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Résidence 2022 : Allie Gattor, Patrick F. Henry, Michaëlle Sergile et Leila Zelli

20 juin au 1er août 2022

Résidence 2022 : Allie Gattor, Patrick F. Henry, Michaëlle Sergile et Leila Zelli

Au cours des douze derniers mois, Allie Gattor, Patrick F. Henry, Michaëlle Sergile, Leila Zelli et Hugues Charbonneau se sont réunis à plusieurs reprises afin d’échanger sur leurs parcours respectifs dans le milieu de l’art actuel. Ils tiennent à remercier le galeriste Pierre-François Ouellet, la commissaire Eunice Bélidor et l’artiste Manuel Mathieu pour le précieux temps qu’ils leur ont accordé. Le programme de résidence estivale à la galerie permettra de placer les démarches artistiques de Gattor, Henry, Sergile et Zelli au centre même des réflexions abordées pendant la dernière année. Plus tard cet été, le public sera invité à rencontrer les artistes et à prendre connaissance de leur travail dans le cadre d’une journée portes ouvertes.

Allie Gattor est une artiste autodidacte établie à Montréal. Elle s’est récemment démarquée dans le cadre d’événements dédiés aux artistes de la relève, tels Artch et l’initiative Créer des ponts d’Art Souterrain. Ses œuvres s’inscrivent dans un univers bidimensionnel où le stylo, le crayon, l’encre et l’aquarelle prennent vie sur des papiers de différentes tailles, du très petit au grandeur nature. Le processus créatif d’Allie Gattor commence par l’observation de la vie quotidienne. Bien que son style rappelle les illustrations de livres d’enfants, ses œuvres surprennent par la combinaison du ludique à l’humour noir. Ses œuvres touchent entre autres aux thèmes de l’ennui, l’anxiété, la frustration, la joie, l’absurdité, la naïveté et l’excès; le tout toujours avec une touche ludique.

Patrick F. Henry est un artiste d’origine haïtienne qui vit à Montréal depuis 2011. Il est diplômé de l’Université du Québec à Montréal (2019). Il a reçu la Bourse d’excellence en sculpture de la Fondation Mc Abbie de l’École des arts visuels et médiatiques de l’UQAM pour son installation Je suis nouveau ici (2020). Artiste pluridisciplinaire, il explore la thématique du « devenir » à travers la sculpture, la peinture et l’installation. Par l’appropriation d’objets du quotidien déviés de leur fonction, de matériaux récupérés, ses œuvres se déploient le plus souvent sous la forme d’un site favorisant des relations avec le.la spectateur.trice, l’invitant à faire une expérience de reconstruction de soi.

Michaëlle Sergile est une artiste et commissaire indépendante travaillant principalement les archives incluant des textes et des ouvrages de la période postcoloniale de 1950 à aujourd’hui. Son travail artistique a pour vocation de comprendre et de réécrire l’histoire des communautés noires, et plus précisément celle des femmes, ou des communautés vivant entre des intersections, par le tissage. Medium souvent perçu comme de l’artisanat et catégorisé comme féminin, l’artiste utilise le lexique du tissage pour questionner les rapports de domination de genre et d’ethnie.

Née à Téhéran (Iran), Leila Zelli vit et travaille à Montréal. Détentrice d’une maîtrise (2020) et d’un baccalauréat (2016) en arts visuels et médiatiques de l’UQAM, elle s’intéresse aux rapports que l’on entretient avec les idées « d’autres »et « d’ailleurs » et plus spécifiquement au sein de cet espace géopolitique souvent désigné par le terme discutable de « Moyen-Orient ». Elle crée des installations numériques in situ réalisées au moyen d’images, de vidéos et de textes souvent glanés sur internet et les réseaux sociaux. En résultent des expériences visuelles et sonores qui suscitent une réflexion sur l’état du monde, sur le rapport à l’Autre et sur la portée effective de nos gestes sur l’humanité. Elle est lauréate 2021 de la Bourse Claudine et Stephen Bronfman en art contemporain.