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David Lafrance : Jours fastes et néfastes

novembre 6th, 2018 § 0 comments § permalink

Vernissage en présence de l’artiste le 7 novembre de 17h à 19h

David Lafrance, Marée haute, 2018
Huile sur toile
Oil on canvas
182,9 x 228,6 cm (72” x 90”)

L’exposition

 

Les peintures récentes de David Lafrance sont le prolongement de ses réflexions sur un paysage et une société en métamorphose.

 

L’artiste étudie à travers ses toiles les phénomènes météorologiques qui menacent l’ère actuelle, tant de manière physique que psychique. Les prévisions sont bouleversantes et incontournables selon les observations de Lafrance.

 

Au sein de représentations d’une nature en turbulence, Lafrance réserve un espace sur chacune de ses toiles à une scène pastorale idyllique : cartes postales d’un passé intouché par les changements climatiques. Rappelant les peintures surréalistes des années 1930, les paysages cognitifs de Lafrance sont peuplés de mains et de bras désincarnés, de formes tant géométriques que déstructurées et de personnages caricaturaux qui ensemble donnent le ton à la série. Le soleil est éreinté et ridé dans « Un soleil de trop » (2018) et des êtres dormants font allusion à une société en somnolence dans « Sun Dog » (2018) et « Marée haute » (2018). Les nouvelles toiles de Lafrance sont imprégnées d’un sens de l’urgence qui se manifeste à travers son expertise dans une hybridité de styles de compositions et par son accumulation dynamique de gestes picturaux.

 

 

À propos de l’artiste

 

David Lafrance (n. 1976) détient un baccalauréat en arts visuels de l’Université Concordia à Montréal (2001) où il poursuit présentement une maîtrise en art visuel. Son travail a fait l’objet de nombreuses expositions et biennales au Canada, aux États-Unis et en France. Parmi ses expositions individuelles récentes, soulignons celles  de la Maison de la culture Marie-Uguay (2018), au Ceaac (2015), Strasbourg; à la Galerie Hugues Charbonneau (2014); à l’Œil de Poisson (2014), Québec; et au Musée régional de Rimouski (2012), qui lui a valu le prix de la « meilleure exposition hors Montréal » au Gala des arts visuels de l’AGAC. Récemment, il a pris part à différentes expositions collectives, notamment au Musée d’art contemporain des Laurentides, au Musée des beaux-arts de Montréal (2015), à l’Œil de Poisson (2015), à Art action Actuel, Saint-Jean-sur-Richelieu (2013), et au Centre d’art L’écart, Rouyn-Noranda (2013).

 

Ses œuvres sont présentes dans plusieurs collections privées et publiques, dont celles du Musée national des beaux-arts du Québec, de la Bibliothèque nationale du Québec, de la Galerie Leonard et Bina Ellen, Montréal, de Lotto Québec, Hydro-Québec et du Mouvement Desjardins. David Lafrance est représenté par la Galerie Hugues Charbonneau à Montréal. Il vit et travaille à Montréal.

Cindy Phenix : Ces femmes tiennent une fleur à la main

août 24th, 2018 § 0 comments § permalink

 

Cindy Phenix, The Light Does Not Increase, 2018
Huile et pastel sur toile
Oil and pastel on canvas
183 x 244 cm (72″ x 96″)

 

L’exposition

Pour sa première exposition individuelle à la Galerie Hugues Charbonneau, Cindy Phenix propose Ces femmes tiennent une fleur à la main, un nouveau corpus de tableaux. Ceux-ci sont le fruit d’un mois en résidence à la galerie, où Phenix a installé son atelier et mis en branle des groupes de participation / discussion dont elle s’est inspirée.

Avec Ces femmes tiennent une fleur à la main, Phenix élabore un lexique du bonheur, attentive à la complexité de ses lieux et des attitudes qu’il engendre. Plages, boulevards, balcons ou cabaret, les espaces où il se déploie sont à la fois publics et privés : là où la multitude forme une foule, mille îlots d’intimité émergent. S’y épanouissent volupté, contemplation et amitiés, mais aussi voyeurisme, vanité et envie. Fidèle à son esthétique d’une forte intensité, Phenix alterne tableaux solitaires et scènes chorales pour mettre en mouvements une ode à la joie sans compromis.

