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Interdépendance/Indispensabilité : Benoit Aquin, Maria Hupfield et Karen Tam

avril 30th, 2018 § 0 comments § permalink

 

Vernissage le 2 mai de 17 h à 19h

Benoit Aquin
Téléphones intelligents No.22. Los Angeles (série Anton Bequii ou La dimension éthérique du réseau), 2016
Impression numérique à pigments de qualité archive
Archival digital pigment print
Edition 5
102 x 152 cm (40’’ x 60’’)

L’exposition de groupe réunit les artistes Benoit Aquin, Maria Hupfield et Karen Tam, lesquels proposent différentes approches pour aborder le thème de l’équilibre des forces entre la personne, l’artefact, l’espace et l’histoire. Que ce soit par le soi et l’autre ou à la suite d’une manipulation physique ou numérique de l’objet artistique, la reconstitution s’avère un geste politique qui nous permet de vivre simultanément l’expérience du passé et du présent et possède la capacité de transformer et de déformer notre compréhension des événements historiques et des peuples. En s’emparant des méthodes de reconstitution, les artistes remettent en cause la production et la consommation typique du soi et du corps (Maria Hupfield), de l’information et du savoir (Benoit Aquin) et de la culture (Karen Tam) afin d’y résister.

Maria Hupfield reprend sa série de photographies performative Counterpoint — où deux figures (le soi et l’autre) réagissent à la présence de l’une et de l’autre ainsi qu’aux lieux dans lesquels elles se trouvent. Elle modifie toutefois les photographies originales à l’aide de découpes de feutre qu’elle appose sur les photographies originales, obscurcissant de la sorte l’un des personnages. L’artiste réaffirme ainsi une identité en particulier et s’oppose aux pratiques de domination et de contrôle social.

Maria Hupfield
Resistance on All Fronts, 2007-2018
Épreuve chromogène et feutre industriel
C-print and industrial felt
Edition : unique
Photo: 102 x 76 cm (40” x 30”)

La figure du double est également présente dans l’œuvre de Benoit Aquin qui porte sur la vie et le travail du photographe Anton Bequii — un alter ego dont le nom est l’anagramme de Benoit Aquin. Documentant une existence et une réalité en parallèle, les photographies d’autofiction de Bequii sont des contre-espaces aux illusions et à la transmission de la (dés-) information dystopiques qui nous parvient des médias de masse.

On retrouve ce mimétisme dans les sculptures en papier mâché de Karen Tam qui activent des artefacts historiques par le truchement de leurs répliques ainsi que dans ses découpages à la fumée décrivant des guerrières de l’histoire et du folklore chinois comme des dieux des portes qui éloignent les esprits malins et les influences diaboliques. Par ces personnages calqués et ces objets répliqués, Tam remet en question les modes de production et d’interprétation culturelles.

Karen Tam
A Double Stream of Tears, 2018
Techniques mixtes
Mixed media
64 x 23 x 23 cm (25 1/4” x 9” x 9”) ch/ea

Guillaume Adjutor Provost : Introduction

mars 1st, 2018 § 0 comments § permalink

Vernissage le mercredi 14 mars de 17h à 19h en présence de l’artiste

Guillaume Adjutor Provost
La main d’Émilie Gamelin, 2017
Impression jet d’encre sur coton
Ink jet print on cotton
208 x 200 cm (81,89” x 74,74”) | 208 x 138 cm (81,89” x 54,33”) | 208 x 128 cm (81,89” x 50,39”)

La Galerie Hugues Charbonneau est ravie de présenter Introduction, une exposition de Guillaume Adjutor Provost. L’artiste vous convie à l’articulation d’une sélection d’œuvres issues de ses expositions Matériellement rien, potentiellement tout (Diagonale, 2017), Providence (Association des travailleurs grecs du Québec / Clark / La SERRE, 2017) et Bonne Fortune (Clark, 2016). À travers une remise-en-exposition de son corpus, l’artiste propose de découvrir, avec lui, les jalons de sa démarche de création. En effet, représenté par une galerie pour une première fois en carrière, Provost saisit l’occasion d’explorer les balises de son langage artistique. C’est en ce sens qu’il choisit d’utiliser l’espace d’exposition comme lieu de post-production.

De nature rétrospective, l’exposition présente les grands axes de l’approche de Guillaume Adjutor Provost : la référentialité, les approches commissariales, la textualité, les langages de l’archive et de la photographie, les manifestations psychédéliques. Suivant une attitude du matérialisme conceptuel, la pratique de l’artiste révèle en soi des zones de réflexions immatérielles soutenues par l’objet physique. En effet, par ses pensées et ses interactions, le visiteur contribue activement à la définition du langage de l’artiste. Avec Introduction, la rencontre des œuvres iconographiques de Guillaume Adjutor devient donc un lieu d’analyse des plus féconds.

Au sujet de Guillaume Adjutor Provost   

Guillaume Adjutor Provost (n. 1987) vit et travaille à Montréal où il a complété un doctorat en études et pratiques des arts à l’UQAM en 2017. Récipiendaire de bourses du Conseil des Arts et des Lettres du Québec, du Conseil des Arts du Canada, de l’OJIQ, de la Sodec, le travail de Guillaume Adjutor Provost a été diffusé lors d’expositions solos et collectives au Canada, en France, en Allemagne, en Autriche, en Belgique, en Catalogne et en Suisse. Parallèlement, sa pratique a été soulignée par l’attribution de la bourse Jean-Claude Rochefort et du prix Claudine et Stephen Bronfman en art contemporain. Depuis l’automne 2016, il bénéficie d’un atelier à la Fonderie Darling. En 2018, il présentera une exposition solo au centre d’art Bikini de Lyon sous le commissariat de Chloé Grondeau et de Marthe Carrier, participera à l’exposition … Move or be Moved by Something Rather than Oneself à Critical Distance (Toronto) sous le commissariat de Florence-Agathe Dubé-Moreau et de Maude Johnson, puis séjournera à la Fondation Rupert à Vilnius en Lituanie pour une résidence de recherche.

