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Trevor Gould, Moridja Kitenge Banza et Cindy Phenix en résidence

juin 18th, 2019 § 0 comments § permalink

Trevor Gould, Live in a Box: A Refuge, 2017
Techniques mixtes
Mixed media
75,5 x 68,5 x 50,5 cm (29 3/4” x 27” x 20”)

Moridja Kitenge Banza, Chiromancie #9 No11, 2019
Encre sur mylar
Ink on mylar
107 x 244 cm (42” x 96”)

Cindy Phenix, The End That Is Not, 2019
Pastel, huile, acrylique et tissus sur lin
Oil, acrylic pastel and found fabric on linen
121,9 x 91,4 cm (48” x 36”)

Guillaume Adjutor Provost : Chambre réverbérante

avril 14th, 2019 § 0 comments § permalink

Vernissage le 17 avril de 17h à 19h

Guillaume Adjutor Provost, Sans titre (flux 03.05), 2019
Encre sur papier
Ink on paper
29,7 x 21 cm (11,7” x 8,3”)

Pour sa deuxième exposition à la Galerie Hugues Charbonneau, Chambre réverbérante, Guillaume Adjutor Provost présente une sélection de dessins issus de sa série intitulée Flux(2018-2019). Ces images résultent d’un nombre de séances de dessin automatique où chaque pièce a été exécutée au cours de plusieurs heures consécutives. Durant leur création nocturne, Provost se trouvait dans un état de consciencealtérée provoqué par autohypnose, un état hypnagogiquequi lui permet une libre exploration intérieure. Il compare le vocabulaire visuel qui ressort de ce processus à un flux d’information qui découle directement de sa psyché.

À partir des formes et des symboles cachés qui ont émergé lors de cet exercice, Provost a créé deux sculptures qui font écho aux dessins de Flux. Ornés de motifs en émail, Fée du Kapital (Shift de jour)et Fée du Kapita (Shift de nuit), représentent deux paires de pieds habillés de bottes et de tissus. L’énergie de ces pieds démembrés dans l’espace crée une tension ambiante qui semble évoquer la présenced’esprits. Pour l’artiste, ces « ancres » symbolisent à la fois un systèmeen déconstruction et la base d’un nouvel ordre.

Chambre réverbérantedécoule du désir actuel de Guillaume Adjutor Provost de produire un travail qui s’éloigne de la référentialité pour accéder aux processus internes bruts de la conscience et, du même élan, d’exposer nos relations à l’occupation continuelle et invisible intrinsèque au travail d’artiste.

Guillaume Adjutor Provost est né à Gatineau en 1987. Il vit et travaille à Montréal où il a complété un doctorat en étude et pratique des arts à l’UQAM en 2016. Ses recherches portent sur la notion d’art commissarial, à savoir l’utilisation d’approches commissariales comme mode de création.

Récipiendaire de bourses du Conseil des Arts et des Lettres du Québec, du Conseil des Arts du Canada, de l’OJIQ, de la SODEC, le travail de Guillaume Adjutor Provost a été diffusé lors d’expositions solos et collectives au Canada, en France, en Allemagne, en Autriche, en Belgique et en Suisse. Parallèlement, sa pratique a été soulignée par l’attribution de la bourse Jean-Claude Rochefort et du prix Claudine et Stephen Bronfman en art contemporain. Depuis l’automne 2016, il bénéficie d’un atelier à la Fonderie Darling où il présente actuellement une exposition individuelle intitulée Vapeurs en conversation avec Julie Tremble et Guillaume B.B. (commissare: Ji-Yoon Han). En 2018, Provost a présenté une exposition individuelle à Bikini à Lyon, a participé à des expositions de groupe à Critical Distance (Toronto) et Tap Art Space (Montréal) et à complété une résidence de recherche à la fondation Rupert à Vilnius en Lituanie.

Guillaume Adjutor Provost, Chambre réverbérante, 2019
Exposition / Exhibition
Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada
(photo : Jean-Michael Seminaro)

Moridja Kitenge Banza : 1

février 27th, 2019 § 0 comments § permalink

 

 

Moridja Kitenge Banza, Christ Pantocrator No1, 2017
Acrylique sur bois, feuille d’or
Acrylic on panel, gold leaf
40 x 30 cm (15,75” x 11,75”) 

 

Dans le cadre de sa première exposition à la Galerie Hugues Charbonneau, Moridja Kitenge Banza présente un tableau issu de sa série « Christ pantocrator » qui explore la complexité de son identité culturelle congolaise à travers des symboles coloniaux enracinés auxquels l’artiste fait subir un glissement de sens. L’artiste décrit ce corpus dans le texte qui suit.

 

Christ pantocrator part de l’icône chrétienne byzantine de Jésus Christ représenté comme étant glorieux et tout puissant. Il s’agit d’une série de peintures qui questionne ma relation avec les masques africains que l’on retrouve dans plusieurs musées occidentaux.

Dans la plupart des cultures africaines, les masques sont réalisés pour être utilisés lors de rites sacrés et de cérémonies célébrant la naissance, la mort ou les récoltes. Déplacés dans un environnement muséal, ils se trouvent amputés de leur contexte de souche et révèlent également ces apories : l’historiquede leur provenance reste méconnu des pays d’où ils viennent et l’identité des artistes, elle, demeure inconnue dans le lieu où ils sont implantés. Objets silencieux et décontextualisés, par leur existence, ils sont pourtant des preuves matérielles de la diversité et de la complexité des sociétés contemporaines africaines. Ce sont des véhicules de transmission essentiels des mœurs et coutumes pour les futures générations africaines.

Mes réflexions sont guidées par une analyse critique des composantes historico-culturelles de mon pays d’origine, la République démocratique du Congo, mais aussi par mon expérience de vie combinant ainsi des multiplicités de sens et d’histoires. Le catholicisme y est présent, transmis à mes ancêtres par les pères jésuites lors de l’évangélisation du Congo, de même que mes traditions familiales. Mon regard actuel sur ces symboles persistants est dynamisé par un élan créatif double, entre mémoire et réappropriation.

Pour ce faire, je puise dans les différents musées qui ont ces objets africains dans leurs collections. Sur la peinture iconographique du Pantocrator que je reproduis, je couvre la tête du Christ des masques choisis. Par cette intervention, je leur redonne leur gloire et leur fonction qui est celle d’être porté.

— Moridja Kitenge Banza

 

Moridja Kitenge Banza : 1 (exposition_exhibition), 2019, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada (photo : Jean-Michael Seminaro)

 

 

Biographie

Moridja Kitenge Banza est un artiste canadien d’origine congolaise né à Kinshasa en 1980 en République démocratique du Congo. Il est diplômé de l’Académie des beaux-arts de Kinshasa, de l’École supérieure des beaux-arts de Nantes Métropole ainsi que de la faculté des Sciences humaines et sociales de l’Université de La Rochelle.En 2010, il a reçu  le 1er prix de La Biennale de l’Art africain contemporain, DAK’ART, pour la vidéo Hymne à nouset l’installation De 1848 à nos jours. Son travail a été présenté au Musée Dauphinois (Grenoble, France), au Museum of Contemporary Art (Rosklide, Danemark), à la Arndt Gallery et à la Ngbk (Berlin, Allemagne), à la Biennale Internationale de Casablanca (Casablanca, Maroc), à la Fondation Attijariwafa bank (Casablanca, Maroc), à la Fondation Blachère (Apt, France) ainsi qu’àla BAnQ, à la galerie Joyce Yahouda, à Oboro et au Musée des beaux-arts de Montréal (Montréal, Canada).

 

Démarche artistique

Artiste multidisciplinaire, je m’exprime à travers la peinture, la photographie, la vidéo, le dessin et l’installation.

Ma démarche artistique se situe entre la réalité et la fiction, moyen par lequel j’interroge l’histoire, la mémoire et l’identité des lieux où j’habite ou que j’ai habité en lien avec la place que j’occupe dans ceux-ci. Je confonds intentionnellement réalité et fiction afin de perturber les récits hégémoniques et de créer des espaces où le discours marginal peut exister. Puisant dans les réalités actuelles ou anciennes, j’organise, j’assemble, je trace des figures, tel un géomètre, en me réappropriant les codes des représentations culturelles, politiques, sociales et économiques. Ainsi, je fabrique mes propres outils pour mieux investir le territoire de l’autre dans le but de nourrir tous ces domaines de recherche qui inspirent ma pratique.