Cindy Phenix, Ces femmes qui tiennent une fleur à la main, 2018

Démarche de l’artiste

L’œuvre de Cindy Phenix aborde la relation entre les sphères publiques et privées. Elle explore les différentes normes qui les régissent, la dynamique de leur coexistence, les relations de pouvoir dont elles sont l’arène et les sentiments qui en dérivent. À cet effet, l’artiste crée des scènes complexes dont se dégagent de puissants mouvements narratifs et affectifs.

Phenix puise son inspiration de groupes de participation/discussion qu’elle organise et qu’elle dirige. Ceux-ci visent à une prise de conscience de l’expérience féminine par la réalisation de projets collaboratifs ainsi que la découverte d’expériences communes. Pour commencer, les femmes sont amenées à interagir avec des œuvres d’art, à prendre part à des jeux, à situer leurs corps à l’intérieur d’installations créées par l’artiste. Elles sont ensuite invitées à partager anecdotes et réflexions dans le cadre de discussions dirigées par Phenix. Les performances corporelles et les récits ainsi recueillis deviennent un lieu d’analyse fécond pour l’artiste qui les réinterprète au sein de ses compositions.

Il se dégage des toiles de Cindy Phenix une tension formelle palpable. Certaines surfaces sont le lieu d’empâtements gestuels et abstraits, tandis que d’autres, laissées intactes, révèlent le potentiel brut de la toile. Des aplats se juxtaposent aux lignes du dessin et nous entrainent dans des espaces paradoxaux. De nombreux personnages, aux teints et corps transformés, y interagissent. De ces mises en scène ambitieuses et ambigües, le large éventail de techniques que Phenix met en œuvre fait surgir une éclatante charge émotionnelle.

Karen Tam (juillet) et Cindy Phenix (août)

juin 20th, 2018 § 0 comments § permalink

Karen Tam
Proposal for Special Project at Art Toronto 2018
Ink on paper

 

Cindy Phenix
Balcony View on Negociations, 2018
Huile sur toile
Oil on canvas
122 x 91,5 cm (48″ x 36″)

Interdépendance/Indispensabilité : Benoit Aquin, Maria Hupfield et Karen Tam

avril 30th, 2018 § 0 comments § permalink

 

Vernissage le 2 mai de 17 h à 19h

Benoit Aquin
Téléphones intelligents No.22. Los Angeles (série Anton Bequii ou La dimension éthérique du réseau), 2016
Impression numérique à pigments de qualité archive
Archival digital pigment print
Edition 5
102 x 152 cm (40’’ x 60’’)

L’exposition de groupe réunit les artistes Benoit Aquin, Maria Hupfield et Karen Tam, lesquels proposent différentes approches pour aborder le thème de l’équilibre des forces entre la personne, l’artefact, l’espace et l’histoire. Que ce soit par le soi et l’autre ou à la suite d’une manipulation physique ou numérique de l’objet artistique, la reconstitution s’avère un geste politique qui nous permet de vivre simultanément l’expérience du passé et du présent et possède la capacité de transformer et de déformer notre compréhension des événements historiques et des peuples. En s’emparant des méthodes de reconstitution, les artistes remettent en cause la production et la consommation typique du soi et du corps (Maria Hupfield), de l’information et du savoir (Benoit Aquin) et de la culture (Karen Tam) afin d’y résister.

Maria Hupfield reprend sa série de photographies performative Counterpoint — où deux figures (le soi et l’autre) réagissent à la présence de l’une et de l’autre ainsi qu’aux lieux dans lesquels elles se trouvent. Elle modifie toutefois les photographies originales à l’aide de découpes de feutre qu’elle appose sur les photographies originales, obscurcissant de la sorte l’un des personnages. L’artiste réaffirme ainsi une identité en particulier et s’oppose aux pratiques de domination et de contrôle social.

Maria Hupfield
Resistance on All Fronts, 2007-2018
Épreuve chromogène et feutre industriel
C-print and industrial felt
Edition : unique
Photo: 102 x 76 cm (40” x 30”)

La figure du double est également présente dans l’œuvre de Benoit Aquin qui porte sur la vie et le travail du photographe Anton Bequii — un alter ego dont le nom est l’anagramme de Benoit Aquin. Documentant une existence et une réalité en parallèle, les photographies d’autofiction de Bequii sont des contre-espaces aux illusions et à la transmission de la (dés-) information dystopiques qui nous parvient des médias de masse.

On retrouve ce mimétisme dans les sculptures en papier mâché de Karen Tam qui activent des artefacts historiques par le truchement de leurs répliques ainsi que dans ses découpages à la fumée décrivant des guerrières de l’histoire et du folklore chinois comme des dieux des portes qui éloignent les esprits malins et les influences diaboliques. Par ces personnages calqués et ces objets répliqués, Tam remet en question les modes de production et d’interprétation culturelles.

