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Guillaume Adjutor Provost : Chambre réverbérante

avril 14th, 2019 § 0 comments § permalink

Vernissage le 17 avril de 17h à 19h

Guillaume Adjutor Provost, Sans titre (flux 03.05), 2019
Encre sur papier
Ink on paper
29,7 x 21 cm (11,7” x 8,3”)

Pour sa deuxième exposition à la Galerie Hugues Charbonneau, Chambre réverbérante, Guillaume Adjutor Provost présente une sélection de dessins issus de sa série intitulée Flux(2018-2019). Ces images résultent d’un nombre de séances de dessin automatique où chaque pièce a été exécutée au cours de plusieurs heures consécutives. Durant leur création nocturne, Provost se trouvait dans un état de consciencealtérée provoqué par autohypnose, un état hypnagogiquequi lui permet une libre exploration intérieure. Il compare le vocabulaire visuel qui ressort de ce processus à un flux d’information qui découle directement de sa psyché.

À partir des formes et des symboles cachés qui ont émergé lors de cet exercice, Provost a créé deux sculptures qui font écho aux dessins de Flux. Ornés de motifs en émail, Fée du Kapital (Shift de jour)et Fée du Kapita (Shift de nuit), représentent deux paires de pieds habillés de bottes et de tissus. L’énergie de ces pieds démembrés dans l’espace crée une tension ambiante qui semble évoquer la présenced’esprits. Pour l’artiste, ces « ancres » symbolisent à la fois un systèmeen déconstruction et la base d’un nouvel ordre.

Chambre réverbérantedécoule du désir actuel de Guillaume Adjutor Provost de produire un travail qui s’éloigne de la référentialité pour accéder aux processus internes bruts de la conscience et, du même élan, d’exposer nos relations à l’occupation continuelle et invisible intrinsèque au travail d’artiste.

Guillaume Adjutor Provost est né à Gatineau en 1987. Il vit et travaille à Montréal où il a complété un doctorat en étude et pratique des arts à l’UQAM en 2016. Ses recherches portent sur la notion d’art commissarial, à savoir l’utilisation d’approches commissariales comme mode de création.

Récipiendaire de bourses du Conseil des Arts et des Lettres du Québec, du Conseil des Arts du Canada, de l’OJIQ, de la SODEC, le travail de Guillaume Adjutor Provost a été diffusé lors d’expositions solos et collectives au Canada, en France, en Allemagne, en Autriche, en Belgique et en Suisse. Parallèlement, sa pratique a été soulignée par l’attribution de la bourse Jean-Claude Rochefort et du prix Claudine et Stephen Bronfman en art contemporain. Depuis l’automne 2016, il bénéficie d’un atelier à la Fonderie Darling où il présente actuellement une exposition individuelle intitulée Vapeurs en conversation avec Julie Tremble et Guillaume B.B. (commissare: Ji-Yoon Han). En 2018, Provost a présenté une exposition individuelle à Bikini à Lyon, a participé à des expositions de groupe à Critical Distance (Toronto) et Tap Art Space (Montréal) et à complété une résidence de recherche à la fondation Rupert à Vilnius en Lituanie.

Karen Tam (juillet) et Cindy Phenix (août)

juin 20th, 2018 § 0 comments § permalink

Karen Tam
Proposal for Special Project at Art Toronto 2018
Ink on paper

 

Cindy Phenix
Balcony View on Negociations, 2018
Huile sur toile
Oil on canvas
122 x 91,5 cm (48″ x 36″)

Interdépendance/Indispensabilité : Benoit Aquin, Maria Hupfield et Karen Tam

avril 30th, 2018 § 0 comments § permalink

 

Vernissage le 2 mai de 17 h à 19h

Benoit Aquin
Téléphones intelligents No.22. Los Angeles (série Anton Bequii ou La dimension éthérique du réseau), 2016
Impression numérique à pigments de qualité archive
Archival digital pigment print
Edition 5
102 x 152 cm (40’’ x 60’’)

L’exposition de groupe réunit les artistes Benoit Aquin, Maria Hupfield et Karen Tam, lesquels proposent différentes approches pour aborder le thème de l’équilibre des forces entre la personne, l’artefact, l’espace et l’histoire. Que ce soit par le soi et l’autre ou à la suite d’une manipulation physique ou numérique de l’objet artistique, la reconstitution s’avère un geste politique qui nous permet de vivre simultanément l’expérience du passé et du présent et possède la capacité de transformer et de déformer notre compréhension des événements historiques et des peuples. En s’emparant des méthodes de reconstitution, les artistes remettent en cause la production et la consommation typique du soi et du corps (Maria Hupfield), de l’information et du savoir (Benoit Aquin) et de la culture (Karen Tam) afin d’y résister.