 

La galerie tient à remercier Anne-Isabelle Pronkina pour sa contribution au développement de l’idée de cette exposition.

Moridja Kitenge Banza, Authentique #1, 2017
Impression archive au jet d’encre sur papier
Archival digital inkjet print on paper
Édition 3/5
86,3 x 61 cm (34” x 24”)

Julie Trudel : Noir d’ivoire et blanc de titane – couleur et lumière

janvier 15th, 2019 § 0 comments § permalink

Julie Trudel, Noir d’ivoire et blanc de titane – couleur et lumière, 2019
Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada (photo : Jean-Michael Seminaro)

L’exposition

Pour sa troisième exposition individuelle à la galerie, Julie Trudel présente un nouveau corpus de tableaux tridimensionnels, qui poursuit son exploration antérieure de la couleur en transparence. C’est lors d’une résidence de création à Berlin en 2015 qu’elle a découvert un plexiglas dit fluorescent, dont les arrêtes projettent de la lumière. Tout en maintenant la contrainte qu’elle s’était imposée en 2012 de peindre exclusivement en noir et blanc, c’est par l’entremise du support qu’elle a réintroduit les couleurs primaires dans son travail.

Les compositions géométriques des tableaux accordent la matière à la lumière pour faire transparaître la couleur. Des voiles de peinture acrylique translucides modifient subtilement la teinte des panneaux et leur degré de transparence. Trudel parvient à ce résultat au moyen d’une méthode de fabrication artisanale rigoureuse, découverte au fil d’expérimentations sur la matière plastique. Le support est successivement découpé, poli, assemblé, peint, puis thermoformé de manière à créer des plis selon des angles précis. Par ces interventions, Trudel parvient à libérer le plexiglas des limites sémiotiques liées à sa plasticité industrielle, pour l’amener définitivement dans le registre du pictural. Le résultat génère une complexité visuelle qui reflète notre époque où l’écran est omniprésent.

Julie Trudel, Noir d’ivoire et blanc de titane – couleur et lumière, 2019
Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada (photo : Jean-Michael Seminaro)

Démarche

Julie Trudel privilégie l’abstraction et s’attaque aux propriétés mêmes de la matière picturale par le truchement de protocoles de travail simples qui émergent des contraintes qu’elle s’impose à l’amorce de chaque nouveau projet. Son travail se situe dans un courant de peinture réflexive et conceptuelle qui porte son attention sur le mode d’élaboration du tableau et interroge l’image de la peinture elle-même. Ses recherches dépassent donc un questionnement sur la peinture comme matière colorée et concernent tout autant la peinture comme pratique et comme discipline. Ses œuvres tendent à actualiser des problématiques traditionnelles de la peinture abstraite dans des travaux qui cherchent à en renouveler les moyens techniques– autant du côté du médium, du support que de la mise en espace.

À propos de l’artiste

Détentrice d’une maîtrise en arts visuels et médiatiques, Julie Trudel a exposé à travers le Canada, en Europe et aux États-Unis, notamment à NARS Foundation, Brooklyn (2018). Son travail et été inclus dans deux importants panoramas de la peinture actuelle : Entangled, two views on contemporary Canadian paintingà la Vancouver Art Gallery (2017) et Le projet peintureà la Galerie de l’UQAM (2013). En plus de cumuler de nombreuses bourses de recherche et plusieurs résidences canadiennes et internationales, Trudel a été finaliste du concours de peinture pancanadien RBC à deux reprises (2011, 2012) et lauréate du Prix Joseph Plaskett en peinture (2013). Elle est professeure de peinture à l’UQAM et vit et travaille à Montréal.

L’artiste remercie chaleureusement l’École des arts visuels et médiatiques et la Faculté des arts de l’UQAM, le Conseil des arts du Canada, ainsi que la Fondation Joseph Plaskett pour le financement de ce projet. Elle souhaite souligner la contribution active et précieuse de son habile, intelligente et fiable assistante d’atelier Éloïse Carrier. Le soutien technique de David Allard Martin, Mario Baillargeon, Danny Glaude, Olivier Heaps-Drolet, Ianick Raymond et Jean Talbot s’est également avéré essentiel.

David Lafrance : Jours fastes et néfastes

novembre 6th, 2018 § 0 comments § permalink

Vernissage en présence de l’artiste le 7 novembre de 17h à 19h

David Lafrance, Marée haute, 2018
Huile sur toile
Oil on canvas
182,9 x 228,6 cm (72” x 90”)

L’exposition

 

Les peintures récentes de David Lafrance sont le prolongement de ses réflexions sur un paysage et une société en métamorphose.

 

L’artiste étudie à travers ses toiles les phénomènes météorologiques qui menacent l’ère actuelle, tant de manière physique que psychique. Les prévisions sont bouleversantes et incontournables selon les observations de Lafrance.

 

Au sein de représentations d’une nature en turbulence, Lafrance réserve un espace sur chacune de ses toiles à une scène pastorale idyllique : cartes postales d’un passé intouché par les changements climatiques. Rappelant les peintures surréalistes des années 1930, les paysages cognitifs de Lafrance sont peuplés de mains et de bras désincarnés, de formes tant géométriques que déstructurées et de personnages caricaturaux qui ensemble donnent le ton à la série. Le soleil est éreinté et ridé dans « Un soleil de trop » (2018) et des êtres dormants font allusion à une société en somnolence dans « Sun Dog » (2018) et « Marée haute » (2018). Les nouvelles toiles de Lafrance sont imprégnées d’un sens de l’urgence qui se manifeste à travers son expertise dans une hybridité de styles de compositions et par son accumulation dynamique de gestes picturaux.

 

 

À propos de l’artiste

 

David Lafrance (n. 1976) détient un baccalauréat en arts visuels de l’Université Concordia à Montréal (2001) où il poursuit présentement une maîtrise en art visuel. Son travail a fait l’objet de nombreuses expositions et biennales au Canada, aux États-Unis et en France. Parmi ses expositions individuelles récentes, soulignons celles  de la Maison de la culture Marie-Uguay (2018), au Ceaac (2015), Strasbourg; à la Galerie Hugues Charbonneau (2014); à l’Œil de Poisson (2014), Québec; et au Musée régional de Rimouski (2012), qui lui a valu le prix de la « meilleure exposition hors Montréal » au Gala des arts visuels de l’AGAC. Récemment, il a pris part à différentes expositions collectives, notamment au Musée d’art contemporain des Laurentides, au Musée des beaux-arts de Montréal (2015), à l’Œil de Poisson (2015), à Art action Actuel, Saint-Jean-sur-Richelieu (2013), et au Centre d’art L’écart, Rouyn-Noranda (2013).

 

Ses œuvres sont présentes dans plusieurs collections privées et publiques, dont celles du Musée national des beaux-arts du Québec, de la Bibliothèque nationale du Québec, de la Galerie Leonard et Bina Ellen, Montréal, de Lotto Québec, Hydro-Québec et du Mouvement Desjardins. David Lafrance est représenté par la Galerie Hugues Charbonneau à Montréal. Il vit et travaille à Montréal.

Cindy Phenix : Ces femmes tiennent une fleur à la main

août 24th, 2018 § 0 comments § permalink

 

Cindy Phenix, The Light Does Not Increase, 2018
Huile et pastel sur toile
Oil and pastel on canvas
183 x 244 cm (72″ x 96″)

 

L’exposition

Pour sa première exposition individuelle à la Galerie Hugues Charbonneau, Cindy Phenix propose Ces femmes tiennent une fleur à la main, un nouveau corpus de tableaux. Ceux-ci sont le fruit d’un mois en résidence à la galerie, où Phenix a installé son atelier et mis en branle des groupes de participation / discussion dont elle s’est inspirée.

Avec Ces femmes tiennent une fleur à la main, Phenix élabore un lexique du bonheur, attentive à la complexité de ses lieux et des attitudes qu’il engendre. Plages, boulevards, balcons ou cabaret, les espaces où il se déploie sont à la fois publics et privés : là où la multitude forme une foule, mille îlots d’intimité émergent. S’y épanouissent volupté, contemplation et amitiés, mais aussi voyeurisme, vanité et envie. Fidèle à son esthétique d’une forte intensité, Phenix alterne tableaux solitaires et scènes chorales pour mettre en mouvements une ode à la joie sans compromis.