Karen Tam
A Double Stream of Tears, 2018
Techniques mixtes
Mixed media
64 x 23 x 23 cm (25 1/4” x 9” x 9”) ch/ea

Situation #2 : Guillaume Adjutor Provost

juillet 7th, 2017 § 0 comments § permalink

Les 5 et 6 juillet 2017, l’artiste Guillaume Adjutor Provost prendra le contrôle du compte Instagram de la Galerie Hugues Charbonneau où il présentera une série d’images en lien avec sa pratique artistique. Cette intervention d’une durée de 48 heures à lieu dans le cadre de notre programmation estivale « 8 artistes : 8 situations ». Toutes les publications d’Adjutor Provost seront visibles à l’aide du hashtag :

#guillaumeadjutorprovosttakeover

Au sujet de Guillaume Adjutor Provost  

À travers un certain indéterminisme des formes, la production de Guillaume Adjutor Provost sonde les manifestations de l’inconscient, la notion d’usage et la construction d’idéaux. Plus spécifiquement, il est question de la périphérie de ce qui fait histoire: la contre-culture, les archives personnelles, le vernaculaire, la science-fiction et les approches psychanalytiques.

Guillaume Adjutor Provost (n. 1987) vit et travaille à Montréal où il a complété un doctorat en étude et pratique des arts à l’UQAM en 2016. Ses recherches portent sur la notion d’art commissarial, à savoir l’utilisation d’approches commissariales comme mode de création. Le travail de Guillaume Adjutor Provost a été diffusé lors d’expositions solos et collectives au Canada, en France, en Allemagne, en Autriche, en Belgique et en Suisse. Parallèlement, sa pratique a été soulignée par l’attribution de la bourse Jean-Claude Rochefort et du prix Claudine et Stephen Bronfman en art contemporain.

Recomposer la ville — Spaces for Agency

janvier 12th, 2017 § 0 comments § permalink

Isabelle Hayeur

Maria Hupfield

David Lafrance

Alain Paiement

Recomposer la ville / Spaces for Agency, 2017 Isabelle Hayeur, Maria Hupfield, David Lafrance, Alain Paiement Vue d'exposition Installation view

Recomposer la ville / Spaces for Agency, 2017
Isabelle Hayeur, Maria Hupfield, David Lafrance, Alain Paiement
Vue d’exposition
Installation view

Recomposer la ville / Spaces for Agency, 2017 Isabelle Hayeur, Maria Hupfield, David Lafrance, Alain Paiement Vue d'exposition Installation view

Recomposer la ville / Spaces for Agency, 2017
Isabelle Hayeur, Maria Hupfield, David Lafrance, Alain Paiement
Vue d’exposition
Installation view

La Galerie Hugues Charbonneau est heureuse de lancer l’année 2017 avec une exposition collective qui réunit Isabelle Hayeur, Maria Hupfield, David Lafrance et Alain Paiement. Recomposer la ville / Spaces for Agency souhaite interroger les notions de « public » et de « collectif » dans l’espace urbain. Elle se veut une occasion de réfléchir de manière critique et différente sur les célébrations qui entourent le 375e anniversaire de Montréal.

Isabelle Hayeur Day Trading (série Nuits américaines), 2006 Jet d’encre sur papier polyester, monté sur aluminium avec traitement UV Ink jet prin on polyester mounted on aluminium with UV traitement Édition 5/5 109 x 165 cm (43

Isabelle Hayeur
Day Trading (série Nuits américaines), 2006
Jet d’encre sur papier polyester, monté sur aluminium avec traitement UV
Ink jet prin on polyester mounted on aluminium with UV traitement
Édition 5/5
109 x 165 cm (43″ x 65″)

Isabelle Hayeur, Pulse, 2015 Vidéo HD, couleur, stéréo Video, HD, color, stereo Édition 3 3 minutes

Isabelle Hayeur,
Pulse, 2015
Vidéo HD, couleur, stéréo
Video, HD, color, stereo
Édition 3
3 minutes

Sans être exclusifs à notre métropole, nos questionnements englobent : l’occupation de la ville et du territoire urbain; les pouvoirs en place; les stratégies citoyennes de résistance et d’engagement; les implications du vivre ensemble – voire de sa possibilité dans certains contextes politiques actuels. Les œuvres se présentent selon deux axes où, d’un côté, les artistes réimaginent la topographie de la ville et où, de l’autre, ils et elles invitent à penser de quelles façons l’on peut se réapproprier culturellement et socialement son environnement. Ces axes qui s’entrecroisent dans la galerie permettent peut-être d’apercevoir le potentiel politique que les œuvres et les lieux de l’art peuvent signifier dans leurs communautés immédiates.