Maria Hupfield reprend sa série de photographies performative Counterpoint — où deux figures (le soi et l’autre) réagissent à la présence de l’une et de l’autre ainsi qu’aux lieux dans lesquels elles se trouvent. Elle modifie toutefois les photographies originales à l’aide de découpes de feutre qu’elle appose sur les photographies originales, obscurcissant de la sorte l’un des personnages. L’artiste réaffirme ainsi une identité en particulier et s’oppose aux pratiques de domination et de contrôle social.

Maria Hupfield
Resistance on All Fronts, 2007-2018
Épreuve chromogène et feutre industriel
C-print and industrial felt
Edition : unique
Photo: 102 x 76 cm (40” x 30”)

La figure du double est également présente dans l’œuvre de Benoit Aquin qui porte sur la vie et le travail du photographe Anton Bequii — un alter ego dont le nom est l’anagramme de Benoit Aquin. Documentant une existence et une réalité en parallèle, les photographies d’autofiction de Bequii sont des contre-espaces aux illusions et à la transmission de la (dés-) information dystopiques qui nous parvient des médias de masse.

On retrouve ce mimétisme dans les sculptures en papier mâché de Karen Tam qui activent des artefacts historiques par le truchement de leurs répliques ainsi que dans ses découpages à la fumée décrivant des guerrières de l’histoire et du folklore chinois comme des dieux des portes qui éloignent les esprits malins et les influences diaboliques. Par ces personnages calqués et ces objets répliqués, Tam remet en question les modes de production et d’interprétation culturelles.

Karen Tam
A Double Stream of Tears, 2018
Techniques mixtes
Mixed media
64 x 23 x 23 cm (25 1/4” x 9” x 9”) ch/ea

Guillaume Adjutor Provost : Introduction

mars 1st, 2018 § 0 comments § permalink

Vernissage le mercredi 14 mars de 17h à 19h en présence de l’artiste

Guillaume Adjutor Provost
La main d’Émilie Gamelin, 2017
Impression jet d’encre sur coton
Ink jet print on cotton
208 x 200 cm (81,89” x 74,74”) | 208 x 138 cm (81,89” x 54,33”) | 208 x 128 cm (81,89” x 50,39”)

La Galerie Hugues Charbonneau est ravie de présenter Introduction, une exposition de Guillaume Adjutor Provost. L’artiste vous convie à l’articulation d’une sélection d’œuvres issues de ses expositions Matériellement rien, potentiellement tout (Diagonale, 2017), Providence (Association des travailleurs grecs du Québec / Clark / La SERRE, 2017) et Bonne Fortune (Clark, 2016). À travers une remise-en-exposition de son corpus, l’artiste propose de découvrir, avec lui, les jalons de sa démarche de création. En effet, représenté par une galerie pour une première fois en carrière, Provost saisit l’occasion d’explorer les balises de son langage artistique. C’est en ce sens qu’il choisit d’utiliser l’espace d’exposition comme lieu de post-production.

De nature rétrospective, l’exposition présente les grands axes de l’approche de Guillaume Adjutor Provost : la référentialité, les approches commissariales, la textualité, les langages de l’archive et de la photographie, les manifestations psychédéliques. Suivant une attitude du matérialisme conceptuel, la pratique de l’artiste révèle en soi des zones de réflexions immatérielles soutenues par l’objet physique. En effet, par ses pensées et ses interactions, le visiteur contribue activement à la définition du langage de l’artiste. Avec Introduction, la rencontre des œuvres iconographiques de Guillaume Adjutor devient donc un lieu d’analyse des plus féconds.

Au sujet de Guillaume Adjutor Provost   

Guillaume Adjutor Provost (n. 1987) vit et travaille à Montréal où il a complété un doctorat en études et pratiques des arts à l’UQAM en 2017. Récipiendaire de bourses du Conseil des Arts et des Lettres du Québec, du Conseil des Arts du Canada, de l’OJIQ, de la Sodec, le travail de Guillaume Adjutor Provost a été diffusé lors d’expositions solos et collectives au Canada, en France, en Allemagne, en Autriche, en Belgique, en Catalogne et en Suisse. Parallèlement, sa pratique a été soulignée par l’attribution de la bourse Jean-Claude Rochefort et du prix Claudine et Stephen Bronfman en art contemporain. Depuis l’automne 2016, il bénéficie d’un atelier à la Fonderie Darling. En 2018, il présentera une exposition solo au centre d’art Bikini de Lyon sous le commissariat de Chloé Grondeau et de Marthe Carrier, participera à l’exposition … Move or be Moved by Something Rather than Oneself à Critical Distance (Toronto) sous le commissariat de Florence-Agathe Dubé-Moreau et de Maude Johnson, puis séjournera à la Fondation Rupert à Vilnius en Lituanie pour une résidence de recherche.