Cindy Phenix, Ces femmes qui tiennent une fleur à la main, 2018

Démarche de l’artiste

L’œuvre de Cindy Phenix aborde la relation entre les sphères publiques et privées. Elle explore les différentes normes qui les régissent, la dynamique de leur coexistence, les relations de pouvoir dont elles sont l’arène et les sentiments qui en dérivent. À cet effet, l’artiste crée des scènes complexes dont se dégagent de puissants mouvements narratifs et affectifs.

Phenix puise son inspiration de groupes de participation/discussion qu’elle organise et qu’elle dirige. Ceux-ci visent à une prise de conscience de l’expérience féminine par la réalisation de projets collaboratifs ainsi que la découverte d’expériences communes. Pour commencer, les femmes sont amenées à interagir avec des œuvres d’art, à prendre part à des jeux, à situer leurs corps à l’intérieur d’installations créées par l’artiste. Elles sont ensuite invitées à partager anecdotes et réflexions dans le cadre de discussions dirigées par Phenix. Les performances corporelles et les récits ainsi recueillis deviennent un lieu d’analyse fécond pour l’artiste qui les réinterprète au sein de ses compositions.

Il se dégage des toiles de Cindy Phenix une tension formelle palpable. Certaines surfaces sont le lieu d’empâtements gestuels et abstraits, tandis que d’autres, laissées intactes, révèlent le potentiel brut de la toile. Des aplats se juxtaposent aux lignes du dessin et nous entrainent dans des espaces paradoxaux. De nombreux personnages, aux teints et corps transformés, y interagissent. De ces mises en scène ambitieuses et ambigües, le large éventail de techniques que Phenix met en œuvre fait surgir une éclatante charge émotionnelle.

Interdépendance/Indispensabilité : Benoit Aquin, Maria Hupfield et Karen Tam

avril 30th, 2018 § 0 comments § permalink

 

Vernissage le 2 mai de 17 h à 19h

Benoit Aquin
Téléphones intelligents No.22. Los Angeles (série Anton Bequii ou La dimension éthérique du réseau), 2016
Impression numérique à pigments de qualité archive
Archival digital pigment print
Edition 5
102 x 152 cm (40’’ x 60’’)

L’exposition de groupe réunit les artistes Benoit Aquin, Maria Hupfield et Karen Tam, lesquels proposent différentes approches pour aborder le thème de l’équilibre des forces entre la personne, l’artefact, l’espace et l’histoire. Que ce soit par le soi et l’autre ou à la suite d’une manipulation physique ou numérique de l’objet artistique, la reconstitution s’avère un geste politique qui nous permet de vivre simultanément l’expérience du passé et du présent et possède la capacité de transformer et de déformer notre compréhension des événements historiques et des peuples. En s’emparant des méthodes de reconstitution, les artistes remettent en cause la production et la consommation typique du soi et du corps (Maria Hupfield), de l’information et du savoir (Benoit Aquin) et de la culture (Karen Tam) afin d’y résister.

Maria Hupfield reprend sa série de photographies performative Counterpoint — où deux figures (le soi et l’autre) réagissent à la présence de l’une et de l’autre ainsi qu’aux lieux dans lesquels elles se trouvent. Elle modifie toutefois les photographies originales à l’aide de découpes de feutre qu’elle appose sur les photographies originales, obscurcissant de la sorte l’un des personnages. L’artiste réaffirme ainsi une identité en particulier et s’oppose aux pratiques de domination et de contrôle social.

Maria Hupfield
Resistance on All Fronts, 2007-2018
Épreuve chromogène et feutre industriel
C-print and industrial felt
Edition : unique
Photo: 102 x 76 cm (40” x 30”)

La figure du double est également présente dans l’œuvre de Benoit Aquin qui porte sur la vie et le travail du photographe Anton Bequii — un alter ego dont le nom est l’anagramme de Benoit Aquin. Documentant une existence et une réalité en parallèle, les photographies d’autofiction de Bequii sont des contre-espaces aux illusions et à la transmission de la (dés-) information dystopiques qui nous parvient des médias de masse.

On retrouve ce mimétisme dans les sculptures en papier mâché de Karen Tam qui activent des artefacts historiques par le truchement de leurs répliques ainsi que dans ses découpages à la fumée décrivant des guerrières de l’histoire et du folklore chinois comme des dieux des portes qui éloignent les esprits malins et les influences diaboliques. Par ces personnages calqués et ces objets répliqués, Tam remet en question les modes de production et d’interprétation culturelles.

Karen Tam
A Double Stream of Tears, 2018
Techniques mixtes
Mixed media
64 x 23 x 23 cm (25 1/4” x 9” x 9”) ch/ea

Guillaume Adjutor Provost : Introduction

mars 1st, 2018 § 0 comments § permalink

Vernissage le mercredi 14 mars de 17h à 19h en présence de l’artiste

Guillaume Adjutor Provost
La main d’Émilie Gamelin, 2017
Impression jet d’encre sur coton
Ink jet print on cotton
208 x 200 cm (81,89” x 74,74”) | 208 x 138 cm (81,89” x 54,33”) | 208 x 128 cm (81,89” x 50,39”)

La Galerie Hugues Charbonneau est ravie de présenter Introduction, une exposition de Guillaume Adjutor Provost. L’artiste vous convie à l’articulation d’une sélection d’œuvres issues de ses expositions Matériellement rien, potentiellement tout (Diagonale, 2017), Providence (Association des travailleurs grecs du Québec / Clark / La SERRE, 2017) et Bonne Fortune (Clark, 2016). À travers une remise-en-exposition de son corpus, l’artiste propose de découvrir, avec lui, les jalons de sa démarche de création. En effet, représenté par une galerie pour une première fois en carrière, Provost saisit l’occasion d’explorer les balises de son langage artistique. C’est en ce sens qu’il choisit d’utiliser l’espace d’exposition comme lieu de post-production.

De nature rétrospective, l’exposition présente les grands axes de l’approche de Guillaume Adjutor Provost : la référentialité, les approches commissariales, la textualité, les langages de l’archive et de la photographie, les manifestations psychédéliques. Suivant une attitude du matérialisme conceptuel, la pratique de l’artiste révèle en soi des zones de réflexions immatérielles soutenues par l’objet physique. En effet, par ses pensées et ses interactions, le visiteur contribue activement à la définition du langage de l’artiste. Avec Introduction, la rencontre des œuvres iconographiques de Guillaume Adjutor devient donc un lieu d’analyse des plus féconds.

Au sujet de Guillaume Adjutor Provost   

Guillaume Adjutor Provost (n. 1987) vit et travaille à Montréal où il a complété un doctorat en études et pratiques des arts à l’UQAM en 2017. Récipiendaire de bourses du Conseil des Arts et des Lettres du Québec, du Conseil des Arts du Canada, de l’OJIQ, de la Sodec, le travail de Guillaume Adjutor Provost a été diffusé lors d’expositions solos et collectives au Canada, en France, en Allemagne, en Autriche, en Belgique, en Catalogne et en Suisse. Parallèlement, sa pratique a été soulignée par l’attribution de la bourse Jean-Claude Rochefort et du prix Claudine et Stephen Bronfman en art contemporain. Depuis l’automne 2016, il bénéficie d’un atelier à la Fonderie Darling. En 2018, il présentera une exposition solo au centre d’art Bikini de Lyon sous le commissariat de Chloé Grondeau et de Marthe Carrier, participera à l’exposition … Move or be Moved by Something Rather than Oneself à Critical Distance (Toronto) sous le commissariat de Florence-Agathe Dubé-Moreau et de Maude Johnson, puis séjournera à la Fondation Rupert à Vilnius en Lituanie pour une résidence de recherche.

Jonathan Plante : Trois sculptures

janvier 9th, 2018 § 0 comments § permalink

 

Jonathan Plante
Trois Sculptures, 2018
Exposition_Exhibition
Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada

Trois sculptures

La Galerie Hugues Charbonneau est heureuse de présenter Trois sculptures, une exposition de Jonathan Plante. L’exposition révèle une série de trois œuvres issues de la plus récente production de l’artiste. Les sculptures exposées présentent la même structure, soit un assemblage tridimensionnel de huit supports lenticulaires. Un support lenticulaire est un plastique extrudé qui agit comme une série de lentilles guidant l’œil vers une image qui changera en fonction de l’angle de vision du regardeur. Surtout connu à des fins commerciales, le support lenticulaire est mis à profit dans la fabrication d’objets usuels. Par exemple, dans le cas d’une carte postale qui s’anime et dévoile deux images avec un mouvement de la main.