Performance via la caméra – Maria Hupfield et Lum-Desranleau

août 31st, 2017 § 0 comments § permalink

Dans le cadre de MOMENTA | Biennale de l’image

Exposition de groupe des artistes Maria Hupfield, Chloë Lum et Yannick Desranleau

Vernissage : 9 septembre, de 15h à 17h, en présence des artistes

À la Galerie Hugues Charbonneau

Maria Hupfield
Waasechign, 2017
Impression numérique sur tissu
Digital print on fabric
3,05 x 5,49 mètres (10’ x 18’)

À l’occasion de MOMENTA | Biennale de l’image, le nouvel intitulé du Mois de la Photo à Montréal, la galerie Hugues Charbonneau est ravie de présenter l’exposition de groupe Performance via la caméra. Ami Barak, le commissaire invité de l’édition 2017 de la biennale, a choisi d’explorer le statut de la représentation fixe ou en mouvement à travers la question : De quoi l’image est-elle le nom? Selon lui, l’omniprésence des nouveaux médias dans la vie quotidienne contribue à rendre flou la notion de la photographie comme témoin du réel puisqu’elle est plus que jamais fantasmée par son auteur.

En tant que lieu d’exposition satellite de MOMENTA, il paraissait tout à fait à propos de présenter les œuvres/bannières de Maria Hupfield et du duo Chloë Lum et Yannick Desranleau en ce qu’elles explorent de façon singulière des questions relatives au traitement de l’image contemporaine. Plus précisément, les bannières issues des performances de ces artistes traduisent non pas une photographie de type documentaire, mais davantage une esthétique élaborée de façon préméditée via la caméra. Ici, le langage visuel est mis en évidence à la fois par la retouche photo et la mise en scène d’éléments portant à la réflexion.

Chloë Lum & Yannick Desranleau
I really I want Time for A lie – Time for
Jet d’encre sur toile, oeillets
Inkjet on canvas, grommets
Éd. 1/3 (+1 AP)
132 x 196 cm (52” x 77”)

C’est en ce sens que Hupfield reconstruit numériquement un effet miroir à l’intérieur de l’image dans laquelle elle se met en jeu dans Waaschign et Portal. Cette fonction optique a pour but d’accentuer l’idée d’hommage intergénérationnel présente dans les œuvres de l’artiste. I really / I want / Time for / A lie, produit par Lum et Desranleau durant un séjour au Qatar, met en scène stratégiquement portraits et manuscrits de sorte à engendrer un effet de présence et d’absence relatant les concepts essentiels aux traditions picturales locales.

Les œuvres de Hupfield, Lum et Desranleau suggèrent des images orchestrées qui rappellent, à certains égards, le caractère construit d’une bannière d’affichage usuelle. Conçue pour résister aux intempéries et être perceptible de loin, la bannière cède toutefois une partie de ses fonctions originales à l’intérieur d’un contexte d’exposition. Celles présentées à la galerie surchargent littéralement l’espace et provoque en ce lieu un effet immersif.

Chloë Lum & Yannick Desranleau
I really I want Time for A lie – I want
Jet d’encre sur toile, oeillets
Inkjet on canvas, grommets
Éd. 1/3 (+1 AP)
132 x 175 cm (52” x 69”)

mariahupfield.wordpress.com

lum-desranleau.com

Benoit Aquin : 10e anniversaire du ‘‘Dust Bowl’’ chinois

mai 2nd, 2017 § 0 comments § permalink

Benoit Aquin, 10e anniversaire du Dust Bowl chinois [exposition_exhibition]
2017, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada

La galerie Hugues Charbonneau est fière d’exposer les six photographies tirées de la série du “Dust Bowl” chinois (2006-2008) de Benoit Aquin qui reviennent en sol montréalais suite à la rétrospective du Prix Pictet au Musée Mouravieff-Apostol de Moscou. L’exposition célèbrera le 10e anniversaire d’une série photographique, portant sur la désertification d’origine humaine du nord de la Chine et de la Mongolie-Intérieure, qui a été récompensée par de nombreux honneurs internationaux.

Benoit Aquin La motocyclette, Mongolie Intérieure (Le Dust Bowl chinois), 2006 Impression numérique à pigments de qualité archive Archival pigment print Éd. 7 : 81 x 122 cm (32

Benoit Aquin
La motocyclette, Mongolie Intérieure (Le Dust Bowl chinois), 2006
Impression numérique à pigments de qualité archive
Archival pigment print
Éd. 7 : 81 x 122 cm (32″ x 48″)
Éd. 5 : 101 x 152 cm (40″ x 60″)

Le ‘’Dust Bowl’’ chinois

Benoit Aquin parcourt le monde depuis plus de vingt-cinq ans pour faire de l’image un témoin poignant du rapport, souvent conflictuel, de l’humain au territoire. Son travail allie, dans un équilibre maîtrisé, certains traits de la photographie documentaire à ceux de la photographie en art actuel. Il joue sur cette tension, sur ce floue aux frontières des disciplines et des vocabulaires formels pour mettre en lumière des phénomènes liés à des crises écologiques et humanitaires, inscrivant ainsi les séries qu’il créée dans la tradition de la photographie engagée.

Le succès de l’approche photographique d’Aquin dans cette série repose autant sur la pertinence de son propos environnemental que sur son originalité formelle. Sa forte signature visuelle est caractérisée par une luminosité dorée énigmatique, à la fois inquiétante et envoutante. L’artiste détourne sa caméra des images chocs unidimensionnelles, privilégiant des compositions en courtepointes, complexes et décentrées, qui mettent en scène simultanément les multiples forces et énergies en jeu : les effets sur les sols agricoles des grands besoins alimentaires de la Chine, une nature déséquilibrée qui déchaine ses tempêtes de sable, la migration des populations rurales vers les villes, les austères stratégies d’urbanisme communistes.