Maria Hupfield Survival and Other Acts of Defiance, 2011 Installation video et ruban adhésif en aluminium au sol en forme de

Maria Hupfield
Survival and Other Acts of Defiance, 2011
Installation video et ruban adhésif en aluminium au sol en forme de “X”
Video installation with silver “X” on floor made of aluminium tape
Édition 3
2,4 x 1,2 x 1,2 x m (8’ x 4’ x 4’)

Isabelle Hayeur propose deux œuvres composites. La photographie Day Trading (2006) montre le chantier d’un édifice à la fonction ambiguë et, en fait, factice puisqu’il est entièrement obtenu par manipulation digitale. La vidéo Pulse (2015), inspirée par la grève étudiante du printemps 2015 à Montréal et les luttes sociales qui s’y rattachent,rassemble une myriade d’images trouvées ou captées par l’artiste qui y dénonce les mesures d’austérité néolibérales et l’effritement des libertés politiques. Maria Hupfield, quant à elle, expose la video Survival and Other Acts of Defiance (2011) dans laquelle elle apparaît sautant sur place, en boucle, infiniment. Renforcée par le son des grelots en étain qui ornent ses bottes, elle y affirme fortement sa présence de femme autochtone en constante (re)négociation avec son environnement. Au sol, un large X métallique invite les visiteuses et visiteurs à se joindre à elle.

David Lafrance Place publique 1, 2015-2016 Bois et peinture acrylique Wood and acrylic paint 13 x 20 x 23 cm (5’’x 8’’ x 9’’)

David Lafrance
Place publique 1, 2015-2016
Bois et peinture acrylique
Wood and acrylic paint
13 x 20 x 23 cm (5’’x 8’’ x 9’’)

David Lafrance Place publique 4, 2015-2016 Bois et peinture acrylique Wood and acrylic paint  15 x 20 x 33 cm (6’’x 8’’ x 13’’)

David Lafrance
Place publique 4, 2015-2016
Bois et peinture acrylique
Wood and acrylic paint
15 x 20 x 33 cm (6’’x 8’’ x 13’’)

David Lafrance présente des sculptures de bois polychromes issues de sa série Places publiques (2016). Ces projets d’urbanisme imaginaires suggèrent une envergure et un éclat qui se voient paradoxalement troublés par de ternes éclaboussures ou par l’apposition de croquis botaniques disproportionnés sur leur surface. Enfin, Alain Paiement nous offre une nouvelle œuvre photographique de grand format, Voisinage contextuel (2016), dans laquelle il fait abstraction de la carte fonctionnelle de Montréal et réduit le macro au micro. Il suspend le rapport pratique à l’espace de la ville pour plutôt la recomposer selon les humains qui l’habitent et l’animent collectivement au quotidien.

Alain Paiement Voisinage contextuel, 2016 Impression numérique sur papier coton archive Digital print on archival cotton paper Image : 142 x 213 cm (55,9” x 83,9”)  Papier_paper : 152 x 223 cm (60” x 88”)

Alain Paiement
Voisinage contextuel, 2016
Impression numérique sur papier coton archive
Digital print on archival cotton paper
Image : 142 x 213 cm (55,9” x 83,9”)
Papier_paper : 152 x 223 cm (60” x 88”)

Karen Tam : Made in Britain

décembre 21st, 2014 § 0 comments § permalink

Karen Tam, Made in Britain (solo), 2015, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada

Karen Tam, Made in Britain (solo), 2015, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada

Vernissage le 17 janvier de 15 h à 17 h en présence de l’artiste

Karen Tam articule son œuvre autour des enjeux définissant la représentation de l’Asie en Amérique et en Europe à travers l’art, la littérature, les médias et les biens de consommation. Elle s’interroge sur cet Orient légèrement déphasé, subtilement dénaturé : cet Orient fabriqué sur mesure pour le goût du marché occidental.