En utilisant un procédé d’impression artisanal, la sérigraphie, pour introduire une part d’aléatoire, Plante sort l’imagerie lenticulaire de l’esthétique publicitaire. En misant sur la matérialité du médium lenticulaire, l’artiste explore d’autres modalités de mise en mouvement de l’image. Ainsi, trois sculptures proposent une expérience qui déplace l’opposition entre activité et passivité caractérisant le cinéma. Selon une approche qu’il qualifie de cinéplastique, l’image est arrêtée et mise en mouvement grâce au déplacement du regardeur. Ces œuvres invitent le spectateur à prendre conscience que son mouvement est se qui porte le monde à apparaitre. Une réflexion qui trouve aussi ses origines dans la tradition de la sculpture minimaliste de Robert Morris; une pratique qui mise à la fois sur la matérialité de l’œuvre et sur l’expérience du spectateur.

 

À propos de Jonathan Plante

Jonathan Plante est titulaire d’une maîtrise en arts visuels de l’Université du Québec à Montréal. Ses œuvres ont été présentées à l’occasion d’expositions individuelles à la Galerie de l’UQAM, à la Galerie Division, au Musée d’art contemporain des Laurentides de même qu’à De Ateliers à Amsterdam. Il a également participé à différentes expositions collectives au Québec, aux États-Unis ainsi qu’aux Pays-Bas. En 2017, L’œil de poisson à Québec présente son exposition solo intitulé L’immobile. En 2013, l’artiste réalise Lapincyclope, la première d’une série d’expositions destinées à un jeune public présenté par VOX — Centre de l’image contemporaine à Montréal, en plus de prendre part à la Triennale québécoise de 2008. Ses œuvres font aujourd’hui partie de plusieurs collections publiques et privées dont celles du Musée d’art contemporain de Montréal et du Musée national des beaux-arts du Québec. Jonathan Plante vit et travaille à Montréal.

Cynthia Girard-Renard : Amour et anarchie

novembre 10th, 2017 § 0 comments § permalink

Cynthia Girard-Renard
Plaisir fétichiste d’une militante antifasciste
(série Amour et anarchie)
2017
Acrylique sur toile
Acrylic on canvas
150 x 124 cm (59” x 49”)

Vernissage le samedi 11 novembre de 15 h à 17 h, en présence de l’artiste

Amour et anarchie

Cynthia Girard-Renard vous invite à son nouveau projet intitulé Amour et anarchie inspiré d’un film de la cinéaste italienne Lina Wertmüller dont l’action principale se déroule dans un bordel sous l’Italie fasciste de Mussolini. L’artiste a concocté une série de 6 tableaux érotico-politiques où des personnages inter-espèces se débattent dans des jouissances carnavalesques malgré les jours sombres et les scénarios apocalyptiques qui les entourent. Refusant la passivité et le statu quo, les figures polymorphes se tissant entre l’animal, le végétal et l’humain copulent et exultent.

Inspiré d’une constellation d’artistes femmes telles que Dorothy Iannone pour ses tableaux érotiques, Carolee Scheemann et son bodyart, ainsi que Annie Sprinkle dans son mouvement écosexuel, Girard-Renard a réalisé un corpus de toiles dont les fonds sont faits d’empreintes de troncs d’arbres sur lesquels elle a imprimé des parties de son corps. Les fonds-écorces sont le théâtre burlesque parfait pour animer cette troupe de personnages impertinents repoussant les scénarios obscurantistes dans des scénettes sexo-satiriques désopilantes.

Au sujet de Cynthia Girard-Renard 

Cynthia Girard-Renard détient une maîtrise en beaux-arts du Goldsmiths College à Londres (1998). À l’automne 2017, elle participe à la Biennale du Canada présentée au Musée National des Beaux-Arts du Canada et présente son exposition solo intitulée Nos maîtres les fous au Musée d’art de Joliette. Depuis plus de 20 ans, elle expose activement son travail au Canada et sur la scène internationale : Centre Uma Certa Falta de Coerencia, Porto, Portugal (2015); Esker Fondation, Calgary, Alberta (2014); Thousand Plateaus Art Space, Chengdu, Chine (2011); Dunlop Art Gallery, Régina (2010); Musée national des beaux-arts du Québec, Québec (2010); September Gallery, Berlin (2009); Künstlerhaus Bethanien, Berlin (2009); SPACE, Londres (2006); Musée d’art contemporain de Montréal (2005); etc.

L’artiste a été récipiendaire de bourses du Conseil des arts du Canada et du Conseil des arts et des lettres du Québec pour compléter des résidences à Paris, New York, Berlin ainsi qu’à Londres. Son travail est entre autres présent dans les collections du Musée d’art contemporain de Montréal, du Musée des beaux-arts de Montréal, du Musée national des beaux-arts du Québec, du Ministère des Affaires étrangères du Canada, de la Carleton University Art Gallery, de la Galerie de l’UQAM, de la Banque TD ainsi que dans plusieurs collections privées. Cynthia Girard-Renard vit et travaille à Montréal.

Performance via la caméra – Maria Hupfield et Lum-Desranleau

août 31st, 2017 § 0 comments § permalink

Dans le cadre de MOMENTA | Biennale de l’image

Exposition de groupe des artistes Maria Hupfield, Chloë Lum et Yannick Desranleau

Vernissage : 9 septembre, de 15h à 17h, en présence des artistes

À la Galerie Hugues Charbonneau

Maria Hupfield
Waasechign, 2017
Impression numérique sur tissu
Digital print on fabric
3,05 x 5,49 mètres (10’ x 18’)

À l’occasion de MOMENTA | Biennale de l’image, le nouvel intitulé du Mois de la Photo à Montréal, la galerie Hugues Charbonneau est ravie de présenter l’exposition de groupe Performance via la caméra. Ami Barak, le commissaire invité de l’édition 2017 de la biennale, a choisi d’explorer le statut de la représentation fixe ou en mouvement à travers la question : De quoi l’image est-elle le nom? Selon lui, l’omniprésence des nouveaux médias dans la vie quotidienne contribue à rendre flou la notion de la photographie comme témoin du réel puisqu’elle est plus que jamais fantasmée par son auteur.

En tant que lieu d’exposition satellite de MOMENTA, il paraissait tout à fait à propos de présenter les œuvres/bannières de Maria Hupfield et du duo Chloë Lum et Yannick Desranleau en ce qu’elles explorent de façon singulière des questions relatives au traitement de l’image contemporaine. Plus précisément, les bannières issues des performances de ces artistes traduisent non pas une photographie de type documentaire, mais davantage une esthétique élaborée de façon préméditée via la caméra. Ici, le langage visuel est mis en évidence à la fois par la retouche photo et la mise en scène d’éléments portant à la réflexion.

Chloë Lum & Yannick Desranleau
I really I want Time for A lie – Time for
Jet d’encre sur toile, oeillets
Inkjet on canvas, grommets
Éd. 1/3 (+1 AP)
132 x 196 cm (52” x 77”)

C’est en ce sens que Hupfield reconstruit numériquement un effet miroir à l’intérieur de l’image dans laquelle elle se met en jeu dans Waaschign et Portal. Cette fonction optique a pour but d’accentuer l’idée d’hommage intergénérationnel présente dans les œuvres de l’artiste. I really / I want / Time for / A lie, produit par Lum et Desranleau durant un séjour au Qatar, met en scène stratégiquement portraits et manuscrits de sorte à engendrer un effet de présence et d’absence relatant les concepts essentiels aux traditions picturales locales.

Les œuvres de Hupfield, Lum et Desranleau suggèrent des images orchestrées qui rappellent, à certains égards, le caractère construit d’une bannière d’affichage usuelle. Conçue pour résister aux intempéries et être perceptible de loin, la bannière cède toutefois une partie de ses fonctions originales à l’intérieur d’un contexte d’exposition. Celles présentées à la galerie surchargent littéralement l’espace et provoque en ce lieu un effet immersif.