La série Le “Dust Bowl” chinois a été récompensée par la National Magazine Award Silver Medal for Photojournalism and Photo Essays puis par le prestigieux Prix Pictet. Benoit Aquin s’est aussi mérité le prix Antoine-Desilets (2006), le Canadian National Newspaper Award (2007) et le Grand Prix Lux (2007)

Benoit Aquin Tempête à Hongsibao, Chine (série Le Dust Bowl chinois), 2007 Impression numérique à pigments de qualité archive Archival pigment print Éd. 5 : 81 x 122 cm (32

Benoit Aquin
Tempête à Hongsibao, Chine (série Le Dust Bowl chinois), 2007
Impression numérique à pigments de qualité archive
Archival pigment print
Éd. 5 : 81 x 122 cm (32″ x 48″)
Éd. 7 : 101 x 152 cm (40″ x 60″)

Biographie de Benoit Aquin

Depuis 1988, après ses études à la New England School of Photography de Boston, Benoit Aquin a pris part à plusieurs expositions individuelles et collectives au Canada, aux États-Unis, en France, en Suisse, en Hollande, en Espagne, en Grèce, en Allemagne, en Chine, en Angleterre, en Russie ainsi qu’aux Émirats arabes unis. Soulignons ses expositions au Musée canadien de la photographie (1994); au Musée national des beaux-arts du Québec (1996); au Palais de Tokyo, Paris (2008); au Musée de l’Élisée, Lausanne (2010); au Museum of Photographic arts, Sans Diego (2011); au Musée McCord, Montréal (2013); au Somerset House, Londres (2013); au Musée des beaux-arts de Montréal (2013 et 2015); au FotoDock, Hollande (2014); au Musée Mouravieff-Apostol (2016); ainsi que sa participation au Mois de la Photo à Montréal (1993, 1997, 2003); à la Biennale canadienne du Musée des beaux-arts du Canada (2012, 2017); et aux Rencontres d’Arles en France (1991, 2014). Ses œuvres ont été reproduites dans de nombreux périodiques à travers le monde, nommons le Time Magazine, Canadian Geographic, The Guardian, Foto8, Canadian Art, Walrus Magazine, L’actualité et Art Forum. Il a également participé activement à la publication d’une dizaine de reportages, de monographies ou d’essais photographiques afin de partager ses préoccupations environnementales et humanitaires avec différents publics.

Benoit Aquin Camion en feu (Le Dust Bowl chinois), 2006 Impression numérique à pigments de qualité archive Archival pigment print Éd. 7 : 81 x 122 cm (32

Benoit Aquin
Camion en feu (Le Dust Bowl chinois), 2006
Impression numérique à pigments de qualité archive
Archival pigment print
Éd. 7 : 81 x 122 cm (32″ x 48″)
Éd. 5 : 101 x 152 cm (40″ x 60″)

Les œuvres de Benoit Aquin sont présentes, entre-autres, dans les collections du Musée des beaux-arts de Montréal; du Musée national des beaux-arts du Québec; du Musée canadien de la photographie contemporaine; de la Banque d’œuvre d’œuvres d’art du Canada; du Musée des beaux-arts du Canada; de la Banque Pictet, Genève; du Mouvement Desjardins; de la Banque Nationale; de la Caisse de Dépôt; d’Hydro-Québec; de la Fondation One Drop; de la Library of Congress, Washington D.C.; et de la collection de François Pinault. Benoit Aquin est représenté par la Galeries Hugues Charbonneau, à Montréal.

Benoit Aquin, 10e anniversaire du Dust Bowl chinois [exposition_exhibition] 2017, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada

Benoit Aquin, 10e anniversaire du Dust Bowl chinois [exposition_exhibition]
2017, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada

Benoit Aquin, 10e anniversaire du Dust Bowl chinois [exposition_exhibition] 2017, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada

Benoit Aquin, 10e anniversaire du Dust Bowl chinois [exposition_exhibition]
2017, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada

Jean-Benoit Pouliot — L’image souple : Inclinaisons et déclinaisons

mars 10th, 2017 § 0 comments § permalink

Jean-Benoit Pouliot Lunettes superposantes, 2016 Lunettes modifiées et miroirs Modified glasses and mirror

Jean-Benoit Pouliot
Lunettes superposantes, 2016
Lunettes modifiées et miroirs
Modified glasses and mirror

La Galerie Hugues Charbonneau est heureuse de présenter une nouvelle exposition de Jean-Benoit Pouliot pour laquelle celui-ci a privilégié une approche conceptuelle et réflexive de l’objet tableau. Les différents états de cette recherche se matérialisent tantôt en photographie, tantôt en peinture sinon en installation ou en sculpture.

L’image soupleest un projet qui explore la relation image/objet par une réflexion active sur les conditions contemporaines d’apparition, de transformation et de diffusion de l’image. Jean-Benoit Pouliot prend comme point de départ sa propre production de tableaux abstraits desquels il cherche à libérer les images qu’ils portent ; ces dernières deviendraient dès lors libres, souples, et continueraient à cheminer indépendamment de leur support premier. Là où le tableau s’arrête, l’image continue-t-elle ? Si oui, sous quelles formes ? Dans quels espaces ?

