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Performance via la caméra – Maria Hupfield et Lum-Desranleau

août 31st, 2017 § 0 comments § permalink

Dans le cadre de MOMENTA | Biennale de l’image

Exposition de groupe des artistes Maria Hupfield, Chloë Lum et Yannick Desranleau

Vernissage : 9 septembre, de 15h à 17h, en présence des artistes

À la Galerie Hugues Charbonneau

Maria Hupfield
Waasechign, 2017
Impression numérique sur tissu
Digital print on fabric
3,05 x 5,49 mètres (10’ x 18’)

À l’occasion de MOMENTA | Biennale de l’image, le nouvel intitulé du Mois de la Photo à Montréal, la galerie Hugues Charbonneau est ravie de présenter l’exposition de groupe Performance via la caméra. Ami Barak, le commissaire invité de l’édition 2017 de la biennale, a choisi d’explorer le statut de la représentation fixe ou en mouvement à travers la question : De quoi l’image est-elle le nom? Selon lui, l’omniprésence des nouveaux médias dans la vie quotidienne contribue à rendre flou la notion de la photographie comme témoin du réel puisqu’elle est plus que jamais fantasmée par son auteur.

En tant que lieu d’exposition satellite de MOMENTA, il paraissait tout à fait à propos de présenter les œuvres/bannières de Maria Hupfield et du duo Chloë Lum et Yannick Desranleau en ce qu’elles explorent de façon singulière des questions relatives au traitement de l’image contemporaine. Plus précisément, les bannières issues des performances de ces artistes traduisent non pas une photographie de type documentaire, mais davantage une esthétique élaborée de façon préméditée via la caméra. Ici, le langage visuel est mis en évidence à la fois par la retouche photo et la mise en scène d’éléments portant à la réflexion.

Chloë Lum & Yannick Desranleau
I really I want Time for A lie – Time for
Jet d’encre sur toile, oeillets
Inkjet on canvas, grommets
Éd. 1/3 (+1 AP)
132 x 196 cm (52” x 77”)

C’est en ce sens que Hupfield reconstruit numériquement un effet miroir à l’intérieur de l’image dans laquelle elle se met en jeu dans Waaschign et Portal. Cette fonction optique a pour but d’accentuer l’idée d’hommage intergénérationnel présente dans les œuvres de l’artiste. I really / I want / Time for / A lie, produit par Lum et Desranleau durant un séjour au Qatar, met en scène stratégiquement portraits et manuscrits de sorte à engendrer un effet de présence et d’absence relatant les concepts essentiels aux traditions picturales locales.

Les œuvres de Hupfield, Lum et Desranleau suggèrent des images orchestrées qui rappellent, à certains égards, le caractère construit d’une bannière d’affichage usuelle. Conçue pour résister aux intempéries et être perceptible de loin, la bannière cède toutefois une partie de ses fonctions originales à l’intérieur d’un contexte d’exposition. Celles présentées à la galerie surchargent littéralement l’espace et provoque en ce lieu un effet immersif.

Chloë Lum & Yannick Desranleau
I really I want Time for A lie – I want
Jet d’encre sur toile, oeillets
Inkjet on canvas, grommets
Éd. 1/3 (+1 AP)
132 x 175 cm (52” x 69”)

mariahupfield.wordpress.com

lum-desranleau.com

Situation #8 : Lum-Desranleau : Laocoon

août 29th, 2017 § 0 comments § permalink

Dévoilement de l’installation publique Laocoon au Théâtre du Nouveau Monde

Présentée du 30 août au 15 octobre 2017

Dans le cadre de KM3, un parcours d’œuvres publiques exposées à travers le Quartier des Spectacle #km3qds

LAOCOON

Intitulée Laocoon, l’installation photographique de Chloë Lum et Yannick Desranleau évoque le mythe de ce prête troyen exécuté sous l’emprise de serpents après avoir mis en garde son peuple contre le Cheval de Troie, un appât envoyé en guise d’offrande par l’armée grecque. Ordonnée par les dieux Athéna et Poséidon, l’agonie de Laocoon rend propice l’entrée du cheval de bois dans les murs de la ville de Troie et son invasion, par la même occasion.

