Manuel Mathieu

Marquée par son enfance en Haïti après la chute de la dictature des Duvalier, puis par son émigration au Canada à l’âge de 19 ans, la pratique de Manuel Mathieu explore les luttes partagées et les liens qui nous unissent au-delà des frontières nationales. À une époque saturée d’informations, où images et données prolifèrent plus vite que notre capacité à les comprendre, son travail insiste sur la lenteur et la distance. Il invite le regardeur à prendre du recul, à reconnaître des motifs à travers le temps et à confronter les façons dont l’histoire se répète sous différentes formes.

Marquant une étape majeure dans sa carrière, il fera ses débuts à la 61e Exposition internationale d’art – La Biennale di Venezia, avec des œuvres nouvelles et existantes. Invité par la commissaire suisso-camerounaise Koyo Kouoh et en résonance avec la thématique In Minor Keys, Manuel Mathieu aborde dans son œuvre les thèmes de la violence historique et de l’effacement, tout en explorant les approches culturelles du corps, de la nature et de l’héritage spirituel.

Ses projets récents témoignent d’un élargissement vers des installations multisensorielles de grande envergure, brouillant les frontières entre expérience visuelle, spatiale et sensorielle. Parmi ceux-ci figurent Le Mont habité (2025), une commande publique permanente composée de cinq mosaïques monumentales pour le Réseau express métropolitain (REM) de Montréal, une exposition individuelle offrant un expérience multidisciplinaire et multisensorielle sur les 4 étages de PHI (2025) ainsi qu’une version immersive de Pendulum, présentée à la Biennale d’art de Toronto en 2024.

L’année 2026 s’annonce marquante pour l’artiste. En parallèle de sa participation à la 61e Exposition internationale d’art – La Biennale di Venezia, Manuel Mathieu prendra part à plusieurs expositions collectives et individuelles à New York, Paris et Montréal, affirmant sa présence sur la scène internationale de l’art contemporain.