Jonathan Plante : Trois sculptures

janvier 9th, 2018 § 0 comments § permalink

 

Jonathan Plante
Trois Sculptures, 2018
Exposition_Exhibition
Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada

Trois sculptures

La Galerie Hugues Charbonneau est heureuse de présenter Trois sculptures, une exposition de Jonathan Plante. L’exposition révèle une série de trois œuvres issues de la plus récente production de l’artiste. Les sculptures exposées présentent la même structure, soit un assemblage tridimensionnel de huit supports lenticulaires. Un support lenticulaire est un plastique extrudé qui agit comme une série de lentilles guidant l’œil vers une image qui changera en fonction de l’angle de vision du regardeur. Surtout connu à des fins commerciales, le support lenticulaire est mis à profit dans la fabrication d’objets usuels. Par exemple, dans le cas d’une carte postale qui s’anime et dévoile deux images avec un mouvement de la main.

En utilisant un procédé d’impression artisanal, la sérigraphie, pour introduire une part d’aléatoire, Plante sort l’imagerie lenticulaire de l’esthétique publicitaire. En misant sur la matérialité du médium lenticulaire, l’artiste explore d’autres modalités de mise en mouvement de l’image. Ainsi, trois sculptures proposent une expérience qui déplace l’opposition entre activité et passivité caractérisant le cinéma. Selon une approche qu’il qualifie de cinéplastique, l’image est arrêtée et mise en mouvement grâce au déplacement du regardeur. Ces œuvres invitent le spectateur à prendre conscience que son mouvement est se qui porte le monde à apparaitre. Une réflexion qui trouve aussi ses origines dans la tradition de la sculpture minimaliste de Robert Morris; une pratique qui mise à la fois sur la matérialité de l’œuvre et sur l’expérience du spectateur.

 

À propos de Jonathan Plante

Jonathan Plante est titulaire d’une maîtrise en arts visuels de l’Université du Québec à Montréal. Ses œuvres ont été présentées à l’occasion d’expositions individuelles à la Galerie de l’UQAM, à la Galerie Division, au Musée d’art contemporain des Laurentides de même qu’à De Ateliers à Amsterdam. Il a également participé à différentes expositions collectives au Québec, aux États-Unis ainsi qu’aux Pays-Bas. En 2017, L’œil de poisson à Québec présente son exposition solo intitulé L’immobile. En 2013, l’artiste réalise Lapincyclope, la première d’une série d’expositions destinées à un jeune public présenté par VOX — Centre de l’image contemporaine à Montréal, en plus de prendre part à la Triennale québécoise de 2008. Ses œuvres font aujourd’hui partie de plusieurs collections publiques et privées dont celles du Musée d’art contemporain de Montréal et du Musée national des beaux-arts du Québec. Jonathan Plante vit et travaille à Montréal.

Situation #7 : David Lafrance : Rendez-vous inédit dans l’aile fantôme

août 16th, 2017 § 0 comments § permalink

Porte d’entrée : 6217 rue Henri-Julien

David Lafrance
Atelier rouge (série Peur de perdre)
2015
Huile sur panneau
Oil on panel
20 x 25,5 cm (8” x 10”)

Mercredi le 23 août prochain, de 10h à 22h, David Lafrance a le plaisir de vous convier à son atelier situé dans l’aile fantôme du 305 rue de Bellechasse.  S’inscrivant dans le cadre de notre programmation estivale intitulée « 8 situations : 8 artistes », ce rendez-vous d’exception sera l’occasion de revisiter sa production artistique et des archives des 20 dernières années (1997-2017).

David Lafrance
Étude pour Atlas No 2
2014
Peinture à l’acrylique sur madrier de ferme sculpté
Acrylic paint on sculpted recycled wood
35.5 x 10 x 18 cm (14” x 4” x 7”)

Une installation d’œuvres rendra hommage à son lieu de travail de prédilection. Plusieurs peintures, dessins, gravures, aquarelles, esquisses, études et certaines œuvres inédites seront disponibles à des fins d’acquisition. Cette rencontre sera aussi le moment d’échanger librement avec les agents du milieu artistique présents (artistes, photographes, galeristes) dans une ambiance chaleureuse, à l’image de David Lafrance.

David Lafrance
Force
2003
Huile sur toile
Oil on canvas
198 x 259 cm (78” x 102”)

Au sujet de David Lafrance

David Lafrance (n. 1976) détient un baccalauréat en arts visuels de l’Université Concordia à Montréal (2001). Son travail a fait l’objet de nombreuses expositions et biennales au Canada, aux États-Unis et en France. Parmi ses expositions individuelles récentes, soulignons celles au Ceaac (2015), Strasbourg; à la Galerie Hugues Charbonneau (2014); à l’Œil de Poisson (2014), Québec; et au Musée régional de Rimouski (2012), qui lui a valu le prix de la « meilleure exposition hors Montréal » au Gala des arts visuels de l’AGAC. Récemment, il a pris part à différentes expositions collectives, notamment au Musée des beaux-arts de Montréal (2015), à l’Œil de Poisson (2015), à Art action Actuel, Saint-Jean-sur-Richelieu (2013), et au Centre d’art L’écart, Rouyn-Noranda (2013).

