste a concocté une série de 6 tableaux érotico-politiques où des personnages inter-espèces se débattent dans des jouissances carnavalesques malgré les jours sombres et les scénarios apocalyptiques qui les entourent. Refusant la passivité et le statu quo, les figures polymorphes se tissant entre l’animal, le végétal et l’humain copulent et exultent.

Inspiré d’une constellation d’artistes femmes telles que Dorothy Iannone pour ses tableaux érotiques, Carolee Scheemann et son bodyart, ainsi que Annie Sprinkle dans son mouvement écosexuel, Girard-Renard a réalisé un corpus de toiles dont les fonds sont faits d’empreintes de troncs d’arbres sur lesquels elle a imprimé des parties de son corps. Les fonds-écorces sont le théâtre burlesque parfait pour animer cette troupe de personnages impertinents repoussant les scénarios obscurantistes dans des scénettes sexo-satiriques désopilantes.

Au sujet de Cynthia Girard-Renard 

Cynthia Girard-Renard détient une maîtrise en beaux-arts du Goldsmiths College à Londres (1998). À l’automne 2017, elle participe à la Biennale du Canada présentée au Musée National des Beaux-Arts du Canada et présente son exposition solo intitulée Nos maîtres les fous au Musée d’art de Joliette. Depuis plus de 20 ans, elle expose activement son travail au Canada et sur la scène internationale : Centre Uma Certa Falta de Coerencia, Porto, Portugal (2015); Esker Fondation, Calgary, Alberta (2014); Thousand Plateaus Art Space, Chengdu, Chine (2011); Dunlop Art Gallery, Régina (2010); Musée national des beaux-arts du Québec, Québec (2010); September Gallery, Berlin (2009); Künstlerhaus Bethanien, Berlin (2009); SPACE, Londres (2006); Musée d’art contemporain de Montréal (2005); etc.

L’artiste a été récipiendaire de bourses du Conseil des arts du Canada et du Conseil des arts et des lettres du Québec pour compléter des résidences à Paris, New York, Berlin ainsi qu’à Londres. Son travail est entre autres présent dans les collections du Musée d’art contemporain de Montréal, du Musée des beaux-arts de Montréal, du Musée national des beaux-arts du Québec, du Ministère des Affaires étrangères du Canada, de la Carleton University Art Gallery, de la Galerie de l’UQAM, de la Banque TD ainsi que dans plusieurs collections privées. Cynthia Girard-Renard vit et travaille à Montréal.

Situation #7 : David Lafrance : Rendez-vous inédit dans l’aile fantôme

août 16th, 2017 § 0 comments § permalink

Porte d’entrée : 6217 rue Henri-Julien

David Lafrance
Atelier rouge (série Peur de perdre)
2015
Huile sur panneau
Oil on panel
20 x 25,5 cm (8” x 10”)

Mercredi le 23 août prochain, de 10h à 22h, David Lafrance a le plaisir de vous convier à son atelier situé dans l’aile fantôme du 305 rue de Bellechasse.  S’inscrivant dans le cadre de notre programmation estivale intitulée « 8 situations : 8 artistes », ce rendez-vous d’exception sera l’occasion de revisiter sa production artistique et des archives des 20 dernières années (1997-2017).

David Lafrance
Étude pour Atlas No 2
2014
Peinture à l’acrylique sur madrier de ferme sculpté
Acrylic paint on sculpted recycled wood
35.5 x 10 x 18 cm (14” x 4” x 7”)

Une installation d’œuvres rendra hommage à son lieu de travail de prédilection. Plusieurs peintures, dessins, gravures, aquarelles, esquisses, études et certaines œuvres inédites seront disponibles à des fins d’acquisition. Cette rencontre sera aussi le moment d’échanger librement avec les agents du milieu artistique présents (artistes, photographes, galeristes) dans une ambiance chaleureuse, à l’image de David Lafrance.

David Lafrance
Force
2003
Huile sur toile
Oil on canvas
198 x 259 cm (78” x 102”)

Au sujet de David Lafrance

David Lafrance (n. 1976) détient un baccalauréat en arts visuels de l’Université Concordia à Montréal (2001). Son travail a fait l’objet de nombreuses expositions et biennales au Canada, aux États-Unis et en France. Parmi ses expositions individuelles récentes, soulignons celles au Ceaac (2015), Strasbourg; à la Galerie Hugues Charbonneau (2014); à l’Œil de Poisson (2014), Québec; et au Musée régional de Rimouski (2012), qui lui a valu le prix de la « meilleure exposition hors Montréal » au Gala des arts visuels de l’AGAC. Récemment, il a pris part à différentes expositions collectives, notamment au Musée des beaux-arts de Montréal (2015), à l’Œil de Poisson (2015), à Art action Actuel, Saint-Jean-sur-Richelieu (2013), et au Centre d’art L’écart, Rouyn-Noranda (2013).

David Lafrance
M’as tu oublier 07
2003
Graphite sur papier
Graphite on paper
55,88 x 76,2 (22” x 30”)

Ses œuvres sont présentes dans plusieurs collections privées et publiques, dont celles du Musée national des beaux-arts du Québec (CPOA), de la Bibliothèque nationale du Québec, de la Galerie Leonard et Bina Ellen, Montréal, de Lotto Québec, Hydro-Québec, du Mouvement Desjardins, de Blakes et des Studios Apollo.

David Lafrance
Les sinistrés
2011
Huile sur toile
Oil on canvas
107 x 122 cm (42” x 48”)

David Lafrance
En ordre d’apparition 01
2016
Huile sur toile
Oil on canvas
122 x 102 cm (48” x 40”)

Save

Save

Jean-Benoit Pouliot — L’image souple : Inclinaisons et déclinaisons

mars 10th, 2017 § 0 comments § permalink

Jean-Benoit Pouliot Lunettes superposantes, 2016 Lunettes modifiées et miroirs Modified glasses and mirror

Jean-Benoit Pouliot
Lunettes superposantes, 2016
Lunettes modifiées et miroirs
Modified glasses and mirror

La Galerie Hugues Charbonneau est heureuse de présenter une nouvelle exposition de Jean-Benoit Pouliot pour laquelle celui-ci a privilégié une approche conceptuelle et réflexive de l’objet tableau. Les différents états de cette recherche se matérialisent tantôt en photographie, tantôt en peinture sinon en installation ou en sculpture.