Jean-Benoit Pouliot Glissement découpé 1, 2015 Impression jet d’encre sur papier glacé opaque, monté sous plexi sans reflet, sur sintra Ink jet print on glossy opaque paper, mounted under plexi without reflexion, on sintra 36 x 32 cm (14’’ x 12 1/2’’)

Jean-Benoit Pouliot
Glissement découpé 1, 2015
Impression jet d’encre sur papier glacé opaque, monté sous plexi sans reflet, sur sintra
Ink jet print on glossy opaque paper, mounted under plexi without reflexion, on sintra
36 x 32 cm (14’’ x 12 1/2’’)

L’image est aujourd’hui aisément détachable de sa réalité physique première : elle peut voyager, apparaître et disparaître sur demande selon le véhicule numérique qui la transporte. Jean-Benoit Pouliot a voulu contenir cette nouvelle ubiquité des images en prenant lui-même en charge quelques deuxièmes vies de ses tableaux dans d’hypothétiques trajectoires. Les manipulations qu’il opère sondent en profondeur le rapport physique que le tableau pose intrinsèquement entre l’image et l’objet. Il provoque dans la galerie un jeu d’échos entre les toiles et leurs déclinaisons photographiques, textuelles ou sculpturales. Les tableaux ont été numérisés, étirés, découpés, photocopiés, passés sous microscope ou décrits en mots.Cette approche sur divers fronts lui permet de mettre en évidence les limites et les impacts des médias numériques sur notre rapport à l’image. Jean-Benoit Pouliot met en scène ses tableaux et par le fait même recadre notre regard sur ceux-ci. En réfléchissant l’image par le tableau, il propose de prendre le temps de « re-voir » le tableau par l’image.

Jean-Benoit Pouliot Sans-titre, 2017 Acrylique sur toile Acrylic on canvas 35,5 x 27,9 cm (14” x 11”)

Jean-Benoit Pouliot
Sans-titre, 2017
Acrylique sur toile
Acrylic on canvas
35,5 x 27,9 cm (14” x 11”)

Jean-Benoit Pouliot

Autodidacte, Jean-Benoit Pouliot (n. 1975) amorce sa carrière artistique au début des années 2000 par l’entremise de la gravure. La peinture acquiert une place centrale dans sa pratique à compter de 2008, et depuis, Pouliot a pris part à plusieurs expositions individuelles et collectives au Québec et à New York. Il a également participé à la Nuit Blanche Toronto (2016), à la manifestation d’art public Aires libres à Montréal (2014), à l’événement Peinture Extrême à Montréal (2013 et 2010) ainsi qu’au festival Mois Multi 10 à Québec (2009). Ses œuvres sont présentes au sein de plusieurs collections privées et institutionnelles : Musée national des beaux-arts du Québec, Bibliothèque et Archives nationales du Québec, Banque Nationale, Banque de Montréal, Banque TD, Mouvement Desjardins et Collection du Cirque du Soleil, entre autres.

Jean-Benoit Pouliot, L'image souple : Inclinaisons et déclinaisons [exposition_exhibition], 2017, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada.

Jean-Benoit Pouliot, L’image souple : Inclinaisons et déclinaisons [exposition_exhibition], 2017, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada.

Jean-Benoit Pouliot, L'image souple : Inclinaisons et déclinaisons [exposition_exhibition], 2017, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada.

Jean-Benoit Pouliot, L’image souple : Inclinaisons et déclinaisons [exposition_exhibition], 2017, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada.

Jean-Benoit Pouliot, L'image souple : Inclinaisons et déclinaisons [exposition_exhibition], 2017, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada.

Jean-Benoit Pouliot, L’image souple : Inclinaisons et déclinaisons [exposition_exhibition], 2017, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada.

Jean-Benoit Pouliot, L'image souple : Inclinaisons et déclinaisons [exposition_exhibition], 2017, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada.

Jean-Benoit Pouliot, L’image souple : Inclinaisons et déclinaisons [exposition_exhibition], 2017, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada.

Isabelle Hayeur : Desert Shores (L’Amérique perdue)

juillet 30th, 2016 § 0 comments § permalink

Isabelle Hayeur Looking-back (série Desert Shores), 2015-2016 Jet d’encre sur papier polyester, monté sur Dibond Inkjet print on polyester mounted on Dibond Edition 3 Image : 61 x 91 cm (24” x 36”) Papier_Paper : 76 x 106,5 cm (30” x 42”)

Isabelle Hayeur
Looking-back (série Desert Shores), 2015-2016
Jet d’encre sur papier polyester, monté sur Dibond
Inkjet print on polyester mounted on Dibond
Edition 3
Image : 61 x 91 cm (24” x 36”)
Papier_Paper : 76 x 106,5 cm (30” x 42”)

Pour lancer sa programmation 2016-2017, la Galerie Hugues Charbonneau est heureuse d’offrir une première exposition individuelle d’Isabelle Hayeur en ses murs. L’artiste y présente sa nouvelle série Desert Shores (L’Amérique perdue) (2015-2016) qui documente la région polluée et désertée de Salton Sea aux États-Unis. De ce vaste corpus, Hayeur a retenu cinq œuvres qu’elle adjoint d’une vidéo, d’une durée de 35 minutes, ainsi que d’un coffret photographique offrant 60 clichés de la série pour consultation sur place.

Salton Sea est un vaste lac salé situé sur la faille de San Andreas, dans une dépression aride du sud-ouest de la Californie à 227 pieds sous le niveau de la mer. Il a été accidentellement créé lors d’un déversement de la rivière Colorado qui fut endigué au début du siècle dernier. Dans les années 1950 et 1960, le site devint une destination touristique très prisée et un paradis pour les amateurs de pêche : ses berges comptaient de nombreux hôtels, marinas et clubs nautiques. Baptisé Desert Shores, ce lieu de villégiature connaît alors une forte croissance économique et démographique.