David Lafrance
M’as tu oublier 07
2003
Graphite sur papier
Graphite on paper
55,88 x 76,2 (22” x 30”)

Ses œuvres sont présentes dans plusieurs collections privées et publiques, dont celles du Musée national des beaux-arts du Québec (CPOA), de la Bibliothèque nationale du Québec, de la Galerie Leonard et Bina Ellen, Montréal, de Lotto Québec, Hydro-Québec, du Mouvement Desjardins, de Blakes et des Studios Apollo.

David Lafrance
Les sinistrés
2011
Huile sur toile
Oil on canvas
107 x 122 cm (42” x 48”)

David Lafrance
En ordre d’apparition 01
2016
Huile sur toile
Oil on canvas
122 x 102 cm (48” x 40”)

Save

Save

Situation #4 : Maria Hupfield : KA-POW!

juillet 18th, 2017 § 0 comments § permalink

Exposition de l’œuvre publique KA-POW! au Square Victoria

Dans le cadre de la Promenade Fleuve-Montagne, un projet de legs du 375e anniversaire de Montréal #PromenadeFM.

Maria Hupfield
KA-POW!, 2017
Sculpture publique
Public sculpture
(Photo: Sébastien Roy, DHC\ART)

KA-POW!

Le mot KA-POW! évoque l’action, la force, le mouvement, le souffle et le son. L’installation KA-POW! est composée de deux bancs fixés au terrain du parc du Square Victoria. Les banquettes, l’une à la forme d’éclair, et l’autre d’étoile rappelant celle des motifs des couvertures traditionnelles et d’une bulle de texte, ont été réfléchies par l’artiste tel un acte d’union entre l’espace public et l’environnement naturel de l’homme. Disposés sur différents niveaux depuis le sol, les sièges de bois supportent le public sous l’auvent que forme le feuillage des arbres avoisinants. Au regard de ce mandat et des spécificités liées à ce site, l’artiste de performance Maria Hupfield, actuellement basée à Brooklyn, utilise la puissance d’attraction naturelle de l’arbre en tant qu’intersection favorisant les rencontres sociales. KA-POW! s’inscrit dans le Sentier de résilience défini par la commissaire Cheryl Sim, en partenariat avec le Centre Phi et DHC/ART, au cœur de la Promenade Fleuve-Montagne.

Maria Hupfield
KA-POW!, 2017
Sculpture publique
Public sculpture
(Photo: Sébastien Roy, DHC\ART)

 

Maria Hupfield
La production artistique de Hupfield se déploie notamment à travers la performance en direct. Dans le cadre de sa pratique, elle conçoit des actions et des objets qui fonctionnent comme des agents de médiation entre le corps et l’environnement naturel ou urbain. L’artiste est particulièrement engagée dans les approches concernant l’intersectionnalité, le féminisme indigène, la race, le genre et les classes sociales. Hupfield est membre de la Première Nation Anishinaabe à Wasauksing en Ontario. Sa plus récente exposition solo itinérante intitulée The One Who Keeps On Giving marque l’ouverture du trentième anniversaire de la galerie Power Plant à Toronto. Diplômée du programme AIM au Bronx Museum, l’artiste est également récipiendaire de la bourse de la Fondation Joan Mitchell. Mentionnons aussi sa participation aux Biennales BRIC et SITE à Santa Fe, si bien que ses expositions à la James Gallery, au musée du Bronx, chez Vox Populi ainsi qu’au Panoply Performance Laboratory. Hupfield faisait aussi partie de l’exposition de groupe Beat Nation. Art, Hip Hop and Aboriginal Culture (2012-2014) présentée à la Vancouver Art Gallery, la Power Plant Contemporary Art Gallery ainsi qu’au Musée d’art contemporain de Montréal.

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Jean-Benoit Pouliot — L’image souple : Inclinaisons et déclinaisons

mars 10th, 2017 § 0 comments § permalink

Jean-Benoit Pouliot Lunettes superposantes, 2016 Lunettes modifiées et miroirs Modified glasses and mirror

Jean-Benoit Pouliot
Lunettes superposantes, 2016
Lunettes modifiées et miroirs
Modified glasses and mirror

La Galerie Hugues Charbonneau est heureuse de présenter une nouvelle exposition de Jean-Benoit Pouliot pour laquelle celui-ci a privilégié une approche conceptuelle et réflexive de l’objet tableau. Les différents états de cette recherche se matérialisent tantôt en photographie, tantôt en peinture sinon en installation ou en sculpture.