L’image soupleest un projet qui explore la relation image/objet par une réflexion active sur les conditions contemporaines d’apparition, de transformation et de diffusion de l’image. Jean-Benoit Pouliot prend comme point de départ sa propre production de tableaux abstraits desquels il cherche à libérer les images qu’ils portent ; ces dernières deviendraient dès lors libres, souples, et continueraient à cheminer indépendamment de leur support premier. Là où le tableau s’arrête, l’image continue-t-elle ? Si oui, sous quelles formes ? Dans quels espaces ?

Jean-Benoit Pouliot Glissement découpé 1, 2015 Impression jet d’encre sur papier glacé opaque, monté sous plexi sans reflet, sur sintra Ink jet print on glossy opaque paper, mounted under plexi without reflexion, on sintra 36 x 32 cm (14’’ x 12 1/2’’)

Jean-Benoit Pouliot
Glissement découpé 1, 2015
Impression jet d’encre sur papier glacé opaque, monté sous plexi sans reflet, sur sintra
Ink jet print on glossy opaque paper, mounted under plexi without reflexion, on sintra
36 x 32 cm (14’’ x 12 1/2’’)

L’image est aujourd’hui aisément détachable de sa réalité physique première : elle peut voyager, apparaître et disparaître sur demande selon le véhicule numérique qui la transporte. Jean-Benoit Pouliot a voulu contenir cette nouvelle ubiquité des images en prenant lui-même en charge quelques deuxièmes vies de ses tableaux dans d’hypothétiques trajectoires. Les manipulations qu’il opère sondent en profondeur le rapport physique que le tableau pose intrinsèquement entre l’image et l’objet. Il provoque dans la galerie un jeu d’échos entre les toiles et leurs déclinaisons photographiques, textuelles ou sculpturales. Les tableaux ont été numérisés, étirés, découpés, photocopiés, passés sous microscope ou décrits en mots.Cette approche sur divers fronts lui permet de mettre en évidence les limites et les impacts des médias numériques sur notre rapport à l’image. Jean-Benoit Pouliot met en scène ses tableaux et par le fait même recadre notre regard sur ceux-ci. En réfléchissant l’image par le tableau, il propose de prendre le temps de « re-voir » le tableau par l’image.

Jean-Benoit Pouliot Sans-titre, 2017 Acrylique sur toile Acrylic on canvas 35,5 x 27,9 cm (14” x 11”)

Jean-Benoit Pouliot
Sans-titre, 2017
Acrylique sur toile
Acrylic on canvas
35,5 x 27,9 cm (14” x 11”)

Jean-Benoit Pouliot

Autodidacte, Jean-Benoit Pouliot (n. 1975) amorce sa carrière artistique au début des années 2000 par l’entremise de la gravure. La peinture acquiert une place centrale dans sa pratique à compter de 2008, et depuis, Pouliot a pris part à plusieurs expositions individuelles et collectives au Québec et à New York. Il a également participé à la Nuit Blanche Toronto (2016), à la manifestation d’art public Aires libres à Montréal (2014), à l’événement Peinture Extrême à Montréal (2013 et 2010) ainsi qu’au festival Mois Multi 10 à Québec (2009). Ses œuvres sont présentes au sein de plusieurs collections privées et institutionnelles : Musée national des beaux-arts du Québec, Bibliothèque et Archives nationales du Québec, Banque Nationale, Banque de Montréal, Banque TD, Mouvement Desjardins et Collection du Cirque du Soleil, entre autres.

Jean-Benoit Pouliot, L'image souple : Inclinaisons et déclinaisons [exposition_exhibition], 2017, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada.

Jean-Benoit Pouliot, L’image souple : Inclinaisons et déclinaisons [exposition_exhibition], 2017, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada.

Jean-Benoit Pouliot, L'image souple : Inclinaisons et déclinaisons [exposition_exhibition], 2017, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada.

Jean-Benoit Pouliot, L’image souple : Inclinaisons et déclinaisons [exposition_exhibition], 2017, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada.

Jean-Benoit Pouliot, L'image souple : Inclinaisons et déclinaisons [exposition_exhibition], 2017, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada.

Jean-Benoit Pouliot, L’image souple : Inclinaisons et déclinaisons [exposition_exhibition], 2017, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada.

Jean-Benoit Pouliot, L'image souple : Inclinaisons et déclinaisons [exposition_exhibition], 2017, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada.

Jean-Benoit Pouliot, L’image souple : Inclinaisons et déclinaisons [exposition_exhibition], 2017, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada.

Confortable insouciance : Benoit Aquin, Cynthia Girard-Renard, Isabelle Hayeur et David Lafrance

juin 1st, 2016 § 0 comments § permalink

Benoit Aquin Genghis Khan, Mongolie (série Le Dust Bowl chinois) Genghis Khan, Mongolia (The Chinese Dust Bowl), 2006 Impression numérique à pigments de qualité archive Archival pigment print Éd. 5 : 61 x 91 cm (24

Benoit Aquin
Genghis Khan, Mongolie (série Le Dust Bowl chinois)
Genghis Khan, Mongolia (The Chinese Dust Bowl), 2006
Impression numérique à pigments de qualité archive
Archival pigment print
Éd. 5 : 61 x 91 cm (24″ x 36”)
Éd. 7 : 81 x 122 cm (32″ x 48″)

Confortable insouciance 

Pour son exposition estivale, la Galerie Hugues Charbonneau propose une sélection d’œuvres qui pointent de manière lucide la conciliation difficile entre le système capitaliste et les luttes écologiques.

À l’évidence, le temps presse alors que l’accélération du réchauffement climatique met en péril des populations humaines, menace la biodiversité ou provoque des phénomènes météorologiques extrêmes… Le déni n’est plus possible. Pourtant, la recherche effrénée de croissance économique et la dépendance actuelle aux énergies fossiles plombent les efforts pour limiter la hausse des températures et la décarbonisation de l’économie. Un virage vers des principes solidaires et durables doit être appliqué à échelle globale, gouvernementale et individuelle.