Isabelle Hayeur Marea Roja (série Desert Shores), 2015-2016 Jet d’encre sur papier polyester, monté sur Dibond Inkjet print on polyester mounted on Dibond Edition 3 Image : 61 x 91 cm (24” x 36”) Papier_Paper : 76 x 106,5 cm (30” x 42”)

Isabelle Hayeur
Marea Roja (série Desert Shores), 2015-2016
Jet d’encre sur papier polyester, monté sur Dibond
Inkjet print on polyester mounted on Dibond
Edition 3
Image : 61 x 91 cm (24” x 36”)
Papier_Paper : 76 x 106,5 cm (30” x 42”)

Puis, au cours des années 1970, le niveau du lac s’abaisse et sa salinité augmente drastiquement en corrélation directe avec l’intensification de l’activité agricole industrielle. De nos jours, les alentours de Salton Sea sont désertés et désolés; des alluvions gorgées d’engrais et de pesticides polluent l’eau; des efflorescences algales déciment les poissons. Les stations balnéaires ont cédé la place aux parcs de maisons mobiles où pauvres, marginaux et immigrants mexicains logent. Cette région nous renvoie aujourd’hui une image bien différente et peu reluisante des Étas-Unis. Pour Hayeur, ces paysages désenchantés sont à l’image d’une Amérique perdue, d’une ère où tout semblait possible et accessible pour l’ensemble des citoyens. Ils sont semblables à ces autres zones de grande pauvreté que l’on retrouve à travers les États-Unis, une sorte de tiers monde de l’Amérique, où les plus démunis habitent, faute de mieux. Les œuvres de la série Desert Shores (L’Amérique perdue) sont autant de fragments d’un paysage dystopique où ruines modernes, intérieurs délabrés couverts de graffitis, poissons desséchés et plans d’eau aux teintes inquiétantes assemblent le désert d’un échec humain aux frais de la nature.

Isabelle Hayeur Exposure (série Desert Shores), 2015-2016 Jet d’encre sur papier polyester, monté sur Dibond Inkjet print on polyester mounted on Dibond Edition 3 Image : 61 x 91 cm (24” x 36”) Papier_Paper : 76 x 106,5 cm (30” x 42”)

Isabelle Hayeur
Exposure (série Desert Shores), 2015-2016
Jet d’encre sur papier polyester, monté sur Dibond
Inkjet print on polyester mounted on Dibond
Edition 3
Image : 61 x 91 cm (24” x 36”)
Papier_Paper : 76 x 106,5 cm (30” x 42”)

Isabelle Hayeur

Les œuvres d’Isabelle Hayeur ont été largement diffusées au sein d’importantes expositions, entre autres auMuseo Cultural (Santa Fe) (2016);auToday Art Museum (Beijing) (2015); au New Orleans Museum of Art(2015); au Centre culturel canadien (Paris) (2012); au Akbank Sanat (Istanbul) (2008); au Musée national des beaux-arts du Québec (2007); au Musée d’art contemporain de Montréal (2006); au Neuer Berliner Kunstverein (Berlin) (2005); au Casino Luxembourg Forum d’art contemporain (2005); et au Massachusetts Museum of Contemporary Arts (2004). Ses œuvres figurent dans plus d’une vingtaine de collections, dont celles du Musée des beaux-arts du Canada, du Fonds national d’art contemporain à Paris, de l’Art Gallery of Ontario, de la Vancouver Art Gallery, duMusée de la photographie canadienne,du Musée d’art contemporain de Montréal, du Musée national des beaux-arts du Québec, du New Orleans Museum of Art et du Museum of Contemporary Photography in Chicago.

Isabelle Hayeur Desert Shores [exposition_exhibition], 2016 Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada

Isabelle Hayeur
Desert Shores [exposition_exhibition], 2016
Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada

Isabelle Hayeur Desert Shores [exposition_exhibition], 2016 Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada

Isabelle Hayeur
Desert Shores [exposition_exhibition], 2016
Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada

Isabelle Hayeur Desert Shores [exposition_exhibition], 2016 Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada

Isabelle Hayeur
Desert Shores [exposition_exhibition], 2016
Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada

Isabelle Hayeur Desert Shores [exposition_exhibition], 2016 Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada

Isabelle Hayeur
Desert Shores [exposition_exhibition], 2016
Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada

Confortable insouciance : Benoit Aquin, Cynthia Girard-Renard, Isabelle Hayeur et David Lafrance

juin 1st, 2016 § 0 comments § permalink

Benoit Aquin Genghis Khan, Mongolie (série Le Dust Bowl chinois) Genghis Khan, Mongolia (The Chinese Dust Bowl), 2006 Impression numérique à pigments de qualité archive Archival pigment print Éd. 5 : 61 x 91 cm (24

Benoit Aquin
Genghis Khan, Mongolie (série Le Dust Bowl chinois)
Genghis Khan, Mongolia (The Chinese Dust Bowl), 2006
Impression numérique à pigments de qualité archive
Archival pigment print
Éd. 5 : 61 x 91 cm (24″ x 36”)
Éd. 7 : 81 x 122 cm (32″ x 48″)

Confortable insouciance 

Pour son exposition estivale, la Galerie Hugues Charbonneau propose une sélection d’œuvres qui pointent de manière lucide la conciliation difficile entre le système capitaliste et les luttes écologiques.

À l’évidence, le temps presse alors que l’accélération du réchauffement climatique met en péril des populations humaines, menace la biodiversité ou provoque des phénomènes météorologiques extrêmes… Le déni n’est plus possible. Pourtant, la recherche effrénée de croissance économique et la dépendance actuelle aux énergies fossiles plombent les efforts pour limiter la hausse des températures et la décarbonisation de l’économie. Un virage vers des principes solidaires et durables doit être appliqué à échelle globale, gouvernementale et individuelle.