L’image soupleest un projet qui explore la relation image/objet par une réflexion active sur les conditions contemporaines d’apparition, de transformation et de diffusion de l’image. Jean-Benoit Pouliot prend comme point de départ sa propre production de tableaux abstraits desquels il cherche à libérer les images qu’ils portent ; ces dernières deviendraient dès lors libres, souples, et continueraient à cheminer indépendamment de leur support premier. Là où le tableau s’arrête, l’image continue-t-elle ? Si oui, sous quelles formes ? Dans quels espaces ?

Jean-Benoit Pouliot Glissement découpé 1, 2015 Impression jet d’encre sur papier glacé opaque, monté sous plexi sans reflet, sur sintra Ink jet print on glossy opaque paper, mounted under plexi without reflexion, on sintra 36 x 32 cm (14’’ x 12 1/2’’)

Jean-Benoit Pouliot
Glissement découpé 1, 2015
Impression jet d’encre sur papier glacé opaque, monté sous plexi sans reflet, sur sintra
Ink jet print on glossy opaque paper, mounted under plexi without reflexion, on sintra
36 x 32 cm (14’’ x 12 1/2’’)

L’image est aujourd’hui aisément détachable de sa réalité physique première : elle peut voyager, apparaître et disparaître sur demande selon le véhicule numérique qui la transporte. Jean-Benoit Pouliot a voulu contenir cette nouvelle ubiquité des images en prenant lui-même en charge quelques deuxièmes vies de ses tableaux dans d’hypothétiques trajectoires. Les manipulations qu’il opère sondent en profondeur le rapport physique que le tableau pose intrinsèquement entre l’image et l’objet. Il provoque dans la galerie un jeu d’échos entre les toiles et leurs déclinaisons photographiques, textuelles ou sculpturales. Les tableaux ont été numérisés, étirés, découpés, photocopiés, passés sous microscope ou décrits en mots.Cette approche sur divers fronts lui permet de mettre en évidence les limites et les impacts des médias numériques sur notre rapport à l’image. Jean-Benoit Pouliot met en scène ses tableaux et par le fait même recadre notre regard sur ceux-ci. En réfléchissant l’image par le tableau, il propose de prendre le temps de « re-voir » le tableau par l’image.

Jean-Benoit Pouliot Sans-titre, 2017 Acrylique sur toile Acrylic on canvas 35,5 x 27,9 cm (14” x 11”)

Jean-Benoit Pouliot
Sans-titre, 2017
Acrylique sur toile
Acrylic on canvas
35,5 x 27,9 cm (14” x 11”)

Jean-Benoit Pouliot

Autodidacte, Jean-Benoit Pouliot (n. 1975) amorce sa carrière artistique au début des années 2000 par l’entremise de la gravure. La peinture acquiert une place centrale dans sa pratique à compter de 2008, et depuis, Pouliot a pris part à plusieurs expositions individuelles et collectives au Québec et à New York. Il a également participé à la Nuit Blanche Toronto (2016), à la manifestation d’art public Aires libres à Montréal (2014), à l’événement Peinture Extrême à Montréal (2013 et 2010) ainsi qu’au festival Mois Multi 10 à Québec (2009). Ses œuvres sont présentes au sein de plusieurs collections privées et institutionnelles : Musée national des beaux-arts du Québec, Bibliothèque et Archives nationales du Québec, Banque Nationale, Banque de Montréal, Banque TD, Mouvement Desjardins et Collection du Cirque du Soleil, entre autres.

Jean-Benoit Pouliot, L'image souple : Inclinaisons et déclinaisons [exposition_exhibition], 2017, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada.

Jean-Benoit Pouliot, L’image souple : Inclinaisons et déclinaisons [exposition_exhibition], 2017, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada.

Jean-Benoit Pouliot, L'image souple : Inclinaisons et déclinaisons [exposition_exhibition], 2017, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada.

Jean-Benoit Pouliot, L’image souple : Inclinaisons et déclinaisons [exposition_exhibition], 2017, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada.

Jean-Benoit Pouliot, L'image souple : Inclinaisons et déclinaisons [exposition_exhibition], 2017, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada.

Jean-Benoit Pouliot, L’image souple : Inclinaisons et déclinaisons [exposition_exhibition], 2017, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada.

Jean-Benoit Pouliot, L'image souple : Inclinaisons et déclinaisons [exposition_exhibition], 2017, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada.

Jean-Benoit Pouliot, L’image souple : Inclinaisons et déclinaisons [exposition_exhibition], 2017, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada.