Cynthia Girard-Renard Décroissance/ Degrowth, 2014 Acrylique sur mousseline de coton Acrylic on muslin  397 x 300 cm (156 1/4

Cynthia Girard-Renard
Décroissance/ Degrowth, 2014
Acrylique sur mousseline de coton
Acrylic on muslin
397 x 300 cm (156 1/4″ x 118″)
(Photo : Guy L’Heureux)

Dans la galerie, Benoit Aquin nous confronte à deux catastrophes environnementales d’origine humaine. D’une part, son célèbre projet Le “Dust Bowl” chinois (2006-2009) nous donne à voir à la désertification de l’ancienne « route de la soie » en Mongolie Intérieure. D’autre part, sa série Mégantic (2013) témoigne du pire déversement pétrolier terrestre survenu à ce jour en Amérique du Nord – désormais emblématique de la gestion désinvolte encadrant le lobby des hydrocarbures. Cynthia Girard-Renard, pour sa part, présente une grande peinture scénique issue du projet Unicorns and Dictators (2014) présenté à la Fondation Esker, Calgary. Y pose frontalement un personnage hybride rappelant la figure du trickster avec pour oreilles des usines en pleine action. Il est entouré de lapins déclamant leur inquiétude au sujet de l’avenir, et de nuages sur lesquels sont inscrits des mots comme : nature, profit capital…

Isabelle Hayeur Écume d'étang (série Underworld), 2015 Édition 5 127 x 91 cm (50

Isabelle Hayeur
Écume d’étang (série Underworld), 2015
Édition 5
127 x 91 cm (50″ x 36″)

Isabelle Hayeur nous transporte sous l’eau avec sa série de longue haleine Underworlds (2008-2015) qui révèle des paysages aquatiques dont les écosystèmes ont été complètement déréglés. Cet angle de vue inhabituel rend compte efficacement de la dégradation des plans d’eau attribuable à l’urbanisation et à l’industrialisation massives. Enfin, David Lafrance à travers sa sérieEarthships (2015) se penche sur les maisons autosuffisantes du même nom en juxtaposant de miniatures scènes bucoliques; et des interprétations schématiques ou abstraites des systèmes écoénergétiques de ces domiciles. Lafrance nous invite à réfléchir sur ce paradis vert, certes fantasmé, mais qui s’oppose diamétralement à notre hyperconsommation et à notre dépendance technologique.

David Lafrance Earthship 07, 2015 Huile sur panneau Oil on panel 15 x 20 cm (6

David Lafrance
Earthship 07, 2015
Huile sur panneau
Oil on panel
15 x 20 cm (6″ x 8″)

Le titre de cette exposition a été inspiré par l’article « La confortable inconscience » de Josée Blanchette paru au Devoir le 26 février dernier.

Julie Trudel : Noir d’ivoire et blanc de titane — transparence et distorsion

avril 6th, 2016 § 0 comments § permalink

Julie Trudel Transparence et distorsion NNBN, 2015 Acrylique et gesso sur feuille acrylique Acrylic and gesso on acrylic sheet 117 x 59,5 x 35,5 cm (46

Julie Trudel
Transparence et distorsion NNBN, 2015
Acrylique et gesso sur feuille acrylique
Acrylic and gesso on acrylic sheet
117 x 59,5 x 35,5 cm (46″ x 23 1/2″ x 14″)
(Photo : Jordan Blackburn)

La Galerie Hugues Charbonneau est heureuse de présenter une deuxième exposition individuelle de Julie Trudel qui nous offre la plus récente avancée de ses travaux sur la matérialité de la couleur. Cette série d’une dizaine de peintures tridimensionnelles a été conçue en 2015 lors de diverses résidences artistiques et présentée en partie à l’Anna Leonowens Gallery de NSCAD University l’automne dernier.

Julie Trudel Transparence et distorsion NNBN, 2015 Acrylique et gesso sur feuille acrylique Acrylic and gesso on acrylic sheet 117 x 59,5 x 35,5 cm (46

Julie Trudel
Transparence et distorsion NNBN, 2015
Acrylique et gesso sur feuille acrylique
Acrylic and gesso on acrylic sheet
117 x 59,5 x 35,5 cm (46″ x 23 1/2″ x 14″)
(Photo : Jordan Blackburn)

Pour Noir d’ivoire et blanc de titane — transparence et distorsion, Julie Trudel maintient une contrainte chromatique qu’elle s’est imposée en 2012, soit l’utilisation de pigments noir et blanc pur, simplement dilués avec une grande quantité de médium acrylique. Mais elle innove, cette fois, en introduisant dans sa pratique des supports d’acrylique clair (communément appelé plexiglas). Ce sont des considérations techniques qui, fin 2014, l’ont amenée à choisir ce matériau pour en exploiter les propriétés – telles que la transparence, les reflets, la réversibilité, la plasticité – en conjonction avec ses préoccupations entourant la translucidité et l’opacité de la peinture. Au fil de ses expérimentations avec différents types de plastiques, la lumière est devenue une composante centrale, et le tableau s’est conséquemment dégagé du mur pour mieux la capter.

Julie Trudel Transparence et distorsion BNNN, 2015 Acrylique et gesso sur feuille acrylique Acrylic and gesso on acrylic sheet 117 x 59,5 x 35,5 cm (46

Julie Trudel
Transparence et distorsion BNNN, 2015
Acrylique et gesso sur feuille acrylique
Acrylic and gesso on acrylic sheet
117 x 59,5 x 35,5 cm (46″ x 23 1/2″ x 14″)
(Photo : Jordan Blackburn)

Chaque œuvre est réalisée dans une feuille de plexiglas très mince peinte sur une seule face avant d’être pliée de manière tripartite par thermoformage. Deux segments sont peints en aplats noirs, qui réfléchissent comme des miroirs, ou blancs, qui reflètent la lumière. Le troisième segment est translucide et couvert d’un motif de points, également translucides, qui fuient hors de la surface, produisant une illusion de mouvement et de profondeur. Le rabattement des panneaux latéraux de part et d’autre de la partie centrale entraîne un jeu complexe de reflets entre les trois faces, tandis que la forme concave ainsi générée tend à capturer la lumière et à démultiplier les effets de transparence ou de distorsion des nuées pointillées. Il devient évident que le choix du support permet ici d’amplifier les recherches de Trudel sur la matière colorée et la lumière, ouvrant par le fait même à de nouveaux possibles au sein du champ pictural. De plus, la mise en exposition même de ses œuvres contribue à une expérience où les visiteurs-euses sont appelés à prendre conscience de la nature quasi sculpturale des tableaux qui s’avancent dans l’espace de la galerie et dont l’aspect change dramatiquement selon l’angle de vue.