Cynthia Girard-Renard Décroissance/ Degrowth, 2014 Acrylique sur mousseline de coton Acrylic on muslin  397 x 300 cm (156 1/4

Cynthia Girard-Renard
Décroissance/ Degrowth, 2014
Acrylique sur mousseline de coton
Acrylic on muslin
397 x 300 cm (156 1/4″ x 118″)
(Photo : Guy L’Heureux)

Dans la galerie, Benoit Aquin nous confronte à deux catastrophes environnementales d’origine humaine. D’une part, son célèbre projet Le “Dust Bowl” chinois (2006-2009) nous donne à voir à la désertification de l’ancienne « route de la soie » en Mongolie Intérieure. D’autre part, sa série Mégantic (2013) témoigne du pire déversement pétrolier terrestre survenu à ce jour en Amérique du Nord – désormais emblématique de la gestion désinvolte encadrant le lobby des hydrocarbures. Cynthia Girard-Renard, pour sa part, présente une grande peinture scénique issue du projet Unicorns and Dictators (2014) présenté à la Fondation Esker, Calgary. Y pose frontalement un personnage hybride rappelant la figure du trickster avec pour oreilles des usines en pleine action. Il est entouré de lapins déclamant leur inquiétude au sujet de l’avenir, et de nuages sur lesquels sont inscrits des mots comme : nature, profit capital…

Isabelle Hayeur Écume d'étang (série Underworld), 2015 Édition 5 127 x 91 cm (50

Isabelle Hayeur
Écume d’étang (série Underworld), 2015
Édition 5
127 x 91 cm (50″ x 36″)

Isabelle Hayeur nous transporte sous l’eau avec sa série de longue haleine Underworlds (2008-2015) qui révèle des paysages aquatiques dont les écosystèmes ont été complètement déréglés. Cet angle de vue inhabituel rend compte efficacement de la dégradation des plans d’eau attribuable à l’urbanisation et à l’industrialisation massives. Enfin, David Lafrance à travers sa sérieEarthships (2015) se penche sur les maisons autosuffisantes du même nom en juxtaposant de miniatures scènes bucoliques; et des interprétations schématiques ou abstraites des systèmes écoénergétiques de ces domiciles. Lafrance nous invite à réfléchir sur ce paradis vert, certes fantasmé, mais qui s’oppose diamétralement à notre hyperconsommation et à notre dépendance technologique.

David Lafrance Earthship 07, 2015 Huile sur panneau Oil on panel 15 x 20 cm (6

David Lafrance
Earthship 07, 2015
Huile sur panneau
Oil on panel
15 x 20 cm (6″ x 8″)

Le titre de cette exposition a été inspiré par l’article « La confortable inconscience » de Josée Blanchette paru au Devoir le 26 février dernier.

Alain Paiement : Instantanés, peut-être

février 24th, 2015 § 0 comments § permalink

Alain Paiement Fatras, 2015 Transfert sur aluminium Transfer on aluminium Éd. 2 296 x 383 cm (116 1/2” x 150 3/4”)

Alain Paiement
Fatras, 2015
Transfert sur aluminium
Transfer on aluminium
Éd. 2
296 x 383 cm (116 1/2” x 150 3/4”)

Vernissage le 14 mars de 15 h à 17 h en présence de l’artiste

Instantanés, peut-être

Dans le cadre du deuxième volet de son projet solo 2014-2015 à la Galerie Hugues Charbonneau, Alain Paiement puise directement dans l’imposante banque de photographies que représente l’ensemble des clichés qu’il a captés au fil de ses trente années de carrière, mais qui, à ce jour, n’avaient presque jamais été exploitées.

L’artiste note : « En fait, j’ai toujours “pris” des photos. Les sujets photogéniques sont trouvés partout où je suis passé. Il y en a des centaines. Ils sont captés instantanément, la plupart du temps avec l’appareil à la main, sans trépied. »

Alain Paiement Images en limbes, 2015 Impression numérique sur papier archive Digital print on archival paper Éd. 5 111 x 179 cm (43 3/4” x 70 1/2”)

Alain Paiement
Images en limbes, 2015
Impression numérique sur papier archive
Digital print on archival paper
Éd. 5
111 x 179 cm (43 3/4” x 70 1/2”)

Alain Paiement redéfinit la temporalité de ces snapshots, ce terme suggérant habituellement une spontanéité ou du moins une saisie non préméditée, immédiate, que l’on opposerait à l’idée de mise en scène et de construction préparée. Pourtant, par des procédés rigoureux de manipulation technique de l’image, chacune des œuvres issues de ce nouveau corpus combine plusieurs prises de vue. On y découvre ainsi des images à réalités multiples, des « images d’images », obtenues par surimpressions, juxtapositions, collages et autres formes d’imbrication de moments.

Cette série concrétise un nouveau chantier dans l’œuvre d’Alain Paiement : elle assoit véritablement ses préoccupations grandissantes pour la notion de « temps » en faisant se croiser différentes temporalités à même le processus de création (photographies anciennes vs manipulations récentes). Ces œuvres ouvrent un riche espace de réflexion sur l’instantanéité qui caractérise le régime culturel actuel ou encore sur le présentisme qui marque peut-être la relation au passé et au futur de la société contemporaine.

Alain Paiement Watch, Second, 2015 Impression numérique sur papier archive Digital print on archival paper Éd. 5 75 x 75 cm (29 1/2” x 29 1/2”)

Alain Paiement
Watch, Second, 2015
Impression numérique sur papier archive
Digital print on archival paper
Éd. 5
75 x 75 cm (29 1/2” x 29 1/2”)

Alain Paiement

Figure phare de la photographie contemporaine au Canada, Alain Paiement traduit en images ses recherches sur les possibilités de déploiement de ce médium à travers l’espace et le temps. Ses installations et séries photographiques ainsi que son travail vidéo explorent le potentiel que recèlent des jeux de perspectives, de télescopage et de balayage pour sonder la relation entre le sujet percevant et son environnement en constante redéfinition.