Confortable insouciance : Benoit Aquin, Cynthia Girard-Renard, Isabelle Hayeur et David Lafrance

juin 1st, 2016 § 0 comments § permalink

Benoit Aquin Genghis Khan, Mongolie (série Le Dust Bowl chinois) Genghis Khan, Mongolia (The Chinese Dust Bowl), 2006 Impression numérique à pigments de qualité archive Archival pigment print Éd. 5 : 61 x 91 cm (24

Benoit Aquin
Genghis Khan, Mongolie (série Le Dust Bowl chinois)
Genghis Khan, Mongolia (The Chinese Dust Bowl), 2006
Impression numérique à pigments de qualité archive
Archival pigment print
Éd. 5 : 61 x 91 cm (24″ x 36”)
Éd. 7 : 81 x 122 cm (32″ x 48″)

Confortable insouciance 

Pour son exposition estivale, la Galerie Hugues Charbonneau propose une sélection d’œuvres qui pointent de manière lucide la conciliation difficile entre le système capitaliste et les luttes écologiques.

À l’évidence, le temps presse alors que l’accélération du réchauffement climatique met en péril des populations humaines, menace la biodiversité ou provoque des phénomènes météorologiques extrêmes… Le déni n’est plus possible. Pourtant, la recherche effrénée de croissance économique et la dépendance actuelle aux énergies fossiles plombent les efforts pour limiter la hausse des températures et la décarbonisation de l’économie. Un virage vers des principes solidaires et durables doit être appliqué à échelle globale, gouvernementale et individuelle.

Cynthia Girard-Renard Décroissance/ Degrowth, 2014 Acrylique sur mousseline de coton Acrylic on muslin  397 x 300 cm (156 1/4

Cynthia Girard-Renard
Décroissance/ Degrowth, 2014
Acrylique sur mousseline de coton
Acrylic on muslin
397 x 300 cm (156 1/4″ x 118″)
(Photo : Guy L’Heureux)

Dans la galerie, Benoit Aquin nous confronte à deux catastrophes environnementales d’origine humaine. D’une part, son célèbre projet Le “Dust Bowl” chinois (2006-2009) nous donne à voir à la désertification de l’ancienne « route de la soie » en Mongolie Intérieure. D’autre part, sa série Mégantic (2013) témoigne du pire déversement pétrolier terrestre survenu à ce jour en Amérique du Nord – désormais emblématique de la gestion désinvolte encadrant le lobby des hydrocarbures. Cynthia Girard-Renard, pour sa part, présente une grande peinture scénique issue du projet Unicorns and Dictators (2014) présenté à la Fondation Esker, Calgary. Y pose frontalement un personnage hybride rappelant la figure du trickster avec pour oreilles des usines en pleine action. Il est entouré de lapins déclamant leur inquiétude au sujet de l’avenir, et de nuages sur lesquels sont inscrits des mots comme : nature, profit capital…

Isabelle Hayeur Écume d'étang (série Underworld), 2015 Édition 5 127 x 91 cm (50

Isabelle Hayeur
Écume d’étang (série Underworld), 2015
Édition 5
127 x 91 cm (50″ x 36″)

Isabelle Hayeur nous transporte sous l’eau avec sa série de longue haleine Underworlds (2008-2015) qui révèle des paysages aquatiques dont les écosystèmes ont été complètement déréglés. Cet angle de vue inhabituel rend compte efficacement de la dégradation des plans d’eau attribuable à l’urbanisation et à l’industrialisation massives. Enfin, David Lafrance à travers sa sérieEarthships (2015) se penche sur les maisons autosuffisantes du même nom en juxtaposant de miniatures scènes bucoliques; et des interprétations schématiques ou abstraites des systèmes écoénergétiques de ces domiciles. Lafrance nous invite à réfléchir sur ce paradis vert, certes fantasmé, mais qui s’oppose diamétralement à notre hyperconsommation et à notre dépendance technologique.

David Lafrance Earthship 07, 2015 Huile sur panneau Oil on panel 15 x 20 cm (6

David Lafrance
Earthship 07, 2015
Huile sur panneau
Oil on panel
15 x 20 cm (6″ x 8″)

Le titre de cette exposition a été inspiré par l’article « La confortable inconscience » de Josée Blanchette paru au Devoir le 26 février dernier.