Julie Trudel Noir d'ivoire et blanc de titane -- transparence et distorsion, 2016 Vue d'exposition Exhibition view Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada

Julie Trudel
Noir d’ivoire et blanc de titane — transparence et distorsion, 2016
Vue d’exposition
Exhibition view
Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada

Julie Trudel

Au cours des cinq dernières années, le travail de Julie Trudel a été présenté en France, en Allemagne, au Japon, aux États-Unis ainsi qu’à travers le Canada. Elle a été finaliste du Concours de peintures canadiennes de RBC à deux reprises (2011, 2012) et lauréate du Prix Joseph Plaskett en peinture (2013). Ses œuvres sont entre autres présentes dans la Collection Prêt d’œuvres d’art du Musée national des beaux-arts du Québec, dans la collection de la Ville de Montréal ainsi que dans celles de la Banque RBC et TD. Julie Trudel vit et travaille à Montréal.

L’artiste remercie chaleureusement la fondation Joseph Plaskett, Triangle Arts Association, NSCAD University et la Robert Pope Foundation qui l’ont soutenue dans le développement de ce nouveau projet. Elle salue également la contribution de Katie Lesser et de Arkadi Lavoie Lachapelle, d’habiles et fiables assistantes d’atelier, ainsi que de Donald Thompson, Martin Schop et de l’Atelier Clark qui ont aidé à résoudre de nombreux défis techniques.

Julie Trudel Noir d'ivoire et blanc de titane -- transparence et distorsion, 2016 Vue d'exposition Exhibition view Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada

Julie Trudel
Noir d’ivoire et blanc de titane — transparence et distorsion, 2016
Vue d’exposition
Exhibition view
Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada

Cynthia Girard-Renard : La revanche des Sans-culottes

février 18th, 2016 § 0 comments § permalink

Cynthia Girard-Renard, La revanche des Sans-culottes, 2016, exposition _ exhibition, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal

Cynthia Girard-Renard, La revanche des Sans-culottes, 2016, exposition _ exhibition, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal

La revanche des Sans-culottes

Pour sa première exposition en solo à la Galerie Hugues Charbonneau, Cynthia Girard-Renard propose un corpus d’œuvres réalisé lors d’une résidence du CALQ à Paris en 2015 et présenté à l’automne dernier à Porto, Portugal, sous le titre Les Sans-culottes. Cette série est pour l’occasion augmentée par de nouvelles œuvres alors que ses marionnettes, bannières et peintures ont été reprises et complexifiées par Girard-Renard. Elle prend comme point de départ la Révolution française pour opérer un retour critique sur la pensée révolutionnaire dans un contexte néolibéral d’austérité.

Cynthia Girard-Renard Sous les pavés, la plage, 2015 Acrylique sur toile libre de coton Acrylic on unstretched cotton canvas 224 x 287 cm (88’’ 1/4 x 113’’)

Cynthia Girard-Renard
Sous les pavés, la plage, 2015
Acrylique sur toile libre de coton
Acrylic on unstretched cotton canvas
224 x 287 cm (88’’ 1/4 x 113’’)

La revanche des Sans-culottes emprunte ses ressorts irrévérencieux et comiques au genre caricatural de la satire sociale du 18e siècle en France qui a particulièrement influencé l’artiste dans le cadre de ce projet. Le titre de l’exposition fait référence au nom donné par mépris, lors de la Révolution française, au costume des manifestants populaires qui arborait le pantalon ou la jupe rayés plutôt que la « culotte », symbole vestimentaire de l’aristocratie d’Ancien Régime. Girard-Renard met véritablement en scène l’affrontement entre monarchie et peuple à travers un éventail d’œuvres qui rejouent l’excès et la décadence de la cour de Marie-Antoinette et de Louis XVI qu’elle met en parallèle avec l’insatiabilité des oligarques et millionnaires actuels. L’industrie du luxe, la mode, la finance entrent ainsi en collision avec la menace de la dette en Grèce et les mesures d’austérité servies comme un coup de bâton de guignol entre autres au Québec et à travers la zone euro.

Cynthia Girard-Renard Petit théâtre du grand capital, 2016 Techniques mixtes Mixed media 240 x 90 x 90 cm (94 1/2’’ x 35 1/2’’ x 35 1/2’’)

Cynthia Girard-Renard
Petit théâtre du grand capital, 2016
Techniques mixtes
Mixed media
240 x 90 x 90 cm (94 1/2’’ x 35 1/2’’ x 35 1/2’’)

Dans la Galerie, Le petit théâtre du grand capital (2016) illustre cet affrontement entre le 1 %, qui ne semble que changer de visage au fil du temps, et le 99 % restant. Marionnettes et accessoires en papier mâché y reprennent les codes burlesques et scabreux du Théâtre du Grand-Guignol, actif à Paris de 1896 à 1963. Le rideau scénique Sous les pavés, la plage (2015) renvoie pour sa part à un slogan de Mai 68 et laisse flotter ces quelques mots dans l’exposition comme un pont avec 1789, mais aussi comme une recherche de cette fougue révolutionnaire, de ce refus d’un règne de la médiocrité.

Cynthia Girard-Renard Les Sans-culottes, 2015 Papier, bois et corde Paper, wood and rope 167,5 x 90 x 244 cm (66’’ x 35 1/2’’ x 96’’)

Cynthia Girard-Renard
Les Sans-culottes, 2015
Papier, bois et corde
Paper, wood and rope
167,5 x 90 x 244 cm (66’’ x 35 1/2’’ x 96’’)

Cynthia Girard-Renard

Depuis plus de vingt ans, Cynthia Girard-Renard expose activement son travail au Canada et sur la scène internationale : Esker Fondation, Calgary (2014); Thousand Plateaus Art Space, Chengdu, Chine (2011); Dunlop Art Gallery, Régina (2010); Musée national des beaux-arts du Québec, Québec (2010); September Gallery, Berlin (2009); Künstlerhaus Bethanien, Berlin (2009); SPACE, Londres (2006); etc. Mentionnons aussi son exposition Fictions sylvestres en solo au Musée d’art contemporain de Montréal en 2005 et sa participation à la Triennale québécoise de 2008. Son travail est entre autres présent dans les collections du Musée d’art contemporain de Montréal, du Musée des beaux-arts de Montréal, du Musée national des beaux-arts du Québec, de la Carleton University Art Gallery, de la Galerie de l’UQAM ainsi que dans de maintes collections privées. Elle vit et travaille à Montréal.