Chloë Lum & Yannick Desranleau
I really I want Time for A lie – I want
Jet d’encre sur toile, oeillets
Inkjet on canvas, grommets
Éd. 1/3 (+1 AP)
132 x 175 cm (52” x 69”)

mariahupfield.wordpress.com

lum-desranleau.com

Situation #7 : David Lafrance : Rendez-vous inédit dans l’aile fantôme

août 16th, 2017 § 0 comments § permalink

Porte d’entrée : 6217 rue Henri-Julien

David Lafrance
Atelier rouge (série Peur de perdre)
2015
Huile sur panneau
Oil on panel
20 x 25,5 cm (8” x 10”)

Mercredi le 23 août prochain, de 10h à 22h, David Lafrance a le plaisir de vous convier à son atelier situé dans l’aile fantôme du 305 rue de Bellechasse.  S’inscrivant dans le cadre de notre programmation estivale intitulée « 8 situations : 8 artistes », ce rendez-vous d’exception sera l’occasion de revisiter sa production artistique et des archives des 20 dernières années (1997-2017).

David Lafrance
Étude pour Atlas No 2
2014
Peinture à l’acrylique sur madrier de ferme sculpté
Acrylic paint on sculpted recycled wood
35.5 x 10 x 18 cm (14” x 4” x 7”)

Une installation d’œuvres rendra hommage à son lieu de travail de prédilection. Plusieurs peintures, dessins, gravures, aquarelles, esquisses, études et certaines œuvres inédites seront disponibles à des fins d’acquisition. Cette rencontre sera aussi le moment d’échanger librement avec les agents du milieu artistique présents (artistes, photographes, galeristes) dans une ambiance chaleureuse, à l’image de David Lafrance.

David Lafrance
Force
2003
Huile sur toile
Oil on canvas
198 x 259 cm (78” x 102”)

Au sujet de David Lafrance

David Lafrance (n. 1976) détient un baccalauréat en arts visuels de l’Université Concordia à Montréal (2001). Son travail a fait l’objet de nombreuses expositions et biennales au Canada, aux États-Unis et en France. Parmi ses expositions individuelles récentes, soulignons celles au Ceaac (2015), Strasbourg; à la Galerie Hugues Charbonneau (2014); à l’Œil de Poisson (2014), Québec; et au Musée régional de Rimouski (2012), qui lui a valu le prix de la « meilleure exposition hors Montréal » au Gala des arts visuels de l’AGAC. Récemment, il a pris part à différentes expositions collectives, notamment au Musée des beaux-arts de Montréal (2015), à l’Œil de Poisson (2015), à Art action Actuel, Saint-Jean-sur-Richelieu (2013), et au Centre d’art L’écart, Rouyn-Noranda (2013).

David Lafrance
M’as tu oublier 07
2003
Graphite sur papier
Graphite on paper
55,88 x 76,2 (22” x 30”)

Ses œuvres sont présentes dans plusieurs collections privées et publiques, dont celles du Musée national des beaux-arts du Québec (CPOA), de la Bibliothèque nationale du Québec, de la Galerie Leonard et Bina Ellen, Montréal, de Lotto Québec, Hydro-Québec, du Mouvement Desjardins, de Blakes et des Studios Apollo.

David Lafrance
Les sinistrés
2011
Huile sur toile
Oil on canvas
107 x 122 cm (42” x 48”)

David Lafrance
En ordre d’apparition 01
2016
Huile sur toile
Oil on canvas
122 x 102 cm (48” x 40”)

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Situation #6 : Matthew Biederman : Le réseau antagoniste génératif

août 9th, 2017 § 0 comments § permalink

Vernissage le 16 août de 17h à 19h en présence de l’artiste
À la Galerie Hugues Charbonneau
Avec l’aimable collaboration de la Galerie Art45

Si l’on modifie les algorithmes et les scénarios d’entraînement, quelle sera alors la synthèse du réseau ?


J’ai entraîné un réseau neuronal à l’aide d’une technique de pointe — un réseau antagoniste génératif (la formulation est par ailleurs intéressante) — afin de générer des portraits en pied qu’il a appris à partir d’un ensemble de scans corporels effectués par la Transportation Security Administration (TSA). Les images déformées ainsi créées ne représentent pas des personnes en particulier, mais sont plutôt des « hallucinations » du réseau révélant le « processus d’apprentissage ». Le jeu de données d’entraînement provient des mêmes scans effectués chaque fois que quelqu’un entre dans un terminal d’aéroport aux États-Unis ou dans un autre pays. La TSA a mis ces images à la disposition de la population dans l’espoir que l’on puisse concevoir et développer un algorithme qui permettrait de détecter automatiquement les « menaces ». Voici exposé le système alors qu’il apprend à créer des images dans l’étrange boucle d’un système d’apprentissage automatique entraîné à imiter des images recueillies à partir de données biométriques.

Matthew Biederman

Au sujet de Matthew Biederman

Matthew Biederman (n. 1972, Chicago Heights, IL, USA) vit et travaille à Montréal. Il est le récipiendaire du prix Bay Area Artist Award in Video by New Langton Arts en 1999 et il remporte la première place dans la catégorie Arts Visuels au festival Break21 (Slovénie). Depuis, il a co-fondé avec Marko Peljhan le Arctic Perspective Initiative (API), en 2007. API est un groupe international sans but lucratif rassemblant des individus et organisations afin de promouvoir la création de plateformes d’édition, de communications et de diffusion pour les régions nordiques.

Le travail de Biederman a notamment été exposé aux États-Unis, en Amérique du Sud, en Europe et au Japon, ainsi que dans une variété (un bon nombre) de festivals et de lieux (venues) tels que 7 ATA Festival Internacional (Lima), la 11e Biennale de Lyon, la Triennale du Québec (2011), la Biennale de Montréal (2014) (Musée d’art contemporain), la Biennale de l’Art Digital (BIAN, Montréal), Artissima (Turin, IT) et la Biennale de Moscou. En tant que vidéaste, son travail a été présenté dans les festivals FILE (Sao Paulo), New Forms (Vancouver), Edinburgh FringeParis/Berlin International Meetings, au Chicago Underground Film Festival et présenté publiquement au festival ZeroOne2006(San Jose, États-Unis), ainsi qu’à la Biennale SCAPE (Nouvelle-Zélande), entre autres.

Biederman est représenté par la galerie Art45.

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Situation #5 : Nadège Grebmeier Forget : Instagram Takeover

juillet 22nd, 2017 § 0 comments § permalink

Dans le cadre de notre programmation estivale « 8 artistes : 8 situations », la Galerie Hugues Charbonneau à le plaisir d’accorder carte blanche à l’artiste de performance Nadège Grebmeier Forget qui, pour une durée de 24 heures uniquement, occupera l’espace de la galerie pour produire une série d’interventions, d’images et de vidéos exclusives à notre compte Instagram. De minuit le 28 juillet à minuit le 29 juillet 2017, suivez cette enfilade intensive à l’aide du hashtag

#nadegegforgettakeover

 

Démarche artistique
La pratique artistique de Nadège Grebmeier Forget provoque une réflexion sur la consommation sous-jacente à l’acte de regarder et aux relations de pouvoir qu’il implique. Son travail s’inscrit dans une préoccupation particulière pour la réappropriation et le rôle de la médiation dans la performance, construction et fiction de l’identité mise en scène. Circulant tant dans le milieu des arts visuels que celui des arts vivants, elle a pris part à de nombreux événements, festivals, conférences, résidences et expositions aussi bien au Canada, aux États-Unis qu’en Europe. Vulnérable, intimiste, baroque et décadente, elle “cuisine l’inconfort”.

www.nadege-grebmeier-forget.com

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Situation #4 : Maria Hupfield : KA-POW!

juillet 18th, 2017 § 0 comments § permalink

Exposition de l’œuvre publique KA-POW! au Square Victoria

Dans le cadre de la Promenade Fleuve-Montagne, un projet de legs du 375e anniversaire de Montréal #PromenadeFM.

Maria Hupfield
KA-POW!, 2017
Sculpture publique
Public sculpture
(Photo: Sébastien Roy, DHC\ART)

KA-POW!