Cynthia Girard-Renard : La revanche des Sans-culottes

février 18th, 2016 § 0 comments § permalink

Cynthia Girard-Renard, La revanche des Sans-culottes, 2016, exposition _ exhibition, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal

Cynthia Girard-Renard, La revanche des Sans-culottes, 2016, exposition _ exhibition, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal

La revanche des Sans-culottes

Pour sa première exposition en solo à la Galerie Hugues Charbonneau, Cynthia Girard-Renard propose un corpus d’œuvres réalisé lors d’une résidence du CALQ à Paris en 2015 et présenté à l’automne dernier à Porto, Portugal, sous le titre Les Sans-culottes. Cette série est pour l’occasion augmentée par de nouvelles œuvres alors que ses marionnettes, bannières et peintures ont été reprises et complexifiées par Girard-Renard. Elle prend comme point de départ la Révolution française pour opérer un retour critique sur la pensée révolutionnaire dans un contexte néolibéral d’austérité.

Cynthia Girard-Renard Sous les pavés, la plage, 2015 Acrylique sur toile libre de coton Acrylic on unstretched cotton canvas 224 x 287 cm (88’’ 1/4 x 113’’)

Cynthia Girard-Renard
Sous les pavés, la plage, 2015
Acrylique sur toile libre de coton
Acrylic on unstretched cotton canvas
224 x 287 cm (88’’ 1/4 x 113’’)

La revanche des Sans-culottes emprunte ses ressorts irrévérencieux et comiques au genre caricatural de la satire sociale du 18e siècle en France qui a particulièrement influencé l’artiste dans le cadre de ce projet. Le titre de l’exposition fait référence au nom donné par mépris, lors de la Révolution française, au costume des manifestants populaires qui arborait le pantalon ou la jupe rayés plutôt que la « culotte », symbole vestimentaire de l’aristocratie d’Ancien Régime. Girard-Renard met véritablement en scène l’affrontement entre monarchie et peuple à travers un éventail d’œuvres qui rejouent l’excès et la décadence de la cour de Marie-Antoinette et de Louis XVI qu’elle met en parallèle avec l’insatiabilité des oligarques et millionnaires actuels. L’industrie du luxe, la mode, la finance entrent ainsi en collision avec la menace de la dette en Grèce et les mesures d’austérité servies comme un coup de bâton de guignol entre autres au Québec et à travers la zone euro.

Cynthia Girard-Renard Petit théâtre du grand capital, 2016 Techniques mixtes Mixed media 240 x 90 x 90 cm (94 1/2’’ x 35 1/2’’ x 35 1/2’’)

Cynthia Girard-Renard
Petit théâtre du grand capital, 2016
Techniques mixtes
Mixed media
240 x 90 x 90 cm (94 1/2’’ x 35 1/2’’ x 35 1/2’’)

Dans la Galerie, Le petit théâtre du grand capital (2016) illustre cet affrontement entre le 1 %, qui ne semble que changer de visage au fil du temps, et le 99 % restant. Marionnettes et accessoires en papier mâché y reprennent les codes burlesques et scabreux du Théâtre du Grand-Guignol, actif à Paris de 1896 à 1963. Le rideau scénique Sous les pavés, la plage (2015) renvoie pour sa part à un slogan de Mai 68 et laisse flotter ces quelques mots dans l’exposition comme un pont avec 1789, mais aussi comme une recherche de cette fougue révolutionnaire, de ce refus d’un règne de la médiocrité.

Cynthia Girard-Renard Les Sans-culottes, 2015 Papier, bois et corde Paper, wood and rope 167,5 x 90 x 244 cm (66’’ x 35 1/2’’ x 96’’)

Cynthia Girard-Renard
Les Sans-culottes, 2015
Papier, bois et corde
Paper, wood and rope
167,5 x 90 x 244 cm (66’’ x 35 1/2’’ x 96’’)

Cynthia Girard-Renard

Depuis plus de vingt ans, Cynthia Girard-Renard expose activement son travail au Canada et sur la scène internationale : Esker Fondation, Calgary (2014); Thousand Plateaus Art Space, Chengdu, Chine (2011); Dunlop Art Gallery, Régina (2010); Musée national des beaux-arts du Québec, Québec (2010); September Gallery, Berlin (2009); Künstlerhaus Bethanien, Berlin (2009); SPACE, Londres (2006); etc. Mentionnons aussi son exposition Fictions sylvestres en solo au Musée d’art contemporain de Montréal en 2005 et sa participation à la Triennale québécoise de 2008. Son travail est entre autres présent dans les collections du Musée d’art contemporain de Montréal, du Musée des beaux-arts de Montréal, du Musée national des beaux-arts du Québec, de la Carleton University Art Gallery, de la Galerie de l’UQAM ainsi que dans de maintes collections privées. Elle vit et travaille à Montréal.