Cynthia Girard-Renard, La revanche des Sans-culottes, 2016, exposition _ exhibition, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal

Cynthia Girard-Renard, La revanche des Sans-culottes, 2016, exposition _ exhibition, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal

Jean-Benoit Pouliot : Contrepoints

septembre 29th, 2014 § 0 comments § permalink

Jean-Benoît Pouliot Sans titre 2013-2014 Acrylique sur toile Acrylic on canvas 170 x 132 cm (67

Jean-Benoît Pouliot
Sans titre
2013-2014
Acrylique sur toile
Acrylic on canvas
170 x 132 cm (67″ x 52″)

La Galerie Hugues Charbonneau est heureuse de présenter la deuxième exposition en solo du peintre Jean-Benoit Pouliot entre ses murs. Les œuvres réunies activent toutes de façon singulière la notion de « contrepoint » empruntée à l’univers musical et renvoyant à une technique de composition fondée sur la superposition de plusieurs mélodies.

Jean-Benoît Pouliot Sans titre 2013-2014 Acrylique sur toile Acrylic on canvas 170 x 132 cm (67

Jean-Benoît Pouliot
Sans titre
2013-2014
Acrylique sur toile
Acrylic on canvas
170 x 132 cm (67″ x 52″)

Contrepoints

L’artiste invite le spectateur à considérer chaque tableau dans son unicité comme siège d’une expérience se déployant indépendamment à l’idée d’un corpus d’œuvres fermé et arrêté dans le temps. Ce faisant, le dénominateur commun de l’exposition ne se trouve pas dans un thème exploité de manière sérielle, mais bien au fondement même de la démarche plus vaste de l’artiste qui, depuis près d’une quinzaine d’années, explore les concepts de rythme, de transparence et d’accident à travers la peinture, la performance, la gravure ou la photographie. Contrepoints aspire également à rendre perceptible l’influence et l’importance du temps dans le travail de Jean-Benoit Pouliot. En atelier, l’artiste opère sur plusieurs tableaux simultanément de manière à établir un dialogue entre des œuvres à peine entamées et d’autres plus abouties. Ainsi, les interruptions qu’il provoque deviennent une composante déterminante dans le processus constructif de ses toiles, puisque l’artiste vient suspendre celles-ci dans un état provisoire qui a pour effet d’ouvrir leur potentiel non seulement à l’action du temps présent, mais aussi à des influences picturales extérieures. Cette idée d’un continuum ou d’un flux temporel qui lierait, dans sa singularité, chacune de ses œuvres achevées et à venir permet de transformer l’espace d’exposition en un terrain neutre, ouvert où des rapprochements formels se font et se défont librement entre les toiles.

Jean-Benoit Pouliot  Sans titre 2014 acrylique sur toile acrylic on canvas 20.5 x 15 cm (8” x 6”)

Jean-Benoit Pouliot
Sans titre
2014
acrylique sur toile
acrylic on canvas
20.5 x 15 cm (8” x 6”)

Jean-Benoit Pouliot

Autodidacte, Jean-Benoit Pouliot (n. 1975) amorce sa carrière artistique au début des années 2000 par l’entremise de la gravure. La peinture acquiert une place centrale dans sa pratique à compter de 2008, et depuis, Pouliot a pris part à plusieurs expositions individuelles et collectives au Québec et à New York. Il a également participé à la manifestation d’art public Aires libres à Montréal (2014), à l’événement Peinture Extrême à Montréal (2013 et 2010) ainsi qu’au festival Mois Multi 10 à Québec (2009). Ses œuvres sont présentes au sein de nombreuses collections privées et institutionnelles : Musée national des beaux-arts du Québec, Bibliothèque et Archives nationales du Québec, Loto-Québec, Banque Nationale, Banque de Montréal, Banque TD, Mouvement Desjardins et Collection du Cirque du Soleil, entre autres. Jean-Benoit Pouliot est représenté par la Galerie Hugues Charbonneau à Montréal. L’artiste vit et travaille à Montréal.

Pouliot2014-2

Pouliot2014-1

Pouliot2014-3

David Lafrance : Été 2014

juillet 17th, 2014 § 0 comments § permalink

David Lafrance Rebutoir 2014 Huile sur toile Oil on canvas 122 x 152 cm (48” x 60”)

David Lafrance
Rebutoir
2014
Huile sur toile
Oil on canvas
122 x 152 cm (48” x 60”)

L’exposition

La Galerie Hugues Charbonneau présente une exposition solo de l’artiste montréalais David Lafrance. Des dessins d’observation réalisés dans la campagne de la Montérégie sont exposés aux côtés de tableaux créés subséquemment en atelier. Ces représentations cognitives de la campagne issues d’un travail introspectif évoquent le fonctionnement de la mémoire des lieux ainsi que les dynamiques qui y règnent aujourd’hui.

Les grands canevas exposés suggèrent souvent des paysages et bénéficient de l’ample registre visuel de l’artiste; accueillant simultanément des représentations folkloriques de facture naïve, des pastorales réalisées par superposition subtile de glacis, des cartes tracées à main levée et des empâtements expressifs.

Conjointement aux espaces représentés, les symboles issus de la culture populaire deviennent des indices culturels en soi. Les objets folkloriques ou les reliques modernes s’inscrivant dans les paysages tourmentés offrent un regard sur les rapports que nos sociétés industrielles entretiennent avec la nature. En effet, les environnements inquiétants et à la fois séduisants que crée l’artiste par un amalgame d’objets anachroniques deviennent des outils cathartiques exprimant les pulsions paradoxales qui régissent la vie. Ces dichotomies, qui consistent en une cohabitation d’objets chargés de sens symboliques dans un ou plusieurs espaces naturels quasi impossibles à décrypter, engendrent un discours narratif mettant en scène la relation complexe que l’Homme moderne entretient avec son environnement. La nature et le civilisé se rencontrent dans les travaux créatifs de Lafrance afin de revisiter les conceptions tenues au réel.