Le travail d’Alain Paiement a fait l’objet de nombreuses expositions à travers le Canada et les États-Unis en plus d’être présenté en Europe, en Amérique latine et en Asie depuis les années 1980. Alain Paiement a reçu plusieurs prix en photo contemporaine et a réalisé de nombreuses œuvres d’art public au Québec, dont la monumentale Tessellations sans fin (2012) dans les halls du Centre de recherche du CHUM à Montréal. Il figure au sein de collections institutionnelles et privées majeures au Canada, aux États-Unis, en Espagne et en Belgique.

Alain Paiement, Lampes-particules, 2015 Impression numérique sur papier archive Digital print on archival paper Éd. 5 100 x 100 cm (39” x 39”)

Alain Paiement,
Lampes-particules, 2015
Impression numérique sur papier archive
Digital print on archival paper
Éd. 5
100 x 100 cm (39” x 39”)

Alain Paiement Instantanés, peut-être (exposition solo) Instants, Maybe (solo exhibition) 2015, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada

Alain Paiement
Instantanés, peut-être (exposition solo)
Instants, Maybe (solo exhibition)
2015, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada

Alain Paiement Instantanés, peut être (exposition solo) Instants, Maybe (solo exhibition) 2015, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada

Alain Paiement
Instantanés, peut être (exposition solo)
Instants, Maybe (solo exhibition)
2015, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada

Alain Paiement Instantanés, peut être (exposition solo) Instants, Maybe (solo exhibition) 2015, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada

Alain Paiement
Instantanés, peut être (exposition solo)
Instants, Maybe (solo exhibition)
2015, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada

Alain Paiement : Irréversibles

novembre 7th, 2014 § 0 comments § permalink

Alain Paiement, Irréversibles (vue d'installation _ installation view), 2014, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada

Alain Paiement, Irréversibles (vue d’installation _ installation view), 2014, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada

Figure phare de la photographie contemporaine au Canada, Alain Paiement traduit en images, depuis près de trente ans, ses recherches sur les possibilités de déploiement de ce médium à travers l’espace et le temps. Au fil de sa carrière, il s’est entre autres intéressé à la représentation du monde en mouvement à une échelle « micro », par l’entremise de vue aérienne (mappings) cartographiant des architectures, et à une échelle « macro » en représentant les révolutions des astres solaires et lunaires.

Alain Paiement, Irréversibles (vue d'installation _ installation view), 2014, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada

Alain Paiement, Irréversibles (vue d’installation _ installation view), 2014, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada

Son attention se tourne cette fois vers les profondeurs océaniques pour capter en vidéo l’hypnotique ballet des méduses lunes ou des morceaux de glace à la dérive sur le fleuve Saint-Laurent. Alain Paiement réitère ici les procédés rigoureux qui caractérisent sa démarche et joue avec la construction de l’image telle que perçue par le visiteur. Il réanime des plans fixes ou multiplie les points de vue sur un même sujet puis juxtapose ces représentations, mais en altère la symétrie, la synchronie, le mouvement et la symbolique.

Les images manipulées émergent ainsi sur fonds noirs, indiciblement entre photographies et images en mouvement, brouillant notre perception du temps qui semble ici distendu, déstructuré.

Cette importante exposition individuelle d’Alain Paiement se déploiera en deux volets, dont le second sera dévoilé en 2015.

L’artiste remercie Guilhem Molinier et le Fond de recherche du Québec – Société et culture.

Alain Paiement, Irréversibles (vue d'installation _ installation view), 2014, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada

Alain Paiement, Irréversibles (vue d’installation _ installation view), 2014, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada

Le travail d’Alain Paiement a fait l’objet de nombreuses expositions à travers le Canada et les États-Unis en plus d’être présenté en Europe, en Amérique latine et en Asie depuis les années 1980. Alain Paiement a reçu plusieurs prix en photo contemporaine et a réalisé de nombreuses œuvres d’art public au Québec, dont celle du nouveau CHUM à Montréal (2013). Il figure au sein de collections institutionnelles et privées majeures au Canada, aux États-Unis, en Espagne et en Belgique.

Alain Paiement Start, End, Here 2012 Épreuve numérique à pigments qualité archive Archival digital pigment print

Alain Paiement
Start, End, Here
2012
Épreuve numérique à pigments qualité archive
Archival digital pigment print

ÉCHO 2 : L’histoire à contre-courant

mai 24th, 2014 § 0 comments § permalink

Écho 2, 2014, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal

Écho 2, 2014, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal

Trevor Gould, installation, Écho 2, 2014, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal

Trevor Gould, installation, Écho 2, 2014, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal

Maria Hupfield, installation, 2014, Écho 2, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal

Maria Hupfield, installation, 2014, Écho 2, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal

Karen Tam, Chinese Fever, 2014, installation, Écho 2, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal

Karen Tam, Chinese Fever, 2014, installation, Écho 2, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal

Benoit Aquin Carnaval VIII, Jacmel (Haïti) 2011 Impression numérique à pigments qualité archive Archival pigment print Éd. 7, 32″ x 48″ Éd. 5, 40″ x 60″

Benoit Aquin
Carnaval VIII, Jacmel (Haïti)
2011
Impression numérique à pigments qualité archive
Archival pigment print
Éd. 7, 32″ x 48″
Éd. 5, 40″ x 60″

Trevor Gould The Man who Walked Over the Moon 2008 Aquarelle Watercolour 41 x 31 cm (16

Trevor Gould
The Man who Walked Over the Moon
2008
Aquarelle
Watercolour
41 x 31 cm (16″ x 12,25″)

Trevor Gould Heritage, 2014 Aquarelle Watercolour 51 x 36 cm (20” x 14 ¼”)

Trevor Gould
Heritage, 2014
Aquarelle
Watercolour
51 x 36 cm (20” x 14 ¼”)

Trevor Gould Echo 1, 2014 Aquarelle Watercolour 23 x 30 cm (9” x 12”)

Trevor Gould
Echo 1, 2014
Aquarelle
Watercolour
23 x 30 cm (9” x 12”)