S’imbriquant aux détails architecturaux du Théâtre du Nouveau Monde, l’œuvre du duo revisite ce passage de l’Énéide de Virgile. Ici, le récit de Laocoon se lit à travers une suite logique d’images révélant des mains à la fois blanches et roses et une corde jaune. Tels les protagonistes de ce mythe, ces symboles du corps et du serpent s’animent au fil des photographies de grands formats présentées sur la façade de la rue St-Urbain. Le Laocoon de Lum et Desranleau fait aussi appel à la résistance des lanceurs d’alerte contemporains qui subissent encore à ce jour l’oppression des autorités dont ils dénoncent les abus.

Au sujet de Chloë Lum et Yannick Desranleau

Chloë Lum et Yannick Desranleau ont pris part à de nombreuses expositions collectives au Canada, aux États-Unis et en Europe, entre autres à l’University of Texas, Austin (2015); au Center for Books and Paper Arts, Columbia College, Chicago (2015); au Musée d’art contemporain de Montréal (2011); à la Kunsthalle Wien, Vienne (2010); au BALTIC Centre for Contemporary Art, Gateshead, Angleterre (2009); et au Whitechapel Project Space, Londres (2007). Parmi leurs expositions individuelles récentes, nommons celles à Circa Art Actuel, Montréal (2017); à la Khiele Gallery, St-Cloud State University, Minnesota (2016); au Confederation Centre Art Gallery, Charlottetown (2014); à la YYZ artists’ outlet, Toronto (2013); et à la Blackwood Gallery, University of Toronto (2012). Ils on présenté leurs performances à la Fonderie Darling (2015) et dans le cadre du festival OFFTA (2016). Lum et Desranleau ont également évolué sur la scène musicale internationale avec leur groupe d’avant-garde rock AIDS Wolf pour lequel ils ont produits des affiches de concert primées sous le pseudonyme Séripop.

Desranleau est le lauréat 2016 de la bourse Claudine et Stephen Bronfman en art contemporain, et le duo figurait sur la liste longue du Sobey Art Award 2015. Leurs œuvres sont présentes au sein de plusieurs collections, notamment celle du Victoria and Albert Museum, Londres; de l’University of Maryland Art Gallery; du Musée des beaux-arts de Montréal; et de la BMO.

Yannick Desranleau est titulaire d’une maîtrise en sculpture de l’Université Concordia, Montréal, tandis que Chloë Lum est candidate à la maîtrise interdisciplinaire en arts de l’Université York, Toronto. Lum & Desranleau sont représentés par la Galerie Hugues Charbonneau à Montréal. Les artistes vivent et travaillent entre Montréal et Toronto.

lum-desranleau.com

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Situation #7 : David Lafrance : Rendez-vous inédit dans l’aile fantôme

août 16th, 2017 § 0 comments § permalink

Porte d’entrée : 6217 rue Henri-Julien

David Lafrance
Atelier rouge (série Peur de perdre)
2015
Huile sur panneau
Oil on panel
20 x 25,5 cm (8” x 10”)

Mercredi le 23 août prochain, de 10h à 22h, David Lafrance a le plaisir de vous convier à son atelier situé dans l’aile fantôme du 305 rue de Bellechasse.  S’inscrivant dans le cadre de notre programmation estivale intitulée « 8 situations : 8 artistes », ce rendez-vous d’exception sera l’occasion de revisiter sa production artistique et des archives des 20 dernières années (1997-2017).

David Lafrance
Étude pour Atlas No 2
2014
Peinture à l’acrylique sur madrier de ferme sculpté
Acrylic paint on sculpted recycled wood
35.5 x 10 x 18 cm (14” x 4” x 7”)

Une installation d’œuvres rendra hommage à son lieu de travail de prédilection. Plusieurs peintures, dessins, gravures, aquarelles, esquisses, études et certaines œuvres inédites seront disponibles à des fins d’acquisition. Cette rencontre sera aussi le moment d’échanger librement avec les agents du milieu artistique présents (artistes, photographes, galeristes) dans une ambiance chaleureuse, à l’image de David Lafrance.