David Lafrance St-Philippe 2014 Fusain sur papier Charcoal on paper 38 x 53 cm (15” x 21”)  LAFR2014020

David Lafrance
St-Philippe
2014
Fusain sur papier
Charcoal on paper
38 x 53 cm (15” x 21”)

La démarche de l’artiste

Peintre, sculpteur et producteur d’installations sonores, Lafrance crée des œuvres insolites où la nature exaltée se déploie jusqu’à ce qu’elle se heurte ou fusionne avec les traces de la vie humaine. C’est par la réalisation de paysages édéniques que Lafrance explore sa propre psyché et éveille son spectre sensible, afin de tester les limites de l’expressionnisme. Dans la pratique de l’artiste où la subjectivité foncière est mise à nu, le pan expressif est employé afin d’étudier les réflexes cognitifs humains et ainsi exposer une prise de position. De la sorte, l’artiste utilise l’expressivité dans l’art en lui conférant une valeur critique. En effet, les œuvres énigmatiques de Lafrance s’articulent généralement autour de thématiques contestataires tels les exutoires festifs, l’industrialisation, la nature ou bien l’identité individuelle et collective.

David Lafrance Un atelier à la campagne 2014 Huile sur toile Oil on canvas 183 x 274 cm (72” x 108”)

David Lafrance
Un atelier à la campagne
2014
Huile sur toile
Oil on canvas
183 x 274 cm (72” x 108”)

David Lafrance 20 000 ans 2014 Huile sur toile Oil on canvas 122 x 152 cm (48” x 60”)

David Lafrance
20 000 ans
2014
Huile sur toile
Oil on canvas
122 x 152 cm (48” x 60”)

David Lafrance La vie après 2014 Huile sur toile Oil on canvas 102 x 114 cm (40” x 45”)

David Lafrance
La vie après
2014
Huile sur toile
Oil on canvas
102 x 114 cm (40” x 45”)

David Lafrance Usine 05 2014 Huile sur toile Oil on canvas 38 x 58 cm (15” x 23”)

David Lafrance
Usine 05
2014
Huile sur toile
Oil on canvas
38 x 58 cm (15” x 23”)

David Lafrance Usine 08 2014 Huile sur toile Oil on canvas 31 x 41 cm (12” x 16”)

David Lafrance
Usine 08
2014
Huile sur toile
Oil on canvas
31 x 41 cm (12” x 16”)

David-Lafrance-Ete2014-0

Lafrance-Ete2014-1

David-Lafrance-Ete2014-2

ÉCHO 2 : L’histoire à contre-courant

mai 24th, 2014 § 0 comments § permalink

Écho 2, 2014, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal

Écho 2, 2014, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal

Trevor Gould, installation, Écho 2, 2014, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal

Trevor Gould, installation, Écho 2, 2014, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal

Maria Hupfield, installation, 2014, Écho 2, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal

Maria Hupfield, installation, 2014, Écho 2, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal

Karen Tam, Chinese Fever, 2014, installation, Écho 2, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal

Karen Tam, Chinese Fever, 2014, installation, Écho 2, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal

Benoit Aquin Carnaval VIII, Jacmel (Haïti) 2011 Impression numérique à pigments qualité archive Archival pigment print Éd. 7, 32″ x 48″ Éd. 5, 40″ x 60″

Benoit Aquin
Carnaval VIII, Jacmel (Haïti)
2011
Impression numérique à pigments qualité archive
Archival pigment print
Éd. 7, 32″ x 48″
Éd. 5, 40″ x 60″

Trevor Gould The Man who Walked Over the Moon 2008 Aquarelle Watercolour 41 x 31 cm (16

Trevor Gould
The Man who Walked Over the Moon
2008
Aquarelle
Watercolour
41 x 31 cm (16″ x 12,25″)

Trevor Gould Heritage, 2014 Aquarelle Watercolour 51 x 36 cm (20” x 14 ¼”)

Trevor Gould
Heritage, 2014
Aquarelle
Watercolour
51 x 36 cm (20” x 14 ¼”)

Trevor Gould Echo 1, 2014 Aquarelle Watercolour 23 x 30 cm (9” x 12”)

Trevor Gould
Echo 1, 2014
Aquarelle
Watercolour
23 x 30 cm (9” x 12”)

Maria Hupfield Step (Plural Positions series #14) 2014 Épreuve numérique de niveau archive, feutre et médium acrylique Archival inkjet print, felt and acrylic medium 28 x 22 cm (11

Maria Hupfield
Step (Plural Positions series #14)
2014
Épreuve numérique de niveau archive, feutre et médium acrylique
Archival inkjet print, felt and acrylic medium
28 x 22 cm (11″ x 8,5″)
Éd. unique

Maria Hupfield Seven (Plural Positions series #13) 2014 Feutre et fil de coton Felt and cotton tread 28 x 22 cm (11

Maria Hupfield
Seven (Plural Positions series #13)
2014
Feutre et fil de coton
Felt and cotton tread
28 x 22 cm (11″ x 8,5″)
Éd. unique

Maria Hupfield Universal Parallels 2014 Feutre, fil à coudre Felt, sowing tread 30 x 31 x 39 cm (12” x 12 ¼” x 15 ½”) Éd. unique

Maria Hupfield
Universal Parallels
2014
Feutre, fil à coudre
Felt, sowing tread
30 x 31 x 39 cm (12” x 12 ¼” x 15 ½”)
Éd. unique

David Lafrance Video poker 2014 Huile sur toile Oil on canvas 203 x 183 cm (80

David Lafrance
Video poker
2014
Huile sur toile
Oil on canvas
203 x 183 cm (80″ x 72″)
(Photo : Éliane Excoffier)

David Lafrance Nuit d'élections 2014 Acrylique sur papier Acrylic on paper 76 x 56 cm (30

David Lafrance
Nuit d’élections
2014
Acrylique sur papier
Acrylic on paper
76 x 56 cm (30″ x 22″)

Karen Tam I May Flirt a Little, but I'm no Yellow Peril 2009 Tissu en vinyl doré Gold vinyl fabric 90 x 40,5 cm (35,5

Karen Tam
I May Flirt a Little, but I’m no Yellow Peril
2009
Tissu en vinyl doré
Gold vinyl fabric
90 x 40,5 cm (35,5″ x 16″)
Éd. 5

Karen Tam The New Old Comet—A Phenomenon Now Visible 2006 Papier doré découpé Gold paper-cutout 13 x 68 cm (5.12

Karen Tam
The New Old Comet—A Phenomenon Now Visible
2006
Papier doré découpé
Gold paper-cutout
13 x 68 cm (5.12″ x 26.77″)
Éd. 4

Karen Tam  Do you mind if I smoke? 2008 Tissu en vinyl doré Gold vinyl fabric 30 x 30 cm (11.81

Karen Tam
Do you mind if I smoke?
2008
Tissu en vinyl doré
Gold vinyl fabric
30 x 30 cm (11.81″ x 11.81″)
Éd.: 5

Karen Tam  Peeping Tom 2008 Papier doré découpé Gold paper-cutout 43 x 61 cm (24

Karen Tam
Peeping Tom
2008
Papier doré découpé
Gold paper-cutout
43 x 61 cm (24″ x 16.93″)
Éd. : 5

L’artiste Karen Tam tient à remercier le Conseil des arts du Canada.