Karen Tam Moonflask Hauled Around in a Cardboard Box  |  Capt. Edward Watkins Whittington-Ince Moonflask 2012 Papier mâché, gesso, marqueurs Papier-mâché, gesso, markers 2 comp. / 29 x 15 x 6.5 cm (11.5” x 6” x 2.5”)

Karen Tam
Moonflask Hauled Around in a Cardboard Box | Capt. Edward Watkins Whittington-Ince Moonflask 2012
Papier mâché, gesso, marqueurs
Papier-mâché, gesso, markers
2 comp. / 29 x 15 x 6.5 cm (11.5” x 6” x 2.5”)

Au moyen de stratégies d’appropriation et de subversion, Tam reproduit méticuleusement des antiquités, des ornements, des découpages traditionnels chinois et des intérieurs typiques de restaurants chinois ou encore de salons d’opium. Pourtant, entre sa source d’inspiration originale et l’interprétation qu’elle en fait, l’artiste ménage une dissemblance subtile de laquelle émerge une critique lucide qui mobilise des problématiques culturelles et identitaires relatives au racisme ainsi qu’à la globalisation des échanges.

Karen Tam Sinography (Gold) Papier doré découpé Gold paper-cutout 176 comp. / 15 x 15 cm  Total : 243 x 168 cm

Karen Tam
Sinography (Gold)
Papier doré découpé
Gold paper-cutout
176 comp. / 15 x 15 cm
Total : 243 x 168 cm

Non sans ironie, les sculptures et les installations de Tam s’approprient et magnifient l’esthétique de cette Chine fantasmée par et pour l’Occident par l’entremise de découpages dont l’iconographie traditionnelle est détournée, de porcelaines antiques faites de papier mâché et de lanternes décoratives en carton.

Karen Tam From Frog's Robe to Crow's Feet and Dried Old Bones to Vinegar Drinkers 2009 Tissu découpé (brillant) Fabric cut-out (glitter) 143 x 394 cm (56” x 155”)

Karen Tam
From Frog’s Robe to Crow’s Feet and Dried Old Bones to Vinegar Drinkers
2009
Tissu découpé (brillant)
Fabric cut-out (glitter)
143 x 394 cm (56” x 155”)

La superposition culturelle dont ces chinoiseries contemporaines témoignent refait surgir l’histoire des routes commerciales entre l’Occident et l’Orient; elle rappelle les politiques d’exclusion chinoise du gouvernement canadien; elle traite de la mise en image des cultures à travers leurs contacts et leurs stéréotypes; tout comme elle réactualise la question de l’authenticité en art actuel à la lumière des Cultural Studies.

Karen Tam, Made in Britain (solo), 2015, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada

Karen Tam, Made in Britain (solo), 2015, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada

L’exposition Karen Tam. Made in Britain marque le retour de l’artiste à Montréal, où son dernier solo remonte à 2005. Les œuvres présentées pour l’occasion furent réalisées lors de son séjour à Londres durant ses études au doctorat à l’université Goldsmiths.

Karen Tam Turandot’s Trophies 2011 Fausses perles, fil à pêche Imitation pearl beads, fishing wire 161 x 161 cm (63 1/2

Karen Tam Turandot’s Trophies 2011
Fausses perles, fil à pêche
Imitation pearl beads, fishing wire
161 x 161 cm (63 1/2″ x 63 1/2″)

Karen Tam vit et travaille entre Montréal, l’Angleterre et les États-Unis. Elle a obtenu un diplôme de maîtrise à la School of the Art Institute of Chicago ainsi qu’un doctorat au Centre for Cultural Studies de la Goldsmiths, University of London. Depuis les années 2000, son travail a été présenté dans plusieurs expositions au Canada, en Irlande, au Royaume-Uni, en Autriche, aux États-Unis et en Chine. Elle a été récipiendaire de multiples bourses en recherche/création et figurait sur la liste longue du prestigieux Prix Sobey pour les arts 2010.

Karen Tam Rex vs. Quong, 2006 Papier doré découpé Gold paper-cutout 57 x 81 cm (22 1/2

Karen Tam
Rex vs. Quong, 2006
Papier doré découpé
Gold paper-cutout
57 x 81 cm (22 1/2″ x 32″)

www.karentam.ca

ÉCHO 2 : L’histoire à contre-courant

mai 24th, 2014 § 0 comments § permalink

Écho 2, 2014, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal

Écho 2, 2014, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal

Trevor Gould, installation, Écho 2, 2014, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal

Trevor Gould, installation, Écho 2, 2014, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal

Maria Hupfield, installation, 2014, Écho 2, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal

Maria Hupfield, installation, 2014, Écho 2, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal

