Maria Hupfield : Sculpture

10 septembre au 17 octobre 2026

Maria Hupfield : Sculpture

Pour sa première exposition solo à Montréal depuis 2021, Maria Hupfield nous revient avec trois corpus d’œuvres qui repoussent les limites de la sculpture et réaffirment avec audace son lien avec la performance.

Artiste transdisciplinaire, sa pratique se situe à la croisée du design, des arts visuels et de la performance – toujours en devenir et en évolution constante. Dans un style qui lui est propre, elle réfute les cadres canoniques qui séparent le corps de son environnement et révèle le potentiel métamorphosique d’un engagement avec la matière.

Pour cette exposition, qui rassemble des œuvres issues de Mashkiki is MovementThe Endless Return of Fabulous Panther (Biimskojiwan) et du Campbell House Museum, Maria propose un trio d’œuvres picturales, de sculptures pouvant être portées et d’activations structurales, avec des dispositifs familiers mêlant feutre et grelots en étain. Oscillant entre formes tridimensionnelles activées et représentations bidimensionnelles, ses œuvres transgressent les frontières médiales dans un refus ludique de la staticité. Porteuses des traces de leur passé, les créations de Maria revendiquent une vitalité qui dépasse l’instant présent. Ce faisant, elles révèlent le caractère artificiel de notre séparation à l’égard des objets que nous créons.

En clin d’œil à sa première collaboration avec la Galerie Hugues Charbonneau (Performance Lab, 2013) et en vue de son prochain projet curatorial Encore à PHI (novembre 2026), Maria invite Rosy Simas et Olivia Shortt à se joindre à elle pour une performance lors du vernissage. Marquant une nouvelle maturité dans la carrière de l’artiste, Maria Hupfield : Sculpture invite à découvrir l’étendue de son travail et à se familiariser avec les nouvelles pistes de recherche de l’artiste, alors qu’elle s’adresse à un public de plus en plus international.

 

 

Biographie

Maria Hupfield est une artiste, chercheuse et Anishinaabe urbaine appartenant à la Première Nation de Wasauksing (Traité de Robinson-Huron). Elle est titulaire de la Chaire de recherche du Canada en arts autochtones transdisciplinaires à l’Université de Toronto à Mississauga, où ses travaux sont axés sur les épistémologies autochtones dans la création artistique et les pratiques de responsabilité critique. Cofondatrice de Native Arts Department International aux côtés de son mari, l’artiste Jason Lujan, Maria s’investit profondément dans la pratique incarnée, les féminismes autochtones et les processus collaboratifs éthiques.

Ses œuvres ont été exposées, entre autres, au Musée des beaux-arts de Montréal, à l’Art Gallery of Ontario (AGO), au Power Plant, au Musée des beaux-arts du Canada, au NONAM – Nordamerika Native Museum de Zurich, au National Museum of the American Indian, au Bronx Museum, au Museum of Fine Arts de Boston, au Wexner Center for the Arts, à la Biennale de Toronto et à SITE Santa Fe. Elle a reçu en 2025 la bourse Eiteljorg pour l’art contemporain et vit et travaille actuellement à Toronto, au Canada.

 

Maria Hupfield : Sculpture, 2026
Vue d’installation
(Photo : Jean-Michaël Seminaro)