David Lafrance
Force
2003
Huile sur toile
Oil on canvas
198 x 259 cm (78” x 102”)

Au sujet de David Lafrance

David Lafrance (n. 1976) détient un baccalauréat en arts visuels de l’Université Concordia à Montréal (2001). Son travail a fait l’objet de nombreuses expositions et biennales au Canada, aux États-Unis et en France. Parmi ses expositions individuelles récentes, soulignons celles au Ceaac (2015), Strasbourg; à la Galerie Hugues Charbonneau (2014); à l’Œil de Poisson (2014), Québec; et au Musée régional de Rimouski (2012), qui lui a valu le prix de la « meilleure exposition hors Montréal » au Gala des arts visuels de l’AGAC. Récemment, il a pris part à différentes expositions collectives, notamment au Musée des beaux-arts de Montréal (2015), à l’Œil de Poisson (2015), à Art action Actuel, Saint-Jean-sur-Richelieu (2013), et au Centre d’art L’écart, Rouyn-Noranda (2013).

David Lafrance
M’as tu oublier 07
2003
Graphite sur papier
Graphite on paper
55,88 x 76,2 (22” x 30”)

Ses œuvres sont présentes dans plusieurs collections privées et publiques, dont celles du Musée national des beaux-arts du Québec (CPOA), de la Bibliothèque nationale du Québec, de la Galerie Leonard et Bina Ellen, Montréal, de Lotto Québec, Hydro-Québec, du Mouvement Desjardins, de Blakes et des Studios Apollo.

David Lafrance
Les sinistrés
2011
Huile sur toile
Oil on canvas
107 x 122 cm (42” x 48”)

David Lafrance
En ordre d’apparition 01
2016
Huile sur toile
Oil on canvas
122 x 102 cm (48” x 40”)

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Situation #6 : Matthew Biederman : Le réseau antagoniste génératif

août 9th, 2017 § 0 comments § permalink

Vernissage le 16 août de 17h à 19h en présence de l’artiste
À la Galerie Hugues Charbonneau
Avec l’aimable collaboration de la Galerie Art45

Si l’on modifie les algorithmes et les scénarios d’entraînement, quelle sera alors la synthèse du réseau ?


J’ai entraîné un réseau neuronal à l’aide d’une technique de pointe — un réseau antagoniste génératif (la formulation est par ailleurs intéressante) — afin de générer des portraits en pied qu’il a appris à partir d’un ensemble de scans corporels effectués par la Transportation Security Administration (TSA). Les images déformées ainsi créées ne représentent pas des personnes en particulier, mais sont plutôt des « hallucinations » du réseau révélant le « processus d’apprentissage ». Le jeu de données d’entraînement provient des mêmes scans effectués chaque fois que quelqu’un entre dans un terminal d’aéroport aux États-Unis ou dans un autre pays. La TSA a mis ces images à la disposition de la population dans l’espoir que l’on puisse concevoir et développer un algorithme qui permettrait de détecter automatiquement les « menaces ». Voici exposé le système alors qu’il apprend à créer des images dans l’étrange boucle d’un système d’apprentissage automatique entraîné à imiter des images recueillies à partir de données biométriques.

Matthew Biederman

Au sujet de Matthew Biederman

Matthew Biederman (n. 1972, Chicago Heights, IL, USA) vit et travaille à Montréal. Il est le récipiendaire du prix Bay Area Artist Award in Video by New Langton Arts en 1999 et il remporte la première place dans la catégorie Arts Visuels au festival Break21 (Slovénie). Depuis, il a co-fondé avec Marko Peljhan le Arctic Perspective Initiative (API), en 2007. API est un groupe international sans but lucratif rassemblant des individus et organisations afin de promouvoir la création de plateformes d’édition, de communications et de diffusion pour les régions nordiques.

Le travail de Biederman a notamment été exposé aux États-Unis, en Amérique du Sud, en Europe et au Japon, ainsi que dans une variété (un bon nombre) de festivals et de lieux (venues) tels que 7 ATA Festival Internacional (Lima), la 11e Biennale de Lyon, la Triennale du Québec (2011), la Biennale de Montréal (2014) (Musée d’art contemporain), la Biennale de l’Art Digital (BIAN, Montréal), Artissima (Turin, IT) et la Biennale de Moscou. En tant que vidéaste, son travail a été présenté dans les festivals FILE (Sao Paulo), New Forms (Vancouver), Edinburgh FringeParis/Berlin International Meetings, au Chicago Underground Film Festival et présenté publiquement au festival ZeroOne2006(San Jose, États-Unis), ainsi qu’à la Biennale SCAPE (Nouvelle-Zélande), entre autres.

Biederman est représenté par la galerie Art45.

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