Karen Tam, Chinese Fever, 2014, installation, Écho 2, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal

Karen Tam, Chinese Fever, 2014, installation, Écho 2, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal

Benoit Aquin Carnaval VIII, Jacmel (Haïti) 2011 Impression numérique à pigments qualité archive Archival pigment print Éd. 7, 32″ x 48″ Éd. 5, 40″ x 60″

Benoit Aquin
Carnaval VIII, Jacmel (Haïti)
2011
Impression numérique à pigments qualité archive
Archival pigment print
Éd. 7, 32″ x 48″
Éd. 5, 40″ x 60″

Trevor Gould The Man who Walked Over the Moon 2008 Aquarelle Watercolour 41 x 31 cm (16

Trevor Gould
The Man who Walked Over the Moon
2008
Aquarelle
Watercolour
41 x 31 cm (16″ x 12,25″)

Trevor Gould Heritage, 2014 Aquarelle Watercolour 51 x 36 cm (20” x 14 ¼”)

Trevor Gould
Heritage, 2014
Aquarelle
Watercolour
51 x 36 cm (20” x 14 ¼”)

Trevor Gould Echo 1, 2014 Aquarelle Watercolour 23 x 30 cm (9” x 12”)

Trevor Gould
Echo 1, 2014
Aquarelle
Watercolour
23 x 30 cm (9” x 12”)

Maria Hupfield Step (Plural Positions series #14) 2014 Épreuve numérique de niveau archive, feutre et médium acrylique Archival inkjet print, felt and acrylic medium 28 x 22 cm (11

Maria Hupfield
Step (Plural Positions series #14)
2014
Épreuve numérique de niveau archive, feutre et médium acrylique
Archival inkjet print, felt and acrylic medium
28 x 22 cm (11″ x 8,5″)
Éd. unique

Maria Hupfield Seven (Plural Positions series #13) 2014 Feutre et fil de coton Felt and cotton tread 28 x 22 cm (11

Maria Hupfield
Seven (Plural Positions series #13)
2014
Feutre et fil de coton
Felt and cotton tread
28 x 22 cm (11″ x 8,5″)
Éd. unique

Maria Hupfield Universal Parallels 2014 Feutre, fil à coudre Felt, sowing tread 30 x 31 x 39 cm (12” x 12 ¼” x 15 ½”) Éd. unique

Maria Hupfield
Universal Parallels
2014
Feutre, fil à coudre
Felt, sowing tread
30 x 31 x 39 cm (12” x 12 ¼” x 15 ½”)
Éd. unique

David Lafrance Video poker 2014 Huile sur toile Oil on canvas 203 x 183 cm (80

David Lafrance
Video poker
2014
Huile sur toile
Oil on canvas
203 x 183 cm (80″ x 72″)
(Photo : Éliane Excoffier)

David Lafrance Nuit d'élections 2014 Acrylique sur papier Acrylic on paper 76 x 56 cm (30

David Lafrance
Nuit d’élections
2014
Acrylique sur papier
Acrylic on paper
76 x 56 cm (30″ x 22″)

Karen Tam I May Flirt a Little, but I'm no Yellow Peril 2009 Tissu en vinyl doré Gold vinyl fabric 90 x 40,5 cm (35,5

Karen Tam
I May Flirt a Little, but I’m no Yellow Peril
2009
Tissu en vinyl doré
Gold vinyl fabric
90 x 40,5 cm (35,5″ x 16″)
Éd. 5

Karen Tam The New Old Comet—A Phenomenon Now Visible 2006 Papier doré découpé Gold paper-cutout 13 x 68 cm (5.12

Karen Tam
The New Old Comet—A Phenomenon Now Visible
2006
Papier doré découpé
Gold paper-cutout
13 x 68 cm (5.12″ x 26.77″)
Éd. 4

Karen Tam  Do you mind if I smoke? 2008 Tissu en vinyl doré Gold vinyl fabric 30 x 30 cm (11.81

Karen Tam
Do you mind if I smoke?
2008
Tissu en vinyl doré
Gold vinyl fabric
30 x 30 cm (11.81″ x 11.81″)
Éd.: 5

Karen Tam  Peeping Tom 2008 Papier doré découpé Gold paper-cutout 43 x 61 cm (24

Karen Tam
Peeping Tom
2008
Papier doré découpé
Gold paper-cutout
43 x 61 cm (24″ x 16.93″)
Éd. : 5

L’artiste Karen Tam tient à remercier le Conseil des arts du Canada.

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