Le mot KA-POW! évoque l’action, la force, le mouvement, le souffle et le son. L’installation KA-POW! est composée de deux bancs fixés au terrain du parc du Square Victoria. Les banquettes, l’une à la forme d’éclair, et l’autre d’étoile rappelant celle des motifs des couvertures traditionnelles et d’une bulle de texte, ont été réfléchies par l’artiste tel un acte d’union entre l’espace public et l’environnement naturel de l’homme. Disposés sur différents niveaux depuis le sol, les sièges de bois supportent le public sous l’auvent que forme le feuillage des arbres avoisinants. Au regard de ce mandat et des spécificités liées à ce site, l’artiste de performance Maria Hupfield, actuellement basée à Brooklyn, utilise la puissance d’attraction naturelle de l’arbre en tant qu’intersection favorisant les rencontres sociales. KA-POW! s’inscrit dans le Sentier de résilience défini par la commissaire Cheryl Sim, en partenariat avec le Centre Phi et DHC/ART, au cœur de la Promenade Fleuve-Montagne.

Maria Hupfield
KA-POW!, 2017
Sculpture publique
Public sculpture
(Photo: Sébastien Roy, DHC\ART)

 

Maria Hupfield
La production artistique de Hupfield se déploie notamment à travers la performance en direct. Dans le cadre de sa pratique, elle conçoit des actions et des objets qui fonctionnent comme des agents de médiation entre le corps et l’environnement naturel ou urbain. L’artiste est particulièrement engagée dans les approches concernant l’intersectionnalité, le féminisme indigène, la race, le genre et les classes sociales. Hupfield est membre de la Première Nation Anishinaabe à Wasauksing en Ontario. Sa plus récente exposition solo itinérante intitulée The One Who Keeps On Giving marque l’ouverture du trentième anniversaire de la galerie Power Plant à Toronto. Diplômée du programme AIM au Bronx Museum, l’artiste est également récipiendaire de la bourse de la Fondation Joan Mitchell. Mentionnons aussi sa participation aux Biennales BRIC et SITE à Santa Fe, si bien que ses expositions à la James Gallery, au musée du Bronx, chez Vox Populi ainsi qu’au Panoply Performance Laboratory. Hupfield faisait aussi partie de l’exposition de groupe Beat Nation. Art, Hip Hop and Aboriginal Culture (2012-2014) présentée à la Vancouver Art Gallery, la Power Plant Contemporary Art Gallery ainsi qu’au Musée d’art contemporain de Montréal.

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Situation #2 : Guillaume Adjutor Provost

juillet 7th, 2017 § 0 comments § permalink

Les 5 et 6 juillet 2017, l’artiste Guillaume Adjutor Provost prendra le contrôle du compte Instagram de la Galerie Hugues Charbonneau où il présentera une série d’images en lien avec sa pratique artistique. Cette intervention d’une durée de 48 heures à lieu dans le cadre de notre programmation estivale « 8 artistes : 8 situations ». Toutes les publications d’Adjutor Provost seront visibles à l’aide du hashtag :

#guillaumeadjutorprovosttakeover

Au sujet de Guillaume Adjutor Provost  

À travers un certain indéterminisme des formes, la production de Guillaume Adjutor Provost sonde les manifestations de l’inconscient, la notion d’usage et la construction d’idéaux. Plus spécifiquement, il est question de la périphérie de ce qui fait histoire: la contre-culture, les archives personnelles, le vernaculaire, la science-fiction et les approches psychanalytiques.

Guillaume Adjutor Provost (n. 1987) vit et travaille à Montréal où il a complété un doctorat en étude et pratique des arts à l’UQAM en 2016. Ses recherches portent sur la notion d’art commissarial, à savoir l’utilisation d’approches commissariales comme mode de création. Le travail de Guillaume Adjutor Provost a été diffusé lors d’expositions solos et collectives au Canada, en France, en Allemagne, en Autriche, en Belgique et en Suisse. Parallèlement, sa pratique a été soulignée par l’attribution de la bourse Jean-Claude Rochefort et du prix Claudine et Stephen Bronfman en art contemporain.

Benoit Aquin : 10e anniversaire du ‘‘Dust Bowl’’ chinois

mai 2nd, 2017 § 0 comments § permalink

Benoit Aquin, 10e anniversaire du Dust Bowl chinois [exposition_exhibition]
2017, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada

La galerie Hugues Charbonneau est fière d’exposer les six photographies tirées de la série du “Dust Bowl” chinois (2006-2008) de Benoit Aquin qui reviennent en sol montréalais suite à la rétrospective du Prix Pictet au Musée Mouravieff-Apostol de Moscou. L’exposition célèbrera le 10e anniversaire d’une série photographique, portant sur la désertification d’origine humaine du nord de la Chine et de la Mongolie-Intérieure, qui a été récompensée par de nombreux honneurs internationaux.

Benoit Aquin La motocyclette, Mongolie Intérieure (Le Dust Bowl chinois), 2006 Impression numérique à pigments de qualité archive Archival pigment print Éd. 7 : 81 x 122 cm (32

Benoit Aquin
La motocyclette, Mongolie Intérieure (Le Dust Bowl chinois), 2006
Impression numérique à pigments de qualité archive
Archival pigment print
Éd. 7 : 81 x 122 cm (32″ x 48″)
Éd. 5 : 101 x 152 cm (40″ x 60″)

Le ‘’Dust Bowl’’ chinois

Benoit Aquin parcourt le monde depuis plus de vingt-cinq ans pour faire de l’image un témoin poignant du rapport, souvent conflictuel, de l’humain au territoire. Son travail allie, dans un équilibre maîtrisé, certains traits de la photographie documentaire à ceux de la photographie en art actuel. Il joue sur cette tension, sur ce floue aux frontières des disciplines et des vocabulaires formels pour mettre en lumière des phénomènes liés à des crises écologiques et humanitaires, inscrivant ainsi les séries qu’il créée dans la tradition de la photographie engagée.

Le succès de l’approche photographique d’Aquin dans cette série repose autant sur la pertinence de son propos environnemental que sur son originalité formelle. Sa forte signature visuelle est caractérisée par une luminosité dorée énigmatique, à la fois inquiétante et envoutante. L’artiste détourne sa caméra des images chocs unidimensionnelles, privilégiant des compositions en courtepointes, complexes et décentrées, qui mettent en scène simultanément les multiples forces et énergies en jeu : les effets sur les sols agricoles des grands besoins alimentaires de la Chine, une nature déséquilibrée qui déchaine ses tempêtes de sable, la migration des populations rurales vers les villes, les austères stratégies d’urbanisme communistes.

La série Le “Dust Bowl” chinois a été récompensée par la National Magazine Award Silver Medal for Photojournalism and Photo Essays puis par le prestigieux Prix Pictet. Benoit Aquin s’est aussi mérité le prix Antoine-Desilets (2006), le Canadian National Newspaper Award (2007) et le Grand Prix Lux (2007)

Benoit Aquin Tempête à Hongsibao, Chine (série Le Dust Bowl chinois), 2007 Impression numérique à pigments de qualité archive Archival pigment print Éd. 5 : 81 x 122 cm (32

Benoit Aquin
Tempête à Hongsibao, Chine (série Le Dust Bowl chinois), 2007
Impression numérique à pigments de qualité archive
Archival pigment print
Éd. 5 : 81 x 122 cm (32″ x 48″)
Éd. 7 : 101 x 152 cm (40″ x 60″)

Biographie de Benoit Aquin

Depuis 1988, après ses études à la New England School of Photography de Boston, Benoit Aquin a pris part à plusieurs expositions individuelles et collectives au Canada, aux États-Unis, en France, en Suisse, en Hollande, en Espagne, en Grèce, en Allemagne, en Chine, en Angleterre, en Russie ainsi qu’aux Émirats arabes unis. Soulignons ses expositions au Musée canadien de la photographie (1994); au Musée national des beaux-arts du Québec (1996); au Palais de Tokyo, Paris (2008); au Musée de l’Élisée, Lausanne (2010); au Museum of Photographic arts, Sans Diego (2011); au Musée McCord, Montréal (2013); au Somerset House, Londres (2013); au Musée des beaux-arts de Montréal (2013 et 2015); au FotoDock, Hollande (2014); au Musée Mouravieff-Apostol (2016); ainsi que sa participation au Mois de la Photo à Montréal (1993, 1997, 2003); à la Biennale canadienne du Musée des beaux-arts du Canada (2012, 2017); et aux Rencontres d’Arles en France (1991, 2014). Ses œuvres ont été reproduites dans de nombreux périodiques à travers le monde, nommons le Time Magazine, Canadian Geographic, The Guardian, Foto8, Canadian Art, Walrus Magazine, L’actualité et Art Forum. Il a également participé activement à la publication d’une dizaine de reportages, de monographies ou d’essais photographiques afin de partager ses préoccupations environnementales et humanitaires avec différents publics.