Maria Hupfield Step (Plural Positions series #14) 2014 Épreuve numérique de niveau archive, feutre et médium acrylique Archival inkjet print, felt and acrylic medium 28 x 22 cm (11

Maria Hupfield
Step (Plural Positions series #14)
2014
Épreuve numérique de niveau archive, feutre et médium acrylique
Archival inkjet print, felt and acrylic medium
28 x 22 cm (11″ x 8,5″)
Éd. unique

Maria Hupfield Seven (Plural Positions series #13) 2014 Feutre et fil de coton Felt and cotton tread 28 x 22 cm (11

Maria Hupfield
Seven (Plural Positions series #13)
2014
Feutre et fil de coton
Felt and cotton tread
28 x 22 cm (11″ x 8,5″)
Éd. unique

Maria Hupfield Universal Parallels 2014 Feutre, fil à coudre Felt, sowing tread 30 x 31 x 39 cm (12” x 12 ¼” x 15 ½”) Éd. unique

Maria Hupfield
Universal Parallels
2014
Feutre, fil à coudre
Felt, sowing tread
30 x 31 x 39 cm (12” x 12 ¼” x 15 ½”)
Éd. unique

David Lafrance Video poker 2014 Huile sur toile Oil on canvas 203 x 183 cm (80

David Lafrance
Video poker
2014
Huile sur toile
Oil on canvas
203 x 183 cm (80″ x 72″)
(Photo : Éliane Excoffier)

David Lafrance Nuit d'élections 2014 Acrylique sur papier Acrylic on paper 76 x 56 cm (30

David Lafrance
Nuit d’élections
2014
Acrylique sur papier
Acrylic on paper
76 x 56 cm (30″ x 22″)

Karen Tam I May Flirt a Little, but I'm no Yellow Peril 2009 Tissu en vinyl doré Gold vinyl fabric 90 x 40,5 cm (35,5

Karen Tam
I May Flirt a Little, but I’m no Yellow Peril
2009
Tissu en vinyl doré
Gold vinyl fabric
90 x 40,5 cm (35,5″ x 16″)
Éd. 5

Karen Tam The New Old Comet—A Phenomenon Now Visible 2006 Papier doré découpé Gold paper-cutout 13 x 68 cm (5.12

Karen Tam
The New Old Comet—A Phenomenon Now Visible
2006
Papier doré découpé
Gold paper-cutout
13 x 68 cm (5.12″ x 26.77″)
Éd. 4

Karen Tam  Do you mind if I smoke? 2008 Tissu en vinyl doré Gold vinyl fabric 30 x 30 cm (11.81

Karen Tam
Do you mind if I smoke?
2008
Tissu en vinyl doré
Gold vinyl fabric
30 x 30 cm (11.81″ x 11.81″)
Éd.: 5

Karen Tam  Peeping Tom 2008 Papier doré découpé Gold paper-cutout 43 x 61 cm (24

Karen Tam
Peeping Tom
2008
Papier doré découpé
Gold paper-cutout
43 x 61 cm (24″ x 16.93″)
Éd. : 5

L’artiste Karen Tam tient à remercier le Conseil des arts du Canada.

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Trevor Gould, David Lafrance, Alain Paiement

avril 13th, 2013 § Commentaires fermés sur Trevor Gould, David Lafrance, Alain Paiement § permalink

Installation : Trevor Gould, David Lafrance, Alain Paiement, Galerie Hugues Charbonneau, 2013 (photo : Éliane Excoffier)

Installation : Trevor Gould, David Lafrance, Alain Paiement, Galerie Hugues Charbonneau, 2013 (photo : Éliane Excoffier)

Trevor Gould, David Lafrance, Alain Paiement, Galerie Hugues Charbonneau, 2013 (photo : Éliane Excoffier)

Trevor Gould, David Lafrance, Alain Paiement, Galerie Hugues Charbonneau, 2013 (photo : Éliane Excoffier)

David Lafrance, Plan, huile sur toile, 2013, 70

David Lafrance, Plan, huile sur toile, 2013, 70″ x 56″

David Lafrance, Pas de voisins, 2013, huile sur toile, oil on canvas, 18

David Lafrance, Pas de voisins, 2013, huile sur toile, oil on canvas, 18″ x 24″

Trevor Gould, David Lafrance, Alain Paiement, Galerie Hugues Charbonneau, 2013 (photo : Éliane Excoffier)

Trevor Gould, David Lafrance, Alain Paiement, Galerie Hugues Charbonneau, 2013 (photo : Éliane Excoffier)

Trevor Gould, God's Window I (détail), 2012, aquarelle et chrome sur papier, watercolor and chrome on paper, 20

Trevor Gould, God’s Window I (détail), 2012, aquarelle et chrome sur papier, watercolor and chrome on paper, 20″ x 14″

Trevor Gould, God's Window (détail IV), 2012, aquarelle et chrome sur papier, watercolor and chrome on paper, 20

Trevor Gould, God’s Window (détail IV), 2012, aquarelle et chrome sur papier, watercolor and chrome on paper, 20″ x 14″

Alain Paiement, Galerie Hugues Charbonneau, 2013 (photo : Éliane Excoffier)

Alain Paiement, Galerie Hugues Charbonneau, 2013 (photo : Éliane Excoffier)

Alain Paiement, Doubles lunes, (stéréoscopies asynchrones), 2012 épreuve digitale sur papier hahnemüller photo rag baryta monté sur alupanel digital print on hahnemüller photo rag baryta paper mounted on alupanel, éd 5, 18

Alain Paiement, Doubles lunes, (stéréoscopies asynchrones), 2012 épreuve digitale sur papier hahnemüller photo rag baryta monté sur alupanel digital print on hahnemüller photo rag baryta paper mounted on alupanel, éd 5, 18″ x 18″

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