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point, ligne, plan, point, ligne, plan, point, ligne, plan

juin 27th, 2013 § 1 comment § permalink

Pouliot - Point ligne plan - photo Eliane Excoffier

Jean-Benoit Pouliot, installation Point, ligne, plan, point, ligne, plan, point, ligne, plan (photo Eliane Excoffier)

Marie-Claude Bouthillier, installation Point, ligne, plan, point, ligne, plan, point, ligne, plan (photo Eliane Excoffier)

Marie-Claude Bouthillier, installation Point, ligne, plan, point, ligne, plan, point, ligne, plan (photo Eliane Excoffier)

Julie Trudel & Tammi Cambell, installation Point, ligne, plan, point, ligne, plan, point, ligne, plan (photo Eliane Excoffier)

Julie Trudel & Tammi Cambell, installation Point, ligne, plan, point, ligne, plan, point, ligne, plan (photo Eliane Excoffier)

Tammi Campbell, installation Point, ligne, plan, point, ligne, plan, point, ligne, plan (photo Eliane Excoffier)

Tammi Campbell, installation Point, ligne, plan, point, ligne, plan, point, ligne, plan (photo Eliane Excoffier)

Jean-Benoit Pouliot, Sans titre (2013d), 2013, acrylique sur toile, acrylic on canvas, 67

Jean-Benoit Pouliot, Sans titre (2013d), 2013, acrylique sur toile, acrylic on canvas, 67″ x 52″

Jean-Benoit Pouliot, Sans titre (2013b), 2013, acrylique sur toile, acrylic on canvas, 20

Jean-Benoit Pouliot, Sans titre (2013b), 2013, acrylique sur toile, acrylic on canvas, 20″ x 16″

Jean-Benoît Pouliot, Sans titre (2013e), 2013, acrylique sur toile, acrylic on canvas, 67

Jean-Benoît Pouliot, Sans titre (2013e), 2013, acrylique sur toile, acrylic on canvas, 67″ x 52″

Marie-Claude Bouthillier, Familles (hannah02), 2012, acrylique sur toile, acrylic on canvas, 16.5

Marie-Claude Bouthillier, Familles (hannah02), 2012, acrylique sur toile, acrylic on canvas, 16.5″ x 16.5″

Marie-Claude Bouthillier, Familles (hannah04),  2012, acrylique sur toile, acrylic on canvas, 16

Marie-Claude Bouthillier, Familles (hannah04), 2012, acrylique sur toile, acrylic on canvas, 16″ x 16″

Marie-Claude Bouthillier, Familles (hannah03),  2012, acrylique sur toile, acrylic on canvas, 16

Marie-Claude Bouthillier, Familles (hannah03), 2012, acrylique sur toile, acrylic on canvas, 16″ x 16″

Julie Trudel, Étude 5A, du projet CMYK, 2011, acrylique et encre de sérigraphie sur contreplaqué, acrylique and silkscreen ink on plywood, diam. 29

Julie Trudel, Étude 5A, du projet CMYK, 2011, acrylique et encre de sérigraphie sur contreplaqué, acrylique and silkscreen ink on plywood, diam. 29″ (74 cm)

Julie Trudel, EllipseCMCYCK (2011-18), 2011,  acrylique et encre de sérigraphie sur contreplaqué, acrylique and silkscreen ink on plywood, 18

Julie Trudel, EllipseCMCYCK (2011-18), 2011, acrylique et encre de sérigraphie sur contreplaqué, acrylique and silkscreen ink on plywood, 18″ x 29″

Tammi Campbell, from Circle Tape series (april 2012 A), 2012, acrylique sur carton musée, acrylic on museum board, 38

Tammi Campbell, from Circle Tape series (april 2012 A), 2012, acrylique sur carton musée, acrylic on museum board, 38″ x 32″

Tammi Campbell, from Circle Tape series (april 2012 B), 2012, acrylique sur carton musée, acrylic on museum board, 38

Tammi Campbell, from Circle Tape series (april 2012 B), 2012, acrylique sur carton musée, acrylic on museum board, 38″ x 32″

Tammi Campbell, Dear Agnes (004), 2011, graphite sur papier japonais Kozo plié, graphite on folded Kozo Japanese paper, 11” x 8 ½”

Tammi Campbell, Dear Agnes (004), 2011, graphite sur papier japonais Kozo plié, graphite on folded Kozo Japanese paper, 11” x 8 ½”

Tammi Campbell, Dear Agnes (006), 2011, graphite sur papier japonais Kozo plié, graphite on folded Kozo Japanese paper, 11” x 8 ½”

Tammi Campbell, Dear Agnes (006), 2011, graphite sur papier japonais Kozo plié, graphite on folded Kozo Japanese paper, 11” x 8 ½”

Tammi Campbell, Dear Agnes (030), 2012, graphite sur papier japonais Kozo plié, graphite on folded Kozo Japanese paper, 11” x 8 ½”

Tammi Campbell, Dear Agnes (030), 2012, graphite sur papier japonais Kozo plié, graphite on folded Kozo Japanese paper, 11” x 8 ½”

Marie-Claude Bouthillier : Mégalithes

mai 25th, 2013 § Commentaires fermés sur Marie-Claude Bouthillier : Mégalithes § permalink

Marie-Claude Bouthilier, Mégalithe 06, 2013, carbone et acrylique sur toile, carbon and acrylic on canvas, 59

Marie-Claude Bouthilier, Mégalithe 06, 2013, carbone et acrylique sur toile, carbon and acrylic on canvas, 59″ x 47″, 150 x 120 cm

Marie-Claude Bouthillier, Mégalithes, Galerie Hugues Charbonneau, 2013 (photo : Éliane Excoffier)