Cynthia Girard-Renard, La revanche des Sans-culottes, 2016, exposition _ exhibition, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal

Cynthia Girard-Renard, La revanche des Sans-culottes, 2016, exposition _ exhibition, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal

Karen Tam : Made in Britain

décembre 21st, 2014 § 0 comments § permalink

Karen Tam, Made in Britain (solo), 2015, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada

Karen Tam, Made in Britain (solo), 2015, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada

Vernissage le 17 janvier de 15 h à 17 h en présence de l’artiste

Karen Tam articule son œuvre autour des enjeux définissant la représentation de l’Asie en Amérique et en Europe à travers l’art, la littérature, les médias et les biens de consommation. Elle s’interroge sur cet Orient légèrement déphasé, subtilement dénaturé : cet Orient fabriqué sur mesure pour le goût du marché occidental.

Karen Tam Moonflask Hauled Around in a Cardboard Box  |  Capt. Edward Watkins Whittington-Ince Moonflask 2012 Papier mâché, gesso, marqueurs Papier-mâché, gesso, markers 2 comp. / 29 x 15 x 6.5 cm (11.5” x 6” x 2.5”)

Karen Tam
Moonflask Hauled Around in a Cardboard Box | Capt. Edward Watkins Whittington-Ince Moonflask 2012
Papier mâché, gesso, marqueurs
Papier-mâché, gesso, markers
2 comp. / 29 x 15 x 6.5 cm (11.5” x 6” x 2.5”)

Au moyen de stratégies d’appropriation et de subversion, Tam reproduit méticuleusement des antiquités, des ornements, des découpages traditionnels chinois et des intérieurs typiques de restaurants chinois ou encore de salons d’opium. Pourtant, entre sa source d’inspiration originale et l’interprétation qu’elle en fait, l’artiste ménage une dissemblance subtile de laquelle émerge une critique lucide qui mobilise des problématiques culturelles et identitaires relatives au racisme ainsi qu’à la globalisation des échanges.

Karen Tam Sinography (Gold) Papier doré découpé Gold paper-cutout 176 comp. / 15 x 15 cm  Total : 243 x 168 cm

Karen Tam
Sinography (Gold)
Papier doré découpé
Gold paper-cutout
176 comp. / 15 x 15 cm
Total : 243 x 168 cm

Non sans ironie, les sculptures et les installations de Tam s’approprient et magnifient l’esthétique de cette Chine fantasmée par et pour l’Occident par l’entremise de découpages dont l’iconographie traditionnelle est détournée, de porcelaines antiques faites de papier mâché et de lanternes décoratives en carton.

Karen Tam From Frog's Robe to Crow's Feet and Dried Old Bones to Vinegar Drinkers 2009 Tissu découpé (brillant) Fabric cut-out (glitter) 143 x 394 cm (56” x 155”)

Karen Tam
From Frog’s Robe to Crow’s Feet and Dried Old Bones to Vinegar Drinkers
2009
Tissu découpé (brillant)
Fabric cut-out (glitter)
143 x 394 cm (56” x 155”)

La superposition culturelle dont ces chinoiseries contemporaines témoignent refait surgir l’histoire des routes commerciales entre l’Occident et l’Orient; elle rappelle les politiques d’exclusion chinoise du gouvernement canadien; elle traite de la mise en image des cultures à travers leurs contacts et leurs stéréotypes; tout comme elle réactualise la question de l’authenticité en art actuel à la lumière des Cultural Studies.

Karen Tam, Made in Britain (solo), 2015, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada

Karen Tam, Made in Britain (solo), 2015, Galerie Hugues Charbonneau, Montréal, Canada

L’exposition Karen Tam. Made in Britain marque le retour de l’artiste à Montréal, où son dernier solo remonte à 2005. Les œuvres présentées pour l’occasion furent réalisées lors de son séjour à Londres durant ses études au doctorat à l’université Goldsmiths.

Karen Tam Turandot’s Trophies 2011 Fausses perles, fil à pêche Imitation pearl beads, fishing wire 161 x 161 cm (63 1/2

Karen Tam Turandot’s Trophies 2011
Fausses perles, fil à pêche
Imitation pearl beads, fishing wire
161 x 161 cm (63 1/2″ x 63 1/2″)

Karen Tam vit et travaille entre Montréal, l’Angleterre et les États-Unis. Elle a obtenu un diplôme de maîtrise à la School of the Art Institute of Chicago ainsi qu’un doctorat au Centre for Cultural Studies de la Goldsmiths, University of London. Depuis les années 2000, son travail a été présenté dans plusieurs expositions au Canada, en Irlande, au Royaume-Uni, en Autriche, aux États-Unis et en Chine. Elle a été récipiendaire de multiples bourses en recherche/création et figurait sur la liste longue du prestigieux Prix Sobey pour les arts 2010.

Karen Tam Rex vs. Quong, 2006 Papier doré découpé Gold paper-cutout 57 x 81 cm (22 1/2

Karen Tam
Rex vs. Quong, 2006
Papier doré découpé
Gold paper-cutout
57 x 81 cm (22 1/2″ x 32″)

www.karentam.ca

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