Benoit Aquin Camion en feu (Le Dust Bowl chinois), 2006 Impression numérique à pigments de qualité archive Archival pigment print Éd. 7 : 81 x 122 cm (32

Benoit Aquin
Camion en feu (Le Dust Bowl chinois), 2006
Impression numérique à pigments de qualité archive
Archival pigment print
Éd. 7 : 81 x 122 cm (32″ x 48″)
Éd. 5 : 101 x 152 cm (40″ x 60″)

Les œuvres de Benoit Aquin sont présentes, entre-autres, dans les collections du Musée des beaux-arts de Montréal; du Musée national des beaux-arts du Québec; du Musée canadien de la photographie contemporaine; de la Banque d’œuvre d’œuvres d’art du Canada; du Musée des beaux-arts du Canada; de la Banque Pictet, Genève; du Mouvement Desjardins; de la Banque Nationale; de la Caisse de Dépôt; d’Hydro-Québec; de la Fondation One Drop; de la Library of Congress, Washington D.C.; et de la collection de François Pinault. Benoit Aquin est représenté par la Galeries Hugues Charbonneau, à Montréal.

Benoit Aquin, 10e anniversaire du Dust Bowl chinois [exposition_exhibition] 2017, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada

Benoit Aquin, 10e anniversaire du Dust Bowl chinois [exposition_exhibition]
2017, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada

Benoit Aquin, 10e anniversaire du Dust Bowl chinois [exposition_exhibition] 2017, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada

Benoit Aquin, 10e anniversaire du Dust Bowl chinois [exposition_exhibition]
2017, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada

Exposition en galerie

avril 1st, 2017 § 0 comments § permalink

Jean-Benoit Pouliot L'image soupe : Inclinaisons et déclinaisons, 2017 Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada

Jean-Benoit Pouliot — L’image souple : Inclinaisons et déclinaisons

Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada

Du 15 mars au 22 avril

Nouvelles nationales et internationales

Alain Paiement YULFLY, 2016 Impression numérique sur papier coton archive  Digital print on archival cotton rag paper Éd. 5 Image : 142 x 182cm (56” x 71 3/4”) Papier_Paper : 152,5 x 190,5 cm (60” x 75”)

Foire PAPIER 2017

Benoit Aquin, Isabelle Hayeur, David Lafrance, Alain Paiement, Jean-Benoit Pouliot, Karen Tam

Arsenal Montréal, Canada

Du 21 avril au 23 avril (soirée VIP le 20 avril)

6maria-Photo- Toni Hafkenscheid

Maria Hupfield — The One Who Keeps on Giving

The Power Plant, Toronto, Canada

(Commissaire Carolin Köchling)

Du 28 janvier au 14 mai

Hayeur_Monument_Hommes_carrières_03

Isabelle Hayeur — When Form Becomes Attitude

Contemporary Calgary, Calgary, Canada

(Exposition de groupe, commissaire Noa Bronstein)

Du 16 mars au 30 juillet

Solastalgia

Isabelle Hayeur — Solastagia

Hiroshima MOCA, Hiroshima, Japon

1er avril au 28 mai

Jonathan Plante Image ambulatoire, 2016 Sérigraphie lenticulaire Screenprint on lenticular lens 56 x 59 cm (22” x 23”)

Jonathan Plante — Œuvres récentes

Centre d’exposition Ubisoft, Montréal, Canada

Une collaboration d’Ubisoft, Art Souterrain et Galerie Hugues Charbonneau

Vernissage RSVP mercredi le 12 avril à partir de 17h30

Visites par rendez-vous jusqu’au 11 mai

5480, rue Saint-Dominique, Montréal

Cynthia Girard-Renard Les fleurs animales, 2017 Huile sur toile Oil on canvas 95 x 70 cm (37,4” x 27,6”)

Cynthia Girard — Les fleurs animées

L’écart, Rouyn-Noranda, Canada

(exposition de groupe, commissaire Cynthia Girard)

Du 21 avril au 28 mai

Recomposer la ville — Spaces for Agency

janvier 12th, 2017 § 0 comments § permalink

Isabelle Hayeur

Maria Hupfield

David Lafrance

Alain Paiement

Recomposer la ville / Spaces for Agency, 2017 Isabelle Hayeur, Maria Hupfield, David Lafrance, Alain Paiement Vue d'exposition Installation view

Recomposer la ville / Spaces for Agency, 2017
Isabelle Hayeur, Maria Hupfield, David Lafrance, Alain Paiement
Vue d’exposition
Installation view

Recomposer la ville / Spaces for Agency, 2017 Isabelle Hayeur, Maria Hupfield, David Lafrance, Alain Paiement Vue d'exposition Installation view

Recomposer la ville / Spaces for Agency, 2017
Isabelle Hayeur, Maria Hupfield, David Lafrance, Alain Paiement
Vue d’exposition
Installation view

La Galerie Hugues Charbonneau est heureuse de lancer l’année 2017 avec une exposition collective qui réunit Isabelle Hayeur, Maria Hupfield, David Lafrance et Alain Paiement. Recomposer la ville / Spaces for Agency souhaite interroger les notions de « public » et de « collectif » dans l’espace urbain. Elle se veut une occasion de réfléchir de manière critique et différente sur les célébrations qui entourent le 375e anniversaire de Montréal.

Isabelle Hayeur Day Trading (série Nuits américaines), 2006 Jet d’encre sur papier polyester, monté sur aluminium avec traitement UV Ink jet prin on polyester mounted on aluminium with UV traitement Édition 5/5 109 x 165 cm (43

Isabelle Hayeur
Day Trading (série Nuits américaines), 2006
Jet d’encre sur papier polyester, monté sur aluminium avec traitement UV
Ink jet prin on polyester mounted on aluminium with UV traitement
Édition 5/5
109 x 165 cm (43″ x 65″)

Isabelle Hayeur, Pulse, 2015 Vidéo HD, couleur, stéréo Video, HD, color, stereo Édition 3 3 minutes

Isabelle Hayeur,
Pulse, 2015
Vidéo HD, couleur, stéréo
Video, HD, color, stereo
Édition 3
3 minutes

Sans être exclusifs à notre métropole, nos questionnements englobent : l’occupation de la ville et du territoire urbain; les pouvoirs en place; les stratégies citoyennes de résistance et d’engagement; les implications du vivre ensemble – voire de sa possibilité dans certains contextes politiques actuels. Les œuvres se présentent selon deux axes où, d’un côté, les artistes réimaginent la topographie de la ville et où, de l’autre, ils et elles invitent à penser de quelles façons l’on peut se réapproprier culturellement et socialement son environnement. Ces axes qui s’entrecroisent dans la galerie permettent peut-être d’apercevoir le potentiel politique que les œuvres et les lieux de l’art peuvent signifier dans leurs communautés immédiates.

Maria Hupfield Survival and Other Acts of Defiance, 2011 Installation video et ruban adhésif en aluminium au sol en forme de

Maria Hupfield
Survival and Other Acts of Defiance, 2011
Installation video et ruban adhésif en aluminium au sol en forme de “X”
Video installation with silver “X” on floor made of aluminium tape
Édition 3
2,4 x 1,2 x 1,2 x m (8’ x 4’ x 4’)

Isabelle Hayeur propose deux œuvres composites. La photographie Day Trading (2006) montre le chantier d’un édifice à la fonction ambiguë et, en fait, factice puisqu’il est entièrement obtenu par manipulation digitale. La vidéo Pulse (2015), inspirée par la grève étudiante du printemps 2015 à Montréal et les luttes sociales qui s’y rattachent,rassemble une myriade d’images trouvées ou captées par l’artiste qui y dénonce les mesures d’austérité néolibérales et l’effritement des libertés politiques. Maria Hupfield, quant à elle, expose la video Survival and Other Acts of Defiance (2011) dans laquelle elle apparaît sautant sur place, en boucle, infiniment. Renforcée par le son des grelots en étain qui ornent ses bottes, elle y affirme fortement sa présence de femme autochtone en constante (re)négociation avec son environnement. Au sol, un large X métallique invite les visiteuses et visiteurs à se joindre à elle.