Marie-Claude Bouthillier, Mégalithes, Galerie Hugues Charbonneau, 2013 (photo : Éliane Excoffier)

Marie-Claude Bouthillier, Mégalithes, Galerie Hugues Charbonneau, 2013 (photo : Éliane Excoffier)

Marie-Claude Bouthillier, Mégalithes, Galerie Hugues Charbonneau, 2013 (photo : Éliane Excoffier)

Marie-Claude Bouthillier, Astrolithe, 2013, carbone et acrylique sur toile, carbon and acrylique on canvas, 20 1/2

Marie-Claude Bouthillier, Astrolithe, 2013, carbone et acrylique sur toile, carbon and acrylique on canvas, 20 1/2″ x 14 1/2″

Marie-Claude Bouthilier, Mégalithe 05, 2013, carbone et acrylique sur toile, carbon and acrylic on canvas, 59

Marie-Claude Bouthilier, Mégalithe 05, 2013, carbone et acrylique sur toile, carbon and acrylic on canvas, 59″ x 47″, 150 x 120 cm

Marie-Claude Bouthillier, Mégalithes, Galerie Hugues Charbonneau, 2013 (photo : Éliane Excoffier)

Marie-Claude Bouthillier, Mégalithes (nébuleuse), Galerie Hugues Charbonneau, 2013 (photo : Éliane Excoffier)

Marie-Claude Bouthillier, Mégalithe 33 (étoile), 2012, carbone et acrylique sur toile, carbon and acrylic on canvas, 12

Marie-Claude Bouthillier, Mégalithe 33 (étoile), 2012, carbone et acrylique sur toile, carbon and acrylic on canvas, 12″ x 11″

Marie-Claude Bouthillier, Mégalithe 11, 2012, carbone et acrylique sur toile, carbon and acrylic on canvas, 24

Marie-Claude Bouthillier, Mégalithe 11, 2012, carbone et acrylique sur toile, carbon and acrylic on canvas, 24″ x 24″

Marie-Claude Bouthillier, Mégalithe (pierre blanche), 2013, carbone et acrylique sur toile, carbon and acrylic on canvas, 15 1/2

Marie-Claude Bouthillier, Mégalithe (pierre blanche), 2013, carbone et acrylique sur toile, carbon and acrylic on canvas, 15 1/2″ x 11 1/2″

Marie-Claude Bouthillier, Mégalithes, Galerie Hugues Charbonneau, 2013 (photo : Éliane Excoffier)

Marie-Claude Bouthillier, Mégalithes, Galerie Hugues Charbonneau, 2013 (photo : Éliane Excoffier)

Marie-Claude Bouthillier, Mégalithe 21, 2012, carbone et acrylique sur toile, carbon and acrylic on canvas, 16 1/2

Marie-Claude Bouthillier, Mégalithe 21, 2012, carbone et acrylique sur toile, carbon and acrylic on canvas, 16 1/2″ x 16 1/2″

Marie-Claude Bouthillier, Mégalithe 23, 2013, carbone et acrylique sur toile, carbon and acrylic on canvas, 16 1/2

Marie-Claude Bouthillier, Mégalithe 23, 2013, carbone et acrylique sur toile, carbon and acrylic on canvas, 16 1/2″ x 16 1/2″

Marie-Claude Bouthillier, Mégalithe 25, 2012, carbone et acrylique sur toile, carbon and acrylic on canvas, 16 1/2

Marie-Claude Bouthillier, Mégalithe 25, 2012, carbone et acrylique sur toile, carbon and acrylic on canvas, 16 1/2″ x 16 1/2″

Marie-Claude Bouthilier, Mégalithe 02, 2013, carbone et acrylique sur toile, carbon and acrylic on canvas, 82.5

Marie-Claude Bouthilier, Mégalithe 02, 2013, carbone et acrylique sur toile, carbon and acrylic on canvas, 82.5″ x 59″, 210 x 150 cm

Marie-Claude Bouthillier, Mégalithes, Galerie Hugues Charbonneau, 2013 (photo : Éliane Excoffier)

Marie-Claude Bouthillier, Mégalithes, Galerie Hugues Charbonneau, 2013 (photo : Éliane Excoffier)

Marie-Claude Bouthillier, MM et Mégalithe, 2001-2013, encaustique, carbone, acrylique et huile sur papier, encaustic, carbon, acrilic and oil on paper, 15 1/2

Marie-Claude Bouthillier, MM et Mégalithe, 2001-2013, encaustique, carbone, acrylique et huile sur papier, encaustic, carbon, acrilic and oil on paper, 15 1/2″ x 10 3/4″

Marie-Claude Bouthillier, Mégalithe 36, 2013, carbone et acrylique sur toile, carbon and acrylic on canvas, 36

Marie-Claude Bouthillier, Mégalithe 36, 2013, carbone et acrylique sur toile, carbon and acrylic on canvas, 36″ x 36″

Marie-Claude Bouthillier, Mégalithe 37, 2013, carbone et acrylique sur toile, carbon and acrylic on canvas, 36

Marie-Claude Bouthillier, Mégalithe 37, 2013, carbone et acrylique sur toile, carbon and acrylic on canvas, 36″ x 36″

Marie-Claude Bouthillier, Mégalithe 38, 2013, carbone et acrylique sur toile, carbon and acrylic on canvas, 36

Marie-Claude Bouthillier, Mégalithe 38, 2013, carbone et acrylique sur toile, carbon and acrylic on canvas, 36″ x 36″

Jean-Benoit Pouliot

septembre 22nd, 2012 § Commentaires fermés sur Jean-Benoit Pouliot § permalink

Photo : Éliane Excoffier

Les mauvais tableaux font des bonnes sculptures, 2012, photo : Éliane Excoffier

Les mauvais tableaux font des bonnes sculptures (détail), 2012, photo : Éliane Excoffier

Photo : Éliane Excoffier

Photo : Éliane Excoffier

Photo : Éliane Excoffier

Photo : Éliane Excoffier

Photo : Éliane Excoffier

Inauguration de la galerie

août 16th, 2012 § 0 comments § permalink

JEAN-BENOÎT POULIOT – OEUVRES RÉCENTES

22 septembre 2012, 14h à 17h

September 22nd, 2pm to 5pm

SÉRIE STACCATO

Sans, série staccato, 2012
acrylique sur toile, acrylic on canvas, 67″ X 52″

Where Am I?

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