David Lafrance Place publique 1, 2015-2016 Bois et peinture acrylique Wood and acrylic paint 13 x 20 x 23 cm (5’’x 8’’ x 9’’)

David Lafrance
Place publique 1, 2015-2016
Bois et peinture acrylique
Wood and acrylic paint
13 x 20 x 23 cm (5’’x 8’’ x 9’’)

David Lafrance Place publique 4, 2015-2016 Bois et peinture acrylique Wood and acrylic paint  15 x 20 x 33 cm (6’’x 8’’ x 13’’)

David Lafrance
Place publique 4, 2015-2016
Bois et peinture acrylique
Wood and acrylic paint
15 x 20 x 33 cm (6’’x 8’’ x 13’’)

David Lafrance présente des sculptures de bois polychromes issues de sa série Places publiques (2016). Ces projets d’urbanisme imaginaires suggèrent une envergure et un éclat qui se voient paradoxalement troublés par de ternes éclaboussures ou par l’apposition de croquis botaniques disproportionnés sur leur surface. Enfin, Alain Paiement nous offre une nouvelle œuvre photographique de grand format, Voisinage contextuel (2016), dans laquelle il fait abstraction de la carte fonctionnelle de Montréal et réduit le macro au micro. Il suspend le rapport pratique à l’espace de la ville pour plutôt la recomposer selon les humains qui l’habitent et l’animent collectivement au quotidien.

Alain Paiement Voisinage contextuel, 2016 Impression numérique sur papier coton archive Digital print on archival cotton paper Image : 142 x 213 cm (55,9” x 83,9”)  Papier_paper : 152 x 223 cm (60” x 88”)

Alain Paiement
Voisinage contextuel, 2016
Impression numérique sur papier coton archive
Digital print on archival cotton paper
Image : 142 x 213 cm (55,9” x 83,9”)
Papier_paper : 152 x 223 cm (60” x 88”)

Isabelle Hayeur : Desert Shores (L’Amérique perdue)

juillet 30th, 2016 § 0 comments § permalink

Isabelle Hayeur Looking-back (série Desert Shores), 2015-2016 Jet d’encre sur papier polyester, monté sur Dibond Inkjet print on polyester mounted on Dibond Edition 3 Image : 61 x 91 cm (24” x 36”) Papier_Paper : 76 x 106,5 cm (30” x 42”)

Isabelle Hayeur
Looking-back (série Desert Shores), 2015-2016
Jet d’encre sur papier polyester, monté sur Dibond
Inkjet print on polyester mounted on Dibond
Edition 3
Image : 61 x 91 cm (24” x 36”)
Papier_Paper : 76 x 106,5 cm (30” x 42”)

Pour lancer sa programmation 2016-2017, la Galerie Hugues Charbonneau est heureuse d’offrir une première exposition individuelle d’Isabelle Hayeur en ses murs. L’artiste y présente sa nouvelle série Desert Shores (L’Amérique perdue) (2015-2016) qui documente la région polluée et désertée de Salton Sea aux États-Unis. De ce vaste corpus, Hayeur a retenu cinq œuvres qu’elle adjoint d’une vidéo, d’une durée de 35 minutes, ainsi que d’un coffret photographique offrant 60 clichés de la série pour consultation sur place.

Salton Sea est un vaste lac salé situé sur la faille de San Andreas, dans une dépression aride du sud-ouest de la Californie à 227 pieds sous le niveau de la mer. Il a été accidentellement créé lors d’un déversement de la rivière Colorado qui fut endigué au début du siècle dernier. Dans les années 1950 et 1960, le site devint une destination touristique très prisée et un paradis pour les amateurs de pêche : ses berges comptaient de nombreux hôtels, marinas et clubs nautiques. Baptisé Desert Shores, ce lieu de villégiature connaît alors une forte croissance économique et démographique.

Isabelle Hayeur Marea Roja (série Desert Shores), 2015-2016 Jet d’encre sur papier polyester, monté sur Dibond Inkjet print on polyester mounted on Dibond Edition 3 Image : 61 x 91 cm (24” x 36”) Papier_Paper : 76 x 106,5 cm (30” x 42”)

Isabelle Hayeur
Marea Roja (série Desert Shores), 2015-2016
Jet d’encre sur papier polyester, monté sur Dibond
Inkjet print on polyester mounted on Dibond
Edition 3
Image : 61 x 91 cm (24” x 36”)
Papier_Paper : 76 x 106,5 cm (30” x 42”)

Puis, au cours des années 1970, le niveau du lac s’abaisse et sa salinité augmente drastiquement en corrélation directe avec l’intensification de l’activité agricole industrielle. De nos jours, les alentours de Salton Sea sont désertés et désolés; des alluvions gorgées d’engrais et de pesticides polluent l’eau; des efflorescences algales déciment les poissons. Les stations balnéaires ont cédé la place aux parcs de maisons mobiles où pauvres, marginaux et immigrants mexicains logent. Cette région nous renvoie aujourd’hui une image bien différente et peu reluisante des Étas-Unis. Pour Hayeur, ces paysages désenchantés sont à l’image d’une Amérique perdue, d’une ère où tout semblait possible et accessible pour l’ensemble des citoyens. Ils sont semblables à ces autres zones de grande pauvreté que l’on retrouve à travers les États-Unis, une sorte de tiers monde de l’Amérique, où les plus démunis habitent, faute de mieux. Les œuvres de la série Desert Shores (L’Amérique perdue) sont autant de fragments d’un paysage dystopique où ruines modernes, intérieurs délabrés couverts de graffitis, poissons desséchés et plans d’eau aux teintes inquiétantes assemblent le désert d’un échec humain aux frais de la nature.

Isabelle Hayeur Exposure (série Desert Shores), 2015-2016 Jet d’encre sur papier polyester, monté sur Dibond Inkjet print on polyester mounted on Dibond Edition 3 Image : 61 x 91 cm (24” x 36”) Papier_Paper : 76 x 106,5 cm (30” x 42”)

Isabelle Hayeur
Exposure (série Desert Shores), 2015-2016
Jet d’encre sur papier polyester, monté sur Dibond
Inkjet print on polyester mounted on Dibond
Edition 3
Image : 61 x 91 cm (24” x 36”)
Papier_Paper : 76 x 106,5 cm (30” x 42”)

Isabelle Hayeur

Les œuvres d’Isabelle Hayeur ont été largement diffusées au sein d’importantes expositions, entre autres auMuseo Cultural (Santa Fe) (2016);auToday Art Museum (Beijing) (2015); au New Orleans Museum of Art(2015); au Centre culturel canadien (Paris) (2012); au Akbank Sanat (Istanbul) (2008); au Musée national des beaux-arts du Québec (2007); au Musée d’art contemporain de Montréal (2006); au Neuer Berliner Kunstverein (Berlin) (2005); au Casino Luxembourg Forum d’art contemporain (2005); et au Massachusetts Museum of Contemporary Arts (2004). Ses œuvres figurent dans plus d’une vingtaine de collections, dont celles du Musée des beaux-arts du Canada, du Fonds national d’art contemporain à Paris, de l’Art Gallery of Ontario, de la Vancouver Art Gallery, duMusée de la photographie canadienne,du Musée d’art contemporain de Montréal, du Musée national des beaux-arts du Québec, du New Orleans Museum of Art et du Museum of Contemporary Photography in Chicago.

Isabelle Hayeur Desert Shores [exposition_exhibition], 2016 Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada

Isabelle Hayeur
Desert Shores [exposition_exhibition], 2016
Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada

Isabelle Hayeur Desert Shores [exposition_exhibition], 2016 Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada

Isabelle Hayeur
Desert Shores [exposition_exhibition], 2016
Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada

Isabelle Hayeur Desert Shores [exposition_exhibition], 2016 Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada

Isabelle Hayeur
Desert Shores [exposition_exhibition], 2016
Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada

Isabelle Hayeur Desert Shores [exposition_exhibition], 2016 Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada

Isabelle Hayeur
Desert Shores [exposition_exhibition], 2